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  • : La vie au labo
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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 16:43

Le concept de l'homme pressé a été assez bien décrit par Super Trempe, euh pardon, Noir Désir.

Ici, ou on est moins enclin a l'ironie, on appelle ça tout bonnement des workaholic, terme qui finalement décrit assez bien le coté pathologique de ceux qui, meme lorsqu'ils font caca, ne se séparent pas de leur blackberry, de ceux qui, meme lorsqu'ils fourrent, songent a la productibilité et a la rentibilité de la chose (quantité de sperme émise, plaisir ressenti, temps passé aux préliminaires, calories brulées, une bonne branlette finalement c'est plus efficace).

Cela dit, on a tous un petit coté homme pressé, je pense.

Prenons un exemple au hasard: moi.

Certes, je n'ai pas de blackberry. Depuis quatre mois je n'ai meme plus de portable (objet certes utile mais qui ne m'a jamais absorbé plus d'une heure de mon temps par mois). Quand j'en possédais un, je ne m'en servais pas au restaurant, je ne m'en servais pas dans les transports en commun, et je n'envoyais pas de SMS quand j'assistais a une conférence (ou quand je parlais au Pape). 
Je n'ai pas non plus d'attaché-case, et je ne comprends rien a La Tribune.

Bref, je  suis assez éloigné du stéréotype habituel.

Pourtant, il y a des choses qui me donnent vraiment l'impression de perdre mon temps, qui me font consulter ma montre toutes les trois minutes tel un businessman sur le point de rater son avion pour Tokyo, alors meme que je n'ai strictement rien d'autre a faire apres:

- conduire. Aller d'un point A a un point B. Ca me broute. C'est long, pénible, inintéressant et l'exemple parfait de l'anti-stimulant intellectuel. Globalement, etre dans les transports ça me crispe des que ca dépasse 1 heure ou deux, mais a la limite je préfere le train ou l'avion (ou etre conduit), au moins je peux lire ou écouter de la musique (ou discuter avec celui qui tient le volant, s'il faut vraiment se montrer bien élevé).
- les réunions. La réunionnite aigüe a l'air d'etre une maladie universelle. Elle est sans doute apparue pour que l'homme puisse un peu oublier son inutilité flagrante et se laisse aller quelques heures a la vanité d'etre indispensable. Pour moi, cependant, c'est le symbole absolu du vide intersidéral, de la perte de temps dans sa quintessence. Non, j'exagere: souvent, il y a un quart d'heure de productif sur deux heures de réunion. Ce que je me demande, c'est si les autres ressentent aussi que les 1h45 restantes sont inefficaces au possible (entre ceux qui s'écoutent parler, ceux qui n'écoutent pas du tout et pensent a leur repas de la veille ou envoient des SMS et moi qui regarde tout ça d'un oeil a la fois désabusé et hargneux)?
- le shopping. Pas celui qui consiste a aller acheter des slips parce qu'on n'a plus de slips valides, mais celui qui consiste a passer une apres-midi aux Galeries Lafayette sans avoir rien de spécial a y faire. Ca m'insupporte, ce d'autant plus que le magasin est rempli. Deux exceptions: les magasins de disques et les librairies. Avec deux conditions (1 heure maximum, et autant que faire ce peut pas le week-end). J'ai heureusement la chance d'avoir pour compagne l'une des seules personnes de sexe féminin qui préférera 999 fois sur 1000 une apres-midi biere-foot a la télé a une apres-midi Pretty Woman. Et la fois qui reste, elle ne m'obligera meme pas a l'accompagner pour que je lui donne mes avis (sachant que, de toute façon, elle ne les écoutera pas).

Il y en a probablement d'autres, mais si déja je pouvais supprimer ces trois choses de ma vie, mon ulcere s'en porterait mieux.

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