Lundi 10 août 2009
Je prends régulièrement, mais pas vraiment fréquemment, l'avion. 
Disons, pour faire simple, cinq aller-retours par an, dont un vol intercontinental, en moyenne, depuis dix ans, ça nous fait une centaine de vols.

Difficile de faire des statistiques, mais j'ai l'impression que j'ai eu au cours de ces 100 vols plus d'emmerdes que la moyenne. Remarquez, j'imagine que tant qu'on n'est pas mort dans un crash on ne peut pas s'estimer vraiment malheureux...

Alors pour résumer:
- une grêve générale Air France pour un Paris-Nice alors que le Seattle-Paris s'était déroulé sans encombres, avec à la clef une nuit gagnée dans un des hôtels de l'aéroport.
- des billets pour les US achetés sur Opodo (avant la généralisation du billet électronique) et jamais livrés chez moi. Bilan: deux mois de bataille, 100 euros de hotline "petit nègre" et un ulcère pour parvenir à en récupérer une copie (en finissant par aller directement au siège social dont j'avais tel Sherlock Holmes fini par trouver l'adresse) une semaine avant le départ.
- la faillite de la compagnie Varig à deux semaines de mon séjour au Brésil, avec à la clef, 1000 dollars en plus et un détour par Houston et 10h de transit pour aller à Rio (heureusement, c'est le CNRS qui a payé).
- 4h de retard et une valise perdue pour un vol de 2h sur US Airways. Heureusement, mon périple touchait à sa fin et je n'ai eu que deux jours à passer avec le même slip et les mêmes chaussettes. Le bagage a été retrouvé à peine 2 mois plus tard.
- un vol Boston-Paris annulé par Delta Airlines: j'ai donc été gentiment replacé sur un Boston-Cincinnati, Cincinnati-Paris avec à peine 2h de correspondance et donc au total 4-5h en plus. Au moins c'était le même jour. Il m'avait tout de même fallu batailler car au départ ils m'avaient prévu une correspondance de 25 minutes à Cincinnati. 25% des vols internes aux US ayant 30 minutes de retard ou plus, je ne le sentais pas trop (et je ne pouvais vraiment pas me permettre d'arriver un jour plus tard à Paris): la responsable au bout du fil a fini par être compréhensive devant mes lamentations - "you know, I'm French, I misunderstood what the other guy told me"- et mes récriminations "it is not really my fault if the direct flight to Paris was cancelled, and I am kind of nice to accept going through Cincinnati so you could also try to be nice"- parce qu'au début elle voulait 1000 dollars pour me foutre sur le Boston-Cincinnati d'avant. 
- un vol Boston-Washington annulé à la dernière minute par United Airlines, le week-end dernier: il y avait eu des orages dans la journée, donc du retard, donc le dernier vol de la journée a été purement et simplement sucré. C'était un week-end overbooké, ils n'ont pas voulu me rembourser et la seule chose qu'ils pouvaient me proposer était un vol le lendemain, en transit par Charlotte, prenant 7h (pour un trajet qui prend normalement 1h20), arrivant en fin d'après-midi. Je suis allé prendre le bus de nuit: ça a pris 9h mais au moins je suis arrivé le matin: j'aurais nettement moins bien vécu de perdre un jour de vacances sur mon total de cinq dans l'aéroport de Charlotte que le bus de nuit. Et puis je ne savais pas vraiment où passer la nuit à Boston, les bancs de l'aéroport ne m'excitaient pas trop. J'hésite à envoyer une lettre, pas vraiment pour les 70 dollars de billet mais plutôt pour la beauté du geste et me libérer un peu... 

Je ne compte bien évidemment pas les petits tracas tels les une heure de retard assez fréquents sur les navettes Paris-Nice par exemple (1h de retard pour une 1h de vol, c'est du classique), les bornes automatiques qui ne marchent pas et les douaniers ultra-pointilleux. Dans le genre plus rigolo, j'ai aussi eu un demi-tour alors que nous étions deuxième dans la file d'attente en vue du décollage parce qu'ils ''avaient oublié des papiers", et une autre fois une bonne demi-heure d'attente après l'atterrissage lors d'un Boston-Paris parce que le responsable avec les clefs de la plateforme était introuvable... 

Bref, ça fait quand même six grosses emmerdes sur environ 100 vols, du 5% tout de même.
Si quelqu'un a d'autres stats personnelles ou des anecdotes truculentes, histoire de comparer...
Par mixlamalice - Publié dans : La vie de Mix
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Samedi 8 août 2009
L'un des joueurs les plus emblêmatiques des Red Sox, l'équipe de baseball elle-même emblêmatique de Boston, David "Big Papi" Ortiz, vient de voir sa légende écornée: un résultat anti-dopage positif datant de 2003 a récemment fait surface.
Il faut savoir qu'avant 2003, la MLB, la Ligue de baseball américaine, ne pratiquait pas de contrôles anti-dopage: devant l'explosion des statistiques et la mutation physique d'un grand nombre de joueurs, elle avait lancé une grande campagne de contrôles, censés être anonymes, pour déterminer s'il était nécessaire d'instaurer effectivement des tests anti-dopages systématiques.
Il se trouve que 104 joueurs se sont avérés être positifs, soit plus de 5% des contrôlés. Depuis 2004, la MLB a donc mis en place un programme anti-dopage (rien de bien méchant, on reste tout de même dans l'entertainment, donc il n'y a pas plus d'un ou deux contrôles par an et par joueur: quand on voit les méthodes de pointe du vélo, on se dit qu'il doit être facile de passer entre les gouttes).
Bref, pour revenir aux 104 joueurs positifs, "the List": ils n'ont jamais été suspendus et leurs noms n'étaient pas censés être révélés. Pour une raison x ou y, il y a depuis quelque temps des fuites régulières, principalement parmi les meilleurs joueurs ou ex-joueurs de la Ligue (Alex Rodriguez, Sammy Sosa...), le dernier en date étant donc David "Big Papi" Ortiz.

Ortiz ne sera jamais suspendu, le résultat n'apparaîtra même jamais de manière officielle, et de toute façon on ne sait pas -et on ne saura pas- à quoi il a été positif: cela peut-être à l'hormone de croissance comme à la caféine...
Pourtant, c'est un peu une affaire d'état ici, sans doute parce qu'une grande majorité des gens, à ma grande surprise, était persuadée que Big Papi n'était pas un tricheur. Oh, il y a bien quelques pisse-froids, journalistes un peu plus cyniques ou fans un peu plus désabusés que la moyenne, qui n'ont pas été vraiment surpris, mais beaucoup se sont sentis trahis. 
Or, considérons les faits: Ortiz était un joueur moyen des Minessota Twins, tellement moyen qu'ils ne l'ont pas resigné en 2002. Arrivé aux Red Sox, il se mue à presque 30 ans en joueur exceptionnel, explosant tous ses records de carrière en 2003, jusqu'à battre le record de home-runs par un joueur des Red Sox en une saison en 2005 (54). En regardant les photos, on s'aperçoit également qu'il semble devenu bien plus massif. Si l'on s'intéresse à ses stats plus en détail, on s'aperçoit que, d'un joueur qui faisait beaucoup de "doubles" (coup de batte qui permet d'avancer de deux bases), il est devenu un joueur qui fait beaucoup de home-runs: bref, il a assez subitement énormément gagné en puissance, ce qui, en plein dans la funeste "steroid era", aurait probablement du rendre le public un poil plus suspicieux.
Autre fait rigolo: en 2007, le "Mitchell Report", enquête officielle de la MLB au sujet du dopage, avait mis à jour une centaine de noms de joueurs dont on peut penser qu'elle n'était pas très éloignée de la liste de 2003. A une exception près: elle ne comportait aucun nom de joueurs de Red Sox sur cette période, uniquement des anciens joueurs qui n'évoluaient plus dans la franchise au moment des faits, contre une vingtaine de joueurs des rivaux New-York Yankees . Or, le-dit Mitchell faisait partie du directoire de ces mêmes Red Sox... Pourtant, une immense majorité des fans des Red Sox (la Red Sox Nation) a réellement cru ou voulu croire que leur équipe était pure et avait battu à l'eau claire en 2004 des Yankees tous chargés à l'hormone de croissance.

De façon plus générale, il me semble que cette histoire est symbolique de quelques traits de comportement typiquement américains:
- pour commencer, un grand respect et une inclination culturelle forte pour la présomption d'innocence, couplée d'ailleurs à une grande sévérité pour les coupables avérés, comme on peut le voir dans les "scandales politiques" en tout genre. En France, il me semble que comme tout le monde ou presque est complètement blasé, on pardonne plus vite, voire, plus grave, on finit par ne même plus s'indigner. "Oui, l'Elysée a commandé avec l'argent public des sondages 300000 euros à des potes alors qu'elle aurait pu les lire pour 1 euro dans le Figaro, bon ben c'est pas joli-joli mais pfff"
- également, une forte propension à croire à l'impossible et aux belles histoires: autre exemple, le cas Lance Armstrong, le "héros américain" qui revient d'entre les morts pour devenir le plus grand cycliste de l'Histoire. Pour revenir au "Mitchell Report", j'ai tendance à croire que des faits similaires auraient mis la puce à l'oreille ou au moins fait ricaner des fans européens... 
Je ne sais pas si je dois être admiratif de cette vision du Monde qui, j'en suis sûr, peut pousser au dépassement de soi, ou si je dois me gausser d'une telle naïveté qui amène les américains à respecter et à faire confiance à des imposteurs notoires au-delà de toute évidence (je ne parle pas que de sportifs ici). 

Pour terminer sur une touche moins philosophique, mais toujours en lien avec cette histoire, j'ai lu récemment un article des Cahiers du Football sur l'inutilité des journalistes sportifs, provocateur et plutôt rigolo. Je n'ai pu m'empêcher de penser que l'auteur ferait mieux de ne jamais venir vivre aux USA, où le phénomène du "parler de sport pour ne rien dire" est infiniment plus développé qu'en France, d'une part parce qu'il y a quatre sports majeurs, d'autre part parce que certains de ces sports ont une saison qui compte quasiment un match par jour. Donc, les "on refait le match", ce n'est pas une fois par semaine à minuit, mais une fois par jour dès la fin du match de baseball ou de basket. Depuis une semaine, je ne sais combien d'heures de discussion ont été perdues à imaginer ce que Big Papi allait dire pour sa défense ce samedi, et les implications potentielles de cette interview qui n'a pas encore eu lieu... Il y a également sur espn.com des colonnes quoitidiennes sur n'importe quoi touchant de près, ou parfois même de loin, au sport: j'ai un faible particuler pour celles de Bill Simmons, surnommé modestement "the sports guy", qui, tel un Pierre Ménès à la puissance 10, raconte tout et son contraire en un flux si torrentiel que tout le monde oublie au fur et à mesure les conneries qu'il a bien pu écrire quelques semaines auparavant. Ainsi, au sujet de David Ortiz, lorsque celui-ci, il y a quelques mois, avait connu une baisse de rendement inquiétante, il avait écrit, sur plusieurs pages, quelque chose qu'on peut résumer en "je ne pense pas que Big Papi soit dopé, je pense juste qu'il est fini parce qu'il est trop vieux". Deux mois plus tard, Ortiz revenait à des statistiques conformes à son statut, et encore un peu après, l'histoire du test positif apparaissait...
Mais, contrairement au journaliste des Cahiers du Football, c'est ça que j'aime bien dans le sport: quand on s'y intéresse et qu'on en parle, c'est un peu comme la politique. Quel que soit son degré d'éducation, sa connaissance du sujet, son intelligence, on en vient rapidement à exprimer des arguments similaires à ceux du pilier de PMU. Une humble preuve que nous appartenons tous à la même espèce, en quelque sorte.
Par mixlamalice - Publié dans : L'Amérique
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Vendredi 7 août 2009
Pour reprendre en douceur après cette presque semaine de vacances, la leçon du jour: Ce n'est pas parce qu'on a obtenu un PhD qu'on ne peut pas être complètement crétin (pour ceux qui en douteraient).

Cette petite histoire date de la fin de l'année dernière. La victime n'a même pas l'excuse d'avoir 70 balais et d'être en conséquence peu au fait de l'outil internet.

"To old people who existed before Al Gore created the Internet: if you're going to sign up for social networking sites like Facebook, you better be damn well sure that you know what you're doing.

Apparently, Dartmouth Religion Professor Reiko Ohnuma never considered that her students might stumble across her Facebook page, which is not only littered with expletives, but gloating about her use of Wikipedia as lecture fodder. Some examples:
- "Reiko doesn't know how to explain what 'modernity' is & isn't entirely clear herself."
- "(to a facebook friend) 'I'm now going to shamelessly plagiarize your language.'"
- "Where is Wikipedia when you really need it? The Wikipedia article on modernity SUCKS."
- "Yeah, I saw that page already. Thank fucking God for the Internet."
- The next day:
 "Reiko faked it with aplomb."
- "
yeah, but i feel like such a fraud...do you think dartmouth parents would be upset about paying $40,000 a year for their children to go here if they knew that certain professors were looking up stuff on Wikipedia and asking for advice from their Facebook friends on the night before the lecture?"
- On co-professor Clarence Hardy: "Reiko is co-teaching this term with a black colleague...whose mind is no longer on the stupid class."
- On grading papers: "
Reiko has nothing interesting to say about these damn papers, but better think of something quick."
- On her course load: "
Reiko shouldn't be teaching Religion 1 nine years in a row, because it's getting pretty old at this point."
- On the religion department: "
some day, when i am chair, we're all going to JOG IN PLACE throughout the meeting. this should knock out at least half of the faculty within 10 minutes (especially the blowhards) & then the meeting can be ended in a timely manner." (emphasis ours)
- Lastly, with a bit of irony, she posts a Salon article about facebook: "Professionals over 30 have joined the networking site in droves, but with great convenience can come great embarrassment."
"

Je ne sais pas ce qu'elle est devenue, mais à mon avis, le "when I am chair", c'est pas pour demain...

Par mixlamalice - Publié dans : C'est bon de rire parfois
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Jeudi 30 juillet 2009
Un petit mail qui fait rigoler, de bon matin.
L'histoire se passe dans une institution réputée...

"Bonjour
Aujourd'hui il y a un léger vent. Malgré l'éloignement du barbecue du bâtiment, le vent fait porter les fumées directement vers la prise d'air de la centrale de traitement, en conséquence une odeur de graillon envahit la salle blanche. L'implication est qu'il y a une pollution de la salle blanche malgré les filtres (qui soit dit en passant en prennent un coup). 
En tant que responsable de la salle blanche, je demande aux organisateurs de barbecue dans la cour de vérifier dorénavant le sens du vent afin de placer le feu de sorte que cela ne nuise pas aux conditions de travail dans la salle blanche.
Merci de votre compréhension et bons barbecues...
"

La science (de la cuisson des chipos) et la recherche (sur les courants aériens en vase semi-clos) avancent même lorsque le reste du monde est en vacances. Oui monsieur.
Par mixlamalice - Publié dans : La recherche
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Mercredi 29 juillet 2009
Je n'utilise pas Twitter, mais si j'ai bien compris le principe, cela consiste à raconter sa vie sur un portail type blog ou Facebook, mais en messages courts de moins de 100 caractères.
C'est une invention géniale: la plupart de mes contemporains n'ayant rien d'intéressant à raconter, mais éprouvant malgré tout le besoin irrépressible de le faire partager tout en étant, de plus en plus, incapable de s'exprimer, ce médium est fait pour eux. Et permet qui plus est de soulager un tantinet les lecteurs les moins masochistes.

Bref, je ne twitte pas, mais je vais faire comme-ci, voici quelques petites futilités en vrac:

- Mon prochain papier va probablement être soumis d'ici deux semaines. Il pourrait même être soumis aujourd'hui, si ce n'était une manipe complémentaire pour laquelle j'avais perdu espoir et qui vient finalement d'annoncer des résultats peut-être prometteurs, tout au moins digne de figurer en 5 lignes et une demi-figure dans le draft. Ma conscience professionnelle m'oblige à essayer de boucler cette manipe d'ici la fin de la semaine. Reste le plus dur, qu'il soit accepté, mais voila enfin un début de preuve sur mon travail de post-doc (dans les CVs, "manuscrit en préparation", c'est assez limité. "manuscrit soumis", c'est tout de même un peu mieux même si ce n'est pas Byzance).

- Nous sommes au bord du clash avec ma proprio: j'ai avant-hier oublié de rouvrir la porte des toilettes après utilisation (la porte se referme toute seule si on ne la bloque pas). Je n'ai pas bien compris où était le drame, mais je l'ai entendue vitupérer alors que je venais de me coucher. Depuis je fais attention, mais il n'y a pas eu autant de tension entre nous depuis que j'avais rangé un couteau à l'envers dans le tiroir des couteaux.

- Heureusement, le retour au bercail semble depuis peu un brin moins flou: j'ai une échéance importante en France en décembre, je pense que j'en profiterai pour faire mon come-back définitif. Même si dans le cas où cette échéance ne donne pas les résultats escomptés, je n'ai pas vraiment de plan B. Au pire, je ferai RMIste chez mes parents en attendant de retrouver un post-doc, chose pas très difficile par les temps qui courent puisque les industriels ne financent que ça. Ca aura au moins le mérite d'être reposant.

- Hier soir, AC/DC se produisait dans le stade des Patriots, l'équipe de foot américain de Boston et sa région. Dommage que je n'ai pas pu prendre de photos (pour cause de non-possession d'appareil), le stade est impressionnant, et le show envoyait lui aussi du pâté, avec force pyrotechnie (la plus impressionnante à laquelle j'ai assisté, avec peut-être Rammstein dans une salle bien plus petite).
Calibré au mm, à la Iron Maiden, mais qui présentait pour moi l'attrait de la nouveauté. Brian Johnson était un peu poussif sur certains vieux titres (Dirty Deeds, Hell's Bells), rien de bien méchant. L'avantage d'AC/DC, c'est que même sans être un grand fan, on n'est pas perdu à un de leurs concerts, pour peu que l'on connaisse la dizaine de tubes imparables qu'ils joueront quoiqu'il arrive (pour les néophytes, cf la setlist du Live at Donnington). Et puis leurs chansons sont tellement "catchy" que même celles que vous n'avez jamais entendues vous paraîtront familières dès la fin du premier couplet: bref, ce qui rend un peu pénible selon moi l'écoute d'AC/DC chez soi fait sa force en concert.

Et puis, quelques remarques connexes:
- 40 dollars le parking, ça fait ch(i)er, surtout quand le ticket pour le concert est déjà à 100 dollars. D'autant plus que ce prix n'est indiqué nulle part (voir point ci-dessous), jusqu'à ce qu'après 20 minutes de queue pour rentrer, vous arriviez devant une caisse. Qui ne prend que le cash. Je n'en avais pas assez sur moi, n'ayant pas prévu cette dépense. J'ai donc du ressortir péniblement de l'enceinte, trouver un ATM (voir aussi plus bas), puis refaire la queue.
- Et d'autant plus quand il faut 1h après la fin du concert pour en sortir: avec leur manie de construire des stades au milieu de nulle part, sans transports en commun à proximité, il se trouve qu'il n'y a qu'une seule route qui y conduit et qui en repart. Quand 50000 personnes cherchent à sortir en même temps, c'est la catastrophe.
- Mon voisin de concert, 60 ans, à bloc mais pas typé "vieux rocker sur le retour", m'a proposé de tirer sur un pétard qu'il s'était allumé. Je fus un peu surpris. Pour ce que j'en sais, j'ai peut-être la grippe A maintenant.
- On notera en première partie la présence d'un petit groupe de Dublin, The Answer, pas mauvais dans son croisement Led Zep (surtout le chanteur) - ACDC. Et celle d'Anvil: l'histoire est belle (comment passer d'un gig dans un bar miteux à une première partie dans un stade en deux ans), mais je dois avouer qu'ils tombaient un peu là comme un cheveu sur la soupe, entre son pourri de chez pourri et musique (trash bourrin) pas mauvaise mais assez incongrue ici compte tenu du reste de la programmation.
- Les panneaux indicateurs aux US, quand ils existent, notamment sur les routes, sont une catastrophe, je crois l'avoir déjà dit mais c'est l'une des rares choses auxquelles je ne me suis toujours pas habitué. En gros, la seule solution est de se planter, puis d'espérer que la deuxième fois on se souviendra ce qu'il fallait faire sans avoir à se fier aux panneaux.
- En rentrant, à presque 2h du matin, j'ai du m'arrêter faire le plein. La aussi c'est assez trompeur, mais les stations services ont beau être allumées, pas fermées, et disposant d'un moyen de paiement à la pompe, les dites pompes ne fonctionnent pas: tout semblait normal (carte à swipper, code pin à rentrer...), mais l'autorisation de remplissage n'est jamais arrivée.
- Les "cops" sont foutrement efficaces, puisqu'alors que j'étais dans la station-service depuis à peine 4 minutes et que je commençais à comprendre que je ne pourrais pas prendre de l'essence, un flic en patrouille a surgi hors de la nuit dans sa grosse bagnole pour voir ce que pouvait bien foutre un pékin à la pompe à 2h du mat'. Il m'a sûrement pris pour un débile ("mais ça n'ouvre pas avant 5h!") mais il m'a proposé gentiment de me montrer le chemin vers la pompe 24h/24 la plus proche.
- Enfin, mieux vaut être trop prudent que pas assez, mais ce matin ma credit card a été bloquée par Bank of America à cause de l'histoire à la station-service. Et parce que j'avais fait une (une seule) erreur dans mon code pin quelques heures auparavant en retirant du cash. Bilan: activités suspectes, carte bloquée. Appel au centre des fraudes, petit interrogatoire, etc, ça déconne pas, même si tout a été réglé assez facilement.

- Pour conclure, je prends quelques jours de vacances (bien méritées, je ne sais pas, mais bienvenues en tout cas) à la fin de la semaine. Au programme, 3 jours à Washington DC et 3 jours à New-York City, avec Priscilla et quelques membres de sa famille.
Par mixlamalice - Publié dans : La vie de Mix
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