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Mercredi 21 mai 2008
S'il y a bien une chose qui m'agace ce sont les gens qui ne répondent pas aux mails. Je ne parle pas des gens qui mettent une ou deux semaines a répondre, mais de ceux qui ne répondent pas du tout, malgré les relances etc.

Vous me direz, t'as qu'a téléphoner connard. Effectivement dans certains cas ca marche.

Seulement, dans certains cas propres a la carriere universitaire, c'est difficilement faisable.

Typiquement, je viens de commencer mon post-doc, mais comme les auditions pour les postes universitaires sont en ce moment, il faut deja que je me preoccupe des résultats, pour savoir qui contacter etc, dans l'hypothese d'avoir éventuellement la possibilité de postuler pour un job d'ici un an ou deux (c'est du concret...).
Il faut également que je suce diverses bites pour trouver des fonds pour pouvoir me payer un ou deux congres et quelques visites de labos back in France dans les prochains mois, afin de pouvoir y sucer d'autres bites pour éventuellement avoir la possibilité de me voir offrir une opportunité d'etre auditionné par un labo (concret bis).

Bref, je dois solliciter pas mal de personnes que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam. Vous me direz alors, ben c'est des gens importants, ils recoivent beaucoup de mails, ils filtrent, ils te connaissent pas ils te foutent direct dans la poubelle. Peut-etre. N'empeche que certains ont la classe de répondre: PGG, pour ne pas le citer, était tout de meme Prix Nobel, il m'avait croisé deux fois dans les couloirs du College de France donc on ne peut pas dire qu'il me connaissait vraiment, avait répondu a ma sollicitation et avait perdu un peu de son temps a m'écrire une lettre de recommandation. Prix Nobel, c'est pas de la merde. Meme en fin de carriere, j'imagine qu'il avait un emploi du temps largement aussi chargé que nombre de ces trous du cul assistant professor a University of Wyoming ou maitre de conferences a Cergy.

J'en déduis que ce sont juste des rustres et que ca n'a rien a voir avec un quelconque probleme d'organisation. On peut etre un mec important et avoir de la classe, ou un minimum de respect pour les etres inférieurs (meme si ce respect implique perdre 4 minutes de son temps précieux pour écrire trois lignes ou demander a sa secrétaire de le faire).

Vous les gens malpolis, je le dis sans peur, je ne vous aime pas (je suis sur que ces foireux qui répondent pas aux mails regardent leurs pieds sans dire bonjour quand on se retrouve avec eux dans l'ascenseur). 
par mixlamalice publié dans : La vie de Mix
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Jeudi 8 mai 2008
Un peu de boulot et pas mal de flemme cette semaine. Donc ni trop le temps ni trop la motivation pour écrire de longues réflexions comme celles sur la recherche. Ca sera pour plus tard. Quant aux articles plus légers, rien dans l'actualité ou dans ma vie ne m'inspire vraiment ces jours-ci.

Bref, pour patienter:
Je lis en ce moment Acid Test, de Tom Wolfe, auteur notamment du Bucher des Vanités et "théoricien" du "nouveau journalisme" (vous savez, le truc qui a donne De Sang Froid de Truman Capote). Honnetement, c'est un peu chiant meme si ca a le mérite de me rendre moins inculte que je ne l'étais, puisque ca raconte l'histoire totalement ignorée de moi des Merry Pranksters (les joyeux lurons), qui sous la houlette de Ken Kesey - l'auteur de Vol au dessus d'un nid de coucous-, ont été parmi les premiers, a la fin des annees 50-début des années 60, a prendre du LSD comme moyen d'ouvrir les portes de la perception (dixit Aldous Huxley), a voyager autour de l'Amerique en bus, et a vivre en communauté.
En gros, des hippies mais avant que ca ne soit la mode, alors que les beatniks (Kerouac et autres Ginsberg ou Burroughs) commencaient a ne plus l'etre.
Pour ceux qui l'ignoreraient (en France, on fait assez souvent la confusion), les deux mouvements sont assez disjoints, temporellement et meme "philosophiquement": s'ils ont en commun un certain rejet de la société "bourgeoise", les moyens de s'en évader (la vie itinérante et marginale d'un coté, la drogue de l'autre) et les finalités (foutez-moi la paix d'un coté, créons un monde meilleur qui sera gentil et faisons tous l'amour nus de l'autre en ouvrant nos esprits et nos foufounes de l'autre) sont assez profondément différentes. D'ailleurs, les beatniks n'aimaient pas trop les hippies (je crois que les hippies s'en foutaient) bien qu'ils les aient inspirés, meme s'il y a la peut-etre un cote Francis Cabrel c'etait mieux avant vous les jeunes vous savez pas vivre.
 
Je ne sais pas, je ne suis pas historien de ces mouvements. Et puis on s'en fout c'est pas ce dont je voulais vous causer dans le blog. D'ailleurs je voulais meme pas vous causer mais vous montrer des zolies zimages.

Un court passage du bouquin m'a en effet fait penser a ces photos que vous avez surement deja vues de toiles d'araignées, celles-ci ayant été soumises a diverses drogues. Les voici:
Bon voila, c'est tout. C'est pas tres intéressant mais c'est rigolo. Non? Bon tant pis.
par mixlamalice publié dans : La vie de Mix
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Lundi 5 mai 2008
Il ne s'agit pas ici de rendre hommage a une tres belle catégorie cinématographique. Michel Galabru, vieux de la vieille s'il en est, l'a déja fait joliment et récemment lors de la cérémonie des Moliere, manifestation ou la génération présente est plutot habituellement portée sur un tripotage mutuel des egos assez exhibitionniste: "Je voudrais remercier les mauvais textes qui m'ont permis, souvent, de vivre. [Quand les huissiers frappaient a ma porte, quand il fallait nourrir mes enfants] Ah, qu'un bon navet me faisait plaisir...".
Et encore, il n'évoque pas le plaisir presque malsain que le spectateur peut éprouver au visionnage d'un bon vieux nanard (Kickboxer, c'est pas du lourd? Ou Piege en haute mer?).

Je voulais donc plutot ici adresser un hommage vibrant a Bernard Mendy, le "footballeur" du PSG (notez les guillemets, des fois qu'on me fasse une remarque sur la validité des termes employés).

Bernard Mendy, dit Nanard par moi-meme, est un ancien "espoir" (bis) du foot francais, quand il évoluait a Caen. Signé au PSG a 20 ans, il a connu deux années difficiles, comme beaucoup d'autres bons joueurs signés par ce club et devenus instantanément nuls a chier (notez qu'on retrouve aussi ce phénomene a Marseille). Contrairement a la plupart, il a réussi a ressortir du trou et a "exploser" (ter) en 2004: élu meilleur latéral de L1 (ca vaut ce que ca vaut, mais c'est mieux que rien), il est appelé en équipe de France et devient célebre pour son grand pont sur Roberto Carlos. 

Et la, c'est le drame. 
Il joue blessé, devient mauvais, perd sa place au profit de joueurs franchement pas tres incisifs (le dernier en date étant Ceara, qui a tout de meme coute 3 buts a son club lors de ses 5 premiers matchs), finit par etre pris en grippe par le Parc, etc. 
Point culminant de cette deuxieme carriere: le ballon de plomb 2006 lui est decerné. Ce trophée, dont le nom pour ceux qui ne connaissent rien au foot est un hommage a la récompense individuelle supreme de ce sport, i.e. le ballon d'or, a éte crée en 2003 par les Cahiers du football et récompense le "plus mauvais" joueur de L1.

Voici les commentaires plutot rigolos, avouons-le, justifiant sa nomination:
«Unique nominé à avoir été sélectionné à trois reprises en quatre ans d'existence du trophée, Mendy incarne depuis un bon bout de temps, à tort ou à raison, cette plaie des temps modernes : le sprinteur fou, techniquement sous-développé.
Comment définir Bernard Mendy? Disons qu'il serait un cauchemar pour un concepteur de baby-foot tant il évolue longitudinalement et jamais latéralement incarnant jusqu'à la caricature l'horrible concept de «l'homme de couloir», lequel couloir se résume pour lui à une bande de gazon d'un mètre de large pour 90 de long aux extrémités de laquelle il alterne les centres dans les tribunes et les tacles condamnés par la Sécurité sociale.
«Il est indéniable que, des trois critères clés retenus pour le Ballon de Plomb - nullité intrinsèque, choix de carrière ridicule et attitude personnelle déplorable - il en est au moins un que Mendy ne remplit pas : celui du comportement détestable. En cela, il se distingue de ses trois prédécesseurs. Pedretti avait dû une bonne partie de sa victoire à une confiance en soi que de nombreux votants avaient assimilée à une arrogance grotesque. Fiorèse, avant lui, personnifiait au mieux la figure haïe du footeux simulateur et hypocrite. Quant à Llacer, il revendiquait avec fierté son rôle de sécateur. Rien de tel chez le bon Bernard qui, dans le tumulte nauséeux propre au PSG, tache généralement de garder profil bas».

L'article souligne a raison le bon comportement de Bernard Mendy. Et c'est cette "force mentale" qui m'impressionne chez lui. Sifflé par ses propres supporteurs, ce qui est doit etre tout de meme difficile a vivre surtout quand on n'est pas un mercenaire (Nanard est au PSG depuis 7 ans), il n'a craqué qu'une seule fois, faisant un bras d'honneur a la foule lors d'un remplacement en 2006.
C'est aussi un joueur que le PSG semble un peu mépriser, cherchant a le vendre toutes les saisons, puis lui foutant dans les pattes un "concurrent" bénéficiant lui de la confiance du coach. Chaque fois Nanard a fermé sa gueule et a fini par reprendre sa place, s'avérant finalement moins naze que celui qui lui avait pris la place.
Il a également eu les burnes de (bien) tirer le penalty qui a offert au PSG la Coupe de la Ligue cette annee. S'il l'avait raté, il aurait probablement du émigrer au Qatar. Il a aussi marqué un but ultra important contre Toulouse ce samedi, et a délivré une passe décisive lors du dernier match. Nanard est l'un des rares du PSG (avec un autre joueur mal-aimé, Rohten) a flotter un poil au-dessus de l'océan de médiocrité dans lequel cette équipe se noie depuis six mois.

Bref, je trouve que Nanard, par certains cotes ressemble a Christophe Dugarry: un joueur qui a eu le malheur d'etre surcote a un moment de sa carriere, finissant, effet boule de neige, par etre pris en grippe par tous les spectateurs de tous les terrains de France. Un joueur pourtant pas aussi nul que ca, et en tout cas doté d'une grande force de caractere. 
Go Nanard. 
par mixlamalice publié dans : La vie de Mix
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Vendredi 2 mai 2008
Non, je ne fais pas le pont.
Ces nazes, ils connaissent meme pas le premier mai (il existe un équivalent appelé Labor day mais j'ignore quand c'est).

Toutefois mon absence depuis deux jours (et a priori encore pendant les deux prochains) ici s'explique par l'excessivement long dernier article publié, qui m'a brisé physiquement et moralement (et qui vous les a brisées par la meme occasion).

Bref, un week-end de villégiature a Boston ne sera pas de trop pour me remettre.

A lundi.

PS: ça a quand meme du bon, les accords internationaux. Grace a eux, enfin, je ne paye plus les taxes américaines. I.e., 3000 dollars brut = 3000 dollars net.
Bref, vu que ma vie sociale est quasi inexistante, ça fait pas mal de pépettes de cote. Si le dollar se décide a remonter avant mon retour, ça va etre du ballon: du pognon d'avance a claquer pour quand j'aurai a nouveau une vie sociale (mais un salaire de merde), dans un an et demi. On ne peut pas tout avoir a la fois.
par mixlamalice publié dans : La vie de Mix
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Dimanche 27 avril 2008
Je ne sais pas si la chose se pratique beaucoup dans les labos industriels, ou en open office ou ailleurs, mais dans les labos universitaires de biologie-physique-chimie que j'ai pu frequenter, on aime bien fonctionner par petits papiers.

Vous savez, ces mots schotchés un peu partout, assez généralement vindicatifs et écrits a l'encre rouge qui sont censés expliquer comment il faut travailler ("faites pas ci", "touchez pas a mon becher", "lavez vos affaires", "etiquetez vos tubes a essai" etc).

Le pékin moyen, dont je suis, n'est pas toujours tres réglo et la méthode est donc probablement, par certains cotés, fondée. Laissez-moi quelques phrases durant plaider pour mes collegues mal eleves et moi-meme la legitime tete en l'air: en plein milieu d'une manipe compliquee, précieuse et minutée, quand vous constatez avec effroi que votre erlenmayeur au lieu d'etre propre et a sa place est tout crado dans l'évier parce que cet enfoiré de Robert qui vous l'a emprunté la semaine derniere ne l'a pas nettoyé, vous vous saisissez illico de celui de Josette. Et puis, forcément vous oubliez de le lui rendre. Et la, c'est le drame, d'où, le petit papier qui tue.
Cependant le procédé m'exaspere, et qu'il soit le plus souvent le fruit de gentes damoiselles n'est pas, malgré ma misogynie latente, la principale raison.  
Je trouve juste que c'est immature, un rien pleutre, et relativement grossier. En effet, dans une salle de manipes, ce n'est pas comme si on était 40. On est souvent 3 ou 4, et meme si on ne passe pas son temps a regarder comment le voisin fait son boulot, généralement celui qui pond ce genre de mots sait tres bien a qui il s'adresse: sous ses airs faussement généraux, le petit mot vise tres particulierement une (ou deux) personne(s).
Je ne comprends pas tres bien ce qui empeche a ce point les gens de se parler, de communiquer pour regler le probleme plutot que de s'adonner a ces petites mesquineries (variante: le mail envoye a tout le labo avec le directeur en copie du type "celui qui a pris mon bain d'huile il est vraiment mal élevé"). Qui plus est, dans certains cas un poil plus subtils que mon exemple ci-dessus, le point de discorde est simplement du a des façons différentes de travailler sans qu'il y en ait réellement une meilleure que l'autre.
Enfin, comme j'ai aussi mon coté gamin, ce type de procédés a en ce qui me concerne l'effet inverse de celui recherché: moi aussi je ne vais plus parler, et je vais un peu betement avoir tendance a maniper un poil plus salement ou en tout cas a faire expres de ne pas faire ce qu'il y a écrit sur le petit mot. Oui, parfaitement, rien que pour faire chier.

Je viens de découvrir que ce procédé existe également en coloc', ou il est sans conteste encore plus risible. Ainsi, la nouvelle coloc de ma douce, fraichement arrivée, sans rien demander a personne et toute honte bue, a placardé sur le mur de l'entrée le planning ménage de la maisonnée pour les trois prochains mois. Hier, elle a également placardé sur la porte des toilettes un écriteau "laissez la porte fermée" (une fois qu'on a fini, hein, parce que quand on est dedans on ferme la porte quand meme). Oui mais voila, comme il n'y a pas de verrou, moi je préfere que la porte soit ouverte comme ca je suis sur qu'il n'y a personne dedans (quand on est distrait ou mal réveillé on ne fait pas forcément gaffe a cet indice qu'est l'interrupteur). 
Bon, je ne suis pas chez moi et puis mon aimée va déménager dans moins d'une semaine donc je ferme ma gueule, mais franchement quel est le but de ce panneau? Il y a trois colocs dans l'appart' (elle compris), est-ce si dur de leur en toucher un mot si vraiment ca la défrise? 
Ca a, je trouve, un petit cote "vous etes vraiment mal elevés, vous m'emmerdez et je l'affiche sur le mur". Du coup si j'habitais la, j'hésiterais quant a la réponse la plus appropriée pour améliorer l'ambiance: intentionnellement laisser la porte grande ouverte (voire meme pendant que j'y suis), afficher un petit panneau en dessous du sien avec écrit "moi je préfére la porte ouverte!" (ne pas oublier le point d'exclamation, grand classique du petit mot) ou intentionnellement ouvrir la porte pendant qu'elle chie et m'écrier "ah mon Dieu désolé mais je suis tellement distrait, et comme la porte est tout le temps fermée...".
par mixlamalice publié dans : La vie de Mix
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