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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 15:19

En quelque sorte, suite de l'article Ethnic in the 15th, même si j'ai chroniqué d'autres adresses du 15ème, où je réside désormais depuis presque 2 ans, ici ou .

 

Ces chroniques vont être brèves, assez "impressionnistes" dans la mesure où elles relatent sans notes des évènements qui pour certains ont plusieurs mois. 

Les adresses sont pour la plupart "mineures", dans un sens non péjoratif signifiant simplement que ce ne sont pas des "must eat" chébrans ou à la cuisine internationalement réputée, mais des restaurants de quartier.

Si vous vous baladez dans le coin (après tout, la rue du Commerce et ses alentours, ou le quai de Grenelle sont des endroits plutôt sympathiques) ou vivez là, ça peut toujours servir.

No particular order.

 

Commençons par Akasaka, 11 (ou 9?) rue Beaugrenelle (métro Charles Michel): un coréen étonnamment peu référencé sur la toile alors que franchement pas mal. Un peu plus cantoche que Manna quelques centaines de mètres plus loin rue de Lourmel (voir article susmentionné), tant dans le décor que dans l'assiette, mais très bon aussi. Déco inexistante, salle type placard à balais, mais service sympa et clientèle assez "locale" (je veux dire coréenne, pas du 15ème) Pas mal de plats à partager souvent bien épicés (dont du poulet épicé aux légumes avec des pâtes de riz qui ressemblent à de gros gnocchi, le tout cuit devant vous, tip-top). Les classiques bibimbap et barbecues sont là aussi. Comptez 20-30€ pour entrée-plat-bière, et vous pouvez zapper les desserts franchement sans intérêt. A 2 ou 3, on peut souvent se pointer sans réservation même si ça finit régulièrement complet. A noter aussi un large choix d'alcools du cru, que je n'ai pas testés.

 

Dans la même rue, il y a un indien-pakistanais "classique" de milieu de gamme (salle immense, toujours au 3/4 vide, bouffe honnête totalement conforme à ce qu'on peut attendre, ~25euros...), l'Etoile du Pandjab (aussi référencé au 11 de la rue...).

 

Enfin, en face au 12*, on trouve un semi-gastro français, Au goût Dujour (site web), qui, sans m'avoir laissé un souvenir impérissable présente quelques avantages rares dans le quartier, notamment un rapport qualité prix intéressant (moins de 30€ pour un menu complet relativement ambitieux malgré quelques tics de cuisinier un peu pénibles - je crois me souvenir de zestes de citron un peu partout), et une ambiance plutôt décontractée. A retenir dans un quartier où l'offre "tradi menu-carte" est plus souvent autour de 35euros et plus assorti d'une ambiance sortie de maison de retraite.

 

 

Ce qui m'amène à l'Epopée, 89 avenue Emile Zola (métro Emile Zola), (site web), ses deux fourchettes Michelin et son menu-carte à 38 euros. Un genre d'adresse très 15ème, un peu comme Stéphane Martin ou Bernard du 15 dont j'ai déjà parlé: voyage dans le temps et dans la bourgeoisie de province telle qu'on l'imagine sous René Coty, avec son resto de notables où le médecin, le notaire, et le maire, se retrouvent le samedi soir. La cuisine est à l'unisson de la moyenne d'âge de 75 ans, donc plutôt bien (lapin tagliatelle sauce gorgonzola par exemple) et pas surprenante pour 2 sous. C'est probablement 5 ou 6 euros trop cher pour ce que c'est. La carte des vins est sans surprise mais les prix ne sont pas excessifs (moins de 30 euros pour un Latour Grand Ardèche que je trouve pas mal, et qu'un caviste du coin vend à 11 ou 12 euros).

 

On retourne à l'étranger avec pour commencer le Banyan, 24 place Pernet (métro Félix Faure), restaurant thaïlandais assez réputé (l'un des rares avec une fourchette Michelin). Les puristes assurent qu'on ne trouve rien de correct ou presque à Paris dans le registre de la gastronomie thaïlandaise, notamment à cause de versions sous-épicés pour palais de pucelles d'européens. N'ayant jamais goûté la vraie cuisine de là-bas, je ne les contredirai pas. Cela dit, le menu "découverte" à 35€ était globalement pas mal, avec un assortiment d'entrées, un plat, et un assortiment de desserts, le tout assez goûteux et pas trop gras. Après, la déco fait lounge mal vieilli, la carte des vins est à pleurer et l'ambiance n'est globalement pas folichonne, donc je n'y retournerai pas toutes les semaines. Le brunch du dimanche a sa petite réputation... à tester?

 

Plus à l'est, un restaurant algérien, le Vent de Sable, 31 rue Mademoiselle, (Métro Commerce), (site web), dans un hôtel-restaurant un peu vieillot. Clientèle d'habitués plus popus avec la encore un petit charme provincial fait de déco kitsch et de prix très sages. Le couscous méchoui à 13 euros est une tuerie savoureuse si vous êtes un goinfre comme moi (mauvaise nuit pour cause d'excès de remplissage assurée). On peut voir les vieilles moukères s'affairer en cuisine, le service n'est pas au taquet mais ça passe. Je n'ai pas eu l'occasion d'y retourner mais un bon souvenir pour tout juste 20€ avec une ou deux pâtisseries honorables et un classique gris guerrouane ou boulaouane pour accompagner le tout.

 

Enfin, pour terminer ce tour ethnique, bienvenue en Asie Centrale, chez Mademoiselle, au 21 de la même rue, (toujours métro Commerce). Restaurant à deux pas de chez moi, trouvé par hasard grâce au publi-reportage de RestoàParis, qui m'a permis d'apprendre qu'il y avait désormais un restaurant kazakh dans la capitale, quelques semaines après mon retour du pays et ma découverte de sa richesse gastronomique. La cuisine d'Asie Centrale est assez peu représentée à Paris, hormis deux restaurants ouzbèkes (au même proprio) dont les spécialités sont assez proches, et qu'il faudra que j'essaye un jour: c'est dommage, j'ai dans un registre populaire vraiment bien mangé là-bas.

Chez Mademoiselle est un rade de quartier comme il y en a 10000 à Paris, avec menu brasserie 12€ le midi et qui vivotait tant bien que mal. Mais depuis quelques mois le couple de propriétaires dont la femme est kazakhe, a décidé de jouer la carte "authenticité" le soir, en proposant une cuisine kazakhe et également quelques plats russes. Le menu est à 33€ pour la totale et c'est franchement pas mal (même si à 27 ce serait sans doute plus le juste prix). Les plats kazakhes sont selon moi plus intéressants (ou mieux réalisés) que les russes: les mantis sont notamment excellents, le plov est bien aussi quoique beaucoup moins gras que la version locale, et avec un riz basmati différent du riz un peu rond qu'on nous servait là-bas. L'entrée de saumon sous la fourrure (recette russe à base de betteraves et d'oeufs) est une belle découverte malgré mon aversion pour la betterave. Petite déception sur les piroshki un peu mollassons (mais c'est peut-être parce que j'ai passé un samedi entier à en préparer des centaines pour un repas organisé par ma belle-mère que je suis intransigeant). Si vous avez de la chance (ou que vous passez commande), vous pourrez même tomber un jour de bechbarmak, le plat national.

Le couple de propriétaires est éminemment sympathique et a envie de faire connaître son établissement, c'est peut-être à ce niveau qu'il y a du boulot (il faut vraiment s'arrêter lire la carte pour voir l'originalité du lieu qui passe un peu trop inaperçu). La carte des vins est inexistante ou presque, mais il y a de la bière à la pression et vous aurez peut-être droit à un shot de vodka en partant comme verre de l'amitié.

Une adresse sympathique, que je recommande aux curieux d'encourager en y allant dîner.

 

Enfin, pour conclure, quelques mots sur la Cantine du Troquet Dupleix, 53 boulevard de Grenelle (métro Dupleix), déclinaison version 15ème d'une table sympathique du fin fond du 14ème, par une figure de la bistronomie parisienne, C. Etchebest. On y mange de la très bonne cuisine basque pas très fine (comme au Dernier Métro en face, déjà chroniqué en ces pages, en un poil plus "chic"), comme c'est à la mode à Paris depuis quelques années maintenant, le tout sans réservation. Contrairement à la version 14ème, pas de tables d'hôtes et pas de menu-carte (à moins que la version 14 ait changé elle aussi).

Bref, ça ressemble plus à un restaurant classique, mais avec un service "fast-food": comment font-ils vu la qualité des assiettes, je ne sais pas, mais nous avons mangé entrée plat dessert en 45 minutes chrono, et les prix ne sont finalement pas si compétitifs que ça (plus de 30€, dans mon souvenir alors qu'à l'époque l'autre cantine avait un menu-carte à 25 ou 28). On a bien compris (je ne suis visiblement pas le seul) que le maître mot était, derrière une convivialité de façade, la rentabilité (de plus en plus courant chez les "basques"?). Bon, c'était un vendredi soir. Un copain qui habite à côté y est allé quelques fois en semaine et a lui mangé à des allures parfaitement raisonnables, donc on peut laisser le bénéfice du doute. A (re)tenter peut-être, sans doute plutôt en semaine, même si le tout fait hélas un peu trop "resucée douteuse de concept usé sans une bonne partie des bons points qui en faisaient la force quelques années auparavant".

 

 

* Cette toute petite rue foisonne de restos, puisqu'on y trouve aussi de mémoire un chinois et un thaïlandais, pas testés.

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Published by mixlamalice - dans Restos
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commentaires

Post doc sexy 18/11/2012 16:57


Je suis sûr que tu connais mais je suis retourné récemment au café du commerce et je trouve vraiment que c'est un excellent rapport qualité/prix dans le coin. Et le baba au rhum...


J'ai passé 2 semaines en Thailande et à ma grande surprise la plupart des plats ne sont pas du tout pimentés (et je n'ai pas bouffé que dans les restau pour touristes). Par contre, quand c'est
pimenté c'est vraiment pimenté.


Enfin, si tu daignes sortir de Paris, Les Colonnes à Issy sont en face de la sortie du métro Mairie d'Issy (ligne 12). C'est moins couru par les foodies que bcp d'adresses trendy mais c'est un
vrai "Bistro" et j'y mangé des plats vraiment succulents. Tu peux y voir André "Dédé" Santini quasi systématiquement le samedi midi.


A+

mixlamalice 19/11/2012 08:11



Salut,


J'avais été une fois au café du commerce mais en fin de service et ça ne m'avait pas laissé de souvenir impérissable, ceci expliquant peut-être cela. Il faudrait que je réessaye, mais les
dernières "brasseries historiques" parisiennes tentées me laissent penser que c'est malheureusement une espèce en voie de disparition (en tout cas dans une version relativement bien côté
qualité).


Il y a aussi "le commerce café" (sans rire) qui a une terrasse sympathique à côté du petit square, et des plats honnêtes dans le genre tartare/frites.


Je note pour l'adresse de banlieue même si j'ai vais peu à part pour donner des cours ou jouer au foot. 


Vu son tour de taille, dédé doit s'y connaître.