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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 09:30

Parlons un peu pognon dans l'enseignement supérieur, pour changer. Sans que ça soit à mon sens la chose la plus importante du monde, je ne renie pas un certain intérêt pour l'oseille, ne serait-ce que pour me permettre de faire les choses qui me plaisent et qui ne sont pas données (voyages, gastronomie, biens culturels, etc).

Et puis, c'est aussi l'occasion de clarifier un peu les choses, de recenser les coups fourrés, et qui sait peut-être tordre un peu le cou à certaines idées reçues.

 

Donc, depuis 2009, existe une loi Pécresse pour revaloriser les carrières des enseignants-chercheurs.

Quelles en sont les modalités?

 

Petit rappel: le salaire d'un maître de conférences est calculé sur la base d'échelons. A un échelon correspond un indice, à cet indice correspond un salaire brut. On passe d'un échelon à l'autre uniquement par ancienneté, tous les 2 ans et 10 mois la plupart du temps. Il y a, pour les maîtres de conférences, 9 échelons.

Les p"romotions au mérite" (le mot est un peu tabou dans la fonction publique mais ça existe) se font par changement de corps (passage de maître de conférences à Prof., puis éventuellement à Prof. classe exceptionnelle, qui n'est pas vraiment un corps à part, mais dont le passage se fait je crois par demande et examen devant une commission).

 

Dans l'esprit, cela n'a pas changé.

 

Dans le détail, plusieurs choses ont évolué, et tout est à peu près expliqué ici, parfois pas très clairement.

En résumé:

- l'échelon 1 (équivalent stagiaire, traitement brut hors primes de 25000 euros/annuel) a été raccourci de 24 à 12 mois.

- désormais, comme me semble-t-il au CNRS, quasiment toutes les années d'ancienneté depuis la thèse comptent dans l'établissement de l'échelon d'embaûche, dans la limite de six ans et huit mois (reclassement maximal au début de l'échelon 4). 

Auparavant, seule la dernière expérience de recherche comptait, et encore pas toujours. Donc on ne pouvait au mieux qu'être embauché au deuxième échelon (brut hors primes de 28000 euros).

En clair, aujourd'hui, de facto, l'échelon 1 n'existe plus: un thésard non moniteur recruté directement après sa thèse (cas minimal) commencera à l'échelon 2.

Un thésard moniteur recruté directement après sa thèse commencera à l'échelon 2, avec 2 ans d'ancienneté, donc passera à l'échelon 3 à la fin de sa première année (thèse + monitorats comptabilisée pour 3 ans, thèse sans monitorats comptabilisée pour 1 an, ne me demandez pas pourquoi, ni comment les vacataires sont considérés).

Les années de post-doc ou d'ATER rentrent en jeu également, du coup. 

tableaueffetspositifs 101376 1285150628Il y a quand même des choses pas claires dans ce tableau explicatif, notamment pourquoi l'exemple 4 est mieux payé que l'exemple 3... if I do my maths right, ils devraient être au même niveau (5 ans d'ancienneté dans les deux cas, échelon 3 avec 1 an et deux mois d'ancienneté: il y a peut-être une spécificité dans la comptabilisation des ATER qui m'a échappé).

 

Dans les faits, quand on est nommé, on est payé à l'échelon 1 par défaut. Au bout de quelques semaines, on reçoit une autorisation de demande de reclassement, avec un dossier à fournir (dans la limite d'un an). Dans ce dossier, on demande principalement les contrats de travail et attestations de l'employeur, soyez prévenus et rangez-les précieusement dans une pochette que vous ne mettrez pas deux ans à retrouver. Avec tous les documents traduits en français par un traducteur assermenté à 50 euros la page minimum, que ce soit de l'anglais ou de l'ouzbek, soyez prévenus aussi. Le dossier est ensuite traité par l'administration et éventuellement ratifié par le conseil scientifique de l'établissement, qui, dans le cas des nouveaux embauchés en tout cas, ne se pose pas trop de questions (on reparlera des embauchés avant la réforme plus tard).

 

Bref, en ce qui me concerne: quasiment tout m'a été compté en intégralité, même (et surtout) mon post-doc à l'étranger, à part bien sûr mes 3 mois de non-emploi et une broutille de contrat "rédaction de thèse-caisse noire du chef" de deux mois compté à mi-temps uniquement. Je me suis donc retrouvé embauché avec une ancienneté de 5 ans, 6 mois et 14 jours très précisément (3 ans pour la thèse + monitorats, 1 an 11 mois et 14 jours pour mon post-doc aux US, 6 mois pour mon post-doc "passage de concours", et 1 mois pour mon contrat transitoire entre la thèse et le post-doc).

Ainsi, je suis reclassé (avec effet rétroactif à compter du 1er septembre 2010, date d'embauche) à l'échelon 3, avec une ancienneté de 1 an, 8 mois et 14 jours (1er échelon: 1 an, 2ème échelon: 2 ans et 10 mois, 3ème échelon: idem): je passerai donc à l'échelon 4 en octobre-novembre 2011.

 

 

Question salaire, où cela me place-t-il?

 

Voici la grille pour 2010-2011.

 

Image2.pngLe traitement annuel brut en ce qui me concerne est donc de 31300 euros. Si on rajoute les indemnités de logement (presque 70 euros à Paris car les loyers y sont chers, youhou) et de transport, et la "prime de base" qui correspond à un demi-treizième mois (1200 euros brut annuels), on arrive en gros à 34000 euros/brut annuel.

D'ici moins d'un an, mon traitement annuel brut "de base", donc sans compter autre chose que les primes et indemnisations "obligatoires", sera de 37000 euros/brut annuel.

 

Pour mes lecteurs banquiers, avant de rigoler, faisons une comparaison.

La plupart de mes collègues ingénieurs-docteurs embauchés dans des centres de recherche du privé après leur thèse ou un an de post-doc ont été embauchés autour de 40000 euros/brut, parfois un peu moins, tout compris.

Disons que, autant que je sache, la plupart d'entre eux qui sont restés dans la recherche industrielle ont une rémunération aujourd'hui entre 40000 et 45000 euros. 50000 peut-être pour ceux qui bossent chez Total ou d'autres grosses boîtes qui chouchoutent leurs cadres, et pour ceux qui se sont réorientés plus vers la production (mais ceux-là bossent dans l'Oise ou en Normandie, on ne peut pas tout avoir).

Bref, en France, le technique ne paye pas vraiment, mais c'est une autre question, plus vaste, et qui ne date pas d'aujourd'hui.

My point, ici, c'est que mon salaire est 20 à 30% inférieur à un salaire pour un job équivalent dans le privé, ce qui ne me semble pas choquant pour une différence public-privé, en France ou ailleurs (mon chef ricain se lamentait de temps à autre sur son salaire d'embauche de 70000$ - sur 9 mois du reste- quand il aurait pu espérer 100000 dans le privé).

 

Donc, de ce point de vue là et malgré mon gauchisme latent, c'est plutôt une bonne mesure, puisqu'avant cette réforme, avec une embauche à l'échelon 2 au mieux, on avait plutôt une différence de 50%. 

D'autant que nos salaires augmentent, en tout cas au début, de presque 10% tous les 3 ans, ce qui est loin d'être le cas dans l'industrie où, à moins d'avoir une vraie promotion, on tourne, d'après mes sources, plutôt autour de 1%/an.

 

Je pourrais également parler aussi de la volonté de favoriser l'"excellence" (whatever that means) avec la multiplication de primes diverses et variées en tout genre, qui peuvent mettre du beurre dans les épinards à hauteur de quelques milliers d'euros pour les sujets les plus brillants ou les mieux au fait de la magouille politique.

Et des heures supplémentaires, bien payées (environ 40 euros/heures) et défiscalisées, même s'il est déconseillé d'en faire trop dans l'optique de garder une activité de recherche honorable, élément essentiel de notre métier puisque quasiment seul pris en compte pour la promotion au poste de Professeur.

Quoi qu'il en soit, à 20-30% de différence entre public et privé, on peut me semble-t-il à nouveau espérer faire venir des gens compétents, passionnés par le métier et intéressés par le service public par une liberté d'(e non-)action plus grande que dans le privé. A plus de 50%, ça commençait à devenir très discutable: même si le pognon n'est pas l'élément moteur dans le choix de cette carrière, il ne faut pas pousser. Perdre 5000 euros/brut annuel en passant de post-doc à enseignant-chercheur, ou encadrer un thésard gagnant la même chose, c'était pour beaucoup un peu dur à supporter.

 

Parlons maintenant des points négatifs: car il y en a, et des gros, malgré une communication gouvernementale comme toujours prompte à l'autosatisfaction. 

 

- Le problème des "inversés de carrière". Ces personnes, typiquement mon collègue de bureau, qui ont été embauchées avant moi (dans son cas 3 ans avant) ou plus généralement avant 2009 et qui se retrouvent moins bien payés (dans son cas toujours, nous sommes au même échelon, mais j'ai six mois d'"ancienneté" de plus que lui). On me dira que dans le privé des situations équivalentes sont monnaie courante, ne serait-ce que parce machin a mieux négocié son salaire d'embauche que truc, et que dans le cadre d'une réforme il y a toujours des victimes, mais je crois que ça a fait des vagues. En plus de foutre une ambiance pas géniale entre certains collègues, il semble que ça soit, dans le cas de la fonction publique, pas très légal.

Bref, une mesure faite à la va-vite, comme si personne ne s'était rendu compte du foutoir des conséquences que des modalités floues allaient créer. 

Après moult tractations, et pour éviter que l'Etat ne se ruine à rembourser tous les perdants, la règle est la suivante, et ne me demandez pas pourquoi: prise en compte des états de service avant nomination, mais décompte d'un an maximum pour la durée entre la nomination et le 1er septembre 2009.

Ainsi, ceux nommés en 2008 ont été reclassés pile poil mais ont perdu un an correspondant au 1er échelon passé de 2 à 1 an.

Ceux nommés en 2007 ont perdu 2 ans.

Et pour ceux nommés en 2006, à moins d'avoir fait 4 ans de post-doc et une thèse avec monitorats, ça ne valait pas le coup de faire un dossier (et encore c'était pour gagner probablement six mois au mieux). Quant à ceux nommés en 2005 ou avant, ne vous donnez pas la peine de remplir un dossier, si ce n'est déjà fait. Ceux qui ont essayé se sont vus proposer une offre de reclassement à l'échelon 2 alors qu'ils étaient déjà arrivés à l'échelon 3 ou 4 voire au-delà, la plupart ont donc refusé l'offre. 

Je crois que ce point n'est pas encore accepté par beaucoup, notamment un collectif qui est actuellement en procès contre l'Etat: voir les détails ici.

 

- Deuxième problème, qui lui, me touche. En tant qu'homme contemporain bien dans ses baskets et dans son égoïsme, les problèmes ne m'intéressent que si ils me touchent de près.

Cette nouvelle loi, pour faire simple, a consisté à supprimer les deux premiers échelons: vu qu'il faut, dans quasiment toutes les sections (en sciences dures en tout cas), au moins deux ans de post-doc pour décrocher un poste de MC, presque tout le monde commence à l'échelon 3 ou s'y retrouve moins d'un an après nomination. 

Mais cette loi a aussi permis de ne pas toucher aux échelons du haut: revaloriser tout le monde aurait sans doute coûté trop cher. Ca, on s'est bien gardé d'en faire la comm'.

Bref, pour continuer sur mon cas, avec cette réforme: si je ne passe jamais Prof., éventualité à prendre en compte puisque seulement 1/3 des maîtres de conférences le devient un jour (ils veulent faire passer le ratio de 1/3 à 3/5, à moyen terme, ce qui je pense ne changera pas grand chose), j'atteindrai l'échelon (et donc le salaire) maximal à 46 ans. Ce qui me laissera 20 ans de carrière au mieux pour voir mon pouvoir d'achat diminuer lentement mais sûrement (la revalorisation du point d'indice étant toujours largement inférieure à l'inflation: par exemple, gel du point d'indice pour les fonctionnaires en 2011). Avec un salaire brut autour de 48000 euros.

A mon avis, au bout de 4-5 ans, pour éviter la frustration, on vous fait passer MC classe exceptionnelle, ce qui permet de grimper à nouveau quelques échelons, pendant 3 ans, jusqu'à un salaire brut d'environ 56000 euros.

Et puis voila, à 55 ans en comptant large, haut de l'échelle.  

Dans ce cas là, que faites-vous? J'imagine facilement: plus de recherche (puisque si l'on n'est pas passé Prof. à ce stade, ça ne sert à rien de s'acharner), et des heures sup' en enseignement. A hauteur d'un double service, on peut gagner dans les 7000-8000 euros supplémentaires. Ainsi que des commissions machins, des charges administratives truc, etc etc, parce qu'il faut bien s'occuper. Et puis, des vacances qui correspondent aux vacances scolaires, puisque de toute façon il n'y a aucun contrôle.

 

 

Pour conclure:

les débuts de carrière des enseignants-chercheurs ont été plutôt bien revalorisés et peuvent contribuer à redonner un certain attrait au job. En revanche, les "fins de carrière" risquent de s'avérer longues et fastidieuses pour une grande part d'entre nous, sans bâton certes mais aussi sans carotte. J'imagine que ce sera le bon moment pour refaire une charge à la Christian Jacob sur l'utilité des contrats à vie chez les fonctionnaires (sans jamais rediscuter par contre des conditions salariales).

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Published by mixlamalice - dans La recherche
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commentaires

tiusha 14/01/2011 13:08



> j'atteindrai l'échelon (et donc le salaire) maximal à 46 ans


Solution: tu achètes maintenant un appart avec un emprunt sur 20 ans max comme ça tu continueras à voir ton revenu disponible augmenter en fin de carrière...


(comment ça pas possible?)






mixlamalice 14/01/2011 15:26



C'est à dire qu'avec mon apport perso (faible) et mes revenus dispos (faibles aussi), et compte-tenu du prix du m2 à Paris (très élevé), je pense qu'on peut à tout casser acheter un 40m2, dans
des arrondissements bof bof. Comme on n'est pas encore près à déménager à Marne-la-vallée, je ne sais pas trop... on va déjà attendre que Priscilla ait un truc permanent.



postdoc 13/01/2011 21:20



Même en sciences ça varie pas mal entre les disciplines. Dans mon domaine quand j'étais en DEA le recrutement CNRS c'était typiquement 3-4 ans après la thèse. Maintenant 3 ans c'est vraiment le
minimum et l'âge typique tend plutôt vers 5-6 ans. Pour autant la proportion CR2/CR1 reste toujours très largement en faveur des CR2. De ce que j'ai compris dans les autres champs de sciences
dures l'embauche se fait (un peu) plus tôt.



mixlamalice 14/01/2011 09:18



Oui, dans la branche de Priscilla (microbiologie), 5-6 ans post-thèse est assez "banal" pour un "bon" poste (Institut Pasteur, INSERM...). 3 ans me semble aussi le minimum pour un poste de MC.
Dans mon domaine, la norme est, je dirais, entre 2 et 4 ans, comme dans presque tous les domaines de physique-chimie assez "appliqués"...


Plus de chiffres ici: http://n.holzschuch.free.fr/dotclear/index.php?2009/07/03/181-les-disciplines-qui-recrutent-rapidement-apres-la-these-et-les-autres



John 13/01/2011 17:44



Ca choque personne que dans le doc du ministère 60% (51+9) des MCF soient embauché sans postdoc, juste apres la thèse ?


Sinon je confirme que le rattrapage de carrière est valable au CNRS aussi depuis un bail. La seule chose qui change c'est qu'ensuite on doit attendre de passer CR1 pour avoir une premiere
augmentation de salaire si on arrive d'entrée au dernier échelon de CR2 -these + 3 ans de postdoc-. En gros, 4 ans sans augmentation... 


A+


J


 


 


 


 



mixlamalice 13/01/2011 18:41



J'avais remarqué en effet et j'ai trouvé ça un peu étrange. Mais comme je n'ai jamais compris la cohérence des exemples de toute façon... 


Il se peut aussi que dans les SHS, le droit ou l'histoire, la norme soit encore au recrutement directement après la thèse: je ne sais pas quelle proportion de recrutés ça ferait... c'est vrai
qu'en sciences "dures", à part peut-etre en maths, ce n'est plus le cas depuis longtemps en tout cas. 



tiusha 13/01/2011 12:56



très utile, merci pour les explications! J'essayais justement de calculer mon salaire potentiel d'embauche histoire de me motiver pour la prochaine campagne. D'accord avec le premier: voilà qui
donne un peu plus envie de rester en France.


pour avoir concrètement étudié la chose récemment, en ajustant au coût de la vie on peut considérer que le même chiffre de salaire en euro à Paris et en livre UK à Londres se valent (d'ailleurs
45K£=37k€). Perso, sauf poste et perspectives d'évolution beaucoup plus intéressants outre-Manche, à choisir je reste en France. Ne pas oublier que contrairement aux idées reçues, l'impôt à la
source sur les revenus made in UK fait mal aussi...



mixlamalice 13/01/2011 13:17



Merci, bonne chance et bon courage pour la prochaine campagne...


 


Un Prof. Assistant aux US gagne environ 70000$/9 mois en sciences dures dans les endroits correctement payés, mais ça peut tomber à 40000$/9 mois en SHS, où la perspective d'avoir des grants pour
compléter sur 12 mois me semblent plus ténues... A 40000$/an aux US, je pense que tu vis clairement moins bien qu'avec 35000euros en France (dans un cas tu bien au-dessus du salaire médian, dans
l'autre pas mal au-dessous). Avec 70000$, je pense que tu vis un peu mieux, mais pas tant que ça si tu es "prudent" avec ton blé (pas dans la mentalité ricaine, certes). Si tu parviens à
compléter ton salaire sur 12 mois et que tu te retrouves dans les 90000$, là, je pense qu'il n'y a pas photo.


Après, il faut avoir envie: - de s'arracher 5 ans en début de trentaine dans un milieu ultra-compétitif avec une pression énorme sans vacances, avant d'avoir enfin un peu de sécurité
d'emploi. - ou d'aller dans des endroits reculés/facs aux ambitions modestes où la tenure n'est qu'une formalité... les deux possibilités ne me bottaient finalement pas tant que ça (et puis comme
on ne m'a rien demandé non plus...), je suis rentré sans hésiter et comme prévu.



postdoc 12/01/2011 03:32



Est-ce qu'à tout hasard tu saurais si ça s'applique à l'intégralité de la recherche française ? Par exemple il me semblait qu'au CNAP il y a quelques année la reconstitution de carrière était
réservée à ceux qui avaient l'agrégation (critère totalement crétin pour des chercheurs). La dernière fois que j'ai jeté un coup d'œil au règlement je crois que ça n'y figurait plus (mais je n'ai
pas cherché très dur) en revanche le coup des ½ années d'ancienneté par année de postdoc y était clairement et j'avais trouvé ça insultant et humiliant.



Pierre 14/07/2017 11:53

Et c'est pas plus clair en 2017... Je dois commencer sur un poste de CR2 à l'IFSTTAR (ouais, même pas CNRS, encore plus dur et opaque) et je cherche un peu sur internet comment ça va se passer: on trouve que dalle, c'est vraiment affolant.
Bon j'ai pas encore cherché "en détail" sur tous les sites du gouvernement mais google aide moyen. En gros je ne sais ni si toutes mes années de postdoc seront comptées entières ou moitié (ce qui est quand même complètement hallucinant, surtout pour un poste de CR !!), si pour CR le monitorat compte ou pas, sans compter la nouvelle réforme qui va supprimer les grades CR1 et CR2 en Septembre pour un CR "classe normale" genre comme les MCF (sur quelle grille de salaire ?).
Du coup au final tu sais pas grand chose et tu vas tenter de séduire un proprio avec une vague attesation du ministère qui te mettra (au mieux) le salaire du premier échelon bien sûr... Ce qui en France va être un beau défi :-P

mixlamalice 12/01/2011 10:07



Hélas non, je ne sais pas... j'ai fait le point pour la carrière qui m'a choisi, mais chaque organisme a ses spécifictés. Il me semble (on me contredira peut-être) que le CNRS aussi compte les
années de post-doc pour moitié si elles ont été faites à l'étranger, à moins que ça ait changé récemment. Le problème, comme dit dans le commentaire précédent, étant d'avoir accès à ces
informations autrement que par le biais de collègues qui ne sont pas plus au courant que vous des évolutions. La France et le pognon, c'est toujours un peu tabou.