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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 15:03

Petite visite au salon des vignerons indépendants ce soir, histoire peut-être d'acheter quelques bouteilles à consommer rapidement (pas de possibilité de stockage chez moi actuellement), en attendant l'arrivée du nouvel appart', de sa cave, et de mes bouteilles niçoises (si mes parents les retrouvent).

 

Après étude assez fine -dans la mesure de mes faibles connaissances et mon petit guide de la revue des vins de France- des vignerons présents, la visite sera surtout axée sur les vins du Sud: Languedoc-Roussillon, Sud-Ouest (sans le bordelais), Provence, Corse, et un peu de Côtes-du-Rhône.

Je me suis laissé dire et semble avoir confirmation que l'offre en Bourgogne n'est pas très excitante dans ces salons (les bons vignerons bourguignons n'ayant absolument pas besoin de ça pour vendre l'intégralité de leur production). Quant au bordelais, ç'a l'air d'être un peu pareil, et j'ai déjà cette année acheté quelques primeurs, ce qui me suffit pour l'instant.

Dans l'ensemble, l'ordre de prix est autour de 10-20 euros pour les bouteilles que je cible, quelquefois moins.

 

Une douzaine de producteurs au menu, si on a le temps et l'énergie:

 

- Corse: Domaine Leccia.

- Provence: Domaine de la Bastide Blanche.

- Languedoc Roussillon: Domaine Bertrand-Bergé, Domaine Cazes, Mas de Martin, Mas de Daumas Gassac (ce dernier a priori juste pour goûter, j'ai acheté du 2009 en primeurs récemment, et je n'achète pas encore de bouteilles à 35 euros pour les boire comme vin de table).

- Sud-Ouest: Château Lamartine, et peut-être le Clos Triguedina (que je connais déjà pas trop mal).

- Ventoux: Château Tour des Genets.

- Côtes du Rhône (sud): Domaine Bosquet des Papes, Domaine Usseglio (là aussi, les Châteauneuf-du-Pape, ça sera sûrement plutôt pour goûter).

- Côtes du Rhône (nord): Domaine Michelas-Saint-Jemms.

 

Et pour finir, une éventuelle petite incursion finale dans les vins du Jura, Domaine Tissot André et Mireille ou Château d'Arlay...

 

Merci à celui qui m'a filé sa place, les vignerons chez qui j'avais acheté au cours des années m'ayant un peu oublié après mes 3 changements d'adresse et mon expatriation.

En espérant que ça sera relativement "calme".

 

Je reste à l'écoute pour des conseils de dernière minute, bien sûr...

 

 

 

 

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Published by mixlamalice - dans Autour de la gastronomie
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commentaires

erathrya 29/11/2010 15:19



ahhh chateau Lamartine c'est mon village! ça me fait plaisir qu'un parisien l'apprécie!



mixlamalice 29/11/2010 17:52



En même temps, les parisiens buveurs de pinard ont pas trop le choix, c'est pas avec la production de la Butte Montmartre qu'on va satisfaire tout le monde...



Docadn 28/11/2010 10:02



Salut Mix,


ben je vois que tu as trouvé ton compte, car rien ne vaut sa propre impression,  les conseilleurs sont rarement les mêmes buveurs que ta pomme. Ils servent juste à gagner du temps et parfois
à boire différent. le Muscat Corse plaît très souvent car souvent moins lourdaud que ces camarades d'ailleurs (j'y étais l'été dernier, et le non-fan de sucre que je suis en a ramené 4 bouteilles
sur 10 au total). Leccia (ce devait être Annette Leccia soeur de son fameux frère Yves peu fan de ces salons) je me souviens d'un contact "frais", puis au bout de 2-3 ans un sourire décoché grâce
à une ortie fraîche perdue dans le stand... Pour les autres choix, peu de recul en dehors d'une certaine littérature plus ou moins abondante et aux avis divergents. Dommage que tu n'ai pu choper
un godet chez Tissot, c'est souvent bon à très bon (et un des rares domaines en cave de cette partie de la France). Bonnes dégustations.



mixlamalice 28/11/2010 12:50



C'était un monsieur au domaine Leccia, la quarantaine. Pas très causant au début, mais plutôt sympathique une fois qu'il a compris qu'on était intéressés à la discussion et pas juste là pour
picoler.


Dommage pour Tissot effectivement, mais après 2h de salon et une douzaine de stands, on avait de toute façon les papilles défoncées et le discernement un peu amoindri... Arlay reste un bon
domaine pour les vins du Jura cependant.


J'ai aussi goûté les rouges du Mas Amiel, que je connais comme tout le monde pour ses Maury, mais dont j'avais entendu du bien: ça ne m'a pas marqué profondément...


Pour le reste, c'était juste histoire d'avoir un petit stock de "petits vins de tous les jours", expression qui ne veut pas dire grand chose et dont Desproges a fait un sketch:


"“Ce matin encore, j’ai été frappé par cette incompréhension réciproque entre les humains et moi. J’étais allé avec ma femme acheter quelques bouteilles de vins au cœur du vieux Bercy, chez
un petit négociant qui vous fait goûter ses crus avec un quignon de pain et une rondelle de saucisson. D’ailleurs, je ne comprends pas qu’on achète du vin sans l’avoir goûté au préalable. Il ne
viendrait à personne l’idée d’acheter un pantalon sans l’essayer avant. Alors, Dieu me tire-bouchonne, ne refusez pas à votre bouche ce que vous accordez à vos fesses.


Le marchand habituel était absent. Je ne connaissais pas son remplaçant. J’ai deviné d’emblée que nous ne nous comprendrions pas : il portait un béret et je ne comprends pas qu’on porte un
béret.


− Bonjour messieurs-dames ! Nous a-t-il lancé.


Je ne comprends pas qu’on dise « bonjour messieurs-dames ». Je lui ai demandé, le plus poliment, le plus délicatement possible, de retirer ces paroles et d’ôter son béret, mais c’est alors
que j’ai compris, une fois de plus, que l’incompréhension jouait dans les deux sens. Je l’ai deviné au ton légèrement agacé qu’il a pris pour me dire : « Et pour monsieur, qu’est-ce que ce sera ?
»


Pourquoi n’avait-il pas dit : « Qu’est-ce que c’est ? »


Pourquoi employait-il le futur ?


Pourquoi nous projeter ainsi dans l’avenir, en pleine science-fiction ?


Je suis d’une autre planète vous dis-je.


− Je voudrais du vin, finis-je par avouer.


− Du vin pour tous les jours ?


Pourquoi avait-il dit « du vin pour tous les jours ? ».


Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Voulait-il exprimer qu’il avait également en stock des vins pour un jour sur deux ? Des vins pour toutes les nuits ? N’avais-je pas décelé un soupçon
d’animosité dans le ton de cet homme ? Si je lui avouais que je buvais du vin tous les jours, n’allait-il pas appeler la police ? J’essayais de rester calme, pour ne pas affoler Syphillos qui
s’agrippait à mon bras. (Ma femme s’appelle Syphillos. Je le souligne à l’intention du tourneur-fraiseur qui tourne autour. Pourquoi les fraiseurs tournent-ils ? Pourquoi les tourneurs
fraisent-ils ? Pourquoi ?)


− Oui, monsieur, je voudrais du vin pour tous les jours.


J’en profitai pour lui expliquer avec ménagement, que j’avais pris l’habitude de consommer du vin même le mardi.


− Tenez, c’est comme cette dame, pour vous donner un exemple : c’est ma femme pour tous les jours, n’est-ce pas ?


Alors, lui :


− Ah mais, y fait ce qu’y veut. Tiens, pour tous les jours y n’avons une petite côte de Duras qu’a de la cuisse. Y sera pas déçu. Et pour dimanche y veut rien ? ”


"



mixlamalice 26/11/2010 09:43



Une séance de dégustation assez agréable, avec des stands dans l'ensemble pas surembouteillés.


Des vignerons ou représentants plutôt ouverts à la discussion et pas encore épuisés, à part les deux de Châteauneuf-du-Pape qui nous ont visiblement vite collé l'étiquette "blaireaux parisiens
qui n'y connaissent que dalle", pas forcément usurpée d'ailleurs (mais on vient quand même pour découvrir, échanger, un peu acheter, et déguster, pas pour picoler à l'oeil comme des sauvages).


Au final, on a ramené une dizaine de bouteille pour environ 100 euros:


- une bouteille de Muscat corse domaine Leccia 2009, un des rares vins blancs liquoreux que j'aime beaucoup. 19 euros


- deux bouteilles de cuvée Christian, AOC Ventoux de Château Tour des genêts (je trouvais la cuvée vent d'anges trop fruitée "chimique", mais Priscilla trouvait la cuvée Red Devil trop
dense, celui la a réuni les suffrages malgré un côté boisé peut-être un poil trop marqué). Un vin à 10 euros qui ira bien avec des plats d'hiver...


- 1 bouteille de Cahors, Château Lamartine, 100% Malbec, 20 euros. Un vin très profond, robe noire noire noire.


- 3 bouteilles du premier vin de Mas de Martin, à base de Pinot Noir, un vin sympa et léger à 7.5 euros.


- 1 bouteille de Macvin blanc, un vin liquoreux pas trop sucré et aux beaux arômes de noix et deux bouteilles de Corail, un vin étrange dont je ne sais pas trop avec quoi il se boira (dans
le jura, il sert de "magic combo" pour tout le repas) au Château d'Arlay, à qui j'ai déjà acheté pas mal de bouteilles (je voulais aller voir pour le Jura le domaine Tissot, mais il
était très encombré et il se faisait tard)...