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  • : La vie au labo
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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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  • Misanthrope optionnellement misogyne et Esprit Universel.

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 16:20
Bizarre.
Alors que depuis quelques mois ma recherche est de nouveau relativement enthousiasmante et ma vie sociale un peu moins inexistante, bref, alors que je me fais moins chier dans le Western Mass, j'ai été saisi hier d'une sensation oppressante de mal du pays.
Je ne sais pas si c'est la saison qui veut ça, parce que c'est en été que tout le monde s'éclate en vacances, se marie et fait des gamins, mais j'ai l'impression qu'il se passe en ce moment plein de trucs dans la vie de mes potes - et pas grand chose dans la mienne - et apprendre tout ça par MSN, mail ou Fessebook* (quand Priscilla me donne des infos), ça me mine.
J'aimerais être de nouveau au pays, pour féliciter les jeunes mariés, les futurs papas ou mamans, faire un poutou à ma nièce pour ses un an, mettre un coup de pied au cul de mes potes qui se laissent aller, chambrer les récents trentenaires, me beurrer et refaire le monde avec les amis de 10 ans, que sais-je encore? 
J'aimerais juste être là.  




* Créer un site web de boules intitulé Fessebook est probablement la meilleure idée marketting que j'ai eue de ma vie, malheureusement quelqu'un l'a eu avant moi... http://fessebook.com/**
** Putain, même Faceboob est déjà pris, je peux même pas exporter mon idée de génie à l'international. J'ai peur que Fesseboob soit trop compliqué.

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Published by mixlamalice - dans La vie de Mix
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commentaires

Postdoc 17/08/2009 19:13

Sinon, pour les tenure, j'ai discuté avec un collègue américain. D'arpès lui (et à la louche), dans les université normales 80-90% des gens devraient avoir leur tenure. En revanche pour des universités comme havard c'est autre chose, apparemment dans la communauté les “Havard junior faculty positions” sont aussi connues sous le nom de “best post-doc ever”. Assez révélateur je pense.

mixlamalice 17/08/2009 19:23


Dis-moi, j'ai trouvé sur le site web du département d'astrophysique de ma fac la page web d'un post-doc français. Si c'est bien toi, on peut toujours se retrouver au campus center pour un café, nos
bâtiments sont même connectés.
Encore un coup pour mon anonymat...


Postdoc 17/08/2009 19:02

Je ne pense pas que ce soit très particulier au niveau des publis (mais en même temps je connais mal les autres domaines). Un postdoc normal sort en gros entre un et deux articles par an. Niveau étudiants c'est assez bondé en revanche, chaque année il y a une centaine de diplômés pour globalement une vingtaine de postes. Et la durée des postdocs a tendance à s'allonger d'un an tous les ans (j'exagère mais pas tellement).

mixlamalice 17/08/2009 19:16


Non, une deux publi(s)/an est je dirais le ratio normal en physique-chimie expérimentale.
Le père de mon amie est astrophysicien (CR1) dans un bon labo français et publie plutôt 1 article/2 ans, je pensais que c'était plus de cet ordre là (genre 1 mois de mesures et 2 ans pour
les analyser et comprendre), mais ça dépend peut-être des branches (il est aussi possible qu'il ait choisi sa personal life over sa professional one). 
Dans ma branche aussi la durée des post-docs avant de se fixer a explosé ces dernières années, mais je crois que c'est pareil partout (il me semble avoir lu qu'en sciences, de façon globale,
la moyenne est désormais à 2-3 ans). 


Postdoc 17/08/2009 17:53

J'ai retrouvé le papier que j'avais lu : http://arxiv.org/pdf/0712.2820v2 . Si tu regardes la figure 4, c'est en gros un rapport 0,5. Ça n'empêche cependant pas d'avoir beaucoup de candidats sur chaque poste. Après je serais curieux de voir le nombre de candidats vraiment sérieux qui ont plus qu'un lointain rapport avec la thématique du poste.Après il est très possible que ça varie signicativement d'une discipline à l'autre.

mixlamalice 17/08/2009 18:00


Oui, j'imagine que comme en France il y a des gens qui postulent un peu partout sans trop vraiment discriminer en amont... j'ai vu des apprentis MdC postuler sur 15 postes: en ce qui me concerne
l'an dernier, j'ai peut-être vu 5 postes où j'avais à la fois une chance crédible et l'envie de postuler (je suis sans doute élitiste, mais certaines universités de province ne m'excitent pas
trop), et au final je n'ai envoyé que deux dossiers.
Je vais jeter un coup d'oeil à l'article pendant ma pause déjeuner (encore une matinée productive). 


PS: après avoir ouvert le papier. Je ne sais pas comment c'est ici, mais je sais qu'en France l'astronomie est un domaine très particulier, avec très peu de postes, relativement peu
d'étudiants et un rythme de publis bien lent.


mixlamalice 17/08/2009 17:19

Bon, je viens de discuter avec mon chef, d'après lui le "tenure denial" est assez rare mais par contre ce qui est moins rare c'est que l'assistant professor se barre avant de considérer formellement de candidater pour la tenure (parce qu'on lui a offert un poste mieux ailleurs, ou dans l'industrie, ou parce qu'il a décidé d'aller élever des chèvres dans le midwest, ou parce que vu qu'il merdait il a fini par comprendre ou on lui a fait comprendre qu'il valait mieux se barrer parce que de toute façon "it's not going to happen"). Je me suis peut-être avancé un peu trop avec mon 50% de réussite, on doit être plutôt dans les 66-75%. Par contre le "1 job d'assistant pour 2 PhDs" lui semblait un peu élevé aussi (ils reçoivent généralement 50-100 demandes dès qu'un poste s'ouvre, ils interviewent 4-5 gars pour le poste - mais chaque candidat candidate effectivement pour une bonne dizaine de poste).Mais c'est difficile de jongler avec tous ces chiffres: en physique ou chimie en France, on a environ 8 qualifiés par poste, mais quelle est la proportion de ces qualifiés qui passe juste la qualification histoire de avant de partir dans l'Educ Nat pour les agrégés ou l'industrie pour les ingénieurs ou même les universitaires? Difficile à dire, mais ça doit faire baisser la proportion de manière non négligeable, peut-être autour de 1/5.Si je trouve des infos plus précises pour le système ricain, je te tiens au courant, pour l'instant les documents que je trouve sur le site de la NSF sont plutôt sur les minorités...

mixlamalice 17/08/2009 17:24


J'ai trouvé un papier des années 90 ou à l'Université du Missouri, sur 385 assistant professors, dans diverses matières, ils disaient qu'au bout de 6 ans, 45% s'étaient barrés de la fac, 40%
avaient eu leur tenure (et 15% étaient encore assistants apparemment), mais c'est tout ce que j'ai pu avoir. Je dirais à vue de nez que c'est une université moyenne, ça peut être un bon
indicateur si les choses n'ont pas complètement changé en 20 ans. 


Postdoc 17/08/2009 15:48

« Si aux US le rapport PhD/postes d'Assistant Prof est de 1/2, ça veut dire que le ratio PhD/Prof. "tenuré" est probablement plus proche de 1/4. »C'est vraiment aussi bas que ça ? Je n'ai entendu parler que d'un seul cas et c'était à Yale, université apparemment connue pour ce genre de coup. Je vais me renseigner un peu plus mais j'avais l'impression qu'à moins de déconner sec (ou grave crise économique) c'était quasi systématique d'avoir sa tenure.

mixlamalice 17/08/2009 15:59



C'est assez difficile de faire une moyenne: à Harvard, 90% des Profs assistants n'obtiennent pas la tenure (mais parviennent généralement à se recaser ailleurs pas trop difficilement). Au MIT et
probablement dans le reste de la Ivy League ou des tops universités on est plutôt autour de 50%-2/3, et ailleurs on descend à 20% ou moins.
Donc oui dans certaines facs il faut vraiment merder ou qu'il y ait une grosse coupe dans le budget pour avoir sa tenure, mais dans les bonnes facs (ou plus précisément les bons départements -
puisqu'ici il y a parfois des très bons départements dans des universités médiocres) faut pas trop se laisser aller quand même.
Disons que quand un département embauche un prof assistant tous les 2-3 ans pour s'agrandir un peu ou compenser un départ en retraite, c'est pour le garder. Quand un département embauche  3
mecs la même année, c'est probablement pour les mettre en compète.
Il y avait un article chez Tom Roud sur le sujet mais je ne parviens pas à le retrouver... Je vais essayer de trouver des sources.