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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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  • Misanthrope optionnellement misogyne et Esprit Universel.

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 11:07

L'"Etat Stratège" est de nouveau à la mode.

Le commissariat général au plan, supprimé en 2006, vient de faire sa réapparition, sous un autre nom, sans doute moins connoté (les plans quinquennaux, depuis la disparition de l'URSS, ça a un peu perdu de son attrait).

Je ne suis pas apte à juger de la pertinence d'un état stratège en général, mais dans le même registre j'ai été interpellé par la mise en place de la commission Innovation 2030, dont le but médiatiquement affiché est de "découvrir l'Apple français de demain".

En France, en 2013, on pense que le géant industriel du futur se trouve en faisant s'asseoir autour d'une table une vingtaine d'"experts" gouvernementaux.

Voila, il n'y aurait presque rien d'autre à rajouter.*

 

Mais quand même, quelques mots supplémentaires: 150M€ sont débloqués pour cette commission, sur les investissements d'avenir. On envisage notamment des concours d'innovation. Un peu sur la mode du concours Lépine 

Et puis, si on regarde en détail le pedigree des membres de la commission (voir lien plus haut), on peut faire une ou deux remarques saisissantes:

- sur les 20 membres, la moyenne d'âge est de 60 ans pile-poil. Soit 77 ans en 2030; une bonne partie aura passé l'arme à gauche d'ici là. 3 ont moins de 50 ans, aucun moins de 45.

- sur les 20 membres, on trouve 7 hauts fonctionnaires slash dirigeants d'entreprise, 2 économistes, 1 journaliste, 1 philosophe et 4 hommes politiques (dont 2 ont un passé "scientifique"). 15 personnalités sur 20 qui ne sont donc pas vraiment ce qu'on peut appeler des "acteurs" de l'innovation...

Enfin, il y a 4 chercheurs, réputés pour leurs liens présents ou passés avec l'innovation et 1 "web entrepreneur" d'Etat. 

En tout cas, le dirigeant de l'Apple français d'aujourd'hui (qui est-il? X. Niel?) ou de dans 5 ans, il n'est pas dans la commission.

- et pour conclure, la familiarité de certains noms et leur présence quasi-continuelle dans bon nombre de commissions passées et à venir, laisse vraiment penser qu'on tourne au sommet avec quelques centaines de personnes, quel que soit le sujet de réflexion.

 

 

 

* on pourrait naïvement estimer que faciliter administrativement la vie des entrepreneurs, par exemple en faisant le tri entre les structures de valorisation et les multiples dispositifs existants, aussi invisibles que concurrents, ou qu'examiner sérieusement l'utilisation du crédit impôt recherche pour l'attribuer efficacement à des entreprises innovantes et pas avant tout comme moyen d'optimisation fiscale, seraient déjà une bonne piste de travail.

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 10:59

J'ai un a priori négatif sur C. Bartolone, malgré ses dehors de défenseur des pauvres de Seine Saint-Denis et de symbole vivant de la méritocratie à la française (fils d'immigrés, destiné à un CAP mécanique, tout ça).

 

C'est un homme qui a fait de la politique sa carrière: il est député depuis 1981 (à 31 ans), sans discontinuer.

Or les politiques nous expliquent régulièrement que le régime des retraites ultra-favorables (entre autres) des politiques est lié à l'incertitude de la charge, au fait que "ce n'est pas un métier", mais on a dans l'hémicycle et ailleurs un bon nombre d'apparatchiks dont l'ambition semble être plus de se replacer aux prochaines échéances que d'impacter de quelque façon que ce soit la vie du pays. Le cas de cet adjoint au maire à la ville de Paris qui se retire de la vie politique à 41 ans parce qu'il pensait que "le paramètre financier prenait le pas sur l'engagement" m'apparaît largement moins fréquent.

 

Bartolone, c'est aussi un homme intègre qui n'a "pas embauché sa femme, mais épousé sa collaboratrice". 

 

Enfin, c'est un homme qui a fait construire récemment une maison estimée entre 2 et 3 millions d'euros. 

Qu'un homme politique ait du pognon, dans l'absolu, je m'en fous. Que la fonction soit bien rétribuée, c'est sans aucun doute légitime.

Qu'on devienne millionnaire en faisant une carrière en politique (contrairement à L. Fabius, C. Bartolone ne vient pas d'une famille de grands bourgeois) me semble plus dérangeant conceptuellement. 

Et même, plus précisément, je m'interroge sur les sommes: les émoluments d'un élu sont limitées à environ 10k€/mois brut en cas de cumul. C'est assez proche dans le cas d'un ministre.

En supposant que sa femme gagne la même somme et qu'ils ont pris un crédit sur 20 ans au taux d'endettement maximum (donc en supposant aucun crédit en cours) et au taux de crédit minimum, j'arrive, avec mon petit simulateur Société Géniale, à un prêt d'"à peine" 1M€. Je veux bien croire qu'un député n'a pas les mêmes conditions de crédit que le français moyen, mais l'ordre de grandeur doit être juste, ce qui suppose un apport perso d'environ 1.5M€, une paille...

 

Cela dit, entre ça et les L. Wauquiez, député ou ministre depuis 10 ans et fils de grand industriel, qui publient un patrimoine dérisoire, type un studio de 100k€ et 3500€ sur un compte courant alors, je ne sais ce que je "préfère"...

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 15:14

Tout est dans le titre, un petit break de 15 jours ne sera pas de trop pour se régénérer mentalement et physiquement.

4 jours dans la région lyonno-grenobloise (avec un petit pélerinage chez "le monument de la gastronomie française" tant qu'il est vivant), puis une petite dizaine de jours sur la côte basque, entre Biarritz et San Sebastian où on ne devrait pas trop mal manger non plus (même si pour des raisons budgétaires on n'ira hélas pas chez Berasategui). Et si on est chaud et qu'on veut se rafraîchir, on conclura peut-être par un week-end d'alcooliques en Normandie.

 

En attendant, bon courage à ceux qui passent les auditions MCF ou des entretiens divers et variés.

 

Et puisqu'on en parlait ailleurs, un petit morceau des Clash pour tous ceux qui ont comme moi un jour été bassiste monodoigt inaudible dans un groupe.

 


 

 

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 13:19

Petites parodies (plutôt des pastiches, en fait) de blogs gastros. Dans le même genre, j'avais aussi écrit ça. Et puis un peu ça aussi.

 

- Döner Kebab "On Bosse Fort".

Gars, y a de la bonne vibe dans ce resto grec, c'est ça que je kiffe. J'ai appelé le proprio avant de venir, je lui ai demandé de m'expliquer sa carte plat par plat, il était super open, on a passé 2h au tél. Quand je suis passé, le serveur m'a mis à une table au fond, pas cool, mais j'ai demandé la table proche de la fenêtre et y avait pas de lézard. Bon esprit, ils ont fait péter l'oasis multifruits pour la peine. Puis j'ai demandé au serveur son plat favori, il m'a répondu le complet sauce blanche ou le adana harissa et j'ai dit banco!

Franchement, on se la raconte pas, les produits sont nickel, peut-être juste la sauce blanche un peu liquide, mais je l'ai dit au serveur et il m'a répondu qu'il le dirait au chef, ça c'est good vibration.

Un top plan où on se fout pas de notre gueule, 7€ la formule qui se prend pas le chou, dans la top-liste. 

 

 

- Le Bar du Palace, de l'intemporalité aventureuse.

Les bars de palace sont des cocons apaisants. L'on s'y sent comme dans de la ouate, l'atmosphère y est cotonneuse, cela vous assourdit. L'on vous y sert des mets bien fichus, sans aucun désir de souvenirs, à la marque immémoriale. L'on y mastique sans attention, en regardant la foule aguicheuse qui s'étire mollement. Le but est de se sustenter sans accaparer, pour vous amener au bout de la nuit dans ce monde inconnu. Cela s'appelle le chic.

 

 

- Le Bistronome en culottes courtes, chronique numéro 987.

Le Bistronome vient d'ouvrir il y a trois mois. Comme il y a deux mois de résa et que personne ne me connaît malgré tous mes efforts, je viens seulement d'y choper une table et je vais donc moi aussi en parler, un peu après tout le monde, mais en même temps avant le client moyen qui, le nul, ne sait toujours pas que ça a ouvert.

Le chef, John Peter Sigurdson di Benedetto, gaillard franco-anglo-dano-italien aussi velu que tatoué, a un CV solide, puisqu'il a épluché les patates chez Troigros avant de faire bouillir l'eau des pâtes chez Fréchon et de couper la ciboulette chez Inaki Aizpitarte, mais le monde des étoilés l'a lassé. Néanmoins amoureux des bons produits et original avant tout, il achète son pain chez Poujauran, son fromage chez Quatrehomme, sa viande chez Desnoyers mais aussi quelques morceaux chez le Bourdonnec, et ses légumes chez Yamashita et Passard. Dans son menu carte à 37 euros, on trouve des légumes oubliés, des morceaux de viande encore plus oubliés, le tout servi brut, comme cette endive simplement snackée agrémentée d'un navet bouilli. Notons aussi le burger au chateaubriand et cantal affiné 96 mois ainsi que le pot au feu revisité et le ceviche joliment acidulé. Carte des vins naturelle, comme de juste. Les tables sont serrées, on ne vous calcule pas si vous n'avez pas le look barbe de dix jours adéquat et on vous vire au bout de 48 minutes à table pour le 4ème service, mais c'est la rançon du succès, j'adore.

 

 

- La taverne de Jean-Mich, publi-reportage non assumé.

Journaliste blogueur ou l'inverse, je suis invité au resto tous les midis (seul le lecteur n'est pas au courant) en échange d'un papier où je peux mettre en valeur ma plume de BTS journalisme, qui permettra malgré tout au restaurateur d'avoir un peu de visibilité parmi les 10000 restos parisiens.

Jean-Mich est un ancien comptable qui vient de réaliser son rêve en reprenant une boutique de chaussures d'occasion dans une ruelle du 12ème et en la retapant à la sauce Ikea. Comme personne ne vient goûter à ses plats de bistrots typiques faits métro maison, je vous recommande de venir tester le tartare-frites, l'andouillette-frites, et le pavé de saumon au riz sauvage, avant de tenter en dessert le tiramisu et la crème brûlée dans l'excellent menu plat-dessert à 18€. Ambiance super sympa et grands sourires du patron, on en redemande à deux pas du bureau. Enfin, le pichet de Mouton-Cadet à 30€, pièce de choix de la carte estampillée Maison Richard, finira de vous ravir les papilles.

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 14:19

Je ne vais pas parler de fraude fiscale, pourtant d'actualité, mais de fraude scientifique possible.

 

Je m'en suis aperçu complètement par hasard, en faisant de la biblio sur un sujet sur lequel j'ai commencé à m'intéresser il y a peu (ok, je fais ma biblio avec 6 mois de retard, mais mieux vaut tard que jamais); et surtout en tombant, après une discussion, sur un article un peu "ancien" (2007) avec une figure exactement semblable à celle d'un article plus récent (2012). Je ne m'en suis pas aperçu grâce à ma mémoire d'éléphant, mais simplement parce que je venais de présenter la dite figure lors d'un petit talk... ça se joue à peu parfois.

Ce qui est amusant, c'est que le papier de 2007 est cité dans le travail de 2012, mais pas du tout au sujet de la figure. Il faut signaler que les deux études sont chinoises (la plus récente comprend également un auteur américain), mais qu'il n'y a aucun auteur commun, et que les deux universités sont semble-t-il distantes de plus de 1500kms. Les journaux et les éditeurs sont aussi différents.

Est-ce qu'il y a fraude ou boulette (de la part des auteurs ou du journal), je n'en sais évidemment rien, mais je dirais que la probabilité pour que deux photographies TEM (microscopie électronique à transmission) de 500nm de côté de deux systèmes différents soient identiques (à une dilatation près) est du même style que celle de gagner le jackpot à l'euromillion...

 

etrange-ressemblance-copie-1.jpg

Photos pas très belles, 2007 est à gauche, 2012 à droite. La ressemblance est pour le moins troublante.

 

Voila, je vais probablement contacter l'éditeur de l'article de 2012 pour signaler le problème... si cela vous est déjà arrivé qu'avez-vous fait? Faut-il aussi contacter les auteurs du premier papier ou l'éditeur du premier papier, les auteurs de la ressemblance troublante, faire l'autruche? 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 16:47

On a parlé pendant les déjà oubliées Assises de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche du "mikado institutionnel" (l'expression est de V. Berger, et se distingue du millefeuilles car les couches ne sont pas parallèles mais toutes interpénétrées).

Ce n'est pas le pire: le pire, c'est le mikado intra-organisme.*

 

Bel exemple au CNRS où on doit rédiger une notice de 60 pages pour expliquer à celui qui aura le courage de la lire le fonctionnement de l'organisme.

 

Le préambule est déjà savoureux (mais joue au moins franc-jeu): 

"Ce guide vise à conduire son lecteur dans le labyrinthe des structures du CNRS, «briques de base» de l’organisation de l’établissement."

Puis, on y apprend avec intérêt que les SOR, qui se distinguent des SOS, sont constituées de plusieurs sous-structures, à savoir des unités, des SFR, des gdR, et des FRE. Depuis 2007 existent également des LRC et des ERL, qui sont des SOR. Par contre, les gdRE et gdRI, comme les LEA et LIA, ne sont ni des SOR ni des SOS, contrairement aux UMI.

 

C'est là que j'ai stoppé ma lecture.

 

 

* ou intra-institut, ou intra-établissement

       

Via Twitter et @Maroui1

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 16:38

Un certain nombre de comportements d'étudiants me sidère ces derniers temps, et je me demande si:

- il s'agit d'un changement de paradigme en cours, sur la conception de l'enseignement, assez profond.

- j'ai beaucoup vieilli et oublié mes années étudiantes.

- il s'agit simplement de hasards successifs, peut-être un peu liés aux modalités particulières de l'établissement où j'enseigne, et pour lesquels il ne faut pas tirer de conclusions hâtives.

 

Récemment, j'ai donc été confronté à un certain nombre d'étudiants que j'ai envie d'appeler "100 balles et 1 mars", qui en gros semblent penser que je suis spécialement et uniquement à leur service*, et qui s'adressent à moi un peu comme un client casse-couilles s'adresse à un serveur au restaurant

Typiquement, des gens qui trouvent parfaitement normal que je réponde aux mails un 23 décembre, pour qui j'ai forcément 1h à passer au téléphone leur expliquer en quoi leur copie est mauvaise, voire (déjà 2 fois cette année) qui me demandent de leur scanner leur copie annotée (quand ce n'est pas en sus celle de leurs camarades), ou de leur faire un corrigé personnalisé. Il y a aussi ceux qui se pointent sans prévenir, à 9h00 comme à 18h30, et qui estiment naturel que j'ai forcément 1h à leur consacrer.

Pour ceux qui trouveraient que je surréagis, je précise que la façon de présenter la demande est souvent un facteur d'irritation autant que le contenu lui-même. Et franchement, je n'ai ni l'intention ni le temps de scanner individuellement 200 copies, sans même poser la question de la légalité du procédé (il me semble qu'on peut exiger de consulter sa copie, mais pas de repartir avec).

 

Je ne pense pas (encore) faire (tout à fait) partie de la confrérie des MCF qui n'ont rien à péter de l'enseignement et des élèves. J'essaie de faire des cours agréables et pas trop magistraux, de faire passer du sens physique, d'aider les élèves (ceux qui sont sympas et bien élevés de bon coeur, et même les autres, de plus mauvaise grâce) quand ils ont des problèmes d'ordre administratif, etc.

Par contre, la recherche reste ce qui fait le plus battre mon coeur, et avec mon salaire mirobolant de 18€ net de l'heure (aux 35h, en temps réél on est plutôt à 13€ net), je refuse de faire le secrétariat en sus du reste, et je refuse d'accepter de ne plus me consacrer du tout à un minimum d'activités stimulantes intellectuellement. J'ai choisi ce boulot pour la liberté qu'il procure, que j'avais largement surestimée comme beaucoup d'entre nous, et donc je ne suis pas prêt à céder le peu qui me reste.   

 

Plus généralement, je m'interroge: les demandes incongrues d'élèves ont elles toujours fait partie du job, sont-elles en augmentation, ou sont-elles liées aux particularismes des enseignements de mon établissement?

Bref, cela peut-il révéler un changement de comportement des étudiants, qui verraient désormais plus dans la formation un produit "commercial" (bien qu'encore presque gratuit), où le client-étudiant serait "roi", et l'enseignant là pour faire ce qu'on lui dit comme on le lui dit.

Cela pose question notamment quant à l'évaluation des enseignements, qui, si elle semble nécessaire, doit être bien pensée: elle se pratique énormément aux US et semble dans les moeurs, donc on peut croire que les étudiants jouent le jeu. Mais cela serait-il vrai chez nous?

J'ai entendu malgré tout plusieurs histoires sur des cours pour lesquels les enseignants sont obligés de jouer les vendeurs de bagnole pour attirer les élèves, a-t-on envie de faire quelque chose de similaire (personnellement, je n'enseigne pas dans des cours où mon ego s'est suffisamment investi pour que j'ai envie d'aller faire l'article de mes enseignements). Que penser alors des cours qui ont de tout temps et quels que soient le niveau ou la façon d'enseigner fait chier tout le monde ou presque, mais qu'il semble néanmoins nécessaire -est-ce vraiment le cas d'ailleurs?- d'avoir vu une fois dans sa vie de façon propre (la thermodynamique ou la physique statistique pour ne prendre que ces exemples)?

 

 

 

* ceci en plus du fait qu'une large majorité des étudiants paraît ignorer la fonction même d'un maître de conférences, notamment la double casquette enseignement et recherche.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 09:32

Salaire net (duquel est déjà prélevé le montant mensuel de 77€ pour cette superbe mutuelle qu'est la MGEN, et auquel est rajouté la moitié du titre de transport, soit environ 30€, et la mirifique prime à la vie chère pour parisiens, soit environ 90€)

Aux alentours de janvier 2012: 2412€

En octobre 2012: 2403€

En novembre 2012: 2400€

En janvier 2013: 2393€

En mars 2013: 2369€

 

-2% sur à peine plus d'un an, dont -1.5% sur les 6 derniers mois.

(Il est très dur de comprendre d'où cela vient puisque je viens à peine de recevoir ma fiche de paye de janvier).

 

A suivre...

 

Mais est-ce le cas pour tous les chercheurs, enseignants-chercheurs, ou fonctionnaires?

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 14:11

Où l'on reparle des activités du chercheur ou de l'enseignant-chercheur, comme je l'avais fait suite à un billet de Tom Roud.

 

Arthur Charpentier souligne ainsi que le blogging/twitting (si ça se dit) n'est pas que du temps perdu ou de la procrastination: cela peut être un moyen d'entretenir ou de créer un "réseau", et d'élargir son spectre de pensées. Je mets réseau entre guillemets car il ne s'agit pas ici, en général d'être introduit à Saint-Germain des Prés ou d'être admis au Siècle, mais plutôt de créer et garder des contacts avec des scientifiques qu'on ne croisait auparavant qu'en conférences, ou de dialoguer avec des spécialistes d'autres champs disciplinaires, aux réflexions souvent pertinentes et qu'on n'aurait pas rencontré autrement, même si cela peut rester uniquement virtuel. Le "réseautage 2.0", en somme. 

 

Sur une thématique un peu différente (l'anglais à l'Université), un article de David Monniaux a suscité un débat en commentaires, entretenu par les défenseurs de la langue française contre l'oppresseur anglo-américain. 

 

J'apprécie beaucoup le dernier paragraphe du commentaire numéro 17 de mon collègue (en réponse au professeur de lettres du secondaire fameux pour avoir piégé ses élèves en truquant Wikipédia) que je me permets de citer ici:

"Si l'on écoutait l'ensemble des personnes qui s'expriment au sujet de la recherche, il faudrait faire des activités de vulgarisation, aller dans les écoles, écrire des versions en français des publications, s'investir dans la relation science-société, tenir un blog de recherche, le tout en continuant d'encadrer quotidiennement les doctorants, de se battre contre l'administration, de demander et de gérer des financements, de recruter des doctorants et des post-doctorants, et, pour les enseignants-chercheurs, de faire cours, de rédiger des supports de cours, et de gérer la myriade de problèmes de gestion et d'administration liés à l'enseignement. Dans ce cas, excusez-moi, quand est-on censé faire de la recherche ?"

 

Pas grand chose à rajouter, si ce n'est qu'il oublie dans les activités qui devraient incomber au chercheur la valorisation (rédiger et déposer des brevets, et si possible les exploiter en fondant sa start-up), a priori inscrite dans les missions des universités dans le nouveau projet de loi, de développer la formation tout au long de la vie, et de s'investir à fond dans les massive online open courses, tout en militant pour l'open access.

 

Certains collègues y arrivent et je suis extrêmement admiratif*, de même que Jean-François Copé fait montre de ses capacités hors du commun en étant à la fois, avec un égal talent, député-maire, président de parti et avocat d'afffaires.

Mais on ne peut décemment exiger que l'exception soit la norme... c'est hélas un biais d'évaluation courant, qui relève du même ressort que celui consistant à évaluer la qualité de la recherche nationale uniquement sous le sceau des Prix Nobel et Médailles Fields, ou la politique à l'aune du talent de Jean-François pendant que des minables se contenteraient de 5k€ par mois.

 

 

 

il faut quand même noter que généralement, ceux-là évoluent dans un cadre "privilégié" et ont plus de fonds de roulement et/ou moins de problèmes administratifs ou de gestion de l'enseignement. Ou alors, que leur implication est sélective, et plus "CV oriented" que réélle.

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 14:35

Pas besoin d'aller dans les années 70 ou 80 pour trouver des vraies voix rock. Dès les années 50, Little Richard déchire grave, et Screamin' Jay Hawkins n'est pas en reste. Dans les années 60, Wilson Pickett balance aussi la sauce.

 


 

 


 

 

Et si vous aimez la bonne musique, fendez-vous de 90€ pour le coffret 50 ans de la Motown, 10 double cds de bonheur (bon sauf le dernier). 
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