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  • : La vie au labo
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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 17:33

J'ai discuté récemment avec un collègue qui me racontait que dans son département, le responsable avait il y a quelques années, demandé en début d'année si les gens étaient prêts à faire 20 heures complémentaires (payées) par rapport aux 192 réglementaires. Visiblement, une moitié des enseignants-chercheurs a décidé de la jouer "perso", donc de refuser, les bonnes poires se retrouvant finalement plus près des 30-40 que des 20 initiales.

 

Un autre collègue d'une université prestigieuse m'a aussi dit qu'il faisait des demandes de délégation CNRS annuelles, pour 6 mois, qu'il obtenait quasiment à chaque fois et m'a demandé pourquoi je n'en faisais pas autant.

Outre que je ne sais pas si moi, on me l'accorderait, je lui ai répondu que notre équipe pédagogique était constituée de 5 personnes, les mêmes avec qui je fais de la recherche: donc, si j'obtiens des décharges, ce sont mes cobureaux et partenaires de travail qui trinquent, pas des inconnus potentiellement non-publiants (à sa place c'est comme cela que je me donnerais bonne conscience).

 

Cela dit, je suis d'accord avec un autre collègue qui, là où il enseigne, refuse un certain nombre d'heures complémentaires lorsqu'il a l'impression que le "besoin" ne se justifie pas: typiquement, les doublements de séance en alternance pour faire plaisir aux entreprises, les TPs à 8 groupes quand 6 suffiraient largement, les licences pro montées de bric et de broc parce que c'est bien vu en ce moment et qui nécessitent de trouver 500HED pour 15 inscrits, etc etc. J'ai moi aussi largement milité pour une "rationalisation" de notre offre dans l'équipe...

 

Bref, j'essaie, je crois, de la jouer collectif au sein d'une petite équipe pédagogique et de ne négliger ni mes enseignements ni mes élèves ni mes collègues, mais je pense aussi à moi: je n'aime pas être pris pour un larbin; je n'aime pas non plus les argumentaires faisant appel au dévouement, à la passion, bref au "sacerdoce de l'enseignant" *.

J'ai l'ambition de faire une recherche honorable, d'y passer du temps, et de passer Professeur un jour. Je ne conçois pas mon métier comme 100% d'enseignement, 50% d'administratif et 10% de recherche le soir et le week-end.

Mais je me rends compte que le juste équilibre est difficile à trouver...

 

 

 

 

* vous savez, les arguments du genre "si tu ne t'en occupes pas, personne ne peut et ne veut le faire, tout s'écroule et ce sont les élèves qui vont en pâtir"

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Published by mixlamalice - dans La recherche
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