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De quoi qu'ça cause?

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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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  • : 13/12/2005
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CV virtuel

Prénom: Mix

Nom: La Malice

Date de naissance: inconnue, aux alentours de 2000-2001 (avec caramail). 

- Blogueur depuis décembre 2005 

- Plus grand nombre de posts sur le forum de son ex école d'ingé.

- Ex spécialiste restaurants pour Cityvox.

- 1 citation par P. Assouline dans "Brèves de blog".

- 1 citation dans le Witktionnaire ("reboursoufler", mot qu'il a, s'il ne se buse, inventé).

- Référencé par plusieurs blogueurs influents.

- 97 références Google, 25 pour son nom de domaine.

- Taux d'audience sur le blog: 15-20% de celle d'un petit blogueur influent.

- Dans le Top 20 des blogs scientifiques francophones d'après Blogonet. 

- Parfois coopté dans des soirées invitées pour blogueurs influents.

- A eu un échange mail avec une star de la télé-réalité.

Qui qui moi etre?

Service (%/192h)

Fin novembre: 61%

Fin décembre: 68%

Fin janvier: 78%

Paiement des HC 2011-2012: 5h/56 le 19/12/2012

Paiement des HC 2010-2011: 13h/15 le 29/03/12, 2h perdues

Inutile mais amusant

Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 17:14

Avant de parler de choses plus sérieuses (la visite chez Paul Bocuse entre autres), on peut mentionner rapidement deux chouettes restos du Pays Basque en terme de rapport qualité/quantité/prix.

Il faut dire qu'on bouffe plutôt pas mal dans la région, une cuisine généralement assez riche (+2 kilos sur la balance en 10 jours), et que les restos ne manquent pas, que ce soit du côté français ou espagnol.

 

Je ne me pose pas en dénicheur de bon plan, au contraire même: il y a plus de 10000 restos à Paris, j'estime (à tort ou à raison) que 80% d'entre eux sont génériques (donc médiocres) au mieux, et je suis donc plutôt du genre à recouper les informations. J'évite de me ruer dans un resto dès son ouverture, et de me taper 30 bouis-bouis pour découvrir celui pour lequel sous le rade cradingue sommeille Cendrillon. 

Mais il arrive que, sans vraiment chercher, on tombe sur un "bon plan": pas un truc à se relever la nuit, mais où on mange "comme à la maison" en ayant l'impression de ne pas avoir payé beaucoup plus cher que si on l'avait fait soi-même. Parfois, c'est tout ce qu'on demande.

 

Alors donc, dans la vieille ville de San Sebastian, il y a une bonne centaine de bar à tapas/pintxos/raciones (les pintxos sont des bouchées servies au comptoir, les "raciones" des petites petites portions de plats) qui ont presque tous la même gueule, vendent les mêmes trucs à peu près au même prix (soit entre 1,5 et 2€ le pintxo, autour de 8 pour une racion). Ils poussent même jusqu'à avoir tous la même typographie pour leurs enseignes. J'ai l'impression que les gens du cru y restent finalement peu de temps, celui de boire un verre, manger deux trois trucs au bar, et s'en font plusieurs dans la soirée.

 

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Dans l'ensemble c'est franchement pas mal, mais pas si donné que ça au final (pour se caler à coup de pintxos, je pense qu'il faut lâcher ses 15-20 boules). La bière n'est par contre pas très chère même si assez dégueu (2,5€ les 33cls de pisse), on peut préférer leur cidre (peu gazeux, assez amer, assez costaud, titrant à 5-6 degrés) qui ne coûte rien (autour de 4€ la bouteille de 75cls), ou leur vin blanc local, le txakoli, qui se boit bien s'il est très frais.

Certains bars font aussi "resto", avec des menus plus classiques à environ 20€, corrects mais pas forcément hyper copieux. A la carte, ça peut monter assez vite à plus de 30.

Dans l'un de ces bars, le Nagusia Lau (rue Nagusia aussi appelée Mayor, c'est facile), qui ne se distingue a priori pas vraiment des autres (beaucoup de touristes et locaux mélangés), mon oeil a toutefois été attiré par le menu "cidrerie": dans les cidreries de la côte, on peut paraît-il venir déguster les produits locaux tout en dînant traditionnellement; le menu est visiblement très codifié: omelette à la morue, morue frite, côte de boeuf, puis fromage de brebis et pâte de coing.

 

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Le bar/resto proposait donc cela, sans trop de publicité, par une affiche collée au mur uniquement; c'était notre dernier soir à San Sebastian, donc l'envie de se poser un peu et de bien manger était là: le prix affiché, de 37€tout compris (alcool itou), était un peu élevé, mais on en avait eu pour 25-30 les autres soirs, alors bon...

Pas de photos, mais c'était vraiment pas mal: les deux entrées à base de morue à partager n'étaient pas énormes mais bonnes, et la côte de boeuf pour deux était de fort belle taille, très goûteuse, superbement cuite, avec de bonnes frites et des poivrons caramélisés. Un fromage assez musclé pour finir, une bouteille de cidre pour le repas, nous étions contents. Vint la vraie bonne surprise, c'est que le prix annoncé était pour 2, soit même pas 19€ tête: j'avais bien compris que le menu était pour deux personnes, mais pas que le prix affiché l'était aussi. Je ne m'en suis toujours pas tout à fait remis, par rapport aux prix des menus avoisinant ou des plats à la carte dans les restos fréquentés.

Plusieurs remarques sur un service désagréable dans ce resto lues sur le ouèb, ce ne fut pas le cas pour nous, malgré notre espagnol inexistant (ne parlons pas du basque), même si le rythme du repas est assez soutenu (on comprend bien qu'on est pas là pour rester 3h, mais cela ne semble comme je l'ai dit pas dans les moeurs des locaux non plus...). C'est peut-être pire en juillet-août aussi...

 

 

Faisons ensuite un tour à Bayonne, qui m'a globalement plus intéressée que Biarritz (très jolie aussi, dans un style plus balnéaire, mais dont la population sent un peu trop le bourgeois parisien en week-end - visiblement, c'est le cas depuis la fin du troisième empire, avec un coup de jeune donné à la fin du vingtième siècle avec l'essort du surf- pour sonner vraiment authentique). 

Une bonne majorité des restos de la vieille ville sont concentrés sur les bords de la Nive, côté petit ou grand Bayonne. Toute proportion gardée, cela me fait penser aux restos du cours Saleya à Nice: collés les uns aux autres et à un rien près, tous le même prix, tous la même carte. Comme c'est moins touristique, c'est plutôt meilleur en qualité.

Nous avons par exemple plutôt bien mangé à la Grange, menu à 23€ si je me rappelle bien (le même tarif que partout), malgré un service très "cauchemar en cuisine" (entre un apprenti pas très dégourdi, un chef de salle ultra-stressé courant partout pas forcément très efficacement, et un chef de cuisine continuant à sortir les plats sans se préoccuper du désastre en salle; plusieurs personnes se barrant faute de pouvoir commander, quémandant un menu, attendant qu'on les place ou leurs plats trois plombes...). 

Le deuxième soir, nous décidons d'abord de parcourir les trois rues du petit Bayonne pour voir si quelque chose d'un peu plus "dans son jus" ne nous tendrait pas les bras. Le temps à chier et le fait que ça soit un jour férié ne nous facilite pas la tâche...

Nous hésitons sur un resto estampillé Fooding, Talotegi, mais la carte affichant du "boudin de C. Parra" entre autres name-droppings parisianistes me broute un peu. 

En face, nous tentons tant bien que mal de déchiffrer la carte manuscrite du Chiloa Gurmenta (7 rue des Tonneliers, Bayonne), qui affiche deux particularités: il y a de l'axoa à la carte, le fameux ragoût basque, et le menu est presque deux fois moins cher que partout aileurs (13€pour E+P+D).        

En tant que parisien blaireau de 2ème classe, je ne peux pas envisager de passer 10 jours au pays basque sans bouffer d'axoa (le première classe ne sait pas ce que c'est). Comme je n'en ai vu presque nulle part à la carte, cela nous décide à rentrer dans le resto complètement vide, alors qu'il est 20h pétantes. Marrant comme, lorsque toutes les offres se ressemblent beaucoup, on hésite quand même toujours un peu à rentrer dans un resto deux fois moins cher que les autres...

La "déco" est un monument de cantine de province comme le Fooding ne peut imaginer que ça existe: dessous de table en papier sur lequel est imprimé de la pub "locale", serviette en papier dans le verre comme dans les pizzeria-couscous, et objets de la maison de campagne de mémé (le genre de restos vantés dans les pubs "locales" des petits cinés). La salle fait une grosse vingtaine de couverts, en longueur.

Le personnel est composé en tout et pour tout de la patronne/cuisinière/serveuse, prénommée Annie, visiblement là depuis 30 ans et des brouettes (même si parisienne d'origine), et d'une serveuse.

 

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La serveuse nous propose (argh) un "petit kir" pour l'apéro, mais comme j'ai arrêté le kir, sauf circonstance exceptionnelle, il y a pas loin de dix ans, je demande "la carte des vins".

"Ah, non, on a pas de ça ici. En vin, on a du rouge: y a un bordeaux et deux côtes de gascogne; les côtes de gascogne, j'en ai un qui fait 13,5 et l'autre 14."

"On va prendre le 13,5, alors". (14€ la bouteille) Qui se boit plutôt bien (pas une piquette râpeuse).

On nous présente le menu oralement, en nous expliquant que c'est très copieux et qu'on n'est pas obligé de prendre une entrée. Honnête de prévenir, mais on la prend quand même parce qu'il fait faim, oeuf-ventrêche pour moi, et omelette basquaise pour Priscilla.

C'est effectivement très copieux, il y a je pense bien trois oeufs dans l'omelette, "fourrée" à la piperade (cette ratatouille basque, sans aubergines ni courgettes, c'est moins bon forcément mais on ne peut pas trop leur en vouloir de ne pas avoir les beaux légumes du sud-est). Encore une preuve que l'omelette est un plat génial, dans lequel tu peux tout mettre...

Quant à moi, j'ai une plaque de lard sur laquelle est posée deux oeufs au plat (un poil trop cuit), une bonne louchée de piperade sur le côté, et un peu de salade du sachet pour faire joli.

 

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Effectivement, c'est copieux et comme vous pouvez le constater de visu assez gras, ça ferait bien un repas du midi. C'est bon aussi, dans le pur registre du truc que tu peux faire chez toi. 

 

L'axoa est dans le même registre, familial et copieux, servi dans sa version traditionnelle (veau hachée) alors que j'avais jusque là expérimenté des versions plus "chics" (morceaux entiers de veau comme dans une blanquette).  

 

Le resto s'est entre temps rempli, les assiettes ont un peu de mal à sortir. Le dessert, un gâteau basque, sera un peu en dessous (peut-être pas du jour et/ou pas fait maison?). S'il fait beau, on peut se contenter d'entrée plat à 11€, et aller prendre une glace ailleurs avant de se balader le long des remparts...

Bilan: 40€ pour deux menus et une bouteille de vin, pile-poil. On mettra un peu de temps avant de réussir à partir car la patronne vient faire l'addition elle-même et glisser son petit speech commercial. Comme dans les resto-squats les plus branchés, ne prend pas la carte bleue.

De la bonne bouffe de mémé, ni plus ni moins, à un très juste prix: c'est déjà pas si mal, ça se fait rare. N'hésitez pas à pousser la porte de chez Annie... 

 

 

Pour conclure, mentionnons rapidement à Biarritz que les "plans pas chers" et populaires semblent majoritairement situés dans le quartier résidentiel en face de la côte des basques plutôt qu'en centre ville.

Par exemple, Casa Xabi (24 rue d'Espagne, à deux pas de notre hôtel...) propose un très bon "menu tapas" à volonté pour 14€, avec les classiques du coin (boudin, friture d'éperlans, coeurs de canards...): c'est simple mais bien réalisé. Les desserts sont anecdotiques (on peut tester le "yaourt" au lait de brebis). Encore une fois, l'ambiance était un peu morne en ce jour de semaine au temps médiocre, mais nous avons eu raison de pousser la porte de ce petit resto à la déco désuète qui ne paye pas de mine.

 

 

Dans le même registre mais dans une autre région, Docadn a récemment chroniqué le Poulpe, à Lorient.

Par mixlamalice - Publié dans : Musico-littéro-gastro, l'Art en somme
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Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 11:07

L'"Etat Stratège" est de nouveau à la mode.

Le commissariat général au plan, supprimé en 2006, vient de faire sa réapparition, sous un autre nom, sans doute moins connoté (les plans quinquennaux, depuis la disparition de l'URSS, ça a un peu perdu de son attrait).

Je ne suis pas apte à juger de la pertinence d'un état stratège en général, mais dans le même registre j'ai été interpellé par la mise en place de la commission Innovation 2030, dont le but médiatiquement affiché est de "découvrir l'Apple français de demain".

En France, en 2013, on pense que le géant industriel du futur se trouve en faisant s'asseoir autour d'une table une vingtaine d'"experts" gouvernementaux.

Voila, il n'y aurait presque rien d'autre à rajouter.*

 

Mais quand même, quelques mots supplémentaires: 150M€ sont débloqués pour cette commission, sur les investissements d'avenir. On envisage notamment des concours d'innovation. Un peu sur la mode du concours Lépine 

Et puis, si on regarde en détail le pedigree des membres de la commission (voir lien plus haut), on peut faire une ou deux remarques saisissantes:

- sur les 20 membres, la moyenne d'âge est de 60 ans pile-poil. Soit 77 ans en 2030; une bonne partie aura passé l'arme à gauche d'ici là. 3 ont moins de 50 ans, aucun moins de 45.

- sur les 20 membres, on trouve 7 hauts fonctionnaires slash dirigeants d'entreprise, 2 économistes, 1 journaliste, 1 philosophe et 4 hommes politiques (dont 2 ont un passé "scientifique"). 15 personnalités sur 20 qui ne sont donc pas vraiment ce qu'on peut appeler des "acteurs" de l'innovation...

Enfin, il y a 4 chercheurs, réputés pour leurs liens présents ou passés avec l'innovation et 1 "web entrepreneur" d'Etat. 

En tout cas, le dirigeant de l'Apple français d'aujourd'hui (qui est-il? X. Niel?) ou de dans 5 ans, il n'est pas dans la commission.

- et pour conclure, la familiarité de certains noms et leur présence quasi-continuelle dans bon nombre de commissions passées et à venir, laisse vraiment penser qu'on tourne au sommet avec quelques centaines de personnes, quel que soit le sujet de réflexion.

 

 

 

* on pourrait naïvement estimer que faciliter administrativement la vie des entrepreneurs, par exemple en faisant le tri entre les structures de valorisation et les multiples dispositifs existants, aussi invisibles que concurrents, ou qu'examiner sérieusement l'utilisation du crédit impôt recherche pour l'attribuer efficacement à des entreprises innovantes et pas avant tout comme moyen d'optimisation fiscale, seraient déjà une bonne piste de travail.

Par mixlamalice - Publié dans : La recherche
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Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 10:59

J'ai un a priori négatif sur C. Bartolone, malgré ses dehors de défenseur des pauvres de Seine Saint-Denis et de symbole vivant de la méritocratie à la française (fils d'immigrés, destiné à un CAP mécanique, tout ça).

 

C'est un homme qui a fait de la politique sa carrière: il est député depuis 1981 (à 31 ans), sans discontinuer.

Or les politiques nous expliquent régulièrement que le régime des retraites ultra-favorables (entre autres) des politiques est lié à l'incertitude de la charge, au fait que "ce n'est pas un métier", mais on a dans l'hémicycle et ailleurs un bon nombre d'apparatchiks dont l'ambition semble être plus de se replacer aux prochaines échéances que d'impacter de quelque façon que ce soit la vie du pays. Le cas de cet adjoint au maire à la ville de Paris qui se retire de la vie politique à 41 ans parce qu'il pensait que "le paramètre financier prenait le pas sur l'engagement" m'apparaît largement moins fréquent.

 

Bartolone, c'est aussi un homme intègre qui n'a "pas embauché sa femme, mais épousé sa collaboratrice". 

 

Enfin, c'est un homme qui a fait construire récemment une maison estimée entre 2 et 3 millions d'euros. 

Qu'un homme politique ait du pognon, dans l'absolu, je m'en fous. Que la fonction soit bien rétribuée, c'est sans aucun doute légitime.

Qu'on devienne millionnaire en faisant une carrière en politique (contrairement à L. Fabius, C. Bartolone ne vient pas d'une famille de grands bourgeois) me semble plus dérangeant conceptuellement. 

Et même, plus précisément, je m'interroge sur les sommes: les émoluments d'un élu sont limitées à environ 10k€/mois brut en cas de cumul. C'est assez proche dans le cas d'un ministre.

En supposant que sa femme gagne la même somme et qu'ils ont pris un crédit sur 20 ans au taux d'endettement maximum (donc en supposant aucun crédit en cours) et au taux de crédit minimum, j'arrive, avec mon petit simulateur Société Géniale, à un prêt d'"à peine" 1M€. Je veux bien croire qu'un député n'a pas les mêmes conditions de crédit que le français moyen, mais l'ordre de grandeur doit être juste, ce qui suppose un apport perso d'environ 1.5M€, une paille...

 

Cela dit, entre ça et les L. Wauquiez, député ou ministre depuis 10 ans et fils de grand industriel, qui publient un patrimoine dérisoire, type un studio de 100k€ et 3500€ sur un compte courant alors, je ne sais ce que je "préfère"...

Par mixlamalice - Publié dans : Je pige pas...
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Vendredi 26 avril 2013 5 26 /04 /Avr /2013 15:14

Tout est dans le titre, un petit break de 15 jours ne sera pas de trop pour se régénérer mentalement et physiquement.

4 jours dans la région lyonno-grenobloise (avec un petit pélerinage chez "le monument de la gastronomie française" tant qu'il est vivant), puis une petite dizaine de jours sur la côte basque, entre Biarritz et San Sebastian où on ne devrait pas trop mal manger non plus (même si pour des raisons budgétaires on n'ira hélas pas chez Berasategui). Et si on est chaud et qu'on veut se rafraîchir, on conclura peut-être par un week-end d'alcooliques en Normandie.

 

En attendant, bon courage à ceux qui passent les auditions MCF ou des entretiens divers et variés.

 

Et puisqu'on en parlait ailleurs, un petit morceau des Clash pour tous ceux qui ont comme moi un jour été bassiste monodoigt inaudible dans un groupe.

 


 

 

Par mixlamalice - Publié dans : La vie de Mix
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Mardi 23 avril 2013 2 23 /04 /Avr /2013 13:19

Petites parodies (plutôt des pastiches, en fait) de blogs gastros. Dans le même genre, j'avais aussi écrit ça. Et puis un peu ça aussi.

 

- Döner Kebab "On Bosse Fort".

Gars, y a de la bonne vibe dans ce resto grec, c'est ça que je kiffe. J'ai appelé le proprio avant de venir, je lui ai demandé de m'expliquer sa carte plat par plat, il était super open, on a passé 2h au tél. Quand je suis passé, le serveur m'a mis à une table au fond, pas cool, mais j'ai demandé la table proche de la fenêtre et y avait pas de lézard. Bon esprit, ils ont fait péter l'oasis multifruits pour la peine. Puis j'ai demandé au serveur son plat favori, il m'a répondu le complet sauce blanche ou le adana harissa et j'ai dit banco!

Franchement, on se la raconte pas, les produits sont nickel, peut-être juste la sauce blanche un peu liquide, mais je l'ai dit au serveur et il m'a répondu qu'il le dirait au chef, ça c'est good vibration.

Un top plan où on se fout pas de notre gueule, 7€ la formule qui se prend pas le chou, dans la top-liste. 

 

 

- Le Bar du Palace, de l'intemporalité aventureuse.

Les bars de palace sont des cocons apaisants. L'on s'y sent comme dans de la ouate, l'atmosphère y est cotonneuse, cela vous assourdit. L'on vous y sert des mets bien fichus, sans aucun désir de souvenirs, à la marque immémoriale. L'on y mastique sans attention, en regardant la foule aguicheuse qui s'étire mollement. Le but est de se sustenter sans accaparer, pour vous amener au bout de la nuit dans ce monde inconnu. Cela s'appelle le chic.

 

 

- Le Bistronome en culottes courtes, chronique numéro 987.

Le Bistronome vient d'ouvrir il y a trois mois. Comme il y a deux mois de résa et que personne ne me connaît malgré tous mes efforts, je viens seulement d'y choper une table et je vais donc moi aussi en parler, un peu après tout le monde, mais en même temps avant le client moyen qui, le nul, ne sait toujours pas que ça a ouvert.

Le chef, John Peter Sigurdson di Benedetto, gaillard franco-anglo-dano-italien aussi velu que tatoué, a un CV solide, puisqu'il a épluché les patates chez Troigros avant de faire bouillir l'eau des pâtes chez Fréchon et de couper la ciboulette chez Inaki Aizpitarte, mais le monde des étoilés l'a lassé. Néanmoins amoureux des bons produits et original avant tout, il achète son pain chez Poujauran, son fromage chez Quatrehomme, sa viande chez Desnoyers mais aussi quelques morceaux chez le Bourdonnec, et ses légumes chez Yamashita et Passard. Dans son menu carte à 37 euros, on trouve des légumes oubliés, des morceaux de viande encore plus oubliés, le tout servi brut, comme cette endive simplement snackée agrémentée d'un navet bouilli. Notons aussi le burger au chateaubriand et cantal affiné 96 mois ainsi que le pot au feu revisité et le ceviche joliment acidulé. Carte des vins naturelle, comme de juste. Les tables sont serrées, on ne vous calcule pas si vous n'avez pas le look barbe de dix jours adéquat et on vous vire au bout de 48 minutes à table pour le 4ème service, mais c'est la rançon du succès, j'adore.

 

 

- La taverne de Jean-Mich, publi-reportage non assumé.

Journaliste blogueur ou l'inverse, je suis invité au resto tous les midis (seul le lecteur n'est pas au courant) en échange d'un papier où je peux mettre en valeur ma plume de BTS journalisme, qui permettra malgré tout au restaurateur d'avoir un peu de visibilité parmi les 10000 restos parisiens.

Jean-Mich est un ancien comptable qui vient de réaliser son rêve en reprenant une boutique de chaussures d'occasion dans une ruelle du 12ème et en la retapant à la sauce Ikea. Comme personne ne vient goûter à ses plats de bistrots typiques faits métro maison, je vous recommande de venir tester le tartare-frites, l'andouillette-frites, et le pavé de saumon au riz sauvage, avant de tenter en dessert le tiramisu et la crème brûlée dans l'excellent menu plat-dessert à 18€. Ambiance super sympa et grands sourires du patron, on en redemande à deux pas du bureau. Enfin, le pichet de Mouton-Cadet à 30€, pièce de choix de la carte estampillée Maison Richard, finira de vous ravir les papilles.

Par mixlamalice - Publié dans : Musico-littéro-gastro, l'Art en somme
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