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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 11:25

Peu avant les vacances, j'ai découvert:

 

- Le Concert de Cuisine: (métro Bir Hakeim, 15ème arrondissement). Le coup de coeur de cette fin d'année en ce qui me concerne. Ouvert depuis à peu près un an, ce petit resto a eu les faveurs de la presse à l'époque (le Figaroscope aime beaucoup). Le chef est un ancien du Benkay, et s'est lancé dans cette réjouissante fusion japono-française, basée majoritairement sur le teppanyaki (la plancha japonaise, pour faire en même temps un calembour et une explication simple, s'il y en a encore qui ne connaissent pas). Le compte-rendu sera quelque peu flou, car il y a eu en ce qui me concerne beaucoup d'agapes très rapprochées, mais l'impression d'ensemble, excellente, ne m'a elle pas quitté.

Le Fooding conchie une déco qu'ils auraient sans doute encensé il y a 10 ans (salle épurée, tons beiges, tables, chaises et comptoirs en bois sombre, parquet), moi ça me va bien, surtout qu'il y a une sensation d'espace pas désagréable pour un restaurant à 20 places. 

Le menu du soir entrée plat dessert est à 40 euros. On peut rajouter un plat pour 57, mais ce serait par gourmandise, car les portions ne sont pas chiches. Ca change d'après ce qu'on nous a dit chaque semaine, avec en gros 4 choix à chaque fois et probablement des plats signature qui reviennent.

Nous avons dégusté une espèce de terrine foie gras-anguille, laquée, délicieuse grâce à association innatendue basée sur un contraste qui fonctionnait parfaitement, en plus d'être visuellement splendide: c'est visiblement un classique de la maison. Il y avait aussi une entrée moins bluffante mais néanmoins excellente à base de petits légumes, de saint-jacques et d'huïtres.

Ensuite, sans faute également avec le sauté de boeuf, chou croquant et oignons rouges, le veau, ou les gambas. Tout est goûteux, beau et bon, imaginatif mais dans un style épuré que j'affectionne.

Même les desserts, le tiramisu au thé vert ou le gâteau au chocolat, ne dépareillent pas.

La serveuse nipponne est accorte, et la carte des vins plus qu'honorable, quoiqu'axée sur une gamme de prix assez haute (nous avons bu du Morgon J. Foillard pour environ 30 euros, l'une des références les moins chères de la carte).

Dommage que le quartier ne soit pas très fendard, sinon j'irais plus souvent. Encore que nous ne sommes pas très loin de la Motte-Picquet-Grenelle.

A refaire.

 

 

- l'Hédoniste: (métro Sentier, 2ème arrondissement, www.lhedoniste.com) là aussi le compte-rendu sera assez succinct, mais vous trouverez plus de détails chez mes collègues de repas. Arthur Petillaut est un ancien blogueur amateur passionné de gastronomie, qui a fini par avoir le courage de lâcher son boulot pour passer de l'autre côté du miroir et devenir restaurateur. Son petit bébé a ouvert il y a quelques semaines, avec un "concept" de cave-bistrot chic ambitieux dans le quartier de Montorgueil plutôt infesté de cantines douteuses.

Devanture en bois, ardoises, vins bios bien choisis (voir l'analyse chez Docadn), charcuterie et fromage avec un peu de name-dropping, tous les ingrédients sont là. Les plats sont plutôt bien vus (ravioli de boeuf au bouillon thaï, onglet de veau, bar de ligne, pintade), joliment présentés, avec parfois semble-t-il quelques problèmes d'assaisonnement (trop ou pas assez salé). Excellent dessert châtaigne-poires.

Il me semble que la niche choisie est la bonne, et qu'il y a les qualités requises pour parvenir à l'occuper.

Néanmoins, un bémol:

La salle ce jour-là, hormis un couple et notre table de 5, était vide. Certes, l'établissement n'était ouvert que depuis deux semaines et est un peu à l'écart du passage. Mais je pense - ce n'est que l'avis d'un donneur de leçons lambda le cul bien assis derrière son ordi- qu’il faudrait retravailler la carte pour le déjeuner, quitte à garder la carte assez ambitieuse actuelle pour le soir (même si Arthur semble se focaliser plutôt sur cette clientèle dans un premier temps).
La formule midi est à l'heure actuelle trop restrictive (plat unique, un verre de vin, un café pour 18 euros): dans l'hypothèse où le plat du jour ne plaît pas, le client à la carte s’en tire à environ 40 euros pour plat (20-25 euros)-dessert (~9) -verre de vin (rajoutez 10 pour une entrée), ce qui me semble limiter de facto la clientèle potentielle se cherchant une nouvelle cantine aux proches de ma belle-soeur (qui gagnent tous plus de 10000 euros mensuels, comme elle aime à le signaler).

L’autre problème avec cette cuisine jolie et travaillée est aussi le temps de préparation: nous n’étions pas pressés mais j’imagine qu’en cas de salle pleine, la cuisine aurait du mal à suivre actuellement, et peu de consommateurs souhaitent passer 2h au restaurant le midi.

A suivre: il est toujours difficile de donner un avis pertinent sur un établissement à peine ouvert, car il faut du temps pour trouver une vitesse de croisière.

 

- l'A.O.C.: (métro Cardinal Lemoine ou Jussieu, 5ème arrondissement, www.restoaoc.com/) Petite mise à jour de mon article sur les restos du 5ème, puisque j'en parlais alors que je n'y étais pas retourné depuis environ 4 ans. Eh bien, j'avais raison d'y croire et de faire comme si, vu que ça n'a pas changé des masses. Mêmes proprios, même salle un peu froide, même grosses assiettes aussi délicieuses aux papilles que mauvaises pour le foie à base majoritairement de viandes rôties et de patates. Comptez 20-25 euros pour un plat, 10 pour une entrée et 6-8 pour un dessert, sachant qu'il faut être costaud pour réussir l'enchaînement complet.

Un bon resto pour viandards, hélas là aussi dans un quartier un peu morne (sauf pour les amateurs de l'architecture de Jussieu et de ses travaux permanents).

 

A noter que nous y sommes allés après avoir passé un très bon apéro au 5ème Cru (www.5ecru.com/, même métro): petit Brouilly sympa, belle planche de charcuterie-fromage à partager, pour moins de 10 euros chacun (droit de bouchon de 4 euros). La cave est bien fournie, à refaire peut-être pour y passer la soirée entière.

 

- Saison: (rue Gubernatis, Nice, www.saison-nice.com/): le comptoir japonais de Keisuke Matshushima, chef étoilé de Nice qui fait dans son gastro de la fusion franco-japonaise. Chaque fois que je passe devant le midi, c'est vide ou presque. Il faut dire que c'est assez grand. Je m'y suis finalement arrêté pour tester le menu midi à 16 euros (choix unique). C'est très bien. Un petit amuse-bouche tofu-potiron, une soupe miso, du saumon grillé, et du poulet frit avec une petite salade, et un bol de riz. C'est assez ludique, plutôt léger, et gustativement sympathique. Service très agréable, déco épurée aussi.

A la carte (et donc le soir), je crois que c'est bien plus cher. Je ne sais pas si j'y retournerai le soir, mais c'est une alternative exotique crédible en centre-ville niçois pour le midi.

 

 

Voila pour cette année riche en cholestérol.

Et puis bientôt je m'attellerai au compte-rendu détaillé du repas chez Piège.

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Published by mixlamalice - dans Restos
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commentaires

Docadn 31/12/2010 06:55



Salut Mix,


En effet t'es autour de coef 3 à 3.5, le Moulin A Vent était arrivé à mes oreilles planquées au fond de ma pampa et pour l'AOC c'est du coup plus facile à situer en effet... Je note la Merenda et
son côté "happy few" pour ma possible descente sur la Côte Bling... Un beau reveillon, un vrai appart dans le 11ème, des chaussures pointues, un rasoir pour barbe de 3 jours, un bus vide tous les
soirs et de belles tables pour cette année 11...



mixlamalice 31/12/2010 11:39



La Merenda, c'est "happy few" parce que c'est un peu compliqué d'y avoir une place, mais une fois à l'intérieur c'est très loin de se la péter. Si c'est blindé tu peux d'ailleurs filer direct
chez Lou Pistou, juste à coté, moins prisé mais qui sert à peu près la meme chose: deux plans nissart très corrects à deux pas du Cours Saleya où se sustenter convenablement est une gageure.


Pour l'appart', on se dirige vers le 15ème, quartier anti bobo (trop bourge tout court, et vieux aussi) par excellence... du coup je vais aussi devoir reprendre le métro pour aller bosser.
 Enfin, je m'en remettrai.


 


Plein de bonnes choses à toi aussi, à une prochaine.



docadn 29/12/2010 11:17



toujours à barouder dans les faubourgs de Panam Mix .


Pour le vin du "Concert de cuisine", te souviens-tu du nom de la cuvée ou était ce le Morgon générique ? A 30 euros, tu t'en sors "pas si mal" selon la cuvée et t'avais Ze star du Beaujolais !!
T'as aimé ou pas ?


Le 5ème Cru, connais pas merci pour l'adresse pour le coup. à voir pour l'AOC, bref que des noms qui ont plus d'écho que d'autres chez moi ...


Bonnes fêtes



mixlamalice 29/12/2010 11:41



Eh oui...


Je crois bien que c'était le Morgon générique. Le prix devait être 35 euros, si je ne m'égare pas. Millésime 2008 je dirais (ça commence à faire loin). On doit être sur un typique coeff 3, non?
Plus prosaïquement, oui, joli vin fruité, pas trop dense, qui a réussi à se marier honorablement avec chacun de nos choix et la cuisine subtile du chef. On en a repris 1 bouteille en milieu de
repas (on était 4).


Pour un resto "jap", on n'a pas les typiques "points faibles" du genre (desserts, pinard, service parfois tiède), c'est vraiment très recommandable.


Le 5ème cru fait aussi resto le soir (ils nous ont d'ailleurs gentiment viré après l'apéro car ils étaient complets -ils nous l'ont d'ailleurs dit dès qu'on est entré). Belle gamme de
bouteilles de vins de soif (beaucoup de choix entre 10 et 25 euros). L'AOC c'est juste à côté du Buisson Ardent, une bonne alternative (dans le même style il y a la rôtisserie du beaujolais 100m
plus loin). Et comme le disait le comm' précédent, Moissonier et le Moulin à Vent sur la même rue (la rue des fossés saint-bernard, comme la rue des fossés saint-marcel sont deux
des rues les plus moches du 5ème avec une belle concentration de bons restos).  


 


Sinon, je suis enfin allé hier à la Merenda, à Nice. Je m'attendais à mieux, mais c'est bien. L'effet "lieu pour initiés" (pas de CB, pas de tél, pas ouvert le we, pas de réservation,
20 places) joue quand même à plein.



Post doc sexy 28/12/2010 15:32



J'habite juste en face du 5e cru ! J'y vais souvent et adore cet endroit.


Dans le coin, tente Moissonier, juste à côté de l'AOC. Cuisine Lyonnaise/franc-comtoise de très bonne facture, notamment une quenelle à tomber. Les prix sont variables et dépendent bcp du plat
mais c'est correct, tout est maison, desserts très bons et vin au pot. Reservations conseillées.


Au bout de la rue du cardinal lemoine (bd saint germain), il y a l'Atlas qui est un restau marocain. Les couscous sont délicieux bien que pas donnés (20/25 euros). Très bon Tajines aussi.
Service  très aimable. J'y suis allé 5/6 fois et n'ai jamais été déçu.


Dans le même coin anahuacalli est un restau mexicain. ça change du classique tex-mex. Les plats sont travaillés avec de vraies spécilaités mexicaines (notamment du molé). Très bonne margarita.
C'est pas donné (17/25 euros le plat il me semble) mais ça vaut le coup.



mixlamalice 28/12/2010 15:43



Merci pour les adresses.


Moissonier, je connais de réputation mais n'ai jamais franchi la porte: comme le Moulin à vent juste à côté, cette institution vénérable reçoit plutôt des critiques mitigées actuellement, donc
j'ai toujours eu un peu d'hésitation à y aller "spécialement". Mais probablement que je franchirai leur porte un jour.


Pour les restos "ethniques", je note, car c'est là que mon bât blesse.


 


Ne fréquentant que peu les bars à vin, je me contentais généralement (c'est à dire probablement une fois par mois) d'aller au Coup de Grâce parce que je suis comme les chevaux de la Wells Fargo
qui s'arrêtent toujours au même endroit: j'aimais bien le proprio d'avant (chez Pantagruel) et c'est à côté de la petite école où certains de mes collègues travaillent encore.


Vu que ça coûte facile deux fois plus cher, et qu'il y a moins de choix, je pense que désormais on marchera dix minutes de plus pour retourner au 5ème Cru.


 


Sinon, désolé je n'ai pas d'adresses là ou tu bosses maintenant...