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  • : La vie au labo
  • La vie au labo
  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 23:54
Comme je suis profondément cynique, ça me fait marrer. Mais une fois que j'ai bien ri j'ai un peu honte de moi quand meme. Quoique, merde, si c'est pas tragi-comique, la mere qui voulait que son gamin "prenne ses menaces au sérieux" et n'a pas pu ensuite le récupérer, qu'est-ce que c'est?
Enfin, je vous laisse avec ça et quitte dans quelques heures ce beau pays pendant deux semaines pour retrouver ma terre natale.

Article du Monde d'aujourd'hui:
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En adoptant en février une loi permettant aux mères en difficulté d'abandonner leurs enfants, l'Assemblée du Nebraska pensait simplement se mettre au diapason du reste des Etats-Unis. A une époque où démocrates comme républicains essaient de réduire le nombre d'avortements, les parlementaires espéraient contribuer au débat en proposant un refuge aux parents en détresse. Nul ne serait poursuivi pour avoir laissé un "enfant" dans un hôpital de l'Etat.

La loi est entrée en vigueur le 18 juillet. Depuis, 35 enfants ont été abandonnés par leurs parents ou leur tuteur légal. Mais, loin des nouveau-nés que la loi était censée viser, ce sont des adolescents que l'on dépose dans les hôpitaux. Du Michigan, à l'Iowa et à la Géorgie, des parents sont venus se délester de leur progéniture dans le Nebraska.

Lundi 17 novembre, le gouverneur républicain, Dave Heineman, a convoqué l'Assemblée en session extraordinaire. Les parlementaires doivent réécrire la loi en y faisant porter l'âge limite des enfants concernés. Le débat n'est pas facile. Certains élus ne veulent pas limiter la portée du texte : l'afflux de "candidats" reflète, selon eux, à quel point les besoins sont grands.

Selon le quotidien local, l'Ohama Herald, sur les 30 premiers enfants arrivés depuis le vote de la loi, 27 avaient déjà eu recours à des soins psychologiques, 28 étaient issus de familles monoparentales et 22 avaient un parent ou un tuteur qui avait fait de la prison. En septembre, un enfant de 11 ans a été laissé par sa mère adoptive, ainsi qu'un autre de 15 ans, dont la personne en charge, depuis la mort de la mère, n'arrivait plus à s'occuper. Un père, subitement veuf, a laissé 9 enfants, âgés de 1 à 17 ans. Le 22e cas a été celui d'une jeune fille de 15 ans que sa mère a déposée à l'hôpital après une violente dispute en lui disant : "J'en ai fini avec toi."

Une mère, qui a amené son fils de 13 ans avec une valise de vêtements, a eu des regrets. Elle a expliqué qu'elle avait surtout voulu que l'adolescent rebelle prenne au sérieux ses menaces. Trop tard. Une fois qu'ils ont laissé leur enfant, les parents n'ont plus voix au chapitre sur son sort. Un père a donné une interview pour s'expliquer. Il se sentait coupable de ne pas avoir réussi à procurer un suivi psychologique et médical adéquat à son fils.

A la veille du changement de la loi, un dernier enfant est arrivé de la région de Detroit. Il a été conduit par sa mère, sa grand-mère et sa tante. Il est arrivé avec des vêtements de rechange et dix dollars. Il a expliqué que sa mère était "stressée" et "ne pouvait plus s'occuper de lui".
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