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  • : La vie au labo
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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 11:27

Je sors juste d'une semaine à plus de 25 heures (HED) d'enseignements. Soit quasiment 15% de mon service annuel (192HED).*

 

Certes, ce n'était pas une semaine très sympa, et en dehors des heures de cours, je n'ai pas accompli grand chose (quand je n'étais pas réduit à l'état de légume devant mon ordinateur, je bossais mes cours...).

 

Mais si l'on imagine que toute mon année s'effectuait à ce rythme là, je serais sur une configuration 2 mois d'enseignement à temps plein, et donc 8 mois de recherche à temps plein (et 2 mois de vacances, soyons fou).

 

Je pense que ça serait pas mal, en terme de productivité scientifique.

 

En effet, en ce qui me concerne, le temps passé sur un cours n'est pas constant: plus j'ai la possibilité d'y consacrer du temps, plus je vais y revenir, le relire, chercher des exercices, etc. Ne serait-ce que parce que c'est plus "facile" que de bouger son cul pour aller rater des manipes. Ainsi, une semaine surchargée, plus que des enseignements diffus, oblige à accepter de passer un temps fini et limité sur chaque cours.

 

C'est donc une piste à suivre: cette année, je ne me suis pas trop mal débrouillé puisque j'ai réussi à caser un gros tiers de mon service en deux mois, et deux tiers dans le premier semestre. Mais il y a moyen de mieux faire.

 

 

 

 

 

 

 

* si seulement tous les contempteurs des enseignants pouvaient passer 15 ou 20 heures face élèves en une semaine une fois dans leur vie, je suis persuadé qu'ils comprendraient bien des choses. Et encore, je n'ai pas -trop- affaire à des populations en plein bouleversement hormonal...

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Published by mixlamalice - dans L'enseignement
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JF 21/11/2011 13:28


J'avais, une année, utilisé une tactique analogue: quoi qu'il advienne, qu'il vente ou qu'il neige, que j'ai des cours à préparer ou pas, des formulaires à remplir ou non, le Mercredi était
consacré, toute la journée, à du travail de recherche et rien d'autre. Ca avait pas mal marché...

mixlamalice 21/11/2011 14:19



J'avais un peu tenté quelque chose comme ça l'an dernier, mais ça nécessite d'être assez au point sur ses sujets de recherche, ce qui n'était pas vraiment mon cas (première année d'un changement
thématique assez considérable). Du coup, je n'avais pas les idées assez claires pour reprendre les choses après une semaine off, et j'ai perdu pas mal de temps en faisant des manipes non
nécessaires et/ou en laissant flotter des paramètres qui auraient du être fixés, etc. J'ai besoin de marges de manoeuvre plus grandes...



postdoc 21/11/2011 12:55


« Ainsi, une semaine surchargée, plus que des enseignements diffus, oblige à accepter de passer un temps fini et limité sur chaque cours. »


 


Ma cheffe dans la Grande Université sous la Neige usait de cette tactique pour les bourses. Moins c'était important plus elle commençait tard pour éviter d'y passer plus de temps que ça n'en
valait vraiment la peine. Il y a aussi je pense une Grande Loi de la Nature qui dit que quelque soit le temps imparti pour préparer quelque chose on finira toujours à la bourre. Donc autant
commencer tard.

mixlamalice 21/11/2011 14:16



Oui, c'est une technique couramment utilisée par les chefs "qui de toute façon sont toujours surchargés". Pour ma part, j'essaye d'éviter tant que je ne suis pas réellement surchargé, histoire de
garder une petite marge pour quand ça viendra. J'ai un collègue à peu près au même stade de sa carrière que moi et qui est déjà incapable de faire quelque chose si c'est à plus de 48h d'une
deadline, et je me demande comment il fera plus tard... Un peu dangereux, selon moi.