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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 17:24

L'une des principales raisons du reconduction de Fioraso à la tête du secrétariat d'Etat à l'Enseignement Supérieur et la Recherche, serait, selon des propos que l'on prête à Hollande, d'avoir mené quelques réformes tout en réussissant à "ne pas mettre pas les chercheurs dans la rue".

 

Certes, après 2 ans de mandat Hollande, c'est presqu'un exploit, mais je m'étonne que cela suffise à symboliser une réussite, tant il me semble que la population des chercheurs, peu syndiquée (les principaux efforts des syndicats universitaires concernent surtout les personnels des catégories B et C), n'est pas particulièrement adepte de ce genre de moyens de revendications.

 

Il n'y a guère eu, si je me souviens bien, que le mouvement assez spontané de 2004 (ayant contribué à placer l'organisation Sauvons la Recherche sur le devant de la scène, organisation peu politisée au départ avant de quasi-disparaître médiatiquement tout en devenant un beau moyen de promotion sociale pour ses meneurs).

 

Il y a eu quelques actions en 2007, mais surtout en 2009, d'assez forts et longs (quasiment un semestre, je crois, mais je n'étais pas sur le territoire à ce moment) blocages dans beaucoup d'universités au sujet de la loi Pécresse.

 

Bref, pas de quoi vraiment avoir peur de nous, et ce d'autant plus quand on voit les résultats, par exemple de la ronde infinie des obstinés.

 

Les universitaires sont des gens qui s'expriment (tribunes régulières personnelles ou de groupes plus ou moins organisés), souvent ai-je l'impression de façon relativement réfléchie (un biais professionnel assez général est d'au moins apprécier le factuel), mais on ne peut pas dire que les "rapports de force" soient leur point fort.

Finalement, en réunissant 12000 noms dans la pétition contre sa reconduction, Fioraso a quand même largement plus "fédéré" contre elle que d'autres grands noms du ministère, comme par exemple Wauquiez...

 

Alors, d'où nous vient cette réputation d'"agitateurs", que je vois ressurgir périodiquement même chez certains collègues? Y a-t-il quelque chose qui m'échappe?

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Published by mixlamalice - dans La recherche
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commentaires

Faculté des Sciences de la Terre, de la Géographie et de l'Aménagement du Territoire 10/09/2014 11:19

donc ce serait plus les étudiants que les universitaires dont on craint la "révolte" merci a la prochaine foi

Gaïa 10/06/2014 21:32


La petite phrase du président n'était-elle pas  "elle a eu le mérite de n’avoir mis personne dans la rue" ? Le principal, c'est que les étudiants n'aillent pas dans la rue et Madame Fioraso
travaille en ce sens (si je comprends bien).  D'ailleurs l'UNEF a soutenu sa loi de 2013, c'est du donnant-donnant.

mixlamalice 10/06/2014 22:09



Oui, c'est bien "personne". Dans le contexte dans lequel je l'avais vue, j'avais compris ça comme les "universitaires", mais vous avez sans doute tous raison, il fallait plutôt comprendre
"étudiants". Mais je ne vois toujours pas bien en quoi la loi Fioraso présentait un risque quelconque de grosses manifs étudiantes...


Comme dit lazette, on en reparlera peut-ëtre effectivement, si la situation de Saint-Quentin se répand et/ou que la rationalisation de l'offre de formation prend une tournure plus "musclée" dans
les prochains mois.


 


Quant à l'UNEF, bon, ça fait des postes aux Julliard et consorts, mais concrètement, représentent-ils vraiment les étudiants? c'est quoi, l'unef, 20000 membres sur 2000000 d'étudiants?



lazette 10/06/2014 10:18


La loi LRU on s'en fout,  par contre les universités en faillite et les cours qui ferment, ça peut énerver les étudiants.

lazette 10/06/2014 09:49


Je crois aussi que c'est le souvenir de Mai 68 et la peur des étudiants.

mixlamalice 10/06/2014 09:58



donc ce serait plus les étudiants que les universitaires dont on craint la "révolte". Mais y avait-il une chance réelle pour que la LRU2 Fioraso, très "techno" et ne changeant je crois pas grand
chose pour les étudiants (plutôt axée sur la gouvernance, la valorisation etc), mette les étudiants dans la rue?



FBLR 09/06/2014 18:54


Peut-être des effets collatéraux à des projets de loi, qui, par ricochets pourraient mettre les étudiants dans la rue ?


Si on poussait la logique Fiorasienne à bout, on fermerait pas mal de formations avec peu d'étudiants et/ou les facs feraient comme à Grenoble et factureraient les "services"


http://sciences-po.unef.fr/dossiers/pipo2013/pipo2013-1/


Mais ça n'arrivera pas. Et comme toi, je trouve que le risque est surévalué.

mixlamalice 10/06/2014 09:08



Oui, probablement qu'on soupçonne une possible "contagion", mais comme tu le dis (et moi aussi), ça me semble surévalué avec une loi aussi "inoffensive" que la LRU2 (vu que les gros trucs
clivants de la LRU ont fait bouger il y a 5 ans, et qu'ils sont "simplement entérinés, peu de risque que ça se reproduise; quant à tout ce qui pouvait être nouvellement clivant, il y a bien eu
soin de le faire passer à la trappe après les Assises).


Quant à la rationalisation des formations, je suis plutôt pour sur le principe, même si en pratique cela se traduit chez nous par exemple, par des mécanismes d'incitation hyper négatifs: on vous
demande de rationaliser, vous le faites on vous supprime des postes, vous le faites pas on vous donne plein de postes... j'en parle
ici: http://laviedemix.over-blog.com/article-injonctions-contradictoires-123634811.html


Mais en théorie, c'est vrai qu'on a par exemple un chevauchement largement non nul d'ue voire de formations complètes: exemple, deux cours de m1 de chimie des polymères donné par le département
matériaux et le département chimie; ou deux cours de mécanique des matériaux donnés par le département mécanique et par le département matériaux. Tous ces cours sont donnés devant 20 personnes ou
moins... Or, pour une raison qui m'échappe, certains ne sont pas prêts à faire cette "fusion" qui me semble quand même plutôt aller dans le sens de l'histoire.