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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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  • Misanthrope optionnellement misogyne et Esprit Universel.

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 15:54

4 mois de travaux = 6 mois de retard.

 

Exemple: nous avons emmenagé dans un immeuble en mars 2011.

Mi-février, des travaux de ravalement de la toiture étaient lancés. La durée du chantier annoncée était de 4 mois et demi, soit prévue jusqu'à fin juin.

Les échafaudages, qui ont recouvert toutes les façades, ont été enlevés quelques jours avant Noël.

 

Cela dit, le préfabriqué - salle de pause -  et les chiottes ont disparu mi-octobre, ce qui laisse supposer que le chantier a été fini plus tôt que ça... mais les riverains ont eu la joie d'ouvrir leurs volets tous les matins sur des échafaudages deux petits mois de plus.

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 10:12

Petite tranche de vie chez un caviste niçois estampillé Fooding où j'aime bien aller parce que je suis maso et aussi parce que son catalogue change un peu de celui de Picolas.

 

Alors que je patiente pour régler mon Quincy à 12 euros et un Mas Amiel à 15, un petit dialogue s'amorce entre le vendeur (jeune, cool, chemise à carreaux, barbu de trois jours, check check check check) et les deux clients qui me précèdent.

 

- "Alors vous êtes allé à Vivant, chez Jancou?"

- "Non, pas encore, par contre c'était top chez Saturne. Et on est allé au Jeu de quilles aussi."

- "Ah ben tiens, moi je monte y travailler, au Jeu de quilles."

- "La prochaine fois n'oubliez pas d'aller chez Septime: il est venu bouffer chez nous il est super sympa".

 

Quelques minutes après, alors que je paye:

"Ah vous êtes de Paris? Le Verre Volé, vous connaissez? Cyril est un bon copain à nous."

 

Bref, c'est pas cette fois là que j'ai appris l'existence d'une petite table niçoise under-the-radar. Ni même parisienne, d'ailleurs.

Par contre, la lobotomisation uniformisatrice progresse à grands pas...

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 09:25

Juste après avoir atterri à Nice jeudi après-midi pour quelques jours d'hibernation nécessaire, mon collègue "coordinateur" m'appelle pour me dire que, contre toute attente, l'ANR vient d'accepter notre projet soumis en janvier 2011, et qui était sur liste d'attente depuis mai sans autre retour ou presque.

 

Un sentiment ambivalent nous a envahi: beaucoup de joie, du soulagement aussi de ne pas avoir à bosser pendant les vacances pour le resoumettre à la rentrée.

Au fond, on l'a quand même un peu saumâtre, puisque ça fait déjà une dizaine de jours qu'on remodèle notre "oeuvre", qu'on a contacté d'autres partenaires éventuels etc: au niveau calendrier, il y a mieux que d'obtenir une réponse pour l'appel à projets de l'année en cours 10 jours avant la deadline de soumission de l'appel à projets de l'année prochaine...

Mais ne mégotons pas, pour une fois que tout est bien qui finit bien, on peut se dire que rebosser sur le projet nous a rafraîchi la mémoire et nous permettre d'être plus efficace le temps venu.

Et c'est un cadeau de Noël sympathique.

 

Environ 500000 euros à partager en 3 sur 4 ans, c'est pas mal: en ce qui me concerne, ça me permettra de payer un post-doc pendant 2 ans, de monter une petite manipe sympa, de partir régulièrement en congrès et de renouveler le matériel courant, des solvants à la bureautique, sans me prendre le chou.

Bref, que du positif. En plus, bien sûr, de la collaboration désormais effective avec un tas de gens très bons (et, qui plus est, sympas).

 

Une bonne fin d'année donc. J'espère la même chose pour vous.

Bonnes fêtes, et à bientôt.

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 10:22

Suite à mon "brûlot" consécutif à une dépression post-correction de copies*, dans lequel je m'insurgeais contre l'inculture scientifique de futurs ingénieurs, on m'a opposé quelques arguments.

 

Le principal étant, en gros, qu'on ne peut pas tout retenir, et que comme ça (en prenant l'exemple de la surface d'un disque) ne leur servira à rien dans leur métier/vie futur(e), ce n'est pas si grave s'ils oublient (ou même ne l'ont jamais su).

 

Certes.

 

Je répondrai uniquement deux choses:

 

- Dans ce cas là, il ne faut pas s'offusquer des commentaires du style de ceux de N. Sarkozy qui trouvait idiot de proposer des questions de littérature aux concours d'entrée dans l'administration publique.

« L'autre jour, je m'amusais, on s'amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d'attaché d'administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d'interroger les concurrents sur “La Princesse de Clèves”. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu'elle pensait de “La Princesse de Clèves”... Imaginez un peu le spectacle ! »

Au contraire, il faut appeler de ses voeux les fameux "Master McDo" où un jeune n'est formé QU'en vue de son futur job. Finis les idéaux civilisateurs de l'"enseignement", on choisit l'ère de l'"apprentissage" pur et dur.

 

- Plus généralement, le fait de ne pas comprendre des concepts simples comme la notion d'ordre de grandeur ou de modèle, et de ne pas maîtriser les opérations mathématiques de base me semble préjudiciable pour analyser n'importe quelle idée politique, économique, et sociale. Même si on se targue d'être cultivé parce qu'on a eu une formation littéraire.

Quand on ne sait pas faire une addition, qu'on ne comprend pas ce qu'est un pourcentage, comment peut-on déterminer si une proposition est simplement cohérente et qu'on n'est pas en train de vous enfumer? 

Quand, à la fin de son cursus scolaire, on n'a toujours aucun recul sur ce qui a été enseigné 15 ou 20 ans auparavant (plus grave selon moi que de ne pas se souvenir d'une notion de base: être incapable de la retrouver en posant un problème simple), comment peut-on espérer avoir une perception claire de notions extrêmement plus complexes auxquelles on sera confronté au quotidien comme dans la vie professionnelle?

Je pense qu'on est alors clairement à la merci des idéologies**.

 

 

 

 

* ça ne s'est pas amélioré deux jours plus tard, en regardant le journal de 20 heures: on demandait à des élèves de prépa scientifique de résoudre à brûle-pourpoint un problème de CM2. "10 objets coûtent 22 euros, combient coûtent 15 de ces objets?". Pas un (sur une dizaine) n'a donné la bonne réponse. Ca n'a évidemment rien de représentatif (on ne sait pas combien de personnes ils ont interrogé, on ne sait pas quelles "coupes au montage" ont été faites etc), mais ça m'a quand même fichu un coup, deux jours après mes temps de refroidissement de saladiers en plastique de 1000 heures...

 

Le ministre de l'Education Nationale n'était pas capable de faire le calcul non plus: du coup, on peut se demander si les politiciens sont vraiment conscients des énormités de chiffrage qu'ils énoncent parfois, ou du fait qu'ils comparent souvent "oranges and apples"... je ne sais pas ce qui serait le plus inquiétant entre "malhonnête" et "incompétent" (copyright Lagardère), finalement.

 

 

 

** Loin de moi la prétention d'affirmer qu'on peut comprendre la macroéconomie, la crise des subprimes ou le déficit de la France simplement parce qu'on a des bases de calcul.

Par contre, comprendre que, par exemple, proposer une économie de tant quand il faudrait trouver 1000 fois plus, c'est bien mais pas suffisant, et donc probablement plutôt pour faire plaisir aux électeurs à peu de frais que dans un réel but d'amélioration, c'est intéressant (cas de la taxation supplémentaire des plus hauts revenus récemment, par exemple).

Ou alors, autre exemple, être conscient que Jacques Attali est à l'économie ce que Pierre Ménès est au football peut faciliter l'utilisation de la télécommande.

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 11:50
Je profite d'une légère accalmie pour prendre le temps de vous conseiller la lecture des romans de Colum McCann.
 
McCann est un écrivain d'origine irlandaise, naturalisé américain.
 
J'avais déjà dit ici tout le bien que je pensais de son dernier roman, Let the Great World Spin, National Book Award en 2009.
 
J'ai depuis lu l'un de ses premiers ouvrages, This Side of Brightness (1998, son deuxième roman).
 
Malgré les 11 ans qui les séparent, on y trouve bien des similitudes qui constituent je pense, prises ensemble, l'originalité de la voix de l'auteur:
 
- goût pour des évènement marquants de l'Histoire américaine a priori peu propices au roman. Et pour mêler la "grande" Histoire à la petite, celle des personnages.
- roman "choral", racontant plusieurs histoires sur différentes périodes, donnant la parole à plusieurs narrateurs, le tout se recoupant au fur et à mesure pour former une unité.
- intérêt pour les "deshérités" (prostituées, junkies, sans abris) sans misérabilisme mais avec empathie.*
- poésie de l'écriture, capacité à trouver l'humanité dans des situations a priori sordideset à les restituer de façon délicate, presque onirique.
 
Je ne sais pas ce que ça donne traduit, mais ce n'est pas excessivement dur à lire en anglais et ses romans se trouvent facilement.
 
Zoli et Dancer me tentent pour l'instant moins, mais je lirai certainement Songdogs dans un futur plus ou moins proche, en attendant le prochain.
 
 
A mon humble avis, un écrivain majeur d'aujourd'hui (dans la catégorie "plutôt jeune avec sa propre voix qui deviendra probablement une figure tutélaire dans 20 ans").**
 
 
 
 
* Il est connu pour préparer ses romans "en immersion". On peut sans doute le critiquer (comme on peut par exemple critiquer les bourgeois qui sont allés dormir deux jours dans les tentes au Canal Saint-Martin, à l'époque des fameux Enfants de Don Quichotte), mais c'est peut-être aussi pour ça que ça sonne juste.
 
** Si j'étais aussi impulsif qu'il y a quelques années, je vous dirais que c'est quand même autre chose que David Foenkinos (qui niveau "immersion" n'est probablement jamais allé plus loin qu'un week-end en province, et dont les romans sont aussi originaux qu'un lifting à Saint-Germain et aussi bien écrits qu'une chanson de Carla Bruni), mais j'ai mûri et je ne donne plus dans le tacle gratuit.
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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 10:24

Rien de tel pour finir l'année en beauté que la correction de copies.

 

Ca fait plus de 2000 ans que les vieux ou les moins jeunes clament que les jeunes sont de plus en plus nuls, donc soit l'humanité décline depuis ce temps là, soit mes conclusions n'ont que peu de valeur.

 

Mais tout de même, tout ce qui va suivre a été "produit" par des élèves ingénieurs en alternance à 1 an de leur diplôme, donc à bac+4. Ce sont des scientifiques, spécialisés en génie mécanique. Certes, on n'a pas affaire à des polytechniciens, mais tout de même, j'ai parfois l'impression que c'est grave et l'envie de chialer.

 

- Nous avons vu passer plusieurs copies où la surface d'un cercle vaut 2Pi*r ou Pi*d2 (au moins cette dernière formule est homogène). Ou alors où la Force est une Pression divisée par une Surface.

 

- Avant l'examen, j'entends un élève demander à un autre en quoi s'exprime une masse volumique: la question n'est pas de savoir si on l'exprime en kg/m3, en g/L ou en stones/pints. Elle est selon moi symptomatique d'une incompréhension de la langue française même, à un stade où on pourrait supposer que l'élève commence à avoir un peu de recul: masse volumique, ça veut bien dire, étymologiquement, "la masse d'une unité de volume quelconque", non? Et donc, même en supposant qu'un scientifique peut ignorer ce qu'est une masse volumique, on pourrait penser qu'il est capable de le retrouver avec un minimum de "bon sens".

 

- On ne compte pas les élèves à qui mon collègue avait dit "il y aura un exo de ce genre à l'examen", qui ont recopié le corrigé dans leur calculette* et l'ont restitué tel quel mot pour mot.

Oui, sans même adapter aux données du problème (changer les dimensions de la pièce qu'on étudiait, par exemple).

 

- On ne compte plus non plus les graphes sans légende, les axes non nommés, les résultats sans unités.

Plus grave, l'incapacité à tracer un graphe dont un axe va de 0 à 100 avec des intervalles constants entre dizaines...

Plus grave encore, les résultats absurdes sans autre forme de procès (refroidissement d'une pièce en production à la chaîne de 1000h, taille d'une molécule de 0.01 angströms, etc). 

 

 - "Elles se develloppe rappidement. Dès qu'elles se rencontre elle stopent leur develloppement"

Ecrit au traitement de texte: sans parler de la pauvreté stylistique (on n'en est plus là), visiblement le correcteur orthographique était off. Dire qu'à l'époque mon prof de français-philo nous mettait un point de moins pour cinq fautes (l'absence de point à la fin de la deuxième phrase et les absences d'accent à "develloppe" auraient compté, j'arrive donc à une douzaine de fautes pour treize mots). 

 

- Un élève m'a demandé s'il avait besoin d'une feuille pour l'examen. "Oui, et d'un cerveau stylo aussi".

 

- Le même, en TP, prenait en photo sur son iPhone ce que j'écrivais au tableau pour éviter d'avoir à sortir une feuille. Il m'avait aussi demandé mon mail le jour de l'examen (le dit mail étant écrit en gros sur la première page du polycopié...).

 

- Un autre s'est endormi pendant l'examen (une première en ce qui me concerne).

 

 

Ce qui est un peu tragique c'est que:

J'essaye de faire un cours sans trop de données mais pour faire comprendre avec les mains ce qu'est un polymère: ils s'en foutent et ne comprennent rien.

On pourrait alors se dire que le cours plus factuel de mon collègue, où on peut/doit bachoter et où il n'y a pas grand chose à comprendre va mieux leur convenir: nada.

On pourrait conclure que la "chimie" les emmerde (même s'il y a une large partie procédés/mise en oeuvre) vu qu'ils sont mécaniciens, mais ils sont incapables de calculer une force ou un module d'Young.

On pourrait espérer alors qu'ils sont en alternance, que ce qui leur plaît c'est la manipe, le côté pratique. Que dalle, ils ne manipent même pas bien et ne font aucun effort d'analyse des résultats.**

 

 

Je discutais avec un responsable industriel haut placé qui me disait que selon lui l'alternance, c'était la fausse bonne idée par excellence***. Je manque d'éléments pour généraliser, mais de ma petite chapelle, je ne risque pas de le contredire... 

 

 

 

* amusant que cette technique de gruge, éminemment fastidieuse et pas franchement 2.0, soit toujours aussi prisée.

 

** on a beau douter de ses qualités de pédagogue, de la pertinence de son cours ou de sa structuration bancale, on relativise rapidement face à certaines classes...

 

*** dans l'idée: acquérir un diplôme d'ingénieur par une formation pratique plus que théorique, tout en étant salarié d'une entreprise pendant la durée du cursus (en gros 2000h de cours et 12-15 mois en entreprise contre 3000h de cours et 6 mois en entreprise dans une école "classique").

dans les faits visiblement: connaissances théoriques très faibles des apprentis, et ils ne sont pas forcément beaucoup plus dégourdis que les élèves ingénieurs classiques, car on s'en sert souvent comme "bouche-trou" longue durée sans réelle formation à la vie de l'entreprise ou autre.

En fait, beaucoup de choses reposent sur la qualité du "tuteur entreprise" et de son degré d'investissement. 

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 19:14

Hier, ce blog a eu 6 ans.

Ca n'est pas très intéressant, mais de façon amusante il y a eu quelques "milestones" (vocabulaire qu'on aime beaucoup à l'ANR) en 2011, et j'aime bien les chiffres ronds ou remarquables (probablement un léger TOC): 

- cet article sera le 600ème.

- le 500ème article a été pondu en février. 

- Les 100000 pages vues ont été franchies cet été.

- le 50000ème lecteur est passé il y a quelques semaines*.

- les 1000 commentaires de lecteurs ont été dépassés au mois de mai.

 

Voila.

Hélas, il n'y a du coup plus beaucoup de chiffres amusants à se mettre sous la dent dans un avenir proche, à part peut-être le 666ème article, probablement pour mi-2012.

 

Le 100000ème lecteur: au rythme actuel de visites quotidienne, il me faudra 3 ans de "blogging" pour y parvenir. Ca risque de faire long.

 

Comme le disait grosso modo un pote, de tels chiffres au bout de 6 ans, c'est pas la gloire. Mais ça rèvèle une certaine "consistency" (dont je ne fais d'ailleurs pas toujours preuve dans d'autres domaines), comme le disent les ricains.

Faut croire que c'est la définition même d'un hobby: un truc qu'on fait par plaisir et sans but précis, même si on est pas particulièrement doué.

 

* soit à peu près 400 fois moins qu'Eolas dans quasiment le même laps de temps. Etonnant, non?

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 17:54

Je viens de finir un bouquin intitulé "Départs anticipés" de Christopher Buckley (journaliste politique et satiriste qui a aussi écrit, entre autres, Thank you for smoking, dont a été tiré un bon film).

 

Ce n'est pas très bien écrit (ou bien traduit), mais c'est néanmoins assez réjouissant:

Dans un futur proche, une blogueuse propose de légiférer sur le suicide volontaire des baby-boomers (contre exemptions de taxe pour ceux qui acceptent) coupables selon elle de la ruine du pays, pour sauver le système de retraite et de santé. De façon impromptue, des "révoltes" de jeunes adultes amènent la Maison Blanche à prendre l'idée au sérieux...

 

 

On se dit parfois que l'histoire écrite en 2006, aussi farfelue qu'elle paraisse et poussée aux limites de l'absurde, est pourtant presque complètement crédible depuis que la crise est passée par là.

 

Un exemple, qui m'a bien fait marrer:

 

"La situation nationale continuait de se dégrader: la bourse était en chute libre, les prix s'envolaient. On en était à six semestres de croissance négative. Le dollar avait perdu 40% de sa valeur. Indifférent à ces données économiques calamiteuses, le Congrès refusait de réduire les dépenses fédérales.

La situation extérieure n'était guère plus réjouissante.

[...]

Au milieu de ce tumulte, le Président préparait sa campagne pour être réélu. Tout portait à croire que la lutte serait rude. Pour l'instant, le meilleur slogan que son équipe avait pu trouver était: " Il fait de son mieux. Vraiment." 

"

 

On n'est pas si loin des leitmotivs employés sérieusement chez nous: "je n'ai plus rien à vous promettre si ce n'est de l'effort" ou "les autres n'ont aucune expérience internationale"...

 

Un bon bouquin de politique fiction rigolo, peut-être pas si fictionnel que ça, qui se lit en moins d'une semaine.

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 10:23

Je n'ai pas d'éléments suffisants pour analyser en profondeur la situation, et y démêler la part:

- de la nouvelle "circulaire Guéant" et/ou la modification de la loi relative à l'immigration concernant les titres de séjour.

- du statut particulier de l'établissement dans lequel je travaille (dont la préoccupation majeure n'est clairement pas la vie doctorale).

- de la nationalité d'un thésard de notre laboratoire, du fait que son pays soit aux prises à une guerre civile - ou une révolution-, et que son financement soit une bourse dudit pays (apparemment plus vraiment versée depuis quelques temps).

 

 

Mais les faits sont ceux là:

 

Lors de sa visite biannuelle à la préfecture, on a fait comprendre à ce thésard, qui a commencé son doctorat il y a un an, que son statut* ** n'était plus reconnu et qu'on ne lui renouvèlerait pas son titre de séjour.

 

La haute administration de notre établissement, d'ailleurs convoquée à la préfecture pour qu'on lui explique les nouvelles procédures et qu'on insiste sur la rigueur extrême de leur application, nous a déjà clairement annoncé qu'elle s'en lavait les mains ("je viens d'être nommé, je suis là pour appliquer les règles et je ne ferai pas d'exception").

 

 

Donc, j'imagine les conséquences: sa thèse va être stoppée définitivement, on va le renvoyer en Syrie, et il pourra rejoindre, si j'ai bien compris, une bonne partie de sa famille en taule (dans le meilleur des cas).  

 

Grâce à ça, le système français sera sauvé, n'en doutons pas.

 

 

 

* ce n'est pas étonnant: même pour un "bon français de souche" (copyright Droite Populaire), le statut de doctorant est toujours un affreux bâtard, ni vraiment salarié, ni vraiment étudiant. Cf par exemple ce problème toujours pas réglé depuis au moins dix ans qu'il se pose...

 

** il semblerait que son statut soit passé d'"étudiant" (pour la préfecture: bien) à "élève" (pas bien), sans que je sache vraiment à quoi cela correspond, et si c'est propre à mon étalissement ou potentiellement généralisable (histoire d'âge limite du thésard, par exemple).

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 11:52

Retour chez Pramil (rue du Vertbois, métro Arts et Métiers), où j'avais déjeuné rapidement il n'y a pas très longtemps, cette fois pour un gros dîner entre potes.

 

Après avoir subi quelques déconvenues au moment de réserver dans les deux-trois restos qui m'étaient venus à l'esprit spontanément, j'ai fini par me rappeler que la configuration de Pramil pouvait peut-être se prêter à l'existence d'une grande tablée.

En effet, la première salle est toute en longueur et difficilement aménageable, mais il y a derrière la cuisine une petite salle pouvant accueillir une douzaine de couverts.

 

Comme c'est à deux pas de mon boulot, j'y suis passé un soir avant le service pour savoir si l'option "privatisation" de la petite salle était envisageable. Je suis tombé sur M. Pramil himself, extrêmement sympathique, qui m'a confirmé que c'était possible. Après quelques tergiversations, je l'ai rappelé pour confirmer le lendemain, en gros deux semaines avant la date en question (un samedi soir).

 

Sur place, le jour J, la salle avait bien été privatisée, avec une disposition rectangulaire (4-2-4-2) bien plus propice aux discussions que les plus classiques tablées 6-6. A priori, 12 couverts est le maximum possible (peut-être 14 en se serrant beaucoup).

 

Ce fut une super soirée, grâce aux convives bien sûr, mais le restaurant a réussi un sans-fautes.

Service nickel, discret mais réactif, adaptable (les groupes, ce n'est pas toujours une sinécure), et pas coinços. M. Pramil, presque timidement, est venu s'assurer que tout se passait bien deux ou trois fois dans la soirée.

 

Menu à 30 euros d'un très bon rapport qualité-prix: c'est généreux, varié, et assez inventif sans dépayser totalement ceux qui aiment le classique.  

Dans les plats qui ressortent selon moi, il y a eu les St-Jacques avec cèpes, patates nouvelles et beaucoup de crème, la désossé de lapin aux artichauts poivrade et figues, ou le mille-feuilles aux marrons glacés.

Un bib gourmand bien mérité, pour autant que je puisse juger.

 

En se lâchant bien sur les vins (1 bouteille pour 2 plus des digestifs et des cafés - Pouilly Fumé, Irancy, Vacqueyras le Sang des Cailloux, Rivesaltes rouge...*), on est arrivé à 55 euros/tête pour 3 bonnes heures à table, et un volume sonore qui a considérablement augmenté au cours du repas.

 

Si je devais trouver un bémol, ce serait sur l'éclairage un peu trop tamisé à mon goût, et sur quelques desserts peut-être un poil en dessous des autres: autant dire pas grand chose.

 

 

Ce n'est pas forcément à Pramil que j'avais pensé en premier pour un resto de groupe car, contrairement à les Papilles, l'Ambassade d'Auvergne, la Cave de l'Os à moëlle (désormais Cave Schmidt) par exemple, il n'y a pas de comm' faite sur le côté "table d'hôtes" ou salle privatisable.

Mais c'est à retenir (et c'est aussi très bien pour y manger à 2 ou 4).

 

A noter: l'ouverture en janvier d'une boutique-cave à vins Pramil juste en face, pour acheter des objets arts de la table ou boire un verre en attendant une table. A terme peut-être, des tapas seront servis.

 

 

Et, cerise sur le gâteau, une addition sous le sceau de la Bête.

(à 12 convives, on ne peut y voir qu'un signe!).

 

Image1.jpg 

 

"In the night
the fires are burning bright
the ritual has begun
Satan's work is done
6-6-6 the Number of the Beast
"

 

Up the Irons!

 

 

 

 

* "se lâchant": en quantité. En qualité, on a tapé dans la fourchette "basse" de la carte (bouteilles entre 25 et 35 euros). En tout, il y a une cinquantaine de références, une petite dizaine sont dans cette fourchette, la majorité étant plutôt entre 40 et 60.

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