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  • : La vie au labo
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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 11:18

Une fois n'est pas coutume, je sollicite l'avis de mes lecteurs.

 

Partant pour une dizaine de jours à Venise puis Florence à la fin de la semaine, je cherche quelques bonnes adresses gastronomiques, dans un registre "simple, efficace, bon, et pas trop cher".

 

Par pas trop cher, j'entends quelque chose comme une quinzaine d'euros pour une formule plat-dessert ou moins de 30 euros pour un repas complet un peu arrosé.

 

Surtout à Venise où j'ai cru comprendre que le tourisme, comme à Prague, faisait que l'on surpayait largement pour manger de la merde faussement authentique.

A Florence, plus réputée pour sa gastronomie, je prends aussi les adresses un peu plus haut de gamme, dès fois que l'on décide de se faire plaisir une fois ou deux. Disons 50 euros max.

 

 

Si vous avez des méga plans de trucs à faire uniquement connus des locaux, vous pouvez aussi m'en faire part... sinon, comme tout le monde, j'ai acheté des guides, et généralement ça suffit pour tenir 4 jours dans une ville.

 

A vos commentaires, ou mails.

 

Merci d'avance...

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 18:12

Pour ceux qui voudraient s'assurer qu'on ne mange pas que de la merde aux US, un guide publie son "top 100" des restos US. Tout classement étant contestable, le site a l'honnêteté de dévoiler sa méthodologie (voir le bas de leur article: pondération par rapport à la "réputation" des 3000 reviewers, sur plus de 70000 avis).

http://www.opinionatedaboutdining.com/

http://www.opinionatedaboutdining.com/OADblog.php?ID=11539

 

J'ai pu lorsque je vivais là-bas en tester 5: le Bernardin (17ème, post pas détaillé, dommage), l'Atelier Robuchon (31ème), et WD-50 (68ème) à NYC, et Uni (41ème) et N°9 Park (88ème, pas de post dessus, dommage aussi) à Boston.

 

Hormis l'Atelier et Uni (le "sashimi bar" du plus chic et moléculaire Clio où j'ai aussi pu manger) qui ne m'ont pas laissé un souvenir impérissable, les trois autres sont, je pense, toujours aujourd'hui dans mon propre top 10.

 

Et je ne prétends pas tout connaître, mais de ce que j'ai entendu ou lu, des établissements comme The French Laundry (et dans une moindre mesure le spin-off Per Se), Alinea, Eleven Madison Park, L20, O Ya, ou même l'une des steackhouses les plus réputées comme P. Luger sont de top qualité, valant très largement le déplacement et les dollars.

Un classement qui semble donc une bonne cartographie du moment de la haute gastronomie américaine, à connaître (même si, bien sûr, il ne faut pas s'attendre à ce que le 12ème soit forcément "objectivement" meilleur que le 34ème). 

 

Le top 10:

 

1. Manresa, Los Gatos, CA 

2. The French Laundry, Yountville, CA

3. Alinea, Chicago, IL 

4. Per Se, New York, NY 

5. Town House, Chilhowie, VA   (Closed)
6. Masa, New York, NY

7. Urasawa, Beverly Hills, CA

8. Mini-Bar, Washington, D.C. 

9. Blue Hill at Stone Barns, Pocantico Hills, NY
10. McCrady's, Charleston, SC

 

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 18:45

En ces temps de congrès, réunions, enseignements, et pré-vacances, un peu de légèreté et d'images.

 

Dans le "street art" comme dans toute autre forme d'art, il y a à boire et à manger.

D'ailleurs, à ce sujet, le film de Banksy, sorti récemment et que j'ai pu voir sur Canal il y a quelques semaines, est franchement bien fait.

Dernièrement, le street art se politise. Souvent, je trouve ça assez marrant:

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 11:12

Un laboratoire est un environnement de travail comme les autres.

 

Notamment, parce que l'on est en France, on y trouve des gens qui y ont passé toute leur carrière professionnelle, de la thèse à la retraite (même si c'est un peu en train de changer).

 

Et donc, comme partout dès qu'on dépasse un nombre critique de personnels un minimum obligés de bosser ensemble*, on y trouve tout un tas de comportements infantiles, de vieilles querelles extrêmement vivaces même si les causes sont presqu'oubliées, et qui peuvent se transmettre sur plusieurs générations de personnels (un peu comme dans Astérix en Corse).

 

Ainsi, notre équipe a l'an dernier été rattachée pour la recherche à un gros labo bien installé, composé d'une centaine de personnes (~35 chercheurs, enseignants et EC, ~15 personnels techniques, et ~50 doctorants, ATER, et post-doctorants).

 

Or, depuis quelques années, chaque laboratoire (et de façon plus large chaque établissement, ainsi que ses formations) est évalué de façon quadriennale par une agence, nommée AERES, qui, telle le Standard & Poor's de la recherche, distribue les notes, A+, A, B ou C.

Les conséquences d'une telle note sont assez peu claires, si ce n'est qu'un C peut, si j'ai bien compris, s'avérer fatal au "maintien en vie" de l'unité de recherche ainsi évaluée.

Obtenir A+, A, ou B a probablement des conséquences financières, mais, en sciences dures expérimentales, cela fait de toute façon bien longtemps que les dotations de l'Etat ne suffisent absolument pas à faire vivre un laboratoire. Donc un peu plus ou un peu moins sur pas assez, ça ne change pas grand chose. Et je ne suis pas convaincu qu'un industriel refusera de bosser avec quelqu'un parce que son labo a été évalué B par l'AERES (si tant est qu'il sache ce que cela veut dire, ou même qu'il soit au courant).

Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, un bon nombre de directeurs de laboratoire est obsédé à l'idée d'avoir A+, toute autre alternative étant considérée comme un échec personnel**.

 

Bref, notre nouveau labo, évalué A précédemment, ne fait pas exception à la règle et ambitionne le A+.

Pour cela, il convient de faire plaisir à l'AERES convaincre le comité d'experts et de remodeler des équipes dont les thématiques de travail sont bien trop proches (la encore, les critères d'évaluation sont suffisamment flous pour que l'on soit souvent plus dans l'anticipation de désirs supposés que dans quelque chose de tangible).

 

Hélas, ce qui a un sens au niveau scientifique n'est pas toujours aisé au plan humain: en l'occurrence, si deux ou trois équipes font des choses suffisamment similaires pour qu'il puisse sembler logique de les regrouper, dans les faits les gens qui ne peuvent pas se sentir et sont incapables de se parler 5 minutes sans s'engueuler depuis 20 ans n'ont pas envie de le faire.

Et leur expliquer que c'est pour amadouer l'AERES n'est, je le crains, pas un argument suffisant...

 

Certains labos ont donc opté pour un simple "affichage" de personnes appartenant à la même équipe et qui, dans la réalité de la vie quotidienne, ne travaillent jamais ensemble.

 

Pour une raison qui m'échappe, notre directeur refuse cette option.

Mais malgré tout, il n'a pas pour autant imposé quoi que ce soit (ce qui est de toute façon peu raisonnable dans un environnement où, généralement, le directeur n'est pas "vraiment" un supérieur dont les décisions sont appliquées sans discuter).

 

Du coup, la direction a courageusement envoyé un mail "à tous" où il est écrit que c'est à nous, les "petits nouveaux" là depuis six mois, de décider quelle équipe nous voulons rejoindre.

 

Dans le genre bottage en touche et "je vous laisse choisir, enfin surtout choisir qui vous allez vous mettre à dos", c'est du lourd, non?

 

Bref, depuis ce mail, on est obligé d'aller parlementer avec tout le monde, ça nous a déjà coûté deux demi-journées. Comme si on ne faisait pas assez de choses inutiles.

 

 

 

* je fixerais ce nombre à 4-5...

 

** on peut déplorer que des gens qui sont arrivés à ces postes souvent pour leurs qualités scientifiques en soient réduits à perdre autant de temps pour ce genre de chose, mais c'est un autre sujet.

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 14:37

Je trouve "dommage" (le mot est très mal choisi mais je n'en trouve pas d'autre) que M. Merah ait été tué dans l'assaut du RAID.

 

Comprendre, au cours d'un procès, même partiellement, ses motivations, mais surtout son parcours, se serait avéré extrêmement intéressant.

 

Comment passe-t-on de "petit voyou" (conduite sans permis, vols à la tire...), à intégriste assassin? *

 

Le cheminement ne me semble pas évident, même s'il doit aujourd'hui l'être pour certains...

 

Il y a sans doute un côté "rassurant" à imaginer que ces choses là peuvent être expliquées simplement (ou, au contraire, ne doivent pas être expliquées du tout). Mais je crois l'Humanité à la fois complexe et perfectible, et qu'une meilleure compréhension de ce qui nous paraît inhumain peut faire tendre vers un progrès. 

 

 

L'histoire de Merah est également, de façon troublante, presque celle traitée dans un récent film, Désintégration, que je n'ai pas vu mais qui a eu plutôt bonne presse même si parfois jugé trop caricatural.

 

Le faire parler eut peut-être été le moyen d'essayer d'appréhender la réalité, de voir si elle est elle-même caricaturale ou en réalité très complexe.

 

 

 

De nombreux historiens se sont intéressés à ces questions concernant les crimes nazis et les interprétations divergent. Christopher Browning a fait polémique en publiant Ordinary Men, suivant un bataillon dont la mission s'est petit à petit transformée en extermination des Juifs sur le front russe. Selon lui, ces hommes n'étaient pas des fous furieux ni des nazis sanguinaires, mais des patriotes sensibles à la "pression de groupe" et à l'"autorité".

Daniel Goldhagen se trouve en désaccord en estimant que la société allemande dans son ensemble était antisémite à tendance exterminationniste. J'ai lu le premier livre, pas le second (qui a lui aussi suscité une vive polémique), qui me semble par trop manichéen.

Et puis, on peut aussi parler de la thèse d'Hannah Arendt sur la banalité du mal, même si les motivations d'un bureaucrate qui décide d'en haut ne sont pas nécessairement les mêmes que celles du soldat qui doit, réellement, appuyer sur la gachette...

 

 

 

 

* Et puis, combien de temps cela a-t-il pris? A quel moment aurait-on pu comprendre? Aurait-on pu agir?

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 09:11

En hiver, il fait froid, mais on peut faire de jolies photos (enfin, il me semble):

 

DSC02894

Amsterdam

 

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Nice

 

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Paris

 

 

Copyright Priscilla

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 12:59

Si les choses sont assez claires pour les auditions CNRS (il faut soumettre dans le dossier "papier" un projet de recherche, détaillé, montrant l'adéquation labo-équipe-projet-candidat), elles sont beaucoup plus floues en ce qui concerne les postes MCF.

 

Rappelons tout d'abord les textes du J.O.: outre des pièces purement administratives, on demande de joindre à l'exclusion de toute autre pièce "un curriculum vitae donnant une présentation analytique des travaux, ouvrages, articles, réalisations et activités en mentionnant les travaux qui seront adressés s'il est convoqué pour l'audition".

 

Je pense que le "flou artistique" bien connu est permis de par la formulation ambigüe, notamment le "présentation analytique des travaux".

 

 

A mon humble avis, le CV joint au dossier doit être une version largement boostée (tout en arguant que ce n'est qu'un CV) comprenant:

- le CV classique en deux pages.

- une liste de publis détaillée qui tient si possible sur un recto (bien séparer les publis parues et acceptées d'une part, les soumises d'autre part, et les "en rédaction" en troisième lieu éventuel). Vous pouvez aussi rajouter les conférences, en faisant ressortir les "orales" et "internationales".

- un document de 4-5 pages explicitant en 1-2 pages maximum, dans l'ordre chronologique, chacune de vos expériences passées en recherche (thèse, ATER, post-doc, etc): expliquer en quelques lignes "la" grande question à laquelle vous avez essayé de répondre, et "le" (ou "les") résultat principal de votre étude, avec éventuellement une figure à caractère pédagogique. N'oubliez pas de joindre une page sur vos activités d'enseignement.

- Et enfin, le projet de recherche.

 

J'avais déjà tenté d'aborder la définition de ce qu'est un projet de recherche, je pense avoir maintenant les idées un peu plus claires sur le sujet.

Le mieux est encore de demander expréssément à l'équipe ou au laboratoire ce qu'elle souhaite, mais on doit pouvoir distinguer, grosso modo, deux cas.

Celui où on vous demandera un projet ultra abouti proche de ce qu'on peut attendre au CNRS (réservé généralement aux gros laboratoires ambitieux où le poste n'est pas fléché vers une équipe en particulier) et celui, le plus fréquent, où on restera très vague sur les attentes quand on ne vous dira pas expressément qu'on ne demande pas de projet.

 

En ce qui concerne le deuxième cas de figure, je pense qu'il ne coûte rien de proposer un petit document de deux-trois pages, relativement vague, à la suite des autres, mi-projet mi-lettre de motivation, qui montre au moins que vous avez cherché à comprendre ce que le labo faisait et essayé de vous projeter dans une relation de travail avec l'équipe d'accueil. Le but étant aussi, en ne détaillant pas trop, d'éviter l'écueil du "j'arrive pour faire ça et ça, je me contrefous de vos projets". 

Même si on vous dit explicitement qu'on n'attend pas de projet de recherche, à mon avis ça ne mange pas de pain et peut peut-être, face à des candidatures "bateaux" (dont on soupçonne que le même dossier a été envoyé à tous les postes ouverts), disposer favorablement le rapporteur. 

 

Typiquement, ça donnerait quelque chose comme ça (à ne pas recopier texto, hein):

 

 

Ingénieur généraliste, physico-chimiste  de formation [à adapter à votre parcours], je me suis spécialisé dans [insérer ici typiquement ce qui suit le « Docteur en » sur la page de garde de votre thèse] au cours de mon travail de doctorat et de mon expérience post-doctorale. Je me suis principalement intéressé à [insérer ici une phrase composée de quelques mots clefs permettant d’unifier toutes vos expériences de recherche en une thématique globale et sensée]. Ces travaux m’ont permis d’aborder un grand nombre de techniques expérimentales allant de …, qui pourront être utiles tant dans le cadre des activités de recherche que dans le cadre des enseignements.

J’ai d’autre part au cours de ma formation porté un intérêt important à l’enseignement. [Détailler, par exemple :] Moniteur C.I.E.S. à l’Université XXX pendant mes trois années de thèse, j’ai pu effectuer divers types d’enseignement (...) dans différents domaines (YYY) et à différents niveaux. Etc. 

[Quelques généralités ronflantes sur l’Université de rattachement, puis sur le laboratoire d’accueil, et enfin sur l’équipe de rattachement, du style :]  L’Université ZZZ dispense des formations  diplômantes de renommées internationales et participe à la diffusion de la culture scientifique et technique.

En son sein le laboratoire Machin se focalise sur l’étude de Truc, en plein essor tant fondamental qu’industriel depuis plusieurs dizaines d’années. Ses collaborations internationales académiques comme industrielles en font un acteur de premier plan dans le domaine.

[Si nécessaire, deux mots sur l’équipe]

Mon profil et mes expériences multiples en enseignement me permettront de m’intégrer rapidement à l’équipe enseignante et de m’adapter aux différentes formations.  Je m’investirai pleinement pour enrichir encore les enseignements proposés, que ce soit en cours magistraux, travaux pratiques ou dirigés.

Je suis convaincu d’être parfaitement apte à dispenser des enseignements en [insérer des domaines très vastes] : d’aborder des notions de A,B,C… [Montrer une « vision » de l’enseignement, une approche pédagogique novratrice, du style :] L’approche globale, de la molécule individuelle aux propriétés macroscopiques du matériau en passant par la mise en forme, est extrêmement pertinente dans le cadre des matériaux polymères, et peut être illustrée par exemple en travaux pratiques : [insérer un exemple bateau].

[Un 2ème exemple ne mange pas de pain] 

- Mes expériences en matière de recherche, exposées plus haut, me permettront de m’intégrer rapidement à l’équipe d’accueil et leurs activités de recherche, en apportant mes compétences de [mot clé pertinent ]. [Si vous êtes pile sur le profil recherches, quelques mots pour dire que ça tombe bien. Si vous êtes un peu hors profil, justifiez pourquoi vous êtes quand même génial].

[Passage adéquation entre vous et l’équipe. Exemple: ] Cette approche [bien à moi] visant à [faire ceci ou cela] apportera au groupe, spécialiste de [un peu autre chose mais complémentaire], une vision complémentaire pour [faire des trucs de dingue]. [Justifiez en quoi c’est un truc de dingues qui s’annonce :] Peu d’équipes utilisent cette approche multi-aspects, pourtant parfaitement adaptée à [ce qu'on veut faire]: elle permettra de développer en partenariat avec l’industrie des [machins super] novateurs tels que .

[Quelques exemples concrets :] Récemment, le laboratoire s’est par exemple intéressé à ... Je pourrai m’investir sur cette  thématique et apporter mes connaissances théoriques et expérimentales sur …, thèmes que j’ai abordés au cours de mon travail de thèse. Notamment, pour l’obtention des propriétés souhaitées, je pourrai essayer d’optimiser …

[Vous pouvez aussi proposer de développer une technique que vous maîtrisez mais qui n'est pas utilisée par l'équipe:]   

Cette méthode, bien que novatrice, pourrait être facilement développée au laboratoire. Dans des cas plus complexes, on pourra envisager des collaborations et/ou formations dans des laboratoires plus spécialisés tels que [montrer que vous avez du réseau – subtilement, histoire qu’on ne pense pas que vous allez vous barrer rapidement ou ne bosser qu’avec vos ex-collègues].

 

J'admets tout à fait qu'il y a un petit côté "pipot" à tout cela: toutefois, le but est de ressortir du lot de la vingtaine de candidats, et il suffit parfois, finalement, de peu de choses.  

N'hésitez pas à poster en commentaires ce que vous en pensez... surtout si vous faites partie de comités de sélection.

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 09:08

Puisque cette année je "gère" le recrutement de MCF au sein de mon équipe, quelques réflexions sur le tas:

 

- Si vous contactez un labo après parution officielle du poste sur Galaxie*, faites-le vite.

Depuis deux semaines que les postes sont parus, dont celui que nous proposons, j'ai reçu une vingtaine de mails. Le mois de mars est généralement chargé (enseignements, congrès internationaux): j'ai répondu de bon coeur aux premiers, mais je fatigue de plus en plus, et ce d'autant plus que le candidat a un profil éloigné de celui proposé**. J'imagine que je ne suis pas le seul, et le risque d'avoir une bonne candidature passer inaperçue ou noyée dans la masse devient non nul.

 

- Si vous appelez un labo pour obtenir des renseignements, préparez vos questions. Ca fera meilleure impression que si vous attendez du correspondant qu'il vous raconte tout de lui-même et commencez la conversation par "ben je vous appelle parce que vous m'avez dit que je pouvais vous appeler"...

Au menu, par exemple: demander des précisions sur le projet de recherche, quels sont les enseignements proposés? quel est votre vivier d'étudiants? combien de projets sont en cours dans l'équipe, y en a-t-il un en particulier qui mobilise beaucoup? qu'attendez-vous comme projet de recherches (si vous en attendez un)? avez-vous tel ou tel matériel à disposition? Et, avec un peu de circonspection, la question clé, avez-vous déjà un candidat "favori" (ATER, post-doc du labo, ex-collègue envoyé se former dans le labo d'en face, etc)***?

 

 

* pas forcément le bon plan (en tout cas pour les gros labos qui recrutent quasiment au niveau CR, un peu moins vrai pour les équipes plus modestes), mais sur un malentendu ça peut passer, et puis on fait ce qu'on peut. Il faut savoir que certains labos diffusent l'offre en "avant-première", soit par diffusion auprès de collègues, soit sur les sites des sociétés savantes.

http://laviedemix.over-blog.com/article-conseils-aux-candidats-66722414.html

 

** Je continue à répondre, je crois, à tout le monde, mais mes réponses sont de moins en moins personnalisées et de plus en plus laconiques: "oui, on a bien reçu votre mail, votre profil est intéressant, vous pouvez candidater, c'est un poste ouvert, oui vous pouvez nous téléphoner pour discuter, cordialement".

 

*** le site web du labo peut parfois permettre de se faire une idée sur la question... (par exemple si le profil de poste correspond comme deux gouttes d'eau au CV d'un des contractuels du labo, ou d'un ancien membre).

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 13:42

De par ma profession, je suis amené à être en contact avec un nombre certain d'étrangers vivant en France, post-docs, chercheurs, thésards, etc.

Ils sont indiens, vietnamiens, allemands, argentins, espagnols, américains, italiens, russes...

 

Un grand nombre d'entre eux n'a pas assez de mots pour dire tout le mal qu'ils pensent des français et de la France, ou plus exactement des parisiens et de Paris.

 

C'est généralement plutôt argumenté, probablement pas toujours de mauvaise foi d'ailleurs, et ça tourne le plus souvent autour des stéréotypes classiques: 

Gens grossiers, pressés, fainéants, qui passent leur vie à cloper aux terrasses des cafés sans se calculer, arrogants. Bref, des connards.

Ville sale, pas fun, magasins jamais ouverts (le drame pour les anglo-saxons qui aiment acheter leur livre de poche ou leurs baskets à 23h le dimanche), prix exorbitants. Bref, un pays sclérosé.

 

Et malgré tout, ces gens là, non seulement ne cherchent pas à partir, mais fréquemment se battent pour rester.

Ils ralent, mais ils prolongent leurs contrats, passent les concours de recrutement, postulent dans le privé etc.

 

En fait, je me rends compte qu'ils sont devenus plus français que les français, plus parisiens que les parisiens: jamais contents, mais finalement bien comme ça.

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 16:58

(qui va rendre le Michelin définitivement has been).

 

B. Verjus est le nouveau (tout est relatif, disons depuis 2-3 ans) critique gastronomique à la mode (à Paris, hein, faut pas déconner): se présentant comme le passionné du beau produit, l'amoureux des chefs, l'amateur éclairé et désinteressé, il est aussi celui qui chronique les restaurants avant qu'ils n'ouvrent, le reporter de l'extrême en immersion dans les travaux, et dont il se murmure qu'une chronique sur son blog permet de booker pour 3 mois le carnet de réservation.

 

Eh bien il va lancer un nouveau guide, modestement appelé "Must Eat", principalement dédié aux "foodies" en goguette à Paris, pour les aider à réserver dans les lieux les plus hypes de la capitale.

 

C'est, comme le déclame son auteur, vraiment un guide d'un nouveau genre; en effet, sous ses dehors objectifs ultra-restrictifs (50 tables dans le guide, choisies avec le plus grand soin par un grand passionné connoisseur), il s'agit purement et simplement de pages de pubs dûment facturées aux restaurateurs (2400 euros la mention dans le guide, tout de même - mais à ce prix là la photo est incluse).

 

Comme le dit Chrisos, difficile désormais de discerner le critique prescripteur apôtre du bon goût du RP de luxe imposant sa présence aux restaurateurs...

et donc comment savoir si un resto est encensé parce qu'il plaît vraiment à l'amateur éclairé ou surtout parce qu'il a "monnayé" d'une manière ou d'une autre cet amour?

 

Rappelons ce que disait sur son blog l'excellent B. Verjus himself lors de la parution du Michelin 2011: "le Michelin fonctionne sur des critères obsolètes voir opaques hérités dune France de combines, arrangements, services, obédiences,... la liste et longue; peut-être la France tout simplement".

 

Heureusement donc qu'il y a les nouveaux chroniqueurs, dont la probité est, elle, sans tâche...

 

 

Le lièvre a été soulevé par un nouveau magazine gastronomique, Alimentation Générale. Et relayé par Antonin Iommi, dont je reproduis ici la photo:

 

Verjus-MUST-EAT.jpg 

On notera bien le ton du mail, mi-mielleux ("chers amis" "plaisir et sincérité habitent la table"...) mi-ego boursouflé ("une idée comme je les aime" - une idée de moi, en somme- "le premier guide qui n'en est pas un" "indispensable") assez caractéristique...

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