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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 09:41

"If you're going to talk the talk, you've got to walk the walk"*.

 

Juillet 2010:

 

 

Emission en direct pompeusement appelée "The Decision", où LeBron James annonce qu'il quitte les Cleveland Cavaliers pour rejoindre le Miami Heat, et déclare notamment "I'm taking my talents to South Beach"**.

 

 

La "Celebration Party" de pré-saison, où les "Tres Amigos" affirmeront qu'ils sont là pour gagner 7 titres***. Et que, comme ils déclenchent l'hystérie partout ils passent, on peut les appeler les Heatles.  

 

Juin 2011:

 

bron-bron.jpg

 

Dallas bat Miami 4-2 en finale NBA.

LeBron James, "monstrueux" quand son équipe dominait dans les tours précédents (Chicago, Boston), se cache dès que ça devient chaud aux deux coins du terrain, refuse les shoots ouverts et adopte un body language digne d'une version testostéronée et tatouée de Richard Gasquet: 8 points de moins en moyenne qu'en saison régulière, 18 points sur les 6 quatrièmes quart-temps de la finale (dont 3 dans le match 6 alors que le match était déjà plié).  

 

Le "King", le "Chosen One", en NBA à 18 ans avec un contrat de 90 millions avec Nike, n'a toujours pas de bague ni montré qu'il avait un tant soit  peu "l'oeil du Tigre". Son indéniable talent de basketteur, associé à un ego d'autant plus hypertrophié qu'il est starifié depuis ses 15 ans, et à un mental de "chicken" (comme Connors disait de Lendl) ne finissent pas de faire causer public et media US.

La psychanalyse à deux sous, s'est, il faut le dire, pas mal muée en sarcasmes goguenards depuis hier, après cette saison grandguignolesque.

Avec élégance, bon joueur, LeBrique a déclaré: "All the people that were rooting me on to fail, at the end of the day they have to wake up tomorrow and have the same life they had before. They have the same personal problems they had today. I’m going to continue to live the way I want to live and continue to do the things that I want with me and my family and be happy with that. They can get a few days or a few months or whatever the case may be on being happy that not only myself, but the Miami Heat not accomplishing their goal. But they’ll have to get back to the real world at some point.”
Comme le dit Jacques Monclar, "il va prendre cher pendant l'été, pépère": ça a déjà commencé.

 

 

 

* grosso modo: "quand on a une grande gueule, il faut assurer derrière".

 

** autre expression sur le point de devenir idiomatique, puisqu'apparemment elle est désormais utilisée par les fans NBA quand ils vont aux gogues démouler un cake, ou alors en tant que métaphore pour "se masturber".

 

*** à propos de cette petite fête toute en finesse, Stan Van Gundy, coach des Orlando Magic, dira en cours de saison:

“I do chuckle a little bit when they sort of complain about the scrutiny when they get. My suggestion would be if you don’t want the scrutiny, you don’t hold a championship celebration before you’ve even practiced together. It’s hard to go out yourself and invite that kind of crowd and celebration and attention, and then when things aren’t going well, sort of bemoan the fact that you’re getting that attention. To me, that doesn’t follow.”

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