Mardi 7 juillet 2009
Tout a commencé lundi ou mardi dernier.
Notre boss était en vacances: j'ai reçu un mail d'une thésarde m'annonçant que le group meeting serait donc avancé à jeudi, au lieu du vendredi habituel, afin d'accomoder "ceux qui avaient quelque chose de prévu pour le week-end du 4 juillet". Le lendemain, j'ai appris que la fac était officiellement fermée le vendredi 3 juillet, veille de la fête nationale (nouvelle preuve du pragmatisme américain vis-à-vis des jours fériés). Bien sûr, les thésards et post-docs sont toujours les bienvenus s'ils veulent venir bosser, mais le combo boss absent-fac fermée m'a amené à intuiter qu'il n'y aurait pas grand monde de mon groupe au labo ce jour là. Comme de son côté, Priscilla avait également la journée off, nous avons décidé de nous bouger le fion et de faire un peu de tourisme.
Après quelques hésitations, réflexions au niveau du temps de transport et du coût du week-end, nous nous décidons pour Montréal où je réserve un hôtel (Best Western village-marie, 125 $ la nuit taxes comprises, chambres agréables et très bien situé) et un resto huppé pour le samedi soir (Toqué!, expérience bouleversifiante à laquelle je consacrerai un autre article).  
Nous partons le vendredi matin avec ma poubelle (je parle de ma voiture, pas de Priscilla) et arrivons sans souci majeur, à part une traversée du Vermont quelque peu lénifiante et une attente de quasiment une heure à la frontière, en milieu d'après-midi à Montréal.

(... suite et deux-trois photos plus tard dans la soirée)
Par mixlamalice - Publié dans : L'Amérique
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Jeudi 2 juillet 2009
Je voudrais pas cafter, mais j'enchaîne pas mal les emmerdes avec mon ordi portable, dont je taierai la marque par respect.
Je passe sur le bousillage de la carte mère imbibée par un mug de café, c'était de ma faute.
Mais depuis que la garantie a expiré, en mars, le bitoniau en plastique qui sert à fermer et ouvrir l'ordi a explosé en avril (coût de la réparation de fortune, 70 $), et le chargeur de batterie a cessé de fonctionné le mois dernier (coût de remplacement, 35 $).
Je me demande, comment font-ils pour que la durée de vie des pièces soit exactement un an et un mois?

Je ne sais pas si c'est dû au fait que le prix des portables a tellement baissé, leurs performances augmentant à l'inverse, la marge étant donc réalisée sur tout ce qui est "enrobage" ou "accessoire".
Je ne sais pas si c'est le "made in China".
Je ne sais pas si c'est cette marque là ou plus général, ou si je n'ai juste pas de bol.
Je ne sais pas si c'est dû à mon utilisation quotidienne du portable qui me semble finalement assez peu indiquée, même si je n'ai pas vraiment le choix (le labo ne fournissant pas d'ordinateurs). J'aurais désormais tendance à penser qu'un portable, contrairement à ce que son nom indique, ne doit pas être balladé n'importe où trop fréquemment pour durer. Une semaine par-ci par-là, pour une conf' ou un voyage, ok, mais je suis pas sûr que le trimballer tous les matins au boulot, le brancher et le débrancher, soit bien indiqué.
Bref, quand je rentrerai, je m'achèterai un bon vieux Desktop, probablement de la marque de mon ancien, qui avait tenu sept ans sans aucun problème majeur. Et je m'achèterai un portable vraiment portable, léger, petit, qui permet juste de surfer, d'utiliser Office et deux-trois autres logiciels pas trop demandants.

Tiens, une autre remarque, connexe, sur les ordinateurs: j'ai remarqué que, bizarrement, c'est souvent ceux qui touchent le plus en informatique (je ne parle pas de moi) qui ont le plus d'emmerdes graves (je ne parle pas d'un problème de batterie) sur leurs ordis. C'est un peu comme ceux qui s'y connaissent le plus en bagnole et qui passent leur vie au garage (je pense à mon père), alors que ceux pour qui c'est un outil (je pense à moi) n'ont jamais de problèmes. 
Je ne vais pas rentrer dans l'analyse du pourquoi ou de la validité de mon aphorisme, ça n'est après tout pas très passionnant. C'était juste une remarque en l'air, comme ça. 
Par mixlamalice - Publié dans : La vie de Mix
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Mardi 30 juin 2009
Tant que je suis à parler bouffe, Priscilla m'a fait remarquer quelque chose d'intéressant ce week-end, que je ne m'explique pas vraiment même après mûre réflexion.

Il y a aux US moult émissions estampillées "télé-réalité" basées sur la cuisine:
Hell's Kitchen de Gordon Ramsay où il choisit parmi un pool de candidat, après plusieurs semaines de challenges se déroulant dans une vraie station de restaurant, le meilleur chef. Une autre émission sur le même principe mais avec des épreuves individuelles, où le jury est composé des plus grands chefs américiains. Il y a aussi une émission animée par le chef Todd English (de Boston), une série où Gordon Ramsay, toujours lui, conseille des propriétaires de restos au bord de la faillite.
Et puis des choses plus axées documentaire, telle cette émission à la PetitRenaud mais où le présentateur nous emmène dans les meilleurs "pig-out joints" des US (restos où on peut se bafrer, comme cet estaminet de Boston qui sert des burgers de 2 kilos avec 2 kilos de frites... j'en ai récemment vu un spécialisé dans la friture, qui faisait notamment frire pâtes et pizzas: j'ai immédiatement zappé avant de vomir).
Il y en a certainement des dizaines d'autres.

Quelques remarques donc:
- ces émissions passent certes beaucoup sur l'équivalent de Cuisine TV mais sont néanmoins très présentes sur les chaînes principales, comme la Fox (Hell's Kitchen), alors que chez nous, il n'y a pas grand chose (rien) dans ce créneau: Cyril Lignac, Robuchon etc, ce sont des émissions plus classiques où le spectateur "apprend" des recettes, Petitrenaud est axé sur les produits et les producteurs... Il me semble qu'on peut voir la version anglaise de Hell's Kitchen quelque part sur le câble mais on ne peut pas dire que ça déchaîne les passions.
- ces programmes plaisent beaucoup (sinon ils ne passeraient pas, la télé américaine n'est pas une entreprise philanthropique), pourtant l'américain moyen ne cuisine pas énormément ni n'est du genre à considèrer la restauration comme un art. Un exemple: les colocs de Priscilla sont friands de ce genre de shows, au point de les enregistrer. A ma connaissance, ils ne sont pas très branchés restos, et ils font certes un peu de cuisine, mais ça se limite souvent à faire mariner puis rôtir de la barbaque. Je ne les ai jamais vu faire une vinaigrette ou une sauce tomate, voire éplucher des légumes.
J'ai donc un peu de mal à comprendre quel plaisir ils (et j'imagine la majorité des spectateurs) éprouvent à regarder ces émissions "élection du meilleur chef" alors qu'ils n'ont aucun intérêt particulier pour tout ce qui touche à la cuisine. Est-ce le concept même de la télé-réalité, tellement fascinant qu'il peut-être décliné sur tous les modes et fonctionner quand même? Est-ce une sorte de plaisir de substitution, je regarde ces plats minutieusement crées et je les imagine dans ma bouche au lieu de ces nems chauffés au micro-ondes?
Est-ce qu'il y a quelque chose qui m'échappe?
Par mixlamalice - Publié dans : L'Amérique
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Vendredi 26 juin 2009
Voici le "top 50" du Boston's Magazine des 50 meilleurs restaurants bostoniens, classement obtenu en compilant les "reviews" des différents critiques culinaires de la région.
Une fois de plus le classement en lui-même, dans son absolu, n'a pas grande valeur, mais il donne une indication qualitative de ce qui se fait de mieux dans Bean City.

1. O Ya                                     

2. L'Espalier                              

3. No. 9 Park                            

4. Uni                           

5. Clio                          

6. Aujourd'hui                           

7. Radius                      

8. Hungry Mother                      

9. Hamersley's Bistro                 

10. Oleana                    

11. Craigie on Main                    

12. Meritage                 

13. Salts                       

14. Oishii.                                 

15. Ten Tables              

16. Neptune Oyster                   

17. Icarus                                 

18. Persephone             

19. Mistral                    

20. Sorellina                 

21. Rialto                      

22. B&G Oysters                       

23. Troquet                   

24. Lumière                  

25. Pigalle                                

26. Toro                                   

27. Blue Ginger                         

28. UpStairs on the Square                    

29. Excelsior                 

30. Benatti                                

31. Sage                                  

32. T. W. Food              

33. Locke-Ober             

34. Taranta                               

35. Rendezvous                        

36. L'Andana                 

37. The Butcher Shop                            

38. Via Matta                            

39. Dante                     

40. Scampo                              

41. 51 Lincoln               

42. Lineage                               

43. Bistro 5                               

44. Grill 23                               

45. East Coast Grill                                

46. Estragon                             

47. Union Bar and Grille             

48. Beacon Hill Bistro                             

49. Il Capriccio                          

50. (tie) Bin 26 Enoteca             

50. (tie) Avila  

Pour les locaux qui me liraient ou ceux qui envisagent un séjour gastronomique à Boston - j'aurais tendance à leur recommander d'aller 300kms au sud à NYC mais bon- , plus de commentaires ici:
http://www.bostonmagazine.com/restaurants/articles/the_50_best_restaurants/page1                          

On peut également mentionner pour la bonne bouche les 40 restaurants les plus populaires selon le Zagat, ce qui, si l'on enlève les doublons, les pizzas-pastas-BBQ-asiats joints et les chaînes (Legal Sea Food, Bertucci's..., pas vraiment excitantes), rajoute:
- Abe and Louie's
- Capital Grille (2 steackhouses)
- Elephant Walk
- Fugakyu
- Sibling Rivalry
- Harvest
- La Campania
- Helmand
- Il Capriccio
- Sorellina
- Petit Robert Bistro
- Aquitaine
- Union Oyster House

Soit 63 restaurants.
Sur ces 63 restaurants, nous (Priscilla plus myself) en avons visité 12 lors des 18 derniers mois, à raison d'environ deux week-ends par mois passés en commun à Boston et d'un resto par week-end (soit grosso merdo 35 "vrais" restos - je ne compte pas les pubs et les pizzas à emporter): 9 de la première liste, dont 5 des 10 premiers, L'Espalier, Clio, Uni, Aujourd'hui, No9 Park, plus Lineage, The Butcher Shop, Pigalle et Bin 26 Enoteca et 3 de la deuxième liste, Fugakyu, Sibling Rivalry et Capital Grille.
Ce week-end nous tentons Meritage.
Je n'ai pris connaissance de la liste susmentionnée que plus tôt cette semaine, nos escapades restaurantesques étant plus basées sur ma volonté (j'ai cette prérogative dans le couple) de découvrir la perle rare qui nous fera passer un bon moment gastronomique en amoureux (et donc sur la lecture extensive du Zagat et des journaux régionaux) que sur la volonté réelle de tester les 50 meilleurs restos de Boston.
Dans ceux que j'aimerais tester avant de quitter les US, il y a au moins O Ya, Radius, Hungry Mother, Hamersley's Bistro, Oleana, Troquet, ainsi qu'un autre steackouse comme Grill 23.                

Bref, ma petite expertise de "foody" me donne envie de donner mon propre "classement".
Meilleure "overall experience": No9 Park - très bons accords mets-vins, jolie salle, tables pas trop serrées, service plutôt haut de gamme, fromages de ouf - Pas la meilleure cuisine en termes d'assiette pure, mais le meilleur ensemble. Comptez il me semble 200 dollars pour le menu-dégustation-vins, taxes et tips inclus.
Meilleure cuisine: Nous avons récemment beaucoup aimé les assiettes d'Aujourd'hui même si 2 mois après je n'en ai plus de grands souvenirs. La salle était plutôt chouette si on aime le côté un peu brasserie kitsch, mais le service était un peu prout et les vins médiocres. A peu près les mêmes prix que No9.
Plus grosse déception: L'Espalier, relaté
ici. Il parait que depuis qu'ils ont changé d'adresse, c'est moins bien... ça ne me donne pas envie de redonner sa chance.
Meilleur "resto de quartier":
Lineage, à Brookline. J'ai également bien aimé récemment Henrietta's Table (pas dans la liste) à Harvard. Un resto d'hôtel qui ne se prend pas au sérieux, sert des plats robustes et traditionnels du New England pour une addition assez sage (dans les 60 dollars tout compris si ma mémoire est bonne), avec une terrasse qui a le mérite d'être à l'abri des bagnoles.
Meilleurs sushis: Uni, le "bar" de Clio. Clio sert de la cuisine d'inspiration moléculaire un peu inégale (et avec un menu dégustation digne de La Grande Bouffe). Uni se contente de poissons crus et de "small plates" franchement très bons, même si le porte-monnaie explose car les portions sont congrues. Fugakyu, recommandé par les guides, est déconseillé par moi (le sushi à l'américaine, où l'absence de goût du poisson est remplacé par des tranches de 3 cms d'épaisseur). O Ya est le prochain challenger.
Meilleur restaurant de poisson (cuits): j'ai récemment beaucoup apprécié Mare (pas dans le classement), un restaurant italien axé sur les produits de la mer, tous excellents.
Meilleur burger: Mr Bartley's Burger Cottage à Harvard fait partie depuis 40 ans de tous les classements nationaux comme comptant parmi les meilleurs burgers du pays (rien que ça). Effectivement, le burger est très bon, mais d'une part, j'ai toujours un peu de peine à distinguer un burger très bon d'un burger juste bon. Du coup, comme d'autre part Mr Bartley fait payer sa réputation, qu'il y a souvent la queue et que le décor, amusant par son côté rétro, ést néanmoins assez fade, j'aurais tendance à préférer prendre mon burger au Coolidge Corner Sports Bar, qui, pour un prix inférieur à 10 dollars, présente tout ce que je demande à un burger: un bon steack, un mélange de saveurs sucré-salé-gras offrant un plaisir immédiat, une quantité gargantuesque, et pour 4 dollars de plus 50 bières différentes à la pression plus 15 télés pour regarder n'importe quel évènement sportif présentant le moindre intérêt.

Quelques mots enfin sur mes expériences dans les restos classés que je n'ai pas encore mentionnés:
Pigalle m'a laissé un bon souvenir global même si le menu dégustation "fusion asiat'' ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. Il paraît que les plats français classiques du chef, type cassoulet, valent plus le coup.
The Butcher Shop est le "bistrot" de la proprio du No9 Park. J'ai trouvé que c'était un peu une arnaque, la caricature du bistrot français vu par les réalisateurs de Ratatouille. Au menu, charcuteries, fromages et tartares à des prix ridiculement élevés, dans une déco dark-lounge avec une clientèle branchouille exaspérante. Je ne recommande pas. 
Bin 26 Enoteca est dans le même style mais en version chouette. Cher aussi, mais au moins la qualité et la quantité ainsi que les vins vous font oublier la note.
Capital Grille est une super steackhouse avec une déco et des serveurs qui font vraiment penser à un croisement entre une taverne anglaise et une brasserie parisienne: cuir et boiseries sombres, grandes salles bruyantes, serveurs en tablier qui virevoltent pour vous amener des faux-filets de 500 gras tellement tendres qu'ils se coupent tous seuls... A recommander pour faire le plein de calories (et pour parallèlement alléger son larcif, à 50 dollars le steack) lors des longues soirées d'hiver.
Sibling Rivalry est un resto avec un concept intéressant (deux frères chefs construisent chacun leur menu à partir des mêmes ingrédients, le client choisit parmi les deux menus ce qui le tente), mais qui n'est finalement pas aussi enthousiasmant que son concept. C'est sympa et pas ruineux et satisferait aux critères du bon plan de quartier, mais est malheureusement à l'autre bout de la ville en ce qui nous concerne.

Par mixlamalice - Publié dans : Musico-littéro-gastro, l'Art en somme
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Mercredi 24 juin 2009
Mon ex-boss est en congrès dans la région, je suis en train d'hopefully finir une des dernières versions du draft de mon premier papier de post-doc (rien de révolutionnaire à l'horizon), j'essaye de boucler les manipes afin de commencer un deuxième draft incessamment sous peu.
Nous recevons demain des visiteurs pour une collaboration (à laquelle je ne participerai pas, as usual, mais vu qu'il n'a que moi sous la main en ce moment, mon chef a confié à bibi l'organisation de la visite).
Demain soir (c'est à dire à 18h) nous dînons chez mon boss avec mon ex-boss.
Jeudi je ramène ce dernier à l'aéroport de Boston.
Bref, comme tout le monde, je blogue pour expliquer que je n'ai pas vraiment le temps de bloguer.
Et puis surtout, j'ai pas vraiment d'idées intéressantes. Et j'ai la flemme de m'atteler aux rares qui me traversent l'esprit.
En fin de semaine, peut-être.
Par mixlamalice - Publié dans : La vie de Mix
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