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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 15:17

Depuis mon retour, j'ai un peu réduit la cadence des soirées pub-burger-bière. Et je me suis remis au sport. 

Mais comme cela a été remplacé par des apéros où bières s'écrit au pluriel, et pas mal de restos, on ne peut pas dire que j'ai amélioré ma ligne ces derniers mois, au contraire.

 

Ces dernières semaines, j'ai notamment testé:

 

- Le Janissaire: (12ème arrondissement, http://www.lejanissaire.fr/, métro Daumesnil ou Dugommier). Restaurant turc plutôt haut de gamme, j'y étais déjà allé pour un déjeuner avec la chimiste Poussinnette.

Il y a plus de 10000 restaurants à Paris, et n'en ayant fréquenté grosso modo qu'un petit pourcent, je ne peux pas affirmer que le menu midi entrée-plat-dessert à 13 euros est le meilleur rapport qualité de la ville, mais je pense qu'il est dans le haut du panier si vous aimez cette cuisine.

Le soir, c'est un peu moins avantageux (le menu à peu près équivalent, un poil plus varié, est à 25 euros, comptez une trentaine d'euros à la carte), mais ça reste de bonne facture. La carte est variée et peut-être un poil inégale, surtout dans les quantités (la charcuterie en papillotte en entrée est extrêmement copieuse, l'agneau de sept heures en plat est assez chiche). Le service du soir est moins efficace que celui du midi, surtout si vous êtes dans la salle un peu reculée, mais très gentil. Il y a une terrasse agréable, visiblement assez courue.

Ca sort un peu des sentiers battus, culinairement et géographiquement, je recommande. 

 

- Le Gaigne: (4ème arrondissement, http://www.restaurantlegaigne.fr/, métro Rambuteau). Resto de poche, so called "semi-gastronomique", qui a eu pas mal de publicité à son ouverture au printemps 2008. Le chef est un petit jeune passé par chez Gagnaire et au Pré Catelan. Sa femme assure le service seule. Le menu dégustation accord mets-vins qui change tous les mois est à 59 euros (42 euros sans le vin), pour deux entrées, un poisson, une viande et un dessert - tous disponibles également à la carte (environ 40-45 euros)-, avec 4 verres de vins.

Au menu:

Filets de Sardine farcis d'une crème d'avocat à la brunoise de radis et concombre, artichaut poivrade mariné

Poêlée de champignons du moment, marmelade d'oignons de Trébons, omelette aux oeufs bio de la ferme de Champignolles

Rouget parfumé à la livèche, cannelloni d'épinard, sauce au curcuma

Cochon de lait "Noir de Bigorre" rôti, boudin Basque, julienne de pois gourmands

Fraises liées dans leur coulis, mousse mascarpone au basilic, biscuit "dacquoise" au citron vert

accompagné de deux verres de Côtes du Rhône blanc, domaine des Espiers 2008, d'un verre de vin des Côteaux du Verdon 2008 également, Domaine de Valmoissine, et d'un verre de liqueur de fraise pour le dessert (Pierson).

 

Dans l'ensemble tout était bon (avec une mention spéciale pour le dessert qui m'a rappelé celui de Toqué!, et une mention très honorable à la poêlée de girolles et au cochon de lait), sans toutefois ce X-factor qui fait grimper aux rideaux. Bons petits vins, beaux produits bien travaillés, jolies assiettes avec un vrai effort de présentation. Dans cette gamme de prix c'est intéressant car c'est un peu plus chiadé que la cuisine "bistronomique" généralement proposée sur Paris.

Quelques petites erreurs au service ("madame-monsieur" quand on est deux mecs, la première fois ça passe, la deuxième ça devient vexant surtout pour les déficients pileux dans mon genre - amuses-bouches non servis sans que je sache si ce fut un oubli ou s'ils sont juste proposés "à la carte" - erreur de quelques euros dans l'addition...) pardonnables mais qui devraient être évitées à ce niveau.

Clientèle majoritairement anglo-saxonne (je crois qu'ils ont eu un bon article dans le prestigieux NYTimes), le resto était plein, ça a l'air de bien tourner.

Un bon moment, une adresse à retenir, même s'il m'a manqué un ou plusieurs petits "je ne sais quoi" pour recommander plus chaudement.  

 

- La Régalade Saint-Honoré: (1er arrondissement, métro Louvre-Rivoli): Camdeborde a fait de la Régalade (14ème, métro Alésia) une institution, l'un des premiers restos dans ce créneau bistronomique désormais si en vogue. B. Doucet, qui l'a reprise depuis quelques années, a réussi le tour de force de maintenir le succès au point d'ouvrir il y a quelques mois une petite soeur dans le plus luxueux 1er arrondissement.

Nous devions y aller il y a quelques semaines pour un dîner blogueur, mais notre réservation fut malencontreusement annulée (d'où un dîner à Impro'Vista à la place).

Je retente ma chance pour la venue de Priscilla, toujours désireuse de goûter de la bonne bouffe bien de chez nous lorsqu'elle retrouve la mère patrie. Cette fois-ci, pas de souci, nous sommes attendus. Réservation possible seulement à 19h30 ou 21h30, c'est un peu pénible mais comme Priscilla descend de l'avion, ça nous arrange de dîner tôt.

Nous arrivons les premiers à 19h25, ça se remplira graduellement mais plusieurs tables resteront vides jusqu'à notre départ vers 21h, même si quelques clients n'ayant pas réservé s'entendront dire que ''c'est complet". Bizarre, mais bon...

La encore, il y a eu pas mal de critiques élogieuses, surtout de la part de critiques ou blogueurs américains, et la salle est majoritairement remplie d'anglo-saxons.

La déco est un peu plus moderne qu'à la Régalade originale, on s'est adapté au quartier plus chic-branché que le triangle Porte d'Orléans-Alésia-Porte de Vanves.

Le service est sympa et décontracté, assez bonne franquette, et a géré parfaitement la famille américaine gentille mais un peu casse-burnes à côté de nous.

Le menu carte est à 33 euros, il y a 5-6 choix chaque fois, avec quelques grands classiques de la Régalade (poitrine de porc, riz au lait...). Il y a en plus une ardoise avec des suggestions du moment à suppléments de 3 à 10 euros (les suppléments partout et tout le temps, ça commence à me gonfler, mais au moins, c'est proposé à part).

On commence par la terrine signature de la Régalade, avec des cornichons et des piments doux, à volonté. Par rapport à la maison mère, elle est proposée dans des ramequins "individuels" et pas dans le grand plat familial. La table est, il faut le dire, un peu serrée.

En entrée, tartelette au thon, oignons nouveaux, avec un peu de pistou, pour moi. Quelques feuilles de salade un peu superflues quoique bien assaisonnées, mais c'est moelleux, goûteux, très bon. Priscilla prend des lasagnes de légumes avec quelques fines tranches de jambon cru. La aussi, c'est nickel, très savoureux, et plus recherché que ça en a l'air.

En plat, je prends du veau braisé avec une sauce tomate-olives-basilic, et une purée au basilic. C'est plus classique (on le trouve dans le livre de recettes de B. Doucet), mais délicieux. Dommage que le ramequin de purée ait un goût de trop peu. Pour Priscilla, un risotto du moment avec asperges et petits pois, qui ne se mariait pas très bien avec mon plat et que j'ai donc eu du mal à juger. Elle, s'est régalée (ahah).

En dessert, un gâteau praliné-chocolat pour moi avec une glace cacao, classique, puissant et efficace (hormis un Mikado un peu incongru dans le décor) même si j'ai regretté de ne pas avoir pris le tiramisu aux fraises. Soufflé au grand marnier réussi pour ma douce.

Nous avons donc fort bien mangé, pour 55 euros/tête avec une bouteille de Morgon (Michel Guignier 2009? et un verre de vin rosé pétillant très intéressant que je ne connaissais pas - Cerdon- que la chef de salle nous a proposé de goûter, alors qu'on était sur le point de prendre une coupe de champagne deux fois plus chère, sympa de sa part).

Je crois néanmoins que je préfère la Régalade originale, qui a à mon goût un côté franchouillard plus authentique, un lieu propice aux tablées de potes exubérants qui ne viennent pas pour se montrer mais pour trop manger et boire, avec une cuisine peut être un peu plus simple, mais aussi plus copieuse.

Néanmoins, les différences ne sont pas non plus énormes, et les deux établissements sont des valeurs sûres parisiennes.

 

Picture1-copie-2.png

Les entrées, les desserts... les plats, oubliés... 

 

Les diables au thym: (9ème, www.lesdiablesauthym.com/, métro Grands Boulevards). J'ai été invité pour un dîner de blogueurs dans ce bon petit resto de quartier par Fabien Nègre, par l'intermédiaire de Chrisos, pour découvrir la cuisine du chef Eric Lassauce (ça ne s'invente pas). Je les remercie vivement.

Cité au Michelin, ce petit restaurant est situé à quelques pas de Chez Chartier, dans un coin de Paris que je ne maîtrise absolument pas, mais où visiblement, la norme est plutôt à la grande brasserie, l'attrape-touristes ou le troquet miteux. 

En entrée, nous aurons droit à un carpaccio de daurade, frais et goûteux mais un peu trop salé pour moi, et accompagné d'une macédoine de légumes dont je n'ai pas été fan (surmontée d'une câpre purement (?) décorative). Un petit bordeaux blanc pour accompagner, qui ne m'a pas marqué plus que ça, en bien ou en mal.

En plat, trois tranches de veau, bien rosées et tendres, avec des petits légumes nouveaux (carottes, champignons, artichauts poivrades - qu'on trouve partout en ce moment et qui commencent à me gaver...). Plat simple, mais bons produits, bonne cuisson, assez léger finalement, au poil. Avec un Saint-Joseph 2006 bien fruité.

En dessert, quelque chose d'un peu plus surprenant: une tomate confite avec une glace l'huile d'olive, et un clafoutis aux olives. C'est très bon et original, dommage que ça soit vraiment difficile à manger et qu'on en mette un peu partout. En accompagnement, un bon verre de Sylvaner liquoreux d'une jolie couleur.

J'ai été invité, mais le menu du soir à 28 euros me semble en faire un des bons plans du quartier. Service jeune, efficace et sympathique, déco plutôt quelconque. Le restaurant peut être privatisé et fait service traiteur.

Nous terminons par la découverte d'une liqueur d'érable canadienne qui se boit bien (et doit donner de belles gueules de bois), enchaînée avec une dégustation très didactique de rhums Clément. Novice dans les "rhums grands crus", c'est une belle découverte pour moi.

Quelques ragots ou discussions sur les adresses récemment ouvertes ou à la mode en compagnie d'insiders mieux informés que moi (vous pouvez lire leurs compte-rendus sur leurs blogs/sites respectifs), je suis rentré avec pas mal d'idées pour mes prochaines escapades.

En espérant que ça se reproduise... 

 

That's all for now. 

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Published by mixlamalice - dans Restos
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commentaires

Docadn 09/07/2010 08:14



Salut Mix,


t'as intérêt de doubler tes sessions sportives à ce rythme ;-))


Très joli geste du serveur de vous avoir dirigé vers un Cerdon... La champagne est toujours trop cher à la coupe !!


Guignier c'est pas mal, et si c'est du 09 (déjà !!), alors ce devait être plus que pas mal...



mixlamalice 09/07/2010 09:06



C'est clair, surtout que le rythme ne faiblit pas. Bon, je suis encore loin de Chrisos et il a réussi à rester assez fit, mais j'ai quand même une propension à choper du pneu, faut que je fasse
attention.


Oui, la serveuse (qui avait l'air d'être la chef) a été très sympa après un accueil un peu bourru: on a discuté vins californiens, elle nous a fait goûter, etc, cool.


Pour la quille de Morgon, j'ai un doute (pas sur l'année): dans ma tête j'ai Guignier, mais je ne reconnais pas l'étiquette, donc c'était peut-être autre chose. Ce que c'est que de trop picoler
(habituellement on n'est pas très champagne, mais on voulait "célébrer" le poste...)



mixlamalice 06/07/2010 14:27



C. Mignot a bouffé pareil que moi à la Régalade: http://tableadecouvert.typepad.fr/table_dcouvert/2010/07/la-r%C3%A9galade-sainthonor%C3%A9.html#comments



mixlamalice 06/07/2010 14:28



Comment ça, on s'en bat?


Ca prouve qu'elle a du goût, quand même.