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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 12:04

Ca faisait longtemps que je devais le faire. L'été étant propice à l'accomplissement de tâches oiseuses, here it is: la mise à jour (avec même une présentation un poil plus lisible et quelques liens ici ou là) de ma fameuse (n'ayons pas peur du mot) liste qui me vaut plusieurs (sisi) visites par jour (sisi) de lycéens égarés cherchant des résumés d'oeuvres qu'ils préféreraient ne pas lire, et qui repartent donc déçus, ou de lecteurs en rade cherchant l'inspiration, et qui repartent peut-être avec des idées.

 

Je liste ici par pays les écrivains (romanciers) que je n'ai pas encore eu la chance de découvrir, que j'ai déja un peu lus (et qui ne m'ont pas plu) ou dont je n'ai jamais terminé un livre, histoire de leur donner une seconde chance.

La plupart de ces écrivains sont, de ce que j'en sais, "majeurs": pas forcément immensément connus, mais respectés du petit monde des lettres, bardés de prix ou ayant au moins commis une oeuvre d'importance.  

Je ne suis pas de "plan de lecture", ni ne consulte chaque mois cette liste pour en voir l'avancée, c'est un peu au feeling. Et si le dernier  Lodge sort en poche, il aura probablement la priorité.
Cependant, cette liste est quand même complétée et mise à jour (quand j'ai lu un des auteurs de la liste, je le "raye" et décrit brièvement ce que j'en ai pensé) plus ou moins régulièrement... et je reste à l'écoute de vos éventuelles suggestions.
Pour une liste concernant mes favoris parmi les livres et auteurs que j'ai déjà lus, et qui peut expliquer l'absence de certains grands noms, voyez ici et .

- France:
La Fayette - La Princesse de Cleves (le livre préféré de Sarkozy, voyez le blog de Pierre Assouline pour plus d'infos)
Chateaubriand - Les Mémoires d'outre-tombe
Sade - commencé Aline et Valcour, a retenter (échos pas terribles cependant)
Saint-Simon - Mémoires: un mec qui raconte sa vie en 25 volumes de 1000 pages, ça ne peut etre qu'intéressant, non?
Flaubert - Bouvard et Pécuchet, c'était chiant. Je n'ai jamais réussi a me farcir l'Education Sentimentale, faudrait que je tente Madame Bovary
Maupassant - Bel Ami, mais les "romans d'éducation", c'est un peu tout le temps pareil quand meme
Ponson du Terrail - Rocambole
Malot - Sans famille. Les aventures du petit Rémi. Assez étonnemment, le dessin animé est finalement extrêmement fidèle. Sinon, c'est un roman d'aventures du 19ème siècle avec les qualités (lecture prenante et facile) et les défauts (morale sociale qui a pas forcément très bien vieilli, incohérences dans le récit, suspense parfois un peu fastoche, personnages binaires...) du genre. On a depuis assimilé ça à un roman pour la jeunesse, mais elle doit avoir le coeur bien accroché, avec toutes ces morts affreuses qui s'enchaînent. 
Proust - 1 seul suffira je pense.
Peguy - ?
Aragon  - ?
Colette - j'ai acheté Chéri. Ca devrait être pour bientôt.

Kessel - jamais lu le Lion, tiens.
Radiguet - Le diable au corps. Radiguet a été peut-être le premier "phénomène littéraire" vendu comme tel par son éditeur et son protecteur Cocteau, par le biais d'une campagne de pub annonçant l'avènement du "plus jeune romancier de France". Radiguet fréquentait les cercles littéraires et artistiques parisiens dès l'adolescence, juste après la Première Guerre, et a écrit le Diable au corps à 16 ans. Il mourut à 20 ans pour se faire un destin à la Rimbaud. En ce qui concerne le Diable au corps, c'est un roman (plutôt une nouvelle) que j'ai trouvée insupportable. Pas tant au niveau du style, somme toute assez classique, qu'au niveau du fond: le narrateur, qui se trouve être l'alter ego de Radiguet, est un jeune homme prétentieux, qui à travers l'histoire d'amour qu'il raconte, ne parle que de lui. La jeune femme qu'il séduit semble juste un prétexte, une abstraction. Le narrateur est également un pleutre, qui justifie ses actions comme mûrement pensées alors qu'elles sont juste le reflet d'une couardise sans nom. Enfin, comme un certain nombre d'adolescents, il est assez primaire mais est persuadé d'être le seul être humain doué d'intelligence et de sensibilité. Dans ce sens c'est intéressant, puisque rare sont les adolescents qui écrivent (ou en tout cas qui sont publiés), qui plus est sur les émois de l'adolescence. Bref, insupportable, mais probablement à lire (et puis ça fait 100 pages écrit gros).
Valéry - ?
Martin du Gard - Les Thibault, mais a-t-il écrit autre chose?
Mauriac - Noeud de viperes c'est bien ça (je confonds toujours avec Vipere au poing de Bazin, Dieu sait que ç'a pas l'air d'avoir grand chose a voir).
Bernanos - Il y a soleil dans le titre je crois
Bataille - ?
Céline - Pas fini Voyage au bout de la nuit, j'avais trouvé ça vieillot (super, il parle en argot... so what? cf mes commentaires sur Orange Mécanique). A retenter quand meme.
Duras et Yourcenar - En bon misogyne, je suis sur que c'est le meme genre intello-chiant (de Beauvoir ca doit etre bien dans le genre aussi).
Vian - Faudrait que j'arrive a finir l'Ecume des jours ou que j'essaye J'irai cracher sur vos tombes
Camus - J'ai lu l'Etranger et Noces, j'ai trouvé ça bof. Je viens de finir la Peste, j'ai trouvé ça bof aussi. En fait, ces trois bouquins sont en quelque sorte des "romans philosophiques" et je crois que la philosophie de Camus c'est pas quelque chose à laquelle j'adhère franchement. D'autre part je trouve ça pas très puissant, entre "être un homme c'est pas facile parce qu'on sait pas vraiment pourquoi on est là" et "communier avec la nature, y a que ça de vrai". Soit, mais 300 pages là-dessus, entre personnages désabusés ou surblasés, c'est pas très folichon...
Sartre - la Nausée, les Mains Sales, je vais peut etre aller acheter Minute a la place...
Gide - Les faux-monnayeurs
Malraux - La condition humaine
Cohen (suisse) - Belle du Seigneur

Simon - Prix Nobel 1985. Je viens de commencer le Tramway, à suivre.
Gracq -?
Le Clézio - Le Procès-Verbal (commencé et pas fini)
Echenoz - Je viens de finir Cherokee, c'est pas mal. Un exercice de style "polar à l'ancienne" bien mené. J'essaierai de lire le Méridien de Greenwich un de ces quatre. J'ai depuis fini "Je m'en vais" qui est finalement assez semblable, avec la aussi un petit côté parigot désuet et une histoire policière "à la papa". Ca se laisse lire avec plaisir, mais j'espère que d'autres romans se renouvellent plus: sinon, c'est à pratiquer de façon espacée, pour ne pas se lasser.   
Chevillard - J'ai récemment terminé "l'Oeuvre posthume de Thomas Pilaster". Amusant, dans l'esprit (une espèce de biographie fictive) cela ressemble beaucoup au Nat Tate de William Boyd. Chevillard a l'air assez éclectique (même s'il a une forte attirance pour des aphorismes dont je ne suis pas toujours fan), donc j'y retournerai probablement.
Green - (Julien) ?
Kundera - L'insoutenable légéreté de l'etre, ou un autre

- Allemagne:
Mann - J'ai Faustus dans ma liste d'attente, ou alors le truc avec la Montagne.
Bernhard - ?
Hesse - Le loup des steppes
Grass - Le tambour : pas facile, intéressant cependant, et a par certains cotés, me semble-t-il, beaucoup influencé les Enfants de Minuit de Rushdie que j'avais beaucoup aimé dans la catégorie "livre exigeant mais hachement chouette quand même" (en terme de construction du roman, et de personnalité du narrateur).
Musil - L'homme sans qualité (Autriche)

- Russie:
Tolstoï - Guère épais... je dois avouer qu'apres 200 pages et 150 personnages en ov, j'avais craqué. Aurai-je le courage d'y retourner, ou prendrai-je plus court?
Tchekov - ?
Dostoïevski - jamais venu à bout, que ce soit les freres Karamazov ou Crime et Chatiment. Si j'essayais l'Idiot?
Gogol - On m'a offert ses Oeuvres en version Pléïade, je piocherai dedans.
Pouchkine - ?
Boulgakov - J'ai acheté le Maître et Marguerite, mais je n'ai pas encore osé m'y attaquer.
Pasternak - Docteur Jivago
Grossman - Son gros bouquin la, de toute façon c'est le seul qu'on trouve facilement.

- Italie:
Malaparte - Kaputt, dans ma liste d'attente
Svevo - oublié le titre (la conscience de Zeno, je crois), entendu beaucoup de bien.
Eco - La aussi, Eco c'est plus fort que moi, que ce soit le Nom de la rose, le Pendule de Faux cul ou meme ses essais littéraires (que je trouve un peu pompeux, dans le genre je suis très culturé mais je le montre un peu trop, même quand c'est pas vraiment utile). Mais dans certains cas je n'aime pas perdre.
Calvino - J'en ai lu un qui m'a prodigieusement fait chier (Si par une nuit d'hiver un voyageur, ou quelque chose comme ça). Je suis pret a donner une seconde chance un de ces quatre.

- Angleterre:
Fielding - Tom Jones, parce que la chanson de Springsteen est bien. Et Sexbomb aussi.
Thackeray - la Foire au vanités ou Barry Lindon.
Dickens - David Copperfield, Oliver Twist j'ai eu trop envie de le baffer dans le film de Polanski.
Austen - Orgueil et préjugés (j'en ai beaucoup sur ce livre...)
Wilde - Le Portrait de Dorian Gray, 5eme tentative?

Jerome - (K. Jerome) Trois hommes dans un bateau. L'un des premiers écrivains "populaires" (je veux dire issu de la classe moyenne, pas parlant du peuple). Comique à l'anglaise, mais pas encore très subtil, le vaudeville n'est pas loin. Ca se lit bien dans le métro, quoi.
James - Portrait de femme...
Joyce - J'ai acheté Ulysse il y a 7 ans avec beaucoup d'espoir. Je compte sur les longues soirées d'hiver de Amherst. Ou alors, j'irai acheter les Gens de Dublin, apparemment plus sympa.
Woolfe - ?

Waugh - Grandeur et décadence de l'humour à l'anglaise, ça se lit bien même si ça a un peu vieilli. Un peu comme Wodehouse quoi (voire quatre lignes plus bas). Peut être un peu plus "universel" malgré tout.
Poe - j'ai du lire quelques histoires extraordinaires gamin mais ça ne m'a pas marqué plus que ça.
Lawrence - Lady Chatterley meme si je crains que ça ait mal vieilli.
Kipling -  Le livre de la jungle
Wodehouse - J'ai lu un des livres de la série "Jeeves and Wooster", en VO. C'est sympathique, "délicieusement suranné" diraient sans doute les critiques, très très british. Je crois que les dialogues de Astérix chez les Bretons ou du Pied-Tendre (Lucky Luke) viennent de là... Je ne vois pas très bien ce que ça peut donner en VF, pour le coup (l'anglais très années 20 des dialogues est pour beaucoup dans le capital sympathie du livre). Enfin, en lisant ce bouquin, je me suis rappelé une discussion que j'avais eu récemment avec une amie: dans le "culte", il y a une large part liée à l'époque d'une part, et au caractère précurseur d'autre part. Mais bon, quand on découvre hors contexte, on a toujours du mal à ne pas penser à ce qui a été fait depuis sur ce filon, souvent en mieux. 
Amis (pere) - difficile a trouver en France et aux US. Un jour que j'irai en Angleterre peut etre. Sinon, ça sera Lucky Jim, le seul que j'arrive à trouver.
Greene - (Graham)?
Pratchett - ? je crois pas que ça ait beaucoup d'importance non plus...
Lowry -  Au-dessus du volcan
Welsh (écossais) - Trainspotting

- Portugal:
Pessoa - L'intranquilité

- USA:
Twain - Huckleberry Finn Un bon roman d'aventures bien prenant. Dommage qu'il y ait le personnage de Tom Sawyer, que je trouve assez fatigant. D'un point de vue stylistique, c'est l'un des premiers romans où le langage parlé est utilisé comme langage narratif (j'en ai parlé plus en détails ailleurs).
Stowe - La case de l'Oncle Tom
Cooper - Le dernier des mohicans
Lewis - je sais meme pas qui c'est, un Prix Nobel sans doute... mon coté snob.
London - J'ai du lire l'Appel de la foret gamin, je sais pas si ça vaut le coup d'y retourner...
Faulkner - ?
Fitzerald - Gatsby le magnifique ou Tendre est la nuit.
Steinbeck - Des souris et des homnes ou les raisins de la colere.
Abbey - The Monkey Wrench Gang je crois.
Miller - Sexus, Nexus... Tropique du cancer, du capricorne. J'ai lu l'essai Lire aux cabinets, dont le titre faisait plus marrer que le contenu...
Pynchon - Un des rares romans que j'ai pas fini ces dernieres années (vente a la criée du lot ...). Deuxieme chance?
Heller - Catch 22 Pff, j'en ai chié. Lu en VO, pas facile, il m'a fallu du temps pour m'habituer au style, touffu. Un livre plutôt épais et assez répétitif même si j'ai fini par accrocher un minimum (j'ai vraiment failli laisser tomber pendant les 150 premières pages mais je n'avais à ce moment là rien d'autre à lire qui me fasse vraiment envie). Pour une analyse un peu plus poussée, voir ici.
Kerouac - Sur la route
Kesey - Vol au dessus d'un nid de coucous
Millhauser - La vie trop brêve d'Edwin Mullhouse, écrivain américain C'est assez space: en gros, c'est la biographie d'un écrivain fictif décédé à l'âge de 11 ans, par son meilleur ami du même âge. Les deux manuscrits ont été retrouvés tardivement par des universitaires (fictifs eux aussi). Oui, ça ressemble un peu au bouquin de Chevillard dont j'ai parlé plus haut, enfin chronologiquement c'est plutôt le bouquin de Chevillard qui ressemble à celui-la (1972 contre 1999, les deux devant beaucoup à Pale Fire de Nabokov, 1962, probablement le plus ambitieux et le meilleur des trois). Je ne sais pas trop quoi en penser, l'exercice de style, le jeu littéraire, est bien mené surtout quand on pense que c'est le premier livre de Millhauser, pas encore 30 ans à l'époque. Mais bon, au-delà de ça, sans estimer que tous les romans doivent avoir un message profondissime à faire passer, c'est assez vain, je trouve. J'ai également fini Martin Dressler, Prix Pulitzer en 1997, un livre sur l'épopée, de la grandeur à la décadence, d'un jeune entrepreneur américain, dans le New-York de la fin du 19ème siècle. C'est un livre assez éthéré, assez "old school", plutôt facile à lire mais qui ne m'a pas vraiment passionné.
Bradbury - Farhenheit 451 Impression mitigée: c'est la premiere fois, depuis que je lis en V.O., que j'ai l'impression qu'un livre est vraiment pas très bien écrit. Répétitions, longueurs, métaphores supers clichés etc. Il y a aussi des passages qui ne fonctionnent pas (le chien mécanique, j'ai trouvé ça assez naze). Par contre, l'idée de départ, à savoir que les gens, abrutis par la téloche, ont progressivement arreté de lire (a part les BDs et les tabloïds), ce qui a ensuite permis au gouvernement d'interdire les dits bouquins sans que ça choque personne ou presque, est super "clever", surtout quand elle est énoncée dans les années 50. Du coup, il y a dans le bouquin des prémices de la société actuelle, avec des gens qui ont 5 télés dans leur appart, et des émissions de "télé-réalité", et un monde qui tourne autour de l'"entertainment" immédiat sans jamais prendre le temps de la réflexion. De ce coté la, le bouquin est vraiment bien, et peut-etre plus "prophétique" que 1984. Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi Fahrenheit est rangé au rayon SF chez nous, alors que c'est un livre d'anticipation dans la veine de 1984 ou Le Meilleur des Mondes.  
Lee - How to kill a mockingbird.

Selby Jr - Last exit to brooklyn ou Requiem for a dream.
Bellow - Ravenstein était tres chiant, il a sans doute fait mieux dans les vieux trucs.
Herbert - Dune
Asimov - Fondation, c'est ça?
Toole - Jamais allé au bout de la Conjuration des imbéciles. De toute façon il en a écrit qu'un.
Wolfe - Acid test Intéressant historiquement, pour comprendre le milieu hippie aux US à la fin des années 60, la vie de Kesey (l'auteur du Vol au dessus d'un nid de coucou, voir plus haut), leader plus ou moins contre son gré du mouvement, leurs relations avec les beatniks et les hell's angels etc. Après, c'est un peu pénible à lire. Je tenterai peut-être Le bucher des vanités.
Auster -  Je n'ai jamais fini La trilogie new-yorkaise mais je viens de finir Travels in the Scriptorium, une nouvelle assez perchée mais qui m'a beaucoup plu. Difficile à résumer, mais c'est court, pas dur à lire, mi-polar, mi-fantastique avec moult interprétations possibles.
Proulx - Brockeback Moutain ou Cartes postales que j'ai chez moi
Ondaatje - Le Patient anglais (Canada)

Updike - grand écrivain "comique" (mais pas que), décédé récemment. Styliste et reconnu pour ses critiques littéraires aussi. Ses romans (nouvelles) les plus connues sont celles tournant autour du personnage Rabbit et celles sur l'écrivain Bech. J'ai lu le premier tome de cette dernière série, Bech: a book. Un peu compliqué pour moi en anglais. Un écrivain qui écrit à propos d'un écrivain qui souffre du blocage de l'écrivain. Méga métafictionnel donc, plein de références ou semi-private jokes qui ont dû m'échapper. Les chapitres sont en fait des petites histoires indépendantes, très vaguement reliées, et qui ont tendance à se répéter un peu. J'ai également lu Terroriste, son dernier roman. Un autre roman post-11 septembre (voir DeLillo, ci-dessous), qui raconte de façon plutôt efficace et crédible l'embrigadement d'un gamin déboussolé. Dommage que la fin sombre un peu dans le thriller bas de gamme.

Joyce Carol Oates - j'en ai lu cinq ou six ces derniers mois et en ai parlé ailleurs. Ecrivain excessivement prolifique. J'aime beaucoup son univers sombre, dérangé. Zombi était franchement marquant, "Viol, une histoire d'amour" était pas mal aussi.

Don DeLillo -   écrivain américain très médiatisé, l'une des grandes figures contemporaines avec Oates, Roth etc. J'avais lu Chien galeux, l'un de ses premiers bouquins, un polar mou du genou qui m'avait plutôt ennuyé. Je m'étais ensuite attaqué à Libra, une fiction complexe sur la vie de Lee Harvey Oswald, que je n'avais pas finie. J'ai depuis lu L'Homme qui tombe, réflexion assez étherée sur le 11 septembre, qui ne me marquera probablement pas plus que ça malgré de jolis passages. Bref, je ne suis pas convaincu, même si ses oeuvres majeures sont paraît-il Underworld et White Noise. Un écrivain exigeant, mais je n'accroche pas.  
Palahniuk - J'ai lu un recueil de "non-fiction", qui regroupe des essais autobiographiques et des sortes de reportages journalistiques sur les tarés de l'Amérique (récit d'un festival annuel de sexe en plein air et en tout genre, tournoi annuel de batailles de moissonneuses-batteuses etc). C'est pas très bien écrit, à mon goût (trop journaliste), il y a cependant des réflexions intéressantes, mais globalement ça ne m'a pas emballé. J'ai enfin fini Snuff, son dernier dont le pitch était accrocheur: une actrice de porno en préretraite qui veut faire un retour fracassant en se faisant fracas... battant le record du gang-bang... Cette lecture confirme mon sentiment que finalement plus à un scénariste qu'à un écrivain (un grand nombre de ses bouquins ont donné lieu à des films plutôt bien accueillis). Le bouquin est raconté selon quatre points de vue différents, 3 des acteurs en attente d'aller tirer la pornstar, et la manager de l'actrice. C'est plutôt malin, mais d'un point de vue formel, les trois voix se confondent entre elles et, me semble-t-il, avec celle de Palahniuk, qui n'est pas un grand styliste. Après, c'est plutôt prenant, drôle et malsain même si la fin est assez débile.  A vous de voir.

McCann - (Colum) Let the great world spin très joli bouquin dont j'ai parlé ailleurs, qui m'a donné envie d'en lire plus de cet écrivain poétique.

Chabon - écrivain américain juif. Je précise parce que ses bouquins tournent beaucoup autour du judaïsme. J'ai lu "Gentlemen on the road", un bouquin d'aventure "à l'ancienne" ("à la Dumas", pourrait-on dire), sur des chevaliers errants dans un monde lointain, avec des princesses, un méchant usurpateur, tout ça. Classique, mais efficace, et assez drôle. J'ai ensuite lu "Le club des policiers yiddish", plus sombre: un polar dans un monde parallèle (monde où les juifs n'ont pas fondé Israël mais se sont retrouvés en Alaska). Un peu dur à pénétrer, mais prenant une fois qu'on y est (a obtenu le Prix Hugo en 2008, même si à mon sens ça relève plus du polar que de la SF). 


- Chine:
Xingjian - la Montagne de l'ame, ou un autre

- Inde:
Naipaul - Le Masseur mystique son premier roman. Je suis un peu passé à côté, je ne l'ai pas vraiment lu au bon moment.


- Japon:
Kawabata - j'ai lu le joueur de Go, ça m'est passé un peu au-dessus et puis ce n'est pas vraiment un roman. A retenter
Mishima - c'est un pote au précédent, j'ai un de ses bouquins chez moi.
OeJe viens de finir une de ses nouvelles, c'est assez contemplatif, poétique, et ça fleure bon l'autobiographique. Un peu court pour dire si j'ai adoré ou pas, à réessayer sur un roman.
Soseki - Je suis un chat   Plutot chiant, et je pèse mon mot: on sent que c'est une collection de chapitres écrits dans un mensuel littéraire. Du coup, meme si le premier chapitre est pas trop mal, ça tourne tres vite en rond et présente certaines similitudes de ce point de vue la avec Bouvard et Pécuchet (avec un poil plus de fil conducteur mais des évenements encore moins intéressants). Et puis les tiraillements des intellectuels japonais au moment de la transition entre culture ancestrale et culture "occidentalisée", c'est un theme assez récurrent dans les romans japonais de cette époque (premiere moitié du 20eme) et je dois avouer que ça m'en touche une sans remuer l'autre. Il me semble enfin que le roman a pas mal inspiré certains passages de Kafka sur le Rivage de Murakami.

- Pérou:
Vargas Llosa - je viens de finir son essai sur les Miséroïdes, j'aimerais essayer un roman maintenant

- Argentine:
Borges - comme Naipaul, les quatrieme de couv' ne m'ont jusque là pas trop fait bander.

- Afrique du Sud:
Coetzee - J'en ai lu un qui ne m'a pas emballé, la encore j'accorderai peut etre une seconde chance. Peut-être avec Journal d'une année noire dont le pitch m'a intéressé et que j'ai donc acheté récemment.

- Turquie:
Pamuk - Mon nom est Rouge, ou Neige.

- Israël:
Oz - Soudain dans la forêt profonde  Un conte pour enfants gentillet, même si dans le genre j'avais préféré Haroun et la mer des histoires de Rushdie, pour la multiplicité des niveaux de lecture. Enfin, c'est un peu court pour me faire une idée.

N.B.: L'ordre est vaguement chronologique, mais ne venez pas me boursoufler le cortex parce que machin est placé avant truc alors qu'il est né dix ans plus tard.
N.B. bis: environ 80. Arrondissons a 100 le temps que je complete ma liste, sachant que je lis environ 25 livres par an, si j'en consacre 4 sur ces 25 a cette liste, j'en ai pour 25 ans. En espérant que mon coeur tienne le coup et que la 3eme guerre mondiale ou le réchauffement climatique se fassent attendre un poil, c'est jouable.

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Published by mixlamalice - dans Littérature
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