Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : La vie au labo
  • La vie au labo
  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
  • Contact

Profil

  • mixlamalice
  • Misanthrope optionnellement misogyne et Esprit Universel.

Recherche

11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 05:15
Maintenant à Santa Barbara.
D'autres remarques en vrac sur ces petites différences culturelles (en voie de disparition?)

-Les américains prennent l'avion. Beaucoup. Les aéroports sont bondés, quels qu'ils soient, quelle que soit l'heure, quel que soit le jour. Ils prennent l'avion pour traverser le pays (jusque là ça semble logique), mais aussi pour faire 200 kms, ce qui est plus étonnant, pour un français (qui aurait plutôt tendance à utiliser sa voiture ou le bon vieux train. De toute façon, nous n'avons pas le choix, les lignes aériennes de 200 bornes, chez nous, ça n'existe pas).
Et dans l'avion, l'américain aime bien avoir ses affaires chéries auprès de lui, au cas où il s'écraserait. Il profite donc au maximum de ses deux bagages et 20 kilos permis en cabine pour bourrer à mort les compartiments au-dessus de sa tête. A vrai dire, je n'arrive pas à comprendre. De quoi a-t-on besoin dans une cabine? Un bouquin, trois journaux, un baladeur, éventuellement un gilet pour les frileux, et un ordi portable pour les hommes pressés (encore que la plupart ne s'en servent que pour mater les DVDs). Vous me direz: ça évite d'avoir à récupérer les valises en soute si on voyage suffisamment léger pour tout prendre avec soi. Mais non. En plus du reste, ils ont l'énorme valise modèle Obèso d'approximativement 1 mètre cube enregistrée. Bref, un mystère.
Et les américains, ils aiment aussi les téléphones portables et autres pagers. A tel point qu'à peine une roue posée au sol à l'aterissage, le commandant prend la parole pour annoncer à tous que l'usage du portable est maintenant autorisé (de toute façon ils ne l'avaient pas attendu). Puis 80% d'entre eux se met à passer en moyenne 5 coups de fil entre le moment où l'avion se pose et celui ou l'on peut enfin descendre, soit environ 7 minutes plus tard.
-Toujours à propos d'aéroports (10 fois l'avion en 14 jours, j'ai de la matière), notons le sens de l'humour plus qu'approximatif des agents de sécurité ricains, quel que soit l'aéroport. Ces gens là sont investis d'une mission, en tout cas ils y croient dur comme fer et ils font tout pour que nous y croyions aussi.
A peine arrivé à Chicago après 8h de vol, et in a hurry (je commence à parler comme Van Damme) pour la correspondance avec Denver, j'ai bêtement oublié d'enlever le portable de mon sac. Je ne vois pas l'intérêt, mais le portable doit passer seul aux X. Le gars looké cowboy me regarde sans sourire derrière ses lunettes fumées, mastiquant furieusement son chewing-gum: "maintenant on va devoir faire des vérifications supplémentaires" (très genre, toi tu vas en chier). Ne voulant pas rater mon avion, je commence à déballer mon sac. "Don't touch anything!" Ok, Chuck, calm down (je me suis retenu de faire une blague sur les bombes, c'est assez mal vu là-bas).
Deuxième exemple, deuxième cow-boy, à Denver cette fois, alors que nous sommes en chaussettes attendant de passer au détecteur, montrant à la foule une bouteille de crême Nivéa et beuglant "c'est à cause de ça qu'ils ont raté leur avion,ouais. Parce qu'ils ont eu la flemme d'enlever ça de leur sac. Maintenant ils ont de gros ennuis ouais". C'est bien cowboy. Bravo. T'as sauvé le monde.

-Je reviens maintenant sur leur bonhomisme. Invité à visiter un laboratoire à Chicago, je fus invité à son domicile par le professeur, reçu très gentiment par sa femme et ses deux enfants pendant deux nuits. J'ai même joué au monopoly avec la famille. Sachant que cette invitation était, certes de façon informelle et décontractée, mais tout de même un peu comme un éventuel entretien d'embaûche, j'ai trouvé cela fort sympathique et relaxant. Je ne suis pas sûr que cette attitude serait fréquente en France, même chez les scientifiques qui sont plutôt des gens accueillants et où le principe d'entretien d'embauche n'a que peu à voir avec ce qui peut se faire en entreprise (pour faire clair, je vois bien un prof français, s'il est bon enfant, inviter son éventuel futur thésard ou post-doc au resto, mais le faire pioncer chez lui et jouer à des jeux de société avec ses gamins, même s'il vient de loin, je ne crois pas, non).

Partager cet article

Repost 0
Published by mixlamalice - dans La vie de Mix
commenter cet article

commentaires

Altair 19/04/2007 13:33

En fouillant, en fouillant, mon cher...

Altair 17/03/2007 01:22

Et si tu racontais tout ça à travers la bouche d'un personnage sur notre blog fort bien recensé et super connu ? :DSérieusement, on recrute un nouveau membre ;)

mixlamalice 18/03/2007 11:44


C'est gentil mais je crains de ne pas être intéressé. Comment avez-vous eu vent de mon existence?