Présentation

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Vendredi 20 juin 2008
Certains, comme un moustachu qui aime bien passer a la télévision, arrachent des plans de maïs transgénique ta mere ou défoncent un Mc Do avant d'aller se faire défoncer autre chose en passant par la case prison.
Soit, mais la lutte alter-mondialiste, ce n'est pas seulement ça.
Moi qui vous parle par exemple, je suis a la pointe de la résistance depuis maintenant plus de 10 ans.
Parmi mes actes majeurs, entre autres:
- je ne suis jamais allé voir Titanic au cinéma (et je ne l'ai ni regardé a la télévision depuis, ni acheté en DVD)
- je n'ai jamais regardé X-files ou Urgences
- je n'ai jamais lu Harry Potter
- je n'ai pas acheté de Blackberry
- je ne suis jamais allé dans un Starbucks Coffee a Paris (aux US, il y a moins le choix, et puis c'est ça ou Dunkin' Donuts pour avoir un café le matin)

Rien que ça, déja, ça vous classe un homme parmi les plus rebelles de son temps.

Pourtant, oui, pourtant, tel un homme d'église qui sent parfois sa foi défaillir, j'ai moi aussi cédé aux sirenes réconfortantes du mouton de panurgisme:
- je me suis fait offrir un jean Diesel (une merde qui en plus de couter 150 euros, m'a duré 4 fois moins de temps qu'un bon vieux 501 moche - le trou a l'entrejambe, meme si ça flatte l'ego viril, ça le fait pas trop pour se ballader)
- j'ai vu deux films Harry Potter au cinéma
- j'ai suivi 3 ou 4 saisons de Friends
- apres 5 ans de résistance, en période de grande détresse psychologique, j'ai vu et aimé le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain
- j'ai lu (parfois avec plaisir) du Amélie Nothomb
- j'ai, de temps a autre apres les lendemains de cuite, une envie irrépressible de gros burger immonde du McDo avec des potatoes.

Camarade, avec ou sans moustache, ne te méprise pas car toi aussi tu as a tout prix voulu t'acheter des pumas et un T-shirt Van Dutch. Meme les meilleurs ont leurs instants de faiblesse: peut-etre le Che, s'il était vivant, se paierait un T-shirt rebelle avec sa gueule dessus.
Ce n'est qu'un combat, continuons le début. Hasta siempre.
par mixlamalice publié dans : Réflexions indispensables
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 18 juin 2008
Quelques petites anecdotes inintéressantes type ma vie, mon oeuvre, la recherche avance:

- Un stagiaire est arrivé lundi, un gringalet a l'air plutot gentil et travailleur. Je suis toujours étonné ici par les prises d'initiative personnelles des étudiants, comparativement a chez nous. Nous (la thésarde avec qui je le co-encadre) avons du passer deux heures par jour avec lui, et le reste de la journée il bosse tout seul, pas trop mal, apparemment. Il n'est venu que deux fois me poser des questions. Bref, l'encadrement est du coup plutot plus facile que chez nous. Apres, est-ce que cela veut dire que les étudiants sont meilleurs, je ne sais pas: disons qu'en France, un bon étudiant cherchera a etre sur d'avoir tout compris avant de se mettre a maniper, et ce n'est pas la philosophie ici (mon étudiant ne s'est semble-t-il pas posé deux heures histoire de lire les 4-5 publis qu'on lui a données a lire).

- Bonne engueulade avec la thésarde sus-mentionnée. 
Nous travaillons sur des systemes assez voisins. J'obtiens, de façon systématique, des résultats opposés aux siens. Comme nos systemes sont proches mais pas identiques, je me dis qu'il y a peut-etre la quelque chose a creuser et lui demande, avant-hier en passant, si elle a déja observé sur ses systemes de façon épisodique, mes résultats.
Elle a du le vivre comme une remise en cause de son travail car elle a cherché a me convaincre pendant une demi-heure que j'interprétais mal mes données et que de fait, nous observions les memes phénomenes. Je suis sur le point d'etre convaincu de mon erreur et rentre chez moi.
Le doute persistant, je me replonge le soir venu dans mes données et finit par etre quasi-certain de ne pas avoir commis d'erreur. Je vais vérifier le lendemain le protocole expérimental, qui, sans doute possible, confirme ma vision des choses, et je finis par me demander si elle n'a pas pipoté (intentionnellement ou pas) ses résultats: en effet, ce qu'elle prétend observer est ce qu'on attend a priori (toutefois, si la science expérimentale vérifiait tout le temps les impressions a priori, ça se saurait).
Bref, je passe une heure a exposer mon point de vue par le biais de petits dessins et me décide a aller les lui montrer. Au départ, je tiens bien a préciser que je ne parle que des mes expériences et pas des siennes, mais elle a continué a mal le prendre, j'ai commencé a m'énerver (quand je ne sais pas, je ne sais pas, quand je ne comprends pas, je ne comprends pas, mais quand je suis sur a 100%, je suis sur a 100% - en voila une phrase intéressante) et je suis allé plus ou moins jusqu'a l'accuser d'avoir pipoté avant de claquer la porte.
Bon, nous nous sommes expliqués le soir venu par mail, j'ai fait amende honorable et de son coté je crois qu'elle a admis la pertinence de mes arguments puisqu'elle va procéder a une manipe complémentaire pour valider (ou invalider) son interprétation.
Le plus probable étant que nous ayions tous les deux raison, chacun pour nos systemes, et que la différence d'observation soit justement le point scientifique intéressant a explorer.
Cela dit, de maniere plus générale, le systeme américain étant tellement focalisé sur la publication, j'ai tout de meme l'impression que certains thésards et certains superviseurs écrivent des articles en, au mieux, négligeant certaines manipes complémentaires pour valider ou invalider leurs résultats, au pire, en pipotant plus ou moins grossierement (résultats non reproductibles...). Il me semble que le phénomene avait d'ailleurs été démontré par un sondage anonyme parmi les chercheurs américains, dont un certain nombre (pour ne pas dire un nombre certain) avait admis des pratiques un peu louches pour la publication d'articles. J'y reviendrai a l'occasion.

- Conférence a Rhode Island dans dix jours, avec l'opportunité de revoir une maitre de conf sympa de mon labo de these, mais aussi une Prof. avec qui j'avais bossé en DEA, et qui potentiellement pourrait vouloir de moi comme candidat pour un poste de maitre de conférences dans son labo a Orsay. Je me tate un peu, mais c'est toujours mieux d'avoir une proposition plutot que zéro. Je prépare mon poster (seuls les conférenciers invités ont un speech). Le rythme de ces confs est assez décontracté (speechs le matin, gros break l'apres-midi pour discuter de maniere informelle, faire du sport, aller se ballader etc, nouvelle session le soir avant le diner), et nous enchainons avec ma douce par une visite de Provincetown (Cape Cod) pour le week-end du 4 juillet, donc ça promet d'etre un bon échauffement avant le retour en France début aout.

par mixlamalice publié dans : La vie de Mix
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Lundi 16 juin 2008

Pour ceux qui vraiment débarqueraient de Mars, les smileys, ce sont ces petits dessins stylisés qui, pour les plus simples, représentent une figure souriante :-) ou clignant des yeux ;-) ou pas contente :-(.

La plupart du temps, ils sont employés pour ponctuer une boutade, ou pour bien signifier "attention je déconne la, c'est du second degré".
Il y en a de plus complexes, sur MSN notamment, mais le principe est le meme (encore que le mouton d'hotmail je n'ai jamais compris a quoi il servait...)

Ils foisonnent sur les blogs.

A mon sens, c'est un peu l'équivalent du roulement de tambour que les mauvais comiques de music-hall utilisent pour bien montrer a leur public desespéré que oui, la, faut rire. Ou au moins sourire.
L'autre utilisation potentielle n'est pas meilleure: se sentir obligé de montrer qu'on fait du second degré, c'est soit mépriser son lecteur en le considérant incapable de bitter toute tentative d'humour, soit prouver qu'on est soit-meme usuellement tellement premier degré qu'on vient de s'impressionner au point de devoir le souligner.

Les smileys sont surabondamment utilisés par ces blogueurs qui tiennent a préciser sur leurs profils qu'ils n'aiment ni la guerre, ni la méchanceté ni l'hypocrisie.

Bref, ça et les lol (ou autres xplsdr, ptdr), sans parler de l'écriture SMS, sont les fossoyeurs de l'immense majorité de la littérature bloguesque. En attendant peut-etre l'extension a toute la littérature. Remarque, ça sera peut-etre pas pire que du Christine Angot. ;-)

par mixlamalice publié dans : Musico-littéro-gastro, l'Art en somme
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Vendredi 13 juin 2008

Je viens de voir la branlée que l'équipe de France vient de se prendre a l'Euro contre la Hollande. Oui, c'est cool, c'est diffusé sur ESPN2 a la cafete de la fac donc je peux m'éclipser subrepticement pour "déjeuner" (le premier match est a 12h) ou pour '"m'acheter un coca" (le deuxieme match est a 15h).

Je ne vais pas crier haro sur le baudet Domenech, encore que certains de ses choix me paraissent discutables, notamment:
- continuer a titulariser Sagnol, qui, certes a fait une passe décisive, mais a a part cela distribué 42 centres directement dans la tribune en deux matchs. Et qui défensivement a été tres a la peine (coups francs dangereux concédés, mise dans le vent par les attaquants oranges etc)
- continuer a faire rentrer Gomis (sans parler de l'avoir sélectionné: apres Chibombda, c'est la nouvelle blagounette de Raymond), qui en 45 minutes a touché 14 ballons et en a perdu 13 sur le controle (le 14eme étant une passe en retrait pour Toulalan, arreté dans le rond central).


Ce qui m'interpelle surtout, c'est notre incapacité offensive. Elle vient pour moi, d'une raison assez simple, bien que les causes soient difficiles a déchiffrer.
En effet, ce n'est pas facile de marquer, quand, quel que soit le joueur ayant le ballon dans la zone en bleue dans le dessin ci-dessous, il se passe ceci:
-90% du temps, meme lancé, donc en bonne position potentielle de frappe, le joueur freine, hésite, s'arrete, puis fait une passe foireuse a un coéquipier arreté qui ne sait pas quoi faire du ballon.
-  8% du temps, meme lancé, le joueur freine, hésite, s'arrete, décide quand meme de frapper sans élan mais se fait contrer par un défenseur qui a eu le temps de fumer une clope avant de venir essayer de contrer le ballon.
- 1% du temps, frappe dans les nuages.
- 1% du temps, fait une frappe écrasée minable au milieu de la cage que le gardien stoppe avec la narine gauche.



Cette incapacité a prendre sa chance, non seulement de loin, mais aussi au dela des six metres, n'est pas nouvelle et me frappe constamment, surtout depuis l'introduction des nouveaux ballons (il y a quand meme plusieurs années) dont les trajectoires foireuses ont amené toutes les équipes, sauf la notre, a envoyer des pruneaux de toutes les positions (regardez les buts hollandais, allemands, anglais - ah non pas cette fois-...).
 
Résultat, dans ce match, pour les hollandais: 3 buts (le 4eme est une tete). Sans se poser de question, prises d'initiative dont la probabilité de réussite étaient faibles mais qui ont payé (une frappe excentrée, une reprise de volée au point de pénalty, une frappe des trente metres).
Pour qu'un français marque, il faut qu'il soit dans les six metres ou a peine derriere (zone en rouge), et que si possible il n'y ait pas de défenseur a moins de trois metres, et que le gardien soit en train de se faire soigner.
Et pourtant, il y avait moyen tant la défense hollandaise a été poreuse.

Enfin, heureusement qu'hier, pour remonter un peu le moral, il y a eu en finale NBA le plus gros retournement de l'histoire, avec les Boston Celtics revenant de l'enfer et de 20 points de déficit a 15 minutes de la fin pour l'emporter avec une défense de fer et de grosses burnes. En parlant de burnes, j'étais pret a parier, a la mi-temps (-24 points), que je m'en couperais une s'ils gagnaient ce match. Heureusement que j'ai regardé le match tout seul donc.

*Oui, j'avais du temps a perdre pour me faire chier a faire ce dessin sous powerpoint...

par mixlamalice publié dans : Réflexions indispensables
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Jeudi 12 juin 2008

Ce n'est pas le titre d'une nouvelle fable de ce vieux salopard de La Fontaine.
C'est juste que, depuis le début de la semaine, je me réveille ensuqué, fatigué. Et puis, ça ne passe pas pendant la journée. J'ai l'impression que mon cerveau est continuellement enrobé dans de la ouate. Quand je rentre chez moi en fin d'apres-midi, je m'affale dans mon rocking chair et je regarde sans écouter, un filet de bave a la commissure des levres, Fox TV. Et j'ai beau me coucher tot, faire des grasses mat' le week-end, ça ne passe pas.
Généralement, c'est signe qu'il faut que je prenne des vacances. Ce ne serait pas étonnant, car depuis un an et demi, j'ai du prendre moins de dix jours de vraies vacances (meme le dernier Noël-Jour de l'An, consacré aux fuckin' formalités administratives en vue du départ de ce coté-ci de l'Atlantique, n'a pas été du bon vrai repos les couilles dans la vaseline a ne strictement rien bouener. Allez, ç'avait été quand meme bénéfique apres les 4 derniers mois assez intenses dus a la soutenance de these).

Je me souviens, j'étais souvent dans cet état la pendant mes années prépa.

D'ailleurs, il y a un article sur la prépa dans le Monde en ce moment. Une psychiatre nous informe que dans son centre crée pour aider les lycéens et étudiants en grand désarroi psychologique, 50% de ses patients viennent des meilleures prépas parisiennes (Henri 4, Louis le Grand...). Le tableau dressé est celui d'un univers quasi-carcéral (avec les profs-matons sadiques, les éleves qui n'ont plus de vie a part la pougne - "une vie entre parentheses" dit-elle, la branlette comme seule activité sexuelle et sportive, mais quand meme la franche camaraderie basée sur le "on est tous dans la meme galere").
Un article qui donne du grain a moudre au moulin de ceux qui aiment dénigrer cette noble institution.
Il faut dire que, dans un pays ou tout ce qui est "inégalitaire" est considéré comme discriminatoire, que penser de ces formations de haut niveau qui, bien qu'inconnues a l'étranger (un peu comme les anglais, on aime bien aussi avoir des trucs que y a que nous qu'on les a), amenent des étudiants dans des écoles d'ingénieurs ou de commerce, dont les meilleures sont, elles, mondialement réputées, en tout cas dans les milieux ou ça a de l'importance (et si les écoles elles-memes ne sont pas connues, il me semble que les ingénieurs français ont peu de difficultés a s'expatrier, preuve que la formation, elle, est appréciée).
Oh, certes, tout n'est pas rose dans le royaume de la prépa: c'est vrai, c'est un domaine ou l'héritage a son importance (une majorité non négligeable d'éleves a papa-maman-grandpapa et les frangins qui ont aussi fait prépa). Du coup, pour l'ascenceur social, c'est pas nécessairement trop ça. Mais bon, on ne vous demande pas votre pedigree non plus (j'aurais été mal barré avec un seul parent bachelier), le plus important c'est vous et ce que vous avez dans le ventre. Ce n'est pas illogique d'avoir plus de chances d'etre un poil matheux si toute votre famille l'est que si elle travaille dans la restauration par exemple. On retrouve ce problemes dans pas mal de corps de métiers (médecins, notaires...), difficile de faire la part des choses entre le "piston" et la "génétique".

Mais bon, je voudrais rétablir quelques vérités suite a cet article.

D'une part, les usines a X du centre parisien mentionnés dans l'article sont, d'apres tout ce qu'on m'en a dit et comparativement a ce que j'ai vécu dans une des meilleures prépas de province, un monde a part. Des classes dites **, c'est a dire ou sur 30 éleves, 30 éleves visent Polytechnique ou Normale Sup rue d'Ulm. Les deux blaireaux qui n'ont QUE Centrale Paris ou les Mines sont considérés comme des gros losers. Pression maximale, niveau tres homogene, ça a pas l'air d'etre fun tous les jours (il y a malgré tout, meme dans ces prépas, de loin les meilleures de France, des classes moins fortes ou ça doit etre plus sympa).
Dans la plupart des autres prépas, il n'y a qu'une classe ou deux, donc le niveau est plus hétérogene. Dans ma classe, entre les plus mauvais qui visaient des ENSI moyennes et les meilleurs qui visaient l'X, il y avait un monde d'écart. Du coup, il y a moins d'esprit de compétition, chacun fait son truc sans se préoccuper de savoir s'il intégrera mieux que bidule. Et ça oblige les profs a etre un peu plus attentionnés.

D'autre part, c'est vrai qu'on en chie en prépa. Ca reste de loin les trois années les plus éprouvantes de ma vie (c'est sans doute la preuve que j'ai pas eu une vie bien difficile). Ceux qui disent que ce sont les deux ou trois meilleures années de leur vie (voir quelques commentaires dans l'article du Monde), je les plains un peu quand meme. Certes il y a de bons moments, on se fait des potes qui restent, mais tout de meme, il y a moyen de s'éclater plus apres. Personnellement, les deux premieres années d'école d'ingé étaient bien dans le genre on ne fait rien, on ne pense pas a l'avenir et on profite (sexe, non pas sexe, mais drogue, alcool, rock'n'roll). J'ai préféré pour ma part les un an et demi du milieu de these, plus équilibrés: boulot stimulant, pas trop de pression, relation amoureuse idyllique, et toujours le temps de voir les potes pour refaire le monde et s'en mettre une bonne derriere le cornet. Ca c'était de la balle, dommage que ça n'ait pas duré 20 ans.
Enfin bon, revenons a la prépa, certes on en chie, mais on n'est pas non plus obligé pour intégrer une bonne école de lacher le sport, la musique, les sorties et tout ce qui distrait du boulot. J'ai envie de dire au contraire.
Si certains ont besoin de laisser tomber toute activité externe pour parvenir a s'accrocher, c'est peut-etre, tout simplement, qu'ils ne sont pas fait pour ça. Généralement, ceux qui sont déja a bloc le nez dans le guidon au lycée, quel que soit leur niveau, auront de grosses difficultés en prépa.
Quant aux dépressifs dont parle l'article, eux non plus ne sont pas fait pour ça (la prépa c'est dur, mais s'il faut suivre une thérapie pour en sortir, le jeu n'en vaut pas la chandelle). Ou alors, qu'ils ont déja des problemes, car apres tout a 18-20 ans, on est souvent dans le doute, pré ou pa.
Un probleme toutefois: je reconnais que la prépa a tendance a retarder un peu la maturité. Comme on bosse beaucoup a un age ou on a pas vraiment envie (sauf cas bien particulier de futur Jean-Marie Messier), les détentes consistent a se murger, puis, en école, la vie consiste a se murger (et aux exams a éviter d'etre dans les 5% du bas du classement qui auront des problemes pour passer), au moins les premiers temps. Bref, on commence généralement a se poser des questions sur son avenir en troisieme année d'école, i.e. aux alentours de 23 ans. J'imagine qu'a la fac, il faut se prendre en main un peu plus tot et faire preuve d'une volonté et d'une pugnacité plus forte.

Il y a aussi les blaireaux qui parlent de formatage de la pensée, parce qu'ils ont entendu qu'il y avait en prépa quelques coutumes débiles institutionnelles et vaguement pompées sur les coutumes débiles institutionnelles de fac de médecine... Bof, c'est comme partout, il y a quelques bas du front, mais la majorité des prépas sont des gens plutot réfléchis qui savent prendre du recul. Pas forcément beaucoup pendant leurs deux ou trois années de prépa, mais plus tard, si. Je n'ai pas l'impression qu'il y ait un réel moule prépa-école. Bien sur, il y a des comportements inhérents au groupe social fréquenté qui se créent, mais pas plus qu'ailleurs: effectivement les gens que je fréquente n'ont généralement que peu de points communs avec un étudiant d'Assas. Mais il y a également beaucoup de personnalités différentes et potentiellement incompatibles: je me serais probablement mieux avec bien des étudiants de Jussieu ou d'ailleurs qu'avec certains tetes de bite, rares mais puissantes (oui, Thierry, je pense a toi), rencontrées en prépa-école.

Pour conclure, on n'apprend pas grand chose en prépa scientifiquement parlant, ou plutot ce qu'on apprend on l'oublie tres vite (hormis les bases qui servent dans l'école intégrée). Il serait d'aolleurs amusant de faire revenir aux concours un éleve d'école d'ingé un an apres son intégration. A part les quelques tres doués, je suis sur que les résultats seraient comiques (j'ai d'ailleurs fait plusieurs fois ce cauchemar).
Cependant, la formation est ailleurs:
- On apprend a bosser sous pression. En prépa, on a toujours énormément de boulot, entre les DM (devoirs maisons), les kholles, les DS (devoirs sur table), les TPs a rédiger, le TIPE (travail d'intéret personnel encadré, si si ça veut dire quelque chose) a préparer... Du coup, il faut etre:
- organisé. Savoir déterminé ce qui est important et ne l'est pas.
- efficace. Savoir faire en deux heures ce qu'on faisait auparavant en quatre.
Et c'est mine de rien un apprentissage essentiel, totalement empirique et pas du tout théorisé (chacun développe sa propre méthode, j'imagine), pour beaucoup de situations futures. En ce qui me concerne, ça m'a énormément servi en fin de these.
C'est la, ou, je pense, les éleves ingénieurs sont globalement meilleurs que ceux de la fac, et pas tellement en terme de compétences scientifiques: je respecte énormément les universitaires, car, a leur place, quasi sans encadrement, je n'aurais probablement pas été flamboyant (un peu feignasse, j'ai toujours eu besoin qu'on me pousse au train, sinon je me contentais d'etre dans le premier quart sans trop me fouler, chose sans doute insuffisante en fac). 
Toutefois, la plupart de ceux que j'ai cotoyés bossaient vraiment tres mal: aux exams de DEA, leur méthodologie m'a plus d'une fois laissé pantois, et je me suis retrouvé avec de bien meilleures notes qu'eux en y passant probablement quatre fois moins de temps. 

Bref, malgré tous ses défauts, la prépa, c'est pas si pire, ne croyez pas les psychodemesdeux et autres universitaires maoïstes frustrés qui voudraient les supprimer ainsi que les grandes écoles (ils ont du boulot vu la puissance de ces institutions) pour que tout le monde y soit égaux dans la médiocrité anonyme de la Fac. Et la on verrait vraiment ceux qui ont des couilles pour arriver a quelque chose.

par mixlamalice publié dans : La vie de Mix
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

Derniers Commentaires

Recherche

Profil

  • : mixlamalice
  • laviedemix
  • : Homme
  • : 13/05/1980
  • : PARIS BOSTON AMHERST
  • : Misanthrope optionnellement misogyne et Esprit Universel.
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus