Vendredi 21 août 2009

Je reviens sur ma série d'articles qui avait déclenché les passions, en m'attardant cette fois-ci sur les comportements hors du terrain des sportifs aux USA.

Amateurs de sport, vous avez sûrement plus d'une fois pensé de sportifs qu'ils étaient, en dehors du terrain où leurs talents s'exprimaient, complètement crétins, vulgaires ou immatures, et même généralisé cette opinion.
Vous avez ri, pleuré ou simplement soupiré en entendant Piquionne comparer sa situation contractuelle à de l'esclavage, en suivant les jérémiades et blessures diplomatiques de Ribéry pour aller au Real, en écoutant les justifications de Richou Gasquet concernant sa prise de coke, en suivant les frasques de Ronaldinho en boîte, etc.
Vous avez peut-être même corrélé le degré de débilité du sportif au niveau de professionalisme (i.e. notamment la quantitié de pognon impliquée) de son sport: l'exemple le plus frappant de ce lien est à mon sens le rugby. Le rugby en effet, est devenu professionnel récemment, il y a environ une dizaine d'années. La transformation s'est effectuée assez rapidement, et, outre les métamorphoses physiques spectaculaires associées, on voit désormais de plus en plus des néo-pros préparés depuis leur plus tendre enfance dont on peut entendre les rouages neuronaux crisser dès qu'ils doivent aligner trois mots. Bref, c'est presque fini le bon temps des humanistes rugbymen, des médecins ou avocats qui vous faisaient passer une interview pour du Audiard: Michalak a l'air largement aussi bourrin que Rothen, et je ne parle même pas de la rocambolesque affaire Bastareaud...

Mais si vous n'avez pas vécu aux USA, ou si vous ne suivez pas attentivement la NFL, la NBA ou la MLB, vous n'avez rien vu. Eh oui, les Etats-Unis restent le pays de la démesure, dans le meilleur comme dans le pire.
Quelques exemples au hasard:
- Michael Vick, une star montante de la ligue de football il y a quelques temps, vient de sortir de taule où il a passé presque trois ans pour avoir pratiqué dans sa cave des combats de pittbulls à mort, avec paris clandestins...
- Il va être remplacé en taule, la aussi pour deux ans, par Plaxico Burress, artisan majeur du SuperBowl gagné par les New-York Giants en 2007. Qu'a-t-il fait? Tenez-vous bien.
Il se baladait dans un établissement de nuit à New-York avec un flingue dans son survêt'. En voulant l'attraper pour une raison x ou y, il a par inadvertance appuyé sur la détente et s'est shooté la cuisse (sans gravité). Trimballer un flingue en boîte suffisait pour l'inculper, mais plus grave encore il n'avait pas de port d'armes valide...
- Il a failli être rejoint par Adam Pacman Jones, autre joueur de NFL, impliqué dans une fusillade à la sortie d'un club de strip-tease de Las Vegas où il avait été remarqué pour avoir jeté dans la foule 10000$ en billets de 1$. 
- Moins tragi-comique, je ne voudrais pas oublier de mentionner Brett Favre. Favre est l'un des meilleurs quaterbacks de l'histoire, qui, jusqu'en 2008, avait en plus la réputation du gendre idéal et du sportif fidèle à ses couleurs, celles des Green Bay Packers (chose encore plus rare aux US que chez nous) ou il a passé 17 ans. A la fin de la saison 2008, à 37 ans, âge plus que respectable surtout en NFL, il annonce sa retraite sportive, et sa carrière glorieuse (il possède quasiment tous les records personnels pour un quaterback, plus un titre de champion) va le conduire tout droit au Hall of Fame. Las, trois mois plus tard, il déclare qu'il a envie de revenir: malheureusement Green Bay avait pris acte de sa première décision et commencé à former son successeur - l'entraînement a déjà repris-. Le manager décide de ne pas changer d'avis. Brett Favre fait jouer les violons, joue au martyr à qui l'on refuse ce qui lui est simplement dû et finit par signer chez les New-York Jets où il réalise une saison moyenne, terminant notamment par quatre matchs catastrophiques qui coûtent les play-offs à son équipe. Quelques uns de ses partenaires le critiquent dans la presse pour son attitude de diva, et il reprend sa retraite à la fin de la saison 2009, il y a quatre mois. Après s'être fait opérer d'un tendon de son bras de lancer, il déclare que finalement il reconsidère un nouveau comeback. Il est alors contacté par les Minessota Vikings, l'"archrival" des Packers (ce que Barcelone est au Real Madrid, Liverpool à ManU, Galatasaray à Fenerbahce etc). Suite à une première visite, il annonce que finalement non, son bras n'est pas suffisamment rétabli. Puis finalement, cette semaine, alors que l'entraînement a une fois encore déjà repris, il signe avec les Vikings, poussant sur le banc les deux quaterbacks qui avaient commencé la présaison, et s'aliénant un bon paquet de ses anciens fans.
Niveau "drama queen", admettez que les atermoiements de Ribéry, à côté, c'est de la roupie de sansonnet.  

Je n'ai ici que mentionné quelques exemples de comportements affligeants en me focalisant sur la NFL: j'aurais pu également rappeler le cas O.J. Simpson, entre meurtres présumés et braquages à main armée, ou encore l'histoire de Charles Rogers. En NBA, on peut citer l'affaire Kobe Bryant et sa confession publique (un viol présumé et un adultère avoué), LeBron James faisant disparaître avec l'aide de Nike les vidéos où on le voit se faire dunker sur la tête par un lycéen lors d'un camp d'été, la bagarre générale (i.e. impliquant les joueurs ET le public) lors d'un match Detroit-Indiana il y a quelques années, Paul Pierce qui se fait poignarder dans un bar douteux etc. En MLB, je pense au transfert houleux de Manny Ramirez des Red Sox aux Dodgers, à l'affaire Alex Rodriguez-Madonna, aux photos compromettantes de Josh Hamilton etc.

Pour reprendre mon argumentaire sur le lien entre sport professionnel, sommes impliquées, et degré de débilité du sportif moyen, quelques données:
- Aux US, comme je l'ai déjà souligné, le sport universitaire est aussi populaire que le sport pro. Et même au niveau lycée ou avant, même s'ils ne sont pas encore payés, il n'est pas rare d'avoir des retransmissions sur ESPN et des stades de plusieurs milliers de personne. Bref, même si la plupart des fédérations exigent maintenant au minimum un an de fac avant que les jeunes joueurs puissent être recrutés, de facto les jeunes sportifs sont dans le bain du professionnalisme très tôt: même s'ils sortent avec un diplôme, c'est à mon avis autre chose que le "sports-études" à la française en terme de ratio quant à la pratique des deux activités. Bon, intelligence, maturité et éducation ne sont pas forcément liés, mais avoir étudié et mené une vie "normale" jusqu'à 16-18 ans c'est toujours mieux que jusqu'à 12-14.
- D'autre part, un bon joueur de base-ball gagne 1 million par mois, un bon joueur de basket environ 500000$ et probablement dans les mêmes eaux pour un footballeur. Pour les stars, ça monte à 2 millions et plus, quant aux quiches elles touchent quand même dans les 40000.
En France, le salaire moyen d'un footballeur de L1, le sport le mieux payé, est il me semble dans les 20000 euros mensuels, les meilleurs 10 fois plus. Si l'on sort de France, Cristiano Ronaldo, de loin le joueur de foot le mieux payé du monde, est le seul qui peut rivaliser avec les sommes américaines (1,5 million d'euros), même des joueurs comme Messi ou Kaka touchent presque 2 fois moins. Ne parlons pas des rugbymen, encore moins des handballeurs, volleyeurs ou autres basketteurs.
- Si le base-ball est un sport relativement "bourgeois", le basket ou le football c'est un peu l'eldorado des jeunes ghettoïsés. Mais voila, si un mec de 20 ans, qui a arrêté l'école à 14, se met à gagner 1 million de dollars mensuels et a gardé ses relations et son comportement du ghetto, ça peut facilement donner Pacman Jones. Vous me direz que c'est un peu pareil avec le foot et les banlieues chaudes, mais là encore, au risque de froisser la fierté nationale, les gangs de L.A., c'est autre chose que les frappes de Saint-Denis...

Par mixlamalice - Publié dans : L'Amérique
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Mercredi 19 août 2009
J'avais écrit un petit texte il y a quelques temps dans lequel je me demandais pour quelles raisons certaines oeuvres accédaient au rang de "culte" alors que leurs qualités me semblaient pour le moins douteuses.

Je voudrais m'attarder cette fois sur un autre phénomène que je trouve intéressant:  les oeuvres "cultes" uniquement dans leurs pays d'origine et quasiment inconnues partout ailleurs.

Un exemple au hasard - pas vraiment au hasard puisque c'est le livre que je suis en train de lire en ce moment- Catch-22 de Joseph Heller.
Je n'ai pas une culture hors du commun, mais généralement je connais les "classiques" de la littérature, au moins de nom. Ce roman était pourtant totalement inconnu de moi avant d'arriver aux Etats-Unis, où j'ai commencé à le voir un peu partout, dans les bibliothèques les moins fournies et sur tous les présentoirs de librairie.
Ma curiosité titillée, après quelques recherches, je me suis rendu compte que ce bouquin, publié en 1961, s'était vendu à plus de 10 millions d'exemplaires, et qu'il était considéré comme l'une des oeuvres majeures de la littérature américaine (voir par exemple la section "rankings" dans l'article Wikipédia en lien). Le titre est même rentré dans le langage courant américain.
Mais il semble pour de bon relativement méconnu en France et dans les pays non-anglophones (les pages Wikipédia, pour rester sur le même exemple, sont réduites à quelques lignes).  

Quelques explications potentielles concernant ce cas précis:
Pour résumer, c'est une satire de l'armée et de la guerre, basée sur l'expérience de l'auteur qui fut bombardier pendant la Seconde Guerre Mondiale, où les soldats cherchent avant tout à sauver leurs fesses par tous les moyens, même les moins avouables, et où les gradés sont soit des planqués soit des bureaucrates obtus, tous ces personnages se retrouvant confrontés à des situations absurdes et abracadabrantesques.
Catch-22, par exemple, désigne un règlement de l'armée qui dit grosso modo que tous ceux qui acceptent sans rechigner d'aller au combat sont probablement fous et devraient être révoqués, mais qu'on ne peut révoquer que ceux qui en font la demande, et que tous ceux qui font la demande ne sont pas fous, puisqu'ils ne veulent pas aller au combat, et ne doivent donc pas être révoqués. Si, si, relisez, ça devrait finir par être clair, et c'est assez proche du style du roman lui-même. Par extension, ce terme est entré dans le langage populaire comme désignant une situation perdant-perdant.
Rentre en compte dans ce succès, je pense, le thème du roman: dans un pays où majoritairement, même encore aujourd'hui, la guerre est considérée comme quelque chose de noble permettant de révéler les natures héroïques, un livre où les soldats sont des pleutres - ou plus simplement des êtres non surhumains- avait des chances d'attirer les yeux sur lui, et de devenir un symbole controversé.
En effet, deuxième point, le roman est sorti "at the right time, at the right place": peu de temps avant la guerre du Vietnam et l'émergence des mouvements non-violents qui l'adoptèrent comme description de l'absurdité de la guerre et de ses têtes pensantes. Cette absurdité, tant dans les dialogues que dans les situations impliquant les règlements et la bureaucratie, n'est pas sans rappeler Kafka, qui était devenu extrêmement populaire aux Etats-Unis à peu près à la même période.
Cet argument historique peut sans doute être appliqué à mon étude précédente (voir lien plus haut): certaines oeuvres d'art sont devenues "cultes" parce qu'elles reflétaient leur époque ou parce qu'elles introduisaient un bouleversement profond dans l'art tel qu'il était pratiqué avant elles. Mais soit justement parce qu'elles symbolisaient trop leur époque, soit parce que leur originalité du moment est depuis tellement rentrée dans les moeurs qu'il est impossible pour le contemporain d'imaginer l'effet que cela a pu provoquer sur le public de l'époque, elles sont dans le même temps devenues obsolètes.

Bref, pour revenir à Catch-22, pour des raisons culturelles et historiques plus que pour son mérite littéraire propre (d'un point de vue personnel, je trouve ça répétitif, lourdingue et alambiqué), ce roman est considéré comme majeur aux USA mais n'est pas devenu un roman "globalement" vénéré: au-delà du style, être pacifiste et ironique vis-à-vis de la guerre était probablement moins iconoclaste en Europe dans les années 60 qu'aux Etats-Unis, et d'autre part l'épisode du Vietnam est avant tout un traumatisme américain.

Difficile de généraliser à partir de mon exemple, mais je peux citer d'autres cas de "nationalisme artistique": Tristram Shandy de Sterne est un classique littéraire en Angleterre qui en France n'est connu que des relativement fins lettrés. Kiss n'est pas un groupe inconnu, mais la Kissmania qui a envahi les US dans les années 70 (et continue à perdurer dans une certaine mesure) s'est répercutée au Japon, mais pas vraiment en Europe. Certains chanteurs de country ont ici un statut de star alors qu'ils me font penser aux chanteurs qu'on rencontre dans les mariages ou les salles de bal. Marcel Proust est, j'ai l'impression, plus "vraiment" lu et considéré comme une influence majeure aux USA qu'en France. Jean-Jacques Goldman n'a pas traversé les frontières, seuls les plus grands fans de Céline Dion connaissent son existence hors de France. Etc...

J'aurais tendance à penser que ces artistes font vibrer une fibre culturelle propre au pays dans lequel ils connaissent un succès majeur (qui n'est pas forcément le leur: des groupes comme Supertramp ou un artiste comme Ben Harper ont longtemps été adulés en France avant de finir par devenir prophètes en leurs pays), mais qui n'existe pas ailleurs.

D'où, pour conclure, ma nouvelle classification des oeuvres cultes:
- le culte national (Catch-22, Kiss, les films et acteurs Bollywood...)
- le culte international temporel (Heart of Darkness, Orange Mécanique, L'exorciste...)
- le culte international intemporel (Les Misérables, Guerre et Paix, 1984, Le Seigneur des Anneaux...)
Par mixlamalice - Publié dans : Musico-littéro-gastro, l'Art en somme
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Mardi 18 août 2009

Internet a changé nos vies.

En particulier, toutes les options "suivi en temps réel", qui permettent au consommateur lambda de voir minute par minute l'évolution de l'état de sa commande.

Il y avait eu un article récent dans le Boston Globe à ce propos, et l'auteur semblait quelque peu inquiet de voir l'extension de cette pratique - plutôt utile dans certains cas comme les livraisons longue distance - à tout et n'importe quoi:par exemple, chez Domino's Pizza ou Pizza Hut, le client peut suivre sa pizza en direct, du four à sa maison. Je crois que je comprends le point de vue de l'auteur: sachant que la livraison est garantie en moins de trente minutes, on peut, sans doute à raison, trouver ça un peu inutile voire "Internet addict"...

Enfin bref, ce qui est amusant, c'est que ce système a été également étendu à la publication scientifique: sur le site web du journal auquel j'ai soumis mon article, je peux chaque minute accéder au statut du manuscrit.
Ainsi depuis dix jours, je peux par exemple voir qu'il n'a probablement pas bougé de la pile sur le bureau de l'éditeur, voire de sa boîte mail. En effet, je doute que l'éditeur scientifique travaille de façon acharnée, voire travaille tout court, sur mon manuscrit depuis ce temps-là: s'il l'avait lu, il l'aurait soit rejeté directement - ce que je n'espère pas- soit envoyé fissa à des reviewers pour leur refiler le bébé. Il n'a donc probablement rien fait du tout - cela dit, après 10 jours, en plein mois d'août, ça ne m'étonne pas vraiment.

Mais oui, je crois que décidément, je comprends le point de vue de l'auteur. On n'arrête pas le progrès, même si des fois on se demande un peu à quoi il peut bien servir.

Par mixlamalice - Publié dans : La recherche
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Vendredi 14 août 2009
Après avoir soumis (enfin) mon premier article de post-doc vendredi soir dernier suite à un ultime rush, j'ai eu une grosse crise de flemmite aigüe et je n'ai à peu près rien branlé de la semaine.

De façon exhaustive, je me suis occupé de mes cellules, j'ai eu 15 minutes de discussion avec mon chef et 30 avec le post-doc avec qui je collabore sur un autre projet, j'ai préparé une dizaine de slides pour le group meeting de cet aprèm (presqu'uniquement du copié-collé), fait un demi-calcul, lu en diagonale une publi, et ai assisté à une soutenance de thèse. Bref, sans trop forcer, j'aurais pu faire tout ça en une journée, ça m'en a pris 4.

Pourtant, glander sur Internet finit par être lassant, surtout au mois d'août où on n'est pas assailli par la nouveauté que ce soit dans les blogs ou l'actualité. Aller au stand de café "prendre une pause" et feuilleter le journal, c'est difficilement extensible au-delà du raisonnable: bref, je me suis fait chier et le temps serait passé largement plus vite dans la salle de manipes, mais je ne sais pas pourquoi, la gravité était vraiment trop forte cette semaine pour décoller mon cul de la chaise.

Quand on est thésard ou post-doc, c'est le genre de choses qui arrive plus ou moins fréquemment, mais sur une durée d'une semaine complète c'est assez rare, en tout cas en ce qui me concerne.

Je ne me souviens pas que ce phènomène se soit  produit pour mes autres publis: j'en ai écrit deux en parallèle avec mon manuscrit donc je ne pouvais pas vraiment me permettre.
Il y a peut-être eu quelque chose de ce genre après mon premier article, mais à l'époque c'était aussi parce que, en gros, la publi marquait la fin d'un projet et le commencement d'un autre, qui comme d'habitude a mis un peu de temps à décoller. Une semaine de glandouille quand rien ne marche, c'est humain et ça peut même être utile pour s'enlever un poil la tête du guidon.
Mais là, j'ai plusieurs choses sur le feu, notamment rédiger un deuxième papier et torcher les quelques manipes qui restent pour rendre les graphes jolis, pour ne parler que de ça. Et mon temps ici commence à être compté.

Mes cinq lecteurs scientifiques ont-ils éprouvé des situations de ce genre, que ce soit suite à une rédaction pénible ou autre chose, où le "putain j'ai vraiment pas envie" dépasse le pourtant très fort "mais qu'est-ce que je m'emmerde"?

J'espère quand même que la semaine prochaine, je vais réussir à faire repartir la machine.
Par mixlamalice - Publié dans : La recherche
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Mardi 11 août 2009
Bizarre.
Alors que depuis quelques mois ma recherche est de nouveau relativement enthousiasmante et ma vie sociale un peu moins inexistante, bref, alors que je me fais moins chier dans le Western Mass, j'ai été saisi hier d'une sensation oppressante de mal du pays.
Je ne sais pas si c'est la saison qui veut ça, parce que c'est en été que tout le monde s'éclate en vacances, se marie et fait des gamins, mais j'ai l'impression qu'il se passe en ce moment plein de trucs dans la vie de mes potes - et pas grand chose dans la mienne - et apprendre tout ça par MSN, mail ou Fessebook* (quand Priscilla me donne des infos), ça me mine.
J'aimerais être de nouveau au pays, pour féliciter les jeunes mariés, les futurs papas ou mamans, faire un poutou à ma nièce pour ses un an, mettre un coup de pied au cul de mes potes qui se laissent aller, chambrer les récents trentenaires, me beurrer et refaire le monde avec les amis de 10 ans, que sais-je encore? 
J'aimerais juste être là.  




* Créer un site web de boules intitulé Fessebook est probablement la meilleure idée marketting que j'ai eue de ma vie, malheureusement quelqu'un l'a eu avant moi... http://fessebook.com/**
** Putain, même Faceboob est déjà pris, je peux même pas exporter mon idée de génie à l'international. J'ai peur que Fesseboob soit trop compliqué.
Par mixlamalice - Publié dans : La vie de Mix
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