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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 11:43

17. Citez un cas où l’effet de mode a détruit votre rapport à un livre.

 

Je ne lis pas spécialement de trucs à la mode, même si j'ai depuis quelques temps un peu de mal à assumer d'avoir apprécié le premier Ana Gavalda. Désarroi intellectuel post-rupture, tout ça, heureusement qu'un bon pote à qui j'avais lu un passage que j'avais trouvé beau m'avait dit à mots bien choisis que c'était de la daube pleurnicharde pleine de lieux communs.

J'ai aussi lu et apprécié Oscar et la dame rose, mais là j'ai tendance à être plus en accord avec moi-même. La suite des oeuvres d'Eric Emmanuel Schmitt m'a gavé assez vite et je m'en suis donc désintéressé. Idem pour Amélie Nothomb dont j'ai beaucoup aimé Hygiène de l'Assassin.

Sinon, je ne lirai jamais Harry Potter, voila, c'est comme ça. Et je pisse humblement à la raie de tous ceux qui me disent qu'en fait c'est vachement au-delà du phénomène moutondepanurgesque, que c'est surpuissant philosophiquement etc. Pareil pour Twilight et le Da Vinci Code.


18. Êtes-vous souvent d’accord avec les critiques ?

 

Je les consulte assez rarement, principalement parce que je suis mon propre agenda et pas celui de la rentrée littéraire.

J'aime bien lire le blog de Pierre Assouline, pas forcément pour approuver ou désapprouver, plus pour me cultiver et me donner des idées.

J'aime bien les essais critiques de David Lodge pour la même raison.

Plus généralement, j'apprécie lire les "critiques" d'écrivains faites par d'autres écrivains (Balzac, Proust l'ont fait en leur temps, plus récemment Updike, Steiner, Oates, Amis, Lodge etc). Qu'elles soient bonnes ou mauvaises, que je les approuve ou non, m'importe peu, en fait.


19. Que ressentez-vous quand vous donnez un avis négatif sur un livre ?

 

Il faut vraiment que ça me soit sorti par les yeux pour que j'en parle. Donc, ça arrive assez rarement, mais c'est une certaine forme de libération dans ces cas-là.

Mais je suis globalement moins rancunier avec un livre qu'avec un film, peut-être parce que l'un est un médium actif alors que l'autre est passif (et que donc, quand on s'est forcé à lire un livre qu'on a trouvé à chier, c'est un peu de notre faute aussi).


20. Le livre le plus intimidant que vous ayez lu.

 

En 3ème ou 4ème, le Rouge et le Noir était pas mal intimidant. En 1ère, Illusions Perdues aussi.

Entre les deux, j'ai lu pas mal de pavés de Dumas, Hugo, Walter Scott, etc, qui auraient intimidé pas mal d'ados, mais moi j'adorais, donc je ne le voyais pas comme tel.

J'ai mis beaucoup de temps à oser lire le Premier Cercle de Soljenitsyne (1000 pages police 4), et je l'ai d'ailleurs un peu regretté.

Si un jour, je lis Ulysse de Joyce, il sera dur à détrôner dans cette catégorie.


21. Nombre de livre que vous avez chez vous, empruntés à la bibliothèque, la plupart du temps.

 

Je ne suis pas sûr de piger la question, je crois qu'elle ne s'applique pas dans mon cas puisque je n'emprunte rien à la bibliothèque (voir première partie du questionnaire).

Sinon, j'ai chez moi une grosse bibliothèque (actuellement dans des cartons chez mes parents), et toujours une petite dizaine de livres "d'avance".


22. Personnage fictif préféré.

 

On va dire Jean Valjean.

Le Comte de Monte-Cristo un peu plus loin derrière.

Dans les "séries", je dirais Hercule Poirot, et ensuite Sherlock Holmes.  


23. Méchant fictif préféré.

 

Je pourrais dire Javert, qui n'est pas vraiment un méchant.

Humbert Humbert, le narrateur de Lolita, est une belle ordure.

Ca, la bête de Stephen King, a pas mal influencé mes cauchemars de pré-ado. 


24. Les livres que vous emmèneriez en vacances.

 

J'en emmène toujours. Celui que je suis en train de finir, plus deux-trois autres histoire de me laisser une petite marge de manoeuvre.

Ma "chick lit" à moi, quand je veux me délasser le cerveau parce qu'il fait trop chaud pour se prendre le chou, c'est un bon vieux polar à la Connelly (une fois par an maximum, n'abusons pas des bonnes choses). Sinon, je m'oriente vers mes écrivains "refuge", et parfois je tente d'être ambitieux, rarement avec succès.


25. La plus grosse somme d’argent que vous avez dépensez dans une librairie.

 

C'est assez constant, je fais rarement de folies. Quand je décide qu'il est temps de me racheter des bouquins, j'en prends toujours 5-6 d'un coup, des poches. Donc, j'en ai pour 30-50 euros.

Je dirais que ces achats se produisent une à deux fois par mois. Comme je lis 2-4 livres par mois en moyenne, j'essaie, quand la "liste d'attente" devient trop grande, de me contenir jusqu'à ce qu'elle ait repris des dimensions humaines. 


26. Est-ce que vous aimez garder vos livres bien rangés ?

 

Pas en ce moment, puisque j'habite dans un meublé que je compte quitter prochainement, mais habituellement, oui, plutôt.

J'avais une belle bibliothèque: il y avait toujours une dizaine de bouquins qui traînaient dans la maison, mais le reste était bien en ordre dans ses rayonnages. Je crois que ça va avec ma maniaquerie sur l'état de mes bouquins.


27. Y a-t-il des livres que vous évitez ?

 

Ceux des écrivains à la mode de la rentrée littéraire (surtout française d'ailleurs, c'est moins vrai en ce qui concerne certains auteurs anglais ou américains). En général, comme expliqué dans la première partie, les sous-genres trop catégorisés (chick lit, SF, horreur, polar etc). Ca fait déjà pas mal.


28. Citez un livre qui vous a rendu furieux(se).

 

Furieux est un bien grand mot mais j'avais écrit sur le blog un truc à propos de Saturday de McEwan, dont la lecture m'avait passablement énervé. Agréable à lire, plutôt efficace, mais à mon goût permettant surtout à l'auteur de diffuser quelques idées néocons assez gerbantes (et, quelques années après, foutrement à côté de la plaque).

Sinon, La Part de l'Autre de Schmitt (voir plus haut) m'a aussi pas mal brouté: la psychologie de comptoir et le freudisme pour les nuls pour expliquer Hitler et la Shoah, ça va bien: je pense qu'il faut autre chose qu'être mal baisé, impuissant et artiste refoulé pour devenir dictateur et le plus grand criminel de l'Histoire.

Enfin, c'est peut-être moi qui ait tort de croire que le manichéisme est une philosophie un peu limitée.


29. Un livre que vous ne vous attendiez pas à aimer.

 

Il y a pas mal de livres que je ne m'attends pas à aimer et qu'effectivement, après coup, je n'aime pas spécialement.

Puisque je l'ai mentionné plus haut: Illusions perdues, j'etais assez sceptique et je l'ai finalement lu très vite et avec beaucoup de plaisir. La trilogie (le Père Goriot, Illusions perdues, Splendeurs et misères des courtisanes) reste à l'heure actuelle tout ce que j'ai réussi à lire de Balzac. Et déjà, j'ai eu beaucoup de mal à accrocher aux deux autres.


30. Un livre que vous pensiez aimer mais finalement non.

 

J'aimais bien Zola, et j'avais donc un a priori plutôt positif sur Au bonheur des dames. Las, c'était de la chick lit avant l'heure. Et quand on est un ado boutonneux de 14 ans, 300 pages sur des nanas casse-burnes qui essayent des fringues dans les grands magasins, c'est dur. Sex and the city sans sex, imaginez l'horreur.

Dans un autre registre, j'entretiens aussi des rapports difficiles avec les livres de McEwan: c'est bien écrit, prenant, malin, mais il y a toujours quelque chose dedans qui me laisse un goût d'inachevé. C'est souvent un twist absolument pas crédible, parfois un personnage insupportable ou la diffusion de quelques idées de merde... Entre eux et moi, c'est un peu de l'amour vache.


31. Votre petit plaisir littéraire.

 

On va dire lire dans le bain. Enfin, quand je suis en possession d’une baignoire, ce qui m'arrive beaucoup moins souvent que d’être en possession d’un livre, et m’évite donc d’avoir à me dire que quand même, faudrait penser à la planète. Mais ce qui est rare est cher, justement.

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Published by mixlamalice - dans Littérature
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commentaires

mixlamalice 10/09/2010 17:13



Ah oui, tout le monde s'en fout, mais dans les personnages de fiction préférés, j'ai bien sûr oublié Cyrano, la pièce d'Edmond Rostand étant de loin la pièce de théâtre qui m'a le
plus marqué, que j'ai lue et relue.