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Petite annonce envers les réalisateurs français. Plus particulierement tous ceux, interchangeables, qui font le meme film, interchangeable, et chiant, sur des français moyens et
leur vie moyenne (assez souvent, le français en question a la trentaine et a peur de s'engager, mais la crise de la cinquantaine ou la crise de l'adolescence ça marche
aussi).
L'idée c'est que ça soit pas triste, juste bien morose, gris foncé, pas drole et fourré de réflexions philosophiques que ne renieraient pas Ana Gavalda.
Alors l'histoire est totalement originale: c'est un scientifique de 28 ans. Déja ça commence pas mal, un scientifique, c'est pas marrant et c'est vilain, pas de risques d'avoir un beau
gosse plein de thunes qui s'éclate.
Il est expatrié dans la cambrousse ricaine, dans une ville de 20000 habitants, et vit dans une chambre chez une lesbienne de 78 ans et son fils informaticien puceau, la cinquantaine. Le fils
travaille a 150 kms de son domicile, part de chez lui a 6 heures du matin et revient le soir a 20h passées. Il s'occupe aussi de sa soeur schizophrene et handicapée, qui vit a quelques kms de
la.
Le scientifique est en CDD, et cherche a obtenir un CDI a 1800 euros par mois, CDI que 50 personnes largement aussi compétentes que lui, convoitent. La chambre dans laquelle il vit est
meublée d'une mousse a meme le sol, d'un bureau années 1950, et d'une télé datant de 1972. La fac dans laquelle il bosse a un petit coté soviétique, architecturalement parlant (béton
grisatre, briques bordeaux et tours). Son bureau est le seul de l'étage sans fenetre. Il ne connait personne a part ses collegues qu'il ne fréquente pas en dehors des horaires
de boulot. Le soir, il joue sur son ordinateur, regarde la télé, et lit.
Voila, a part ça il ne se passe pas grand chose. Théoriquement, dans mon scénario, le scientifique retrouve sa partenaire le week-end dans la grande ville, mais si ça apporte
un peu trop de joie au film, ça peut etre supprimé, je suis ouvert a la discussion.
Le film est censé durer un ou deux ans, mais on peut se concentrer sur les mois d'hiver, quand il fait -10 et qu'il tombe 20 cms de neige en deux heures. L'été, c'est un peu trop lumineux.
Je pense que ça peut rafler un paquet de Césars, a défaut d'avoir des spectateurs (qui auraient raison de préférer aller voir Hellboy 2).
Me contacter par mail pour acquérir les droits.
C'est pas une mauvaise idée mais cela dit, dans certains coins de la cote Est, y a un petit coté soviétique dans l'architecture par moments. Tres tours carrées en béton gris.
non parce que si le rôle est libre dans ce cas je te suggère de le décliner au féminin avec le psychodrame de la trentaine pour renforcer l'intensité dramatique... (s'il est besoin)
euh, mais pas d'embrouille avec le fils puceau de la lesbienne quand même...
La crise de la trentaine en plus et le coté Desperate Housewives, ça ferait pas un peu trop pour un seul film? Attention, les scénars qui veulent trop en faire, ça finit souvent par devenir bordélique. Sinon, le fils puceau pourrait etre le héros d'un film a lui tout seul (version rigolote avec Steve Carrell - ah ça a déja été fait?- ou plutot dans son cas version dramatique parce que je ne vois pas ce que sa vie a de marrant. Il fait vraiment peine, et pourtant son abnégation et sa gentillesse impressionnent).