Jeudi 12 novembre 2009
Il avait 16 ans et demi. Un cancer du trou de balle depuis un an lui donnait un cul de babouin. Il était devenu à moitié chauve. Lui qui provoquait l'émoi des petites vieilles dans sa jeunesse pour sa beauté pure aurait pu désormais candidater au titre du chien le plus moche du monde.
Il était aussi depuis quelques temps sourd comme un pot.
Ces derniers mois, il faisait des espèces de syncopes-crises cardiaques dès qu'il avait une émotion un peu forte.

Malgré tout, il continuait à marcher ses 1-2 kms par jour, à faire la fête à tout le monde, à courir derrière la balle qu'on lui jetait, où à vouloir trucider le chiffon qu'on lui tendait.

Il est probablement mort puceau, car c'était un pétochard, mais en dehors de ça je pense qu'il a eu une bonne vie.

Même si je l'ai peu vu ces deux dernières années et pas beaucoup plus les sept d'avant, il a été mon chien, je l'aimais et il me manquera.
Et aujourd'hui, je suis un peu triste.

L'hiver est dur en ce moment pour la famille mixienne.

R.I.P.

Un petit hommage signé mon papa:
"

Je te pleure trotte-menu.

Quelle indécence !

Le tic-tic de tes pattes

de pièce en pièce

ne rythme plus le temps.

Plus de petit chien

pour saluer mon retour.

L’espace est vide.

Aujourd’hui je mesure

Ton encombrante nécessité.
"

Par mixlamalice - Publié dans : La vie de Mix
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Mercredi 11 novembre 2009
Un petit matchup improbable, conséquence de mon séjour new-yorkais, entre Bruce "The Boss" Springsteen, membre du Rock'n'Roll Hall of Fame depuis 1999, et Joël "Bon appétit bien sûr" Robuchon, cuisinier du siècle (le 20ème) selon le Gault et Millau en 1990.

Points communs: les deux ont à peu près le même âge, un statut iconique dans leurs domaines respectifs (le rock et la gastronomie), leur pic créatif est plutôt derrière eux, mais ils restent sur le devant de la scène, pour des motifs connus d'eux-seuls mais qu'on peut imaginer être un mélange de divers composants plus ou moins nobles et assez universels pour des artistes (l'amour ou le besoin des projecteurs, le pognon, le public, la passion, le besoin de créer etc).

Différence:
Le boss est encore authentiquement rocker, je ne suis pas sûr que Robuchon soit encore un cuisinier.

Dans le domaine du rock, on sent très souvent, chez les vieux groupes (Iron Maiden, AC/DC, Kiss, Aerosmith) ou même les plus récents (Muse), que la scène est un passage obligé qu'ils accomplissent un peu machinalement, sans trop interagir avec le public, en ne changeant jamais la set-list, en jouant 1h40 chrono, etc. Ca peut être un bon concert malgré tout, bien rodé, spectaculaire, mais ça manque de spontanéité. 
Le boss, 60 piges, au Madison Square Garden rempli à ras bord (~30000 personnes), a joué un poil plus de trois heures, après y avoir déjà joué 3 heures la veille. Il a pour la première fois joué en intégralité l'un de ses meilleurs albums, The River. Lors de la dernière demi-heure, il a interprété à la demande du public (en récupérant des affiches dans la foule) deux classiques du rock américain (Sweet Soul Music de Conley, et (I can't help) Falling in Love de Presley), qu'il n'avait plus joués depuis une éternité. Il a fait du stage-diving. Il a couru au milieu de la foule. Il a rajouté des chansons par rapport à ce qui était prévu. En somme, lui et son groupe avaient l'air de s'éclater au moins autant que le public.
Bref, un vrai (très) bon concert de rock, sans pyrotechnie, salle qui tourne, batterie qui vole ou autres fioritures, avec sa part d'impro, unique par rapport au reste de la tournée etc. Un enthousiasme de rookie malgré 30 ans de carrière. Même sans être un fan absolu, on ne peut qu'applaudir.
Parmi les rockers de premier plan, dans une moindre mesure, je ne connais que Metallica (aussi abrutis qu'ils soient par ailleurs) qui agisse un peu comme ça aussi. Ah non, j'oubliais, si on le compte comme un rocker: Ben Harper.

Pendant ce temps-là, au Four Seasons Hotel chez Robuchon, la perte de spontanéïté est beaucoup plus patente.
Peut-être que le fait que ce soit un restaurant d'hôtel de luxe joue un peu, amenant une clientèle de passage, ou friquée plouc qui cherche plus à se montrer avec son blé qu'à vivre une expérience gastronomique rare (pour exemple, le client de la table à côté, chemise cintrée ouverte et sortie du jean, gomina, sirotant alternativement, au gré de ses envies, un verre de Diet Coke, une coupe de champagne, et un verre de rouge).
Toutefois, je fus déçu.
Nous avons finalement abandonné l'idée du menu dégustation (qui a baissé de 10 dollars, passant de 310 à 300 avec l'accord mets-vins pour 4 entrées, 2 plats et 2 desserts).
Nous avons opté pour la carte, prenant chacun 3 entrées (un peu dans l'esprit tapas), 1 plat et 1 dessert: quantité correcte pour un bon repas, même si j'aurais pu manger plus. Avec un verre de vin blanc par personne et 1 bouteille de rouge pour 4, l'addition s'est montée à 225 dollars par tête.
La cuisine correspond au type de cuisine gastronomique que j'apprécie le plus: épurée, à la recherche de simplicité plutôt que de complexité, avec des associations de deux à trois ingrédients tout au plus. Quand ça marche, comme avec quelques plats au Bernardin où à Toqué, c'est bluffant - on se dit presque qu'on pourrait bien faire pareil chez soi tout en se rendant compte qu'en fait pas du tout-, c'est l'extase. Mais ici, à part pour le velouté de châtaigne (Chestnut Veloute with Smoked Cream, Celeriac and Cardamom), j'ai trouvé qu'il manquait ce X-factor et que simplicité finissait par trop rimer avec simplisme.
La feuille de nem autour de la langoustine (Crispy Langoustine Papillote with Basil Pesto) était un peu grasse, et le pistou trop concentré. Le carpaccio de Saint-Jacques (Fresh Scallop Carpaccio with Toasted Poppy Seeds) était relativement fade. La caille farcie au foie gras - purée (Free-Range Caramelised Quail Stuffed with Foie Gras, Potato Purée), "signature dish" de Jojo, ainsi que le fois gras poêlé et compote de coins (Seared foie gras with Quince Compote and Yuzu) étaient excellents mais n'avaient rien de fondamentalement surprenant. On peut en dire de même du tartare (Steak Tartar with Hand-Cut French Fries): vous me direz qu'il faut être con pour prendre un tartare chez Robuchon, mais je voulais voir s'il revisitait la recette pour en faire quelque chose de neuf. Non, c'est un tartare "tout bête", ni plus (à part le prix) ni moins (à part la quantité) que celui qu'on peut déguster dans un bon bistrot parisien. Il est vrai qu'aux USA, un bon tartare voire un tartare tout court se trouve difficilement, mais on n'est pas loin du foutage de gueule. Les "burgers" au contraire ont ce petit côté retravaillé version chic (Beef and Foie Gras Burgers with Lightly Caramelised Bell Peppers) qui en font un plat joli et sympatoche. Malgré tout, à 40 dollars, on n'est quand même pas très loin non plus du foutage de gueule.
Les desserts sont superbes visuellement, très "techniques" comparativement aux plats, mais ne m'ont pas tourneboulé outre mesure d'un point de vue gustatif: il y avait une dentelle au chocolat avec une soupe orangée et de la meringue, un soufflé-glace caramel un peu fadasse, et une sorte de mousse au chocolat avec de la feuille d'or pour faire beau.
Culinairement, avec la relative faible quantité de référents à ma disposition, je dirais que c'est quelque part entre une et deux étoiles, dans un registre classique. Les prix eux sont trois étoiles (seul le Per Se et Masa sont plus chers dans la Big Apple), avec une marge confortable - moins scandaleuse que ce que j'avais cru sur le moment toutefois- sur les pinards (Les Ormes de Pez 2001 à 120 dollars, plusieurs Domaine de Daumas-Gassac dans les 200-300 dollars si ma mémoire est bonne, etc).
Niveau décor et service, je ne sais pas si je suis trop snob ou pas assez (puisque visiblement les gens très snobs aiment bien aller dans des endroits très chers où on va les traiter comme des pauvres), mais pour ce prix-là, avoir 12 cms d'espace entre les tables (ou bouffer au comptoir duquel on ne voit rien de la cuisine), un sommelier qui ne sait que me dire "oh monsieur qu'est-ce que vous êtes fort vous avez pris le meilleur vin de la carte" et des serveurs qui, gants blancs ou pas, reviennent toutes les deux minutes à la charge nous demander si on a choisi, je trouve ça à la limite du scandaleux.
Bref, comme le disait un blogueur faussement élogieux, "voila un restaurant qui mérite bien son étoile".
Je sais bien que Jojo a une vingtaine de restaurants de par le monde, et que ça fait bien longtemps qu'il n'est plus en cuisine, mais tout de même. Il pourrait faire comme le Boss et capitaliser sur son nom TOUT EN respectant son public.
Ca ne me donne pas envie d'essayer l'Atelier de Paris (où on ne peut même pas réserver). Peut-être la Table? Ca me renforce plutôt dans mon idée qu'une chaîne, fusse-t-elle de luxe, manque du supplément d'âme qui fait les grandes expériences... (idée développée par Nossiter dans Le Goût et le Pouvoir, après son passage à l'Atelier, justement). En tout cas, la prochaine fois -dans longtemps...- que j'aurai 200 dollars ou plus à claquer à NY dans un resto, j'irai ailleurs.

Enfin:
Bruce, vainqueur par K.O.



P.S.: peut-être quelques photos plus tard pour illustrer le propos.

P.P.S.: Sinon, je lis actuellement Heat de Bill Buford: Mario Batali a l'air d'être un sale con à l'éthique pour le moins discutable. Je ne sais si ce livre a augmenté la popularité de Babbo, mais j'ai beaucoup moins envie d'y aller depuis que j'ai commencé le bouquin.
Par mixlamalice - Publié dans : Musico-littéro-gastro, l'Art en somme
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Jeudi 5 novembre 2009
Un beau jour, un très bon groupe de rock, qui jusque là se contentait d'écrire de bonnes chansons, parfois "engagées" mais à un degré raisonnable, s'est mis à avoir un succès tel qu'une melonite aigüe s'est emparée d'eux. Enfin, surtout de leur chanteur (et un peu du guitariste aussi).

Depuis, on ne peut pas dire que leurs productions musicales soient vraiment intéressantes, même s'ils restent capables de sortir une chanson potable de temps à autre. Leurs productions scéniques sont elles assez lamentables d'un point de vue musical - le chanteur a désormais du mal à pousser-, même si le spectacle mégalomaniaque peut valoir le coup d'oeil.

Je leur pardonnerais bien volontiers leur médiocrité artistique actuelle, tant il est vrai que tout artiste connaît des pics de créativité et que dans le domaine du rock, ce pic se produit rarement à l'approche de la cinquantaine.
Oui mais voilà, je ne supporte pas ce côté prêcheur, artiste engagé. N'importe quel groupe de musique qui parle politique ou économie quand on lui demande de chanter a tendance à me gonfler. N'importe quelle pseudo-star qui vient montrer son émotion à tous les téléphages en chantant gratos pour la bonne cause tout en logeant, gratos aussi, au palace du coin me crispe. Je trouve que ces gens-là sont dans une position assez facile: quand on a beaucoup de pognon et de temps, donner un peu des deux* n'est pas bien difficile, et pour un grand nombre d'entre eux cela me semble simplement et avant tout un moyen facile d'étaler sa bonne conscience deux fois dans l'année pour plaire au public. Je préfère ceux qui agissent vraiment et ferment leur gueule, mais je crois qu'au bout du compte, je préfère même les égoïstes profonds qui eux aussi ferment leur gueule plutôt que ces semi-hypocrites suintants de mièvrerie. 
Cela dit, ce connard dont chaque boucle d'oreilles vaut le budget de fonctionnement d'une ONG de taille respectable qui passe la moitié d'un concert à haranguer la populace, qui s'est fendue de tickets à prix prohibitifs dans l'espoir vain d'entendre de bonnes chansons, pour lui demander d'envoyer des textos à 10 dollars pour sauver le Malawi, pousse les choses à un extrême répugnant.

Outre le fait qu'économiquement et socialement, ce genre de démarches a une utilité contestée (voir par exemple les thèses de Dambisa Moyo), j'exècre cette posture de bon samaritain donneur de leçon, qu'elle soit hypocrite ou sincère.
Ce chansonnier fait couler des lingots d'or dans la piscine de sa villa au Cap-Ferrat, fait construire pour la tournée de son groupe la scène la plus grande et la plus chère jamais édifiée, fait partie d'un club de "rich and famous" dont le droit d'inscription annuel est de 25000$ etc etc.
S'il fait ça pour qu'on voit sa gueule à la télé, c'est insupportable de cynisme. S'il est sincère, il est complètement déconnecté de la réalité: ferme un peu ta gueule et va sur le terrain, si possible pas pour deux heures avec 40 journalistes et cameramen à tes basques, ou file ton pognon plutôt que de le foutre au fond de ta piscine et de chanter gratos - oh la belle âme- des chansons dont les bénéfices sont reversés à l'association " trouvons un petit nenfant noir pour les stars du show-biz dont le chihuahua est récemment décédé".

Vous connaissez peut-être pas la dernière: le groupe donne un concert gratuit à Berlin pour les 20 ans de la Chute du Mur. En partenariat avec MTV. Eh ben, vous savez quoi? Pour empêcher que ceux qui n'ont pas de ticket puissent y assister, ils vont...
...
construire un mur.
...

Et tout le monde lui suce la bite. Je vais aller vomir et relire Desproges.

Et puis après, je pars pour New-York où je vais voir Springsteen, un autre artiste engagé mais qui au moins semble se contenter de le faire hors de la scène, sans trop la ramener, et avec un côté un peu plus populo.



* et encore, le plus souvent ce n'est que du temps. Et pas du "vrai" temps sans contrepartie, non. Du temps pour l'enregistrement d'une émission télé, e.g. de la pub gratos.
Par mixlamalice - Publié dans : Musico-littéro-gastro, l'Art en somme
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Mardi 3 novembre 2009

Le français moyen ne se rend pas toujours compte à quel point la politique est un métier difficile qui engendre de grandes douleurs. Heureusement, une enquête du Monde nous fait partager ces moments terribles:

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/11/03/le-club-des-ex-du-gouvernement_1262049_823448.html#ens_id=1257667

Quelques extraits. Attention, éloignez les enfants et autres âmes sensibles, les images de la Nouvelle-Orléans après Katrina, à côté, c'est rien:

"Yves Jégo, ayant perdu son ministère, doit faire au plus vite faire ses valises... et les porter. "Le maître d'hôtel, tellement obséquieux la veille, vous fait comprendre avec un dédain appuyé que vous ne faites plus partie de la maison." Locataire avant son emménagement au ministère, la famille Jégo doit se résoudre à vivre à l'hôtel pendant six semaines, le temps de rechercher un toit. "J'ai fini par trouver un appartement, mais, la cuisine n'étant pas équipée, j'ai passé mon été chez Ikéa."
"

Obligé de porter ses valises, aller chez Ikea, terrible déchéance, sans doute impossible à mesurer clairement pour ceux qui n'ont jamais vécu ça. On ne le souhaite à personne.

"
Mme Boutin n'a toujours pas saisi pourquoi elle a dû partir. "Je n'ai pas eu de réponse. Juin a été une souffrance énorme. J'ai compris que lorsqu'il arrive quelque chose de dramatique, comme un avion qui s'écrase, une part de la douleur des familles est liée à l'absence de réponse à cette question : pourquoi ?"
"

Ne plus être ministre, c'est un peu comme perdre sa famille dans un accident d'avion. D'aucuns trouveraient la comparaison osée, mais baste, n'ayons pas peur des mots.

"
Mr Karoutchi: "Le 24 juin, j'en ai vu d'autres commencer à se plaindre, moi non, je n'ai pas bougé."
"

Enfin, heureusement que, comme dans toute crise terrible, il y a des courageux, des stoïques comme Mr Karoutchi.

Se pose ensuite le douloureux problème de la reconversion pour ces personnes d'âge mûr. C'est la galère qui commence pour retrouver son siège de député, responsable de parti ou conseiller général. Les plus démunis doivent quitter la carrière et devenir avocat ou membre de conseil d'administration. Sans doute plus de détails dans un prochain reportage tire-larmes. 

Par mixlamalice - Publié dans : C'est bon de rire parfois
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Mardi 3 novembre 2009
Mon chef ricain désirant que je reste quelques mois, et vu que je n'ai pour l'instant rien qui m'attend en France, je commençais à me faire à l'idée de revenir après les fêtes de fin d'année, jusqu'aux environs de mars, espérant que les deux-trois mois de rab me laisseraient le temps de trouver un point de chute.

Or, il se trouve que je viens d'apprendre que l'audition pour le poste auquel je postule se fera probablement en janvier. Mon visa expirant mi-janvier, je ne pourrai pas retourner aux US - tout au moins pour y travailler- si l'audition est après cette date.
Vous me direz que rien ne dit que je serai auditionné, mais bon, sans avoir le melon, je ne vais quand même pas tout miser sur un échec.
Vous me direz que je pourrai refaire un visa, mais ça va encore prendre au moins deux semaines, me coûter 300 euros, et avec 2 semaines de perdues sur 2 mois, ça commence à devenir moins intéressant pour mon chef (et un peu pour moi aussi). Tout ça c'est un peu un acte manqué: l'an dernier quand j'ai du refaire mon visa, la responsable de la fac m'avait demandé si je le voulais pour deux ans. A cette époque là, ma recherche ne marchait pas fort, ma vie sociale dans le Western Mass n'avait pas de quoi faire rêver, et globalement, j'avais suffisamment envie de rentrer au pays pour ne pas envisager une seconde l'idée de faire une troisième année ici. Je lui ai donc dit "non non c'est bon ouhlala", et maintenant je l'ai dans l'os, alors que la perspective de rester me paraît largement plus sympathique (surtout quand je la compare à ce qui ne m'attend pas au pays).

Bref, on s'oriente vers une rentrée définitive pour Noël, et parti comme c'est, à moi les joies du RMI et de la chambre d'amis chez papa-maman. Remarque, 2-3 mois ça peut être sympa, il y a pas mal de nouveaux restos qui ont l'air sympa qui se sont ouverts récemment sur la côte.

N'empêche que du coup, ça arrive vite, et entre le papier et le brevet à écrire, les dernières manipes à essayer d'au moins mettre en place, la bagnole à revendre, les affaires à déménager, trouver un aller simple à un prix pas prohibitif et la paperasserie qui s'annonce pour les impôts, l'assurance, le permis, en attendant la française... je sens déjà le stress monter. En plus, il va falloir se faire à l'idée de vivre 6 mois à 6000 bornes de Priscilla.
Des nuits difficiles et des matins qui chantent en perspective avec une sensation d'oppression un peu désagréable, et pour vous lecteurs des semaines arides, de longs silences entrecoupés d'articles parfaitement inintéressants et pleurnichards à propos de ma vie qu'elle est dure, qui s'annoncent.

Vivement vendredi matin, aller jouer au wealthy people à New-York pendant quatre jours, ça me détendra peut-être.

Et pour contribuer à ma décrispation, si des potes passent par là et ont des plans pour le Nouvel An à me faire partager, à votre bon coeur.
Par mixlamalice - Publié dans : La vie de Mix
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