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Mercredi 9 juillet 2008

Petite anecdote a Provincetown, dans un café-resto réputé de la ville.
Comme une grande majorité des restos ricains, il propose jusqu'a une heure avancée de l'apres-midi une carte type brunch avec pour une dizaine de dollars des plats oscillant entre les pancakes ou le muesli-salade de fruits d'une part, et les omelettes-patates-bacon d'autre part. Je dois avouer que c'est un plaisir assez coupable, en terme de graisses saturées et de sucres divers et variés, que nous nous accordons de temps a autre.
Il était midi et demi, c'était le coup de feu, nous étions le seul couple hétéro, et les 4 serveuses se répartissaient les tables avec une certaine dextérité, maintenant le temps d'attente a des niveaux raisonnables.

Arrivent a la derniere table libre, a coté de la notre, deux hommes, plutot look peres de famille que musclors ou folles, l'air gentil. Le premier, taille et corpulence moyenne, mat, cheveux poivres et sel, le deuxieme tendance ploucos en vacances (le genre a porter une banane).

La serveuse qui les a placés s'éclipse, et une autre serveuse arrive quelques minutes apres leur demander s'ils souhaitent a boire. La banane demande si le service est "réparti", la serveuse lui explique que non, sa collegue les a juste installés, mais que désormais c'est elle qui s'occupera d'eux (sans doute premiere erreur de la part de la serveuse, car en effet, meme si elle était la serveuse principale de ce coin de tables, d'autres passaient de temps a autre remplir les tasses a café ou vérifier que tout se passe bien). Je crois qu'ils commandent leur thé, jusque la tout va bien.

Deux minutes plus tard, la banane alpague la serveuse entre deux aller-retours a la cuisine chargée de plateaux pour lui demander de quoi est fait le smoothie qu'il aperçoit a une table voisine. Notamment, monsieur voulait savoir (et il a bien insisté sur ce point) si le lait utilisé était du low fat, juste histoire de se renseigner pour savoir s'il allait s'en commander un. Alors qu'elle n'avait pas que ça a foutre, la serveuse a pris le temps d'expliquer gentiment tous les fruits utilisés, la marque du lait et tutti quanti. 
A ce moment la, je commençais déja a apprécier, comme cela m'arrive souvent, la patience et le sens du commerce des serveurs ricains, il est vrai favorisés par leur mode de paiement mais tout de meme. 

Finalement banane fut convaincu, on lui apporte son smoothie, ils commandent. Je crois bien que le meme a trouvé le moyen de demander 43 précisions sur le menu pourtant on ne plus détaillé, mais a ce moment la je ne me disais pas encore que le gars était particulierement casse-burnes.
J'ai commencé a le ressentir fortement quand, 5 minutes apres, il a rappelé la serveuse pour lui demander des précisions sur le bacon servi en side dish avec son omelette. Je n'ai pas tout saisi, et je dois avouer que je me demande quelles questions on peut se poser a propos de deux tranches de bacon (est-ce que c'est du low fat?...), mais, la encore, la serveuse a été tres politiquement correcte alors que moult tables l'attendaient qui pour l'addition, qui pour le café, qui pour recevoir ses french toasts. 

Il y a bien du avoir une ou deux remarques sur le temps d'attente ensuite, ou sur le verre d'eau vide et pas immédiatement rempli, toujours de la part de banane (l'autre ne disait rien, était-il habitué, mal a l'aise, je ne sais pas). 
Finalement, les deux plats a dix dollars arrivent, et banane commence a manger. Il rappelle la serveuse pour lui demander de la Worcestershire sauce. Je crois qu'a la place de la serveuse, a ce moment la, je la lui aurais immédiatement envoyée dans la gueule, sa sauce. Il me semble qu'a ce moment la aussi, malgré leur bonne volonté, elle començait a perdre patience.

Pendant quelques minutes, alors que nous sommes en train de régler, j'entends banane expliquer a son pote que quand meme les patates ont un gout bizarre, que c'est épicé etc. 
Au moment ou nous nous levons, il interpelle une fois de plus (probablement la dixieme fois en une demi-heure) l'une des serveuses pour lui expliquer qu'il est tres mécontent, qu'en plus du temps d'attente tres long, les patates sont immangeables, beaucoup trop fortes (mon Dieu, probablement trop de poivre high fat). Toujours relativement zen comparativement a moi par exemple, la demoiselle propose de ramener d'autres patates (oui, mais si c'est pas trop long hein), avant d'aller en référer a la patronne. M'imaginant encore a sa place, j'aurais dit a la patronne, bon j'en peux plus de ce connard, vous vous en occupez vous-meme, vous lui offrez le repas ou vous le virez je m'en fous, mais c'est votre probleme. 

Puis nous sommes partis. Je n'ai malheureusement pas la fin de l'histoire. Peut-etre y est-il encore, a se plaindre qu'il y a des grumeaux dans son smoothie, ou que l'eau a un gout de chlore. Etait-il casse-couilles a ce point par religion, dans l'espoir de bouffer a l'oeil, la question reste posée. Il me semble en tout cas, placé aux premieres loges, que ses gémissements étaient pour le moins globalement illégitimes.

Certes, le client ricain est souvent plus exigeant que le client français vis a vis du service au restaurant, notamment parce qu'il le paye "directement". C'est parfois une bonne chose, mais la le client était vraiment un chieur premiere classe, catégorie qui me semble moins rare que chez nous (voyez les commentaires, quel que soit le resto, sur citysearch.com: 90% des mauvaises critiques sont liées au serveur trop ceci, au maitre d'hotel pas assez cela, on a presque l'impression que la bouffe est secondaire). 
Pour ma part, j'ai trop tendance a laisser faire et je me dis que je devrais remiser mon éducation feutrée au placard et gueuler plus souvent quand la situation dérape vraiment (typiquement quand il faut 3h pour terminer un entrée plat dessert comme cela m'est arrivé a la Table Corse, maintenant fermée, ou a Coco de Mer, et que visiblement vous passez apres toutes les autres tables). Je pense me comporter trop souvent comme un hote alors que je suis un client, pour vous donner une idée. Mais les vraies mauvaises expériences sont assez rares, probablement moins de 5% des cas, et je pense que la plupart du temps, on peut laisser pisser les petits aléas de service. Il faut aussi adapter ses attentes au resto ou l'on va, et la, typiquement, le mec semblait exiger pour sa petite personne l'attention d'un resto 3 étoiles dans un café bondé, sans prétention et pour une addition de 15 dollars service compris.  

par mixlamalice publié dans : Musico-littéro-gastro, l'Art en somme
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Mardi 8 juillet 2008
Retour de Ptown (pour les intimes) hier soir apres un week-end riche en émotions.
Moi qui n'avais jamais été a la Gay Pride, j'en ai vécu une de trois jours.
Finalement, avoir pris la seule chambre disponible de l'ile a perpete les oies (selon les criteres ricains, i.e. a 15 minutes de marche de la zone la plus festive) fut plutot un bon plan, qui nous a permis de dormir sans trop de soucis.
Ptown est sans doute la seule ville au monde "hétéro friendly" puisqu'elle compte grosso modo 80% de gays et lesbiennes. En meme temps, tres touristique et, un peu bizarrement vu le coté "extravaganza" de la ville, une destination également familiale.
Les boutiques de Commercial Street, "la" rue de Ptown, ne sont pas aussi trash (sauf si on entend par trash une boutique vendant des t-shirts "I love my two dads" ou "Nobody knows I am a lesbian") que décrites dans le Routard et les restos sont plutot chers. A noter le nombre important de magasins de clopes et d'alcool. J'ai du croiser, pendant ces trois jours a Ptown, plus de fumeurs que pendant ces six derniers mois a Boston et Amherst.
Les bars meme "classiques" (finalement pour les cabarets transformistes nous nous sommes abstenus) sont plutot marrants, surtout le soir, et surtout si vous etes nostalgiques de la musique géniale des 80's (A-Ha, Madonna...). Cela dit, je dois reconnaitre que malgré toute mon ouverture d'esprit (le reste est resté fermé), se retrouver entouré de 200 tres sympathiques musclors rasés (sur 210 personnes dans la boite, le reste étant composé de 6 lesbiennes, 2 femmes hétéros célibataires accompagnant des amis gays, et nous), en marcel ou torse poil se malaxant le fion ou se roulant des patins a fini par etre un peu perturbant pour ma douce et moi apres quelques heures.
Le dimanche tout ça se calme un peu et nous en avons profité pour explorer les dunes a vélo, pour une randonnée sympathique d'une vingtaine de kilometres. Nous avons également fait une petite croisiere de trois heures pour aller observer les baleines au large. Splendide spectacle, mais fait étonnant, bien que semble-t-il il puisse etre donné d'en observer, c'est le seul endroit ou nous n'avons vu aucun phoque.


A Ptown, on annonce la couleur, meme si on est pas tres fort en orthographe

Quoiqu'il en soit, une expérience assez unique que je recommande.

Entre Ptown et Newport, quelque chose comme 200 bornes, mais deux planetes différentes en terme de mode de vie: deux salles, deux ambiances comme on dit. Et deux bonnes idées de week-end si vous etes dans le coin.
par mixlamalice publié dans : La vie de Mix
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Vendredi 4 juillet 2008

Grace a over-blog, je peux avoir acces aux recherches google qui ont amené des lecteurs de passage sur mon blog. Je ne suis pas le premier a avoir remarqué des mots-clefs parfois surprenants: "bodybuilder bandant" et "elles montrent leurs nibards", par exemple (désolé, cher inconnu, j'imagine que ce que tu as trouvé ici ne correspondait pas vraiment a ce que tu cherchais). Il y a aussi ceux qui visiblement ne vivent pas tres bien leur these: petite précision, meme si mon blog peut donner l'impression inverse parce que faut bien rigoler un peu, j'ai beaucoup aimé mes trois années de doctorat. Mon conseil si vraiment ça vous sort par les trous de nez: c'est pas votre truc, arretez tant qu'il est temps et faites autre chose (petite exception a la regle: si vous etes a quelques mois du terme, donc en rédaction, la, la saturation est normale. Dans ce cas, tenez-bon. Le pinard peut etre un bon allié).

En tout cas, depuis que j'ai parlé du concert de Maiden auquel j'ai assisté il y a deux semaines, une bonne trentaine de googleurs sont tombés sur mon blog. Je suis déçu, moins de quatre personnes sont arrivés jusqu'ici apres des recherches liées a Manowar dont je parle pourtant depuis plus de deux ans.
Je me dis que je devrais écrire plus souvent des articles sur des groupes ou écrivains "mainstream" (je mets les guillemets car Maiden n'est pas dans la meme tranche mainstrean que Obispo. Tiens d'ailleurs, pour augmenter mon taux de lecteurs, je vais tenter un peu de name dropping: Mary Higgins Clark, Jonathan Littell, Marc Levy, Amélie Nothomb, Ana Gavalda, Florent Pagny, Patrick Bruel, Radiohead, Madonna, U2).

Bon, sinon, nous sommes a Provincetown pour le week-end, et c'est effectivement une ville tres tres tres tres gaie. Le Marais a coté, c'est un quartier homophobe. Si vous avez toujours regretté d'etre blanc, hétérosexuel, de taille et corpulence moyenne et sans handicap particulier, bref, si vous avez toujours souhaité savoir ce que ressentaient les minorités visibles, venez faire un tour a Ptown avec votre moitié. L'ambiance est cependant bon enfant, festive, et les familles comme les couples hétéros sont accueillis sans discrimination.
Quelques photos et blagues bigardiennes sont a venir.  

par mixlamalice publié dans : La vie de Mix
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Mardi 1 juillet 2008
Chose promise chose due, quelques réflexions qui me sont venues pendant la conférence.
Pour ceux qui n'ont pas la chance de connaitre, disons qu'il y a deux types de conférences: les énormes, type celles organisées par la société américaine de physique, réunissant 3000 physiciens allant du nanocéramiste a l'astrophysicien. On se croirait au palais des expos de Versailles pendant un salon du livre, autant dire qu'il faut avoir planifié ce qu'on veut voir et autant dire que, quand on est étudiant et qu'on veut se placer, il faut etre un bon vendeur pour arriver a quelque chose, car on n'est loin d'etre seul dans la meme situation.
La deuxieme sorte est a taille plus humaine et avec un theme plus restreint. Ces conférences la réunissent souvent les grands pontes du domaine qui profitent de l'occasion pour se revoir, et le risque peut etre qu' ils passent leur temps a se sucer entre eux ou a se remémorer le bon vieux temps de leur publication commune en 1972 ou de la blague de De Gennes a Pincus a propos de la marche aléatoire de l'ivrogne, amenant ainsi, au bout du compte, les memes tourments pour l'étudiant admiratif mais timide qui aimerait aller leur dire tout le bien qu'il pense d'eux et si des fois m'sieurs dames vous aviez un poste pour moi...
La conférence ou je suis, appartenant a la deuxieme catégorie, est justement faite pour essayer d'éviter au maximum cet écueil: les sessions poster réservées majoritairement aux étudiants sont planifiées au milieu de la journée, les sessions orales laissent du temps pour poser moult questions, les gens sont logés sur place et pas a l'hotel, la période estivale décontracte un peu tout le monde, la picole est pas chere, il y a des activités communes possibles en début d'apres midi etc. Je ne dirais pas que ça marche a 100% (je vais en donner un exemple plus bas), mais meme un jeune coincé a l'éducation bourgeoise comme moi, qui a toujours un peu de réticence a aller emmerder un inconnu fut-ce pour le complimenter bassement, a réussi a discuter avec des gens balezes qu'il m'aurait été difficile d'aborder voire de rencontrer autrement.

Ceci étant dit, voici les points dont je souhaitais vous causer:
- le look. Je dois dire qu'il y a un nombre certain de chercheurs qui ont la classe innée. Je vous avais déja parlé du pantalon velours et de la chemise a carreaux rentrée dans le pantalon et fermée jusqu'en haut. Oui, mais la c'est l'été. Alors on remplace le pantalon velours par un bermuda ou un short en jean serré tendance hard-rock années 80. La chemise a carreaux est toujours la, mais elle est en tissu plus léger et a manche courtes: elle est cependant toujours bien rentrée dans le bermuda et boutonnée jusqu'en haut (variante: le polo). Aux pieds, plusieurs tendances se dégagent: les tennis blanches avec les chaussettes blanches également et remontées jusqu'au genou. Les "sandales de marche" a l'allemande (sans chaussettes quand meme). Les especes de sabots en plastique fluo avec des trous sur le dessus (tres a la mode aux US et pas que chez les chercheurs) dont j'ignore le nom exact.
Les femmes chercheurs sont généralement plus classes, ma misogynie dut-elle en souffrir, ce qui m'amene a mon point suivant (n'ayant pas grand chose a voir avec la science).
- Je tenais il y a peu encore le discours suivant (probablement misogyne lui aussi): passé 40-45 ans, une femme cesse d'etre désirable sexuellement parlant pour un homme jeune. Elle peut rester belle, mais un homme de moins de 30 ans quelconque ne ressent plus en la regardant l'instinct animal de possession virile qu'il éprouve pour une femme jeune (et jolie aussi, c'est quand meme un facteur important dans la démonstration). Au contraire, l'homme atteint une maturité, une plénitude, plus tardive qui peuvent éventuellement le rendre sexuellement irrésistible jusqu'a un age avancé (certes il faut que le matériau de départ soit pas mal, mais dans certains cas, typiquement Georges Clooney, le vieillissement a plutot tendance a améliorer la chose, pour ceux qui se souviennent de la gueule qu'il avait dans les années 80: l'amélioration de la beauté apres 40 ans chez une femme, c'est du jamais vu. A la limite ça peut rester a peu pres constant si le chirurgien est excellent comme avec Sharon Stone, mais c'est tout ce que l'on peut faire). Un nombre non négligeable de femmes jeunes se damneraient pour fourrer le susmentionné Georges Clooney (47 ans), Brad Pitt (45 ans), Johnny Depp (45 itou) voire Sean Connery (78 ans, bon la il croule un peu mais il y a moins de 10 ans, Zeta Jones, qui est certes un peu gérontophile sur les bords, avait admis publiquement qu'elle en aurait bien fait son quatre heures si elle n'avait été mariée).
Bon, bref, je ne me dédouane pas, mais je suppose que je vieillis un peu -effectivement les 30 ans ne sont plus si loin- puisque je commence a me dire que certains femmes "mures" sont attirantes (la chairman de la conférence par exemple). Certes, je préfere toujours regarder les jambettes des thésardes (une petite tcheque et une asiatique étaient plutot a mon gout), et j'imagine que ces dames devaient etre bien plus désirables dans leur prime jeunesse. Mais quoi qu'il en soit, je serais probablement plus pondéré dans mon argumentaire, a l'avenir.
Message personnel: si mon aimée lit ceci, pardon ma poupougne. Tu sais que ceci n'est qu'une vue de l'esprit (et un peu des yeux quand meme, ok) relevant de la pure recherche scientifique, et que tu restes la plus belle et l'Unique.
- Revenons a la conférence: avec la maitre de conf' de mon ancien labo, nous nous sommes interrogés a de nombreuses reprises. Sommes nous vraiment scientifiques? Pourquoi cette interrogation? Eh bien lorsque la session est terminée (ou plus généralement lorsque la journée de boulot est finie), j'aime bien penser a autre chose. J'aime bien parler de sport, de cinéma, de littérature, de musique, et meme, oui meme, je prefere usuellement parler de politique plutot que de boulot. Bon, je ne dis pas que ça ne m'arrive jamais apres une journée difficile ou si un probleme me perturbe, mais ça reste exceptionnel. Nous avons constaté ici que la plupart n'arretent jamais. Au déjeuner, au diner, et meme le soir au bar apres avoir pourtant bouffé de la science pendant 10 heures.
Et puis il y a parler boulot et parler boulot: attention, la ils ne parlent pas de leurs collegues, de leur vie de bureau ou de ce genre de considérations générales. Non, ils parlent bel et bien de polymeres, de physique fondamentale, de forces de Van der Waals et de couches adsorbées. Ca m'épuise rien que de les écouter.
- Je vous disais plus haut que la plupart des conférenciers jouaient le jeu et discutaient volontiers avec les jeunes. Il y a tout de meme eu quelques exceptions a la regle. Deux trois théoriciens issus d'Harvard notamment. Ils ne semblaient pourtant pas nécessairement totalement dénués d'humour. Bon, un humour de physicien, certes, mais tout de meme (pour la définition de l"'humour de physicien",voir PPS). Cependant, ils ont séché la plupart des sessions posters, ont passé quasi tout leur temps entre eux. Plus grave a mon sens, leur fatuité consistant a mépriser ouvertement les speakers plus jeunes et pas issus du sérail Harvard, MIT ou a la rigueur Stanford: je pense particulierement a ce jeune prof grec qui apres son speech, s'est fait déboiter en bonne et due forme. Le premier théoricien a émis un commentaire sous-entendant que le grec ne comprenait rien a rien, le deuxieme théoricien a posé une question sans regarder le conférencier un seul instant, puis n'a absolument pas écouté la réponse, occupé qu'il était a discuter avec le troisieme théoricien, qui a lui pris la parole pour expliquer que la façon dont le grec avait exprimé ses données était tout a fait dénuée de pertinence.
La science est un monde d'ego, surtout chez les théoriciens (d'autant plus qu'ils ont des approches différentes), mais parfois, c'est un brin too much a mon gout.
- A part ça, mon ancienne directrice de stage a l'époque du défunt DEA, présente a Newport, semble intéressée par mon éventuelle candidature a un tout aussi éventuel poste de maitre de conférences dans son laboratoire a Orsay. Tout cela reste tres aléatoire, mais c'est toujours agréable de se sentir désiré, fut-ce uniquement professionnellement parlant.

Si vous souhaitez apprécier un peu mieux l'ambiance des congres d'universitaires, commencez illico la lecture de "Un tout petit monde" de David Lodge. Ca se passe il me semble dans les années 80 et dans le milieu des lettres, mais on sent que c'est du vécu et je peux vous assurer que les choses ont peu changé depuis.
Quant a moi, un petit coup de "Pnin" et au dodo...


PS:
En tout cas, Newport est vraiment chouette, un croisement entre la Bretagne pour les paysages, et le Cap d'Antibes pour la grande quantité de pognon qu'on sent chez les locaux (sans pour autant l'aspect trou de balle vulgaire de Saint-Trop'). J'avais une fois de plus été médisant en craignant le coté kitsch de l'architecture, qui a apparemment été réservé a l'intérieur des maisons.
PPS:
Un fermier trouve que ses poules ne pondent pas assez. Il demande donc a un physicien de travailler au probleme. Le physicien s'enferme pendant deux semaines avec un crayon et un cahier. Il finit par ressortir et déclare au fermier. "Ca y est j'ai une solution a votre probleme. Mais elle n'est valable que pour des poules sphériques dans le vide".
Si cette blagounette ne vous fait pas rire, ou si vous ne la comprenez pas, vous n'etes probablement pas sensible a l'"humour de physicien" que j'évoque plus haut.
par mixlamalice publié dans : La recherche
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Samedi 28 juin 2008
Comme disait le regretté Bruno Carrette, "ils sont cons ces ricains":

Nelson Mandela et l'ANC vont être retirés de la liste noire américaine du terrorisme (AFP) (attention, soyez vigilants,  "noire" ici ne fait pas référence a la couleur de peau...NdMix)

Aujourd'hui, les Etats-Unis ont enfin franchi une nouvelle étape pour effacer cette grande honte qui déshonore ce grand leader", a déclaré, samedi 28 juin, le sénateur John Kerry. Il était en effet temps de retirer l'ancien président sud-africain Nelson Mandela et son parti, le Congrès national africain (ANC) au pouvoir, de la liste noire américaine du terrorisme. C'est désormais presque chose faite. Après la Chambre des représentants en mai, le Sénat a adopté, samedi, une loi en ce sens qui va être transmise à la Maison Blanche. Elle devrait être signée par le président George W. Bush avant les 90 ans de Nelson Mandela, héros de la lutte anti-apartheid et prix Nobel de la Paix, le 18 juillet.
"Nelson Mandela n'a pas sa place sur une liste de surveillance des suspects de terrorisme, point", a affirmé le sénateur Sheldon Whitehouse. Depuis la législation introduite dans les années 1980, sous Ronald Reagan, les membres de l'ANC pouvaient se rendre au siège des Nations unies à New York, mais pas à Washington ou dans le reste des Etats-Unis. La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, avait appelé en avril une commission du Sénat à lever ces restrictions imposées, estimant "plutôt embarrassant" d'avoir à "intervenir personnellement pour autoriser l'entrée sur le territoire de [son] homologue sud-africain, sans parler du grand dirigeant Nelson Mandela".
par mixlamalice publié dans : C'est bon de rire parfois
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