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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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  • Misanthrope optionnellement misogyne et Esprit Universel.

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 11:55

Juste avant d'aller déjeuner dans notre "resto d'entreprise" où l'envers du décor ne serait probablement pas très reluisant si on y regardait de trop près, voici une petite vidéo du Cyril Lignac anglais, Jamie Oliver, tentant de désintoxiquer des petits américains de la malbouffe, en leur montrant comment les "nuggets" de poulet sont faites.

Ce n'est pas gagné.

 

Ca donne quelque chose du genre: - au début, confiant -"Cette expérience ne rate jamais: les enfants sont dégoûtés". -à la fin, abasourdi- "Je ne comprends pas, c'est la première fois que ça donne ce résultat... en Angleterre, je n'ai jamais vu ça".

 

 

Vidéo vue sur le site cuisiner en ligne (où on trouvera plus de détails sur le process industriel, largement plus gore que la version "artisanale" déjà pas folichonne de Jamie).  

 

 

Bizarrement, alors qu'il m'arrive d'éprouver des pulsions McDonaldesques typiquement biannuelles, j'ai toujours trouvé les chicken nuggets dégueulasses, même tout gamin...

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 11:11

Nadine Morano, Ministre de l'Apprentissage et de la Formation Professionnelle, me ferait rire, si, désolé de me laisser gagner par le populisme facile, je n'avais pas toujours dans un coin de ma tête le montant de sa rémunération (environ 200000 euros annuels).

 

 

 

Quand avoir une grande gueule et ressembler à des "vrais gens" (avec tout le mépris que ça comporte puisque les "vrais gens" doivent forcément être incultes et à moitié abrutis) remplace de plus en plus toute notion de capacité de réflexion, de culture, de connaissance même minime de l'actualité et de maîtrise des dossiers dont on a la charge, la politique ne se grandit pas. 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 13:37

Puisqu'il faut être à la pointe de l'info pour percer dans la critique gastronomique nouveau genre, je me lance. En espérant que cela me vaudra une célébrité et un respect du milieu bien mérités, ainsi que des milliers de "followers" (et, plus prosaïquement, de pouvoir enfin bouffer gratos et être choyé par le patron un peu partout: parce qu'être un client lambda, ça finit par revenir cher). 

 

J'ai été dîner hier chez Thierry Marx au Mandarin Oriental.

 

Le chef Marx, cet atypique d'abord pâtissier, puis militaire, avant d'intégrer d'autres brigades, ceinture noire de judo et professeur de boxe, est enfin "monté à la capitale" pour le plus grand plaisir des gastronomes.

Dans l'univers chic et moderne du Mandarin, qui vient d'ouvrir, il donne libre cours à son imagination sans limite, reprenant le flambeau de la cuisine moléculaire en France. Attention, ce n'est pas ici, comme chez quelques jeunes présomptueux, une posture ou de l'esbrouffe: les jeux sur les textures sont là pour sublimer les goûts et l'expérience.

La présentation des assiettes n'est pas en reste: quasi "futuriste", elle se marie parfaitement au décor.

Une clientèle de luxe, certes un peu bling-bling (en accord avec le lieu et les prix pratiqués), vient s'adonner aux plaisirs de la chère avec bonheur: c'est déjà un succès, que les gastronomes se dépêchent de réserver tant qu'il est temps!

 

 

 

 

Bon voila, ça n'ouvre pour de vrai que cet été, mais comme écrit l'autre, "vous verrez tout sera exactement comme je le dis: dans le cas contraire, vous me direz si ce que j'ai écrit (avant) était dissonant..."

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 09:50

Récemment, je suis retourné ou allé dans deux des dernières brasseries "indépendantes" de Paris, spécialisées dans la viande (et pas dans le plateau de fruits de mer donc), le Louchebem (les Halles, 75001) et le Café du Commerce (Commerce, 75015).

 

Les deux, je dois l'avouer, m'ont laissé une impression assez affligeante.

 

Fut une époque où j'aimais bien le Louchebem: j'ai toujours trouvé ça un peu trop cher, mais c'était une alternative un peu plus typique, un peu moins "world company", avec de plutot meilleurs produits, et des prix similaires à l'Hippopotamus.

Désormais, je ne suis pas sûr que ce soit bien mieux*. Oui, la viande est pas mal, mais les prix sont quasi-prohibitifs (e.g. presque ceux que vous paierez dans une vraie steackhouse haut de gamme: Unico, Meating...), les accompagnements font franchement la gueule (haricots verts, patates sautées, frites imbibées...), de même que les serveurs.

Les desserts sont catastrophiques, le pichet de beaujo peut remplacer avantageusement le Destop, et tout ça (soit un steack haché xl, une crême caramel et deux verres de kiravi, sans entrée) revient à plus de 30 euros tête (soit facilement 40 pour la "totale"), soit, même à Paris, le prix d'un paquet de bons voire très bons bistrots, ou, donc, à peu de choses près, de restos à barbaques top niveau.

 

* Est-ce que ça a baissé? Est-ce que mes standards ont (un peu) augmenté? Je ne sais pas...

 

Le Café du Commerce se targue lui aussi d'être un spécialiste de la viande. La encore, le tartare ou le steack sont effectivement plutôt goûteux. Mais, là aussi, c'est le reste de l'assiette qui rendrait Jango Edwards dépressif: une tomate au four froide, des frites translucides qui fleurent bon la végétaline, (mal) préparées il y a visiblement un bail...

Le tout siège dans une assiette deux fois trop grande paraissant du coup désespérement vide, achevant de faire ressembler le tout à un plat qui ne dépareillerait pas chez Autogrill.

Le Paris-Brest est secos, mais le pinard (un Costières de Nîmes) est moins infâme qu'au Louchebem, et le service est plutôt efficace dans sa sobriété. Le pain est, il faut l'admettre, excellent.

Les prix sont un peu plus contenus (15 euros les plats, 6 les entrées et les desserts, quelques pichets à moins de 10 euros et une carte des vins pas trop mal si on a envie de s'attarder, ce qui n'était pas notre cas).

Le lieu est également impressionnant, sur trois étages avec une cour ouverte.

Pour l'Histoire, c'est peut-être à faire une fois... pour la pitance, ce n'est clairement pas à faire plus d'une fois: vous trouverez dans n'importe quel rade du bas de votre rue une formule plat-dessert-pichet à 12.5 euros très similaire, vous laissant 10 euros pour aller acheter un ou deux livres de poche.

 

 

Heureusement, il y a aussi eu un bon moment gastronomique chez Stéphane Martin (Commerce ou Charles-Michel, 75015): chef limougeaud de 35 piges, passé par le Crillon, le Carré des Feuillants, etc, et qui a ouvert il y a environ 5 ans, michelinisé depuis 3-4 (bib gourmand), et peu exposé médiatiquement à part ça, pour des raisons explicitées ci-dessous*.

Menu minimaliste (3 entrées, 3 plats, 3 desserts) à 35 euros, mais la crème de St-Jacques et surtout le jarret de porc braisé aux choux rouges sont une tuerie. Le dessert (une petite tartelette à la mangue) était très bien aussi, le tout était plus que généreusement servi, j'en aurais bien demandé un doggy bag.

Une cuisine qui change un peu, avec son côté "old school" assumé mais qui n'est pas exempt de sophistication: ça devient de plus en plus rare, les jeunes restaurateurs "cuisiniers", j'entends par là qui ne s'astiquent pas à vous servir des produits crus en mettant en gros le nom du producteur comme blanc-seing à leur inaptitude.

Un petit bémol sur l'ambiance, type resto pour notables de province (mais on est dans le fond du 15ème): moyenne d'âge "adhérent de l'UMP", pulls en cachemire... disons qu'à 5 frais trentenaires, on se sentait un peu observés, et on a du y aller mollo sur les décibels.

Le service, quoique gentil, est aussi un peu à la rue: pas mal d'attente, vins servis quand le plat est quasi-fini, etc. Rien de bien grave, mais heureusement qu'ils sourient, sinon les papies seraient furax.

A noter qu'il y a une "promotion" avec la Fourchette, pas méga excitante mais pourquoi pas: menu + un apéro au choix + 2 verres de vin à 45 euros: première expérience de réservation avec ce site pour moi, qui, pour sa partie "administrative", se déroula parfaitement (mêmes échos ailleurs, hélas dans son cas pour un resto médiocre).

On regrettera juste que les serveurs ne nous aient pas dit ce qu'ils nous servaient... et le temps qu'on remette la main dessus, le verre était déjà vidé.

Dommage aussi que ça soit un peu tristounet pour un dîner en amoureux et que la carte ne semble pas renouvelée extrêmement souvent, sinon j'y retournerais volontiers fréquemment, vu que c'est l'un des restos juste à deux pas de mon nouveau chez moi...

 

* à savoir, en résumé, une localisation, un décor et une clientèle pas ultra-tendances. Et un chef limougeaud et glabre, donc ni basque, ni danois, ni looké négligé: d'où une cuisine absolument pas "au goût du jour" non plus.    

 

 

 

Pour conclure, marrons nous un peu avec la nouvelle vague de la critique gastronomique, encore. Comme le dit un commentateur, bientôt, les restaurants n'auront même plus besoin d'ouvrir.

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 11:23

Scott Colombus, l'ancien batteur de Manowar, est mort en début de semaine à l'âge de 54 ans, de cause inconnue.

 

Manowar.jpg

C'est le barbu à gauche, qui présente une certaine ressemblance avec le bassiste de Spinäl Tap.

 

Plusieurs légendes sur son compte, dont j'ignore le degré de véracité:

- il était bûcheron avant d'être batteur.

- il a été remarqué par une fan du groupe qui l'a ensuite recommandé, alors qu'il travaillait l'acier dans une fonderie.

- sa frappe était si puissante qu'il utilisait un kit batterie spécialement conçu pour lui en acier trempé, "drums of doom".

 

Il aavait rejoint Manowar en 1983 et quitté le groupe en 2008 pour des raisons obscures. Il avait auparavant déjà fait un break de 4 ans entre 1991 et 1995. 

 

www.metal.com/news/article/Former+Manowar+Drummer+Passes+Away

 

Des belles photos du groupe (dont celle ci-dessus) ici: http://www.metal.com/artist/images/Manowar

 

R.I.P., ou, en toute simplicité, comme le communiqué du groupe:

" We have the comfort of knowing that he is in a good place and at peace.
He will never be forgotten.
Your family and brothers,
Joey, Eric, Karl, Donnie
"

 

"Scott Colombus pounds his drums like the hammer of Thor" dixit Eric Adams (le chanteur)

 

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 10:27

Je viens de finir les Compagnons de Jéhu, premier élément de la dernière trilogie romanesque d'Alexandre Dumas (avec les Blancs et les Bleus, qui est une préquelle, et le Chevalier de Sainte-Hermine), écrite de 1857 à 1869, soit quasiment jusqu'à sa mort.

Cette trilogie marque le retour à "l'Histoire de France vue par Dumas" après quelques années de pause suite à la fin de la tétralogie révolutionnaire (Joseph Balsamo, le Collier de la Reine, Ange Pitou, la Comtesse de Charny), et après la séparation d'avec son "fameux" nègre, Auguste Maquet.

 

J'ai bien sûr parlé ici de mon amour pour Alexandre le grand, dont j'ai lu, outre les ouvrages mentionnés ci-dessus, la saga des Trois Mousquetaires (les Trois Mousquetaires, Vingt ans après, le Vicomte de Bragelonne), la trilogie sur la Renaissance et la chute des Valois (la Reine Margot, la Dame de Monsoreau, les Quarante-Cinq), le Comte de Monte-Cristo, et les Mémoires (1er tome).

 

Mais je crois que je n'avais jamais fait un article "solo" sur cet écrivain génial, l'inventeur du suspense de bas de page, l'homme payé à la page au talent si exceptionnel que n'importe quel amateur de G. Musso ou de F. Guène finira les mille pages du Comte de Monte-Cristo en moins d'un mois, le conteur fantastique qui parviendra à vous vendre ses parties de pêche à Villers-Cotterêts quand il avait sept ans comme le récit d'une aventure incroyable impossible à lâcher avant de l'avoir terminée.

 

Donc, voila, il m'a fallu à peine plus de 15 jours pour finir les Compagnons de Jéhu et ses 600 pages, malgré un emploi du temps chargé qui m'empêchait de consacrer beaucoup de temps à la lecture, et bien que ce soit à mon goût une oeuvre assez mineure du maître.

Mais un Dumas moyen, un peu bordélique, cousu de fil blanc, aux personnages un peu bâclés, reste plus captivant que n'importe quelle bouse du Nouveau Roman

 

Tiens, à ce propos, un hasard étrange du calendrier: La semaine dernière était diffusé l'Autre Dumas sur Canal Plus, justement sur la relation étroite et tumultueuse entre Dumas et Maquet. Le film, un peu gâché par une romance pas très intéressante (je ne suis pas un grand fan du jeu de M. Thierry), présente cependant assez subtilement des anecdotes historiques (les figurines dont Dumas se servait pour écrire trois romans en même temps, sa passion pour la bouffe, son engagement politique, etc).

Il prend plutôt la défense de Maquet, présenté comme pusillanime mais indispensable (et joué par un étonamment sobre Poelvoorde), face à un Dumas en mode "gros con", joué par notre Gégé Depardieu national en roue libre et affublé d'un postiche ridicule. De ce que je sais, le côté "larger than life" du personnage n'est pas forcément usurpé, mais il est ici rendu avec si peu de nuances qu'on se croirait chez Groland.

Indispensable, Maquet ne l'était pas: Dumas a connu le succès, avant, et après leur collaboration. Maquet, seul, a vécu de sa plume, mais n'a rien écrit de "mémorable".

Cependant, il faut admettre que les meilleurs livres de Dumas ont été écrits avec Maquet.

Après avoir lu les Compagnons de Jéhu, je pense que ce que Maquet apportait vraiment, c'était une certaine forme de rigueur: découpage des scènes, plan de l'intrigue, digressions mieux maîtrisées, etc. Dumas, qui faisait toujours 10 choses à la fois, avait besoin d'un "besogneux" pour cadrer sa faconde et, paradoxalement peut-être, lui donner plus de force.

Le Vicomte de Bragelonne, qui marque la fin de leur collaboration, ou les Compagnons de Jéhu sont un joyeux foutoir, où les personnages changent de nom, de titre, d'âge ou de rôle d'un chapitre à l'autre, où les sous-intrigues et les anecdotes se multiplient et les rebondissements arrivent comme un cheveu sur la soupe.

La puissance évocatrice, l'"entertainment", sont toujours là. Mais ce qui fait la force particulière du Comte de Monte-Cristo ou des Trois Mousquetaires, c'est aussi la maîtrise du récit.

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 18:44

... la recherche, en France.

L'excellence scientifique: on ne prête qu'aux riches. Et les riches qui ne le méritent pas vraiment... ben on leur prête quand même, après intervention réflexion.

http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2011/03/31/laboratoires-dexcellence-le-president-du-jury-sexplique-sur-ses-choix/

 

Extraits pour les flemmards:

 

" La procédure de désignation des cent laboratoires d’excellence (labex, doté de 1 milliard d’euros de capital) a été particulièrement longue et chaotique.

... Le président du jury labex explique qu’il a remis une liste de 83 projets (sur 241 projets déposés), classés A+ ou A, au comité de pilotage du grand emprunt. 

La liste des autres projets, classés B et C, n’est pas transmise... Les candidatures B n’ont pas été retenues “en raison des défauts sérieux de fond et/ou de forme."

La sélection proposée n’a pas été acceptée comme telle par le gouvernement... Donc, le comité de pilotage - où se retrouve des représentants du gouvernement - a demandé au jury de choisir dans les projets classés B, dix-sept projets supplémentaires. [La commission a obéi et proposé des projets] comme ceux portés par l’économiste Alain Trannoy (Aix-Marseille School of economics), Jean Tirole (institut d’études avancées de Toulouse), Marc Mézard et Alain Aspect (Physique : atomes, lumière, matière; Institut d’Optique à Saclay), Vincent Courtillot (Terre, planètes, univers) ou encore Mathias Fink (ondes et images, du fondamental à l’innovation)…

...“en Allemagne, lors de l’initiative d’excellence en 2006, le jury international a menacé de démissioner si son choix n’était pas suivi par les autorités politiques.”

"

 

 

 

P.S: vous pouvez également consulter la lettre du président de la commission dont le lien est donné en commentaire par JF.

http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/Investissements_d_avenir/03/9/lettre-president-jury-labex_172039.pdf

 

On retiendra notamment ce passage: "Le comité de pilotage a demandé de lui indiquer parmi les candidatures classées B celles contenant des scientifiques de très grande qualité. En réponse, le Président a mentionné a titre personnel plusieurs candidatures, en regrettant que ces projets n'aient pas été retenus car ne répondant pas correctement à l'appel d'offres en ne présentant pas de programme de recherche suffisamment formalisé".

 

Effectivement, en termes galants ces choses là sont mises, mais ça balance pas mal.

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 15:58

Je dois avouer que les initiatives comme celle du Bistrot Paul Bert entre autres, "allez vous empiffrer pour le Japon", me laissent dubitatif, pour faire dans la litote.

 

D'aucuns me diront que c'est toujours mieux que de ne rien faire, connard égoïste.

 

Peut-être...

 

Je ne doute pas des bonnes intentions des organisateurs, mais personnellement, l'idée de ripailler, l'émotion en bandoulière, de la barbaque Desnoyers en se saoulant au Dard et Ribo en se réclamant philanthrope, ça me donne un peu la gerbe.

Comme les évadés fiscaux qui viennent montrer leur coeur aux Enfoirés, en fait.

 

 

Mais je suis sans doute le pur produit individualiste d'une société déshumanisante... 

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 11:28

"

J’ai corrigé l’examen: encore une fois ce n'est pas très brillant, malgré une générosité dans la notation qui s'éloignait beaucoup de la « grande rigueur et précision dans les réponses » initialement demandée.

Il me faut admettre que le message n’est clairement pas passé, que ce soit en cours magistral ou en TP.

Ce fut le premier cours magistral de ma carrière: je suis donc très certainement responsable de cet état de fait, et je compte modifier mon approche la prochaine fois.

 

Permettez moi cependant quelques remarques:

- l'examen était de fait très similaire à celui de la première session : renonçant à toute ambition démesurée, je souhaitais simplement m’assurer que quelques notions de base avaient été saisies. Je comptais contrebalancer la facilité de l’examen par une notation très stricte, vœu pieux auquel j’ai du renoncer bien vite.

- c’était aussi une version simplifiée de l’examen donné à l'autre promotion à laquelle j'enseigne. En étant beaucoup plus strict sur la notation, leurs notes furent bien meilleures, ce qui semble impliquer que quelques connaissances ont été assimilées dans cette classe, où par ailleurs l'atmosphère de travail était beaucoup plus agréable.

 

Mais si nous énumérons les « incidents » ayant émaillé le cours avec cette classe:

- une certaine indiscipline qui a fini par conduire mon collègue à refuser de leur faire cours. Pendant l'examen, j'avais l'impression de surveiller des collégiens: chuchotis permanents, élèves qui se présentent à l’examen sans matériel: "monsieur, il faut une feuille?" "oui, et un stylo".

- deux groupes de TPs ont rendu le même compte-rendu au mot près : quand on n’a que 4 copies à corriger, ça se remarque. Visiblement, les élèves n’avaient pas pensé que cela pourrait ne pas passer inaperçu.

-  20% des élèves savent résoudre un problème de trigonométrie de niveau collège et appliquer une relation de proportionnalité: pour des futurs ingénieurs, je trouve cela assez inquiétant. Plus généralement, ils ont commis tête baissée exactement les mêmes erreurs qu'au premier DS, de telle sorte que je me demande bien pourquoi ils souhaitaient voir leurs copies.

 

Bref, à l’heure actuelle, la moitié des élèves a une note globale proche de 10 (supérieure ou autour de 9,5). Cela veut dire qu'il faudra faire passer l'autre moitié en rattrapage. A ce stade, je m'interroge sur l'intérêt de la chose, pour les élèves comme pour moi.

 

Veuillez agréer, etc

 

 

"

Client régulier et abonné de votre compagnie, je souhaitais simplement faire part de mon mécontentement suite à la manière dont a été géré l'oubli de mon passeport dans un de vos vols

Je tiens à affirmer dès à présent que cet oubli est totalement de mon fait, que je suis le premier à blâmer et que cette lettre n’a pas pour but un quelconque dédommagement. Il me semble néanmoins que votre compagnie aurait pu/du se montrer plus disponible pour m’aider dans mes démarches ou au moins me répondre, ce qui m’aurait évité d’effectuer, dépité, une déclaration de perte et une demande de nouveau passeport après 10 jours sans nouvelles. Car, forcément, j’ai été contacté le surlendemain par le personnel au sol de l'aéroport qui m’informait, trop tard donc, que mon passeport avait été retrouvé.

 

1 – j’ai commencé par consulter votre site internet qui conseille dans ce cas de figure de "prendre contact avec un agent au sol". Ceci est délicat lorsque le vol est un dimanche soir et qu'on se rend compte de l'oubli à son domicile à 23h. Et d'autant plus délicat quand de toute façon, il est impossible de contacter qui que ce soit de votre compagnie à l'aéroport à moins de s’y rendre, puisqu'aucun numéro de téléphone n'est disponible.

2 - Vos numéros surtaxés, qui obligent à répéter chaque instruction trois fois avant que la reconnaissance vocale ne fonctionne, ont tous fini par me raccrocher au nez après m'avoir conseillé d'appeler un autre numéro surtaxé dans un joli mouvement perpétuel, ou d'envoyer un courrier.

3 - L'adresse mail "objets trouvés" m'a conseillé d'appeler la police aux frontières, qui m'a ensuite conseillé d'appeler la compagnie, mais n'a pas été capable de me fournir un numéro.

4 – Le mail envoyé au service clientèle est à ce jour resté sans réponse (hormis l’accusé de réception automatique).

5 - Après avoir fini par me rendre dans une agence, une hôtesse débordée et un rien agressive me réexplique toute la procédure décrite ci-dessus (envoyez un mail, appelez le service client, etc), et me dit que de toute façon si je l'ai déjà fait, elle ne peut rien faire de plus. Elle m'explique également que l'usager qui ne peut contacter le personnel de la compagnie à l'aéroport directement, c'est fait exprès. Et me conseille de faire une déclaration de perte, conseil que je finis par suivre une semaine plus tard, malheureusement (après avoir retenté la plupart des points ci-dessus une nouvelle fois cinq jours après les faits).

 

J’aurais simplement aimé que quelqu’un, si possible avec une possibilité directe d'action, puisse me dire que l’on a cherché, et pas trouvé, plutôt que de n’obtenir seulement, après avoir tourné en rond pendant plusieurs jours, que quelque chose du genre « si y’a rien dans l’ordinateur, c’est qu’c’est perdu ». Car je restais persuadé qu’il était toujours dans au fond de la pochette de mon siège et qu’il serait retrouvé tôt ou tard, ce qui n’a, évidemment, pas manqué d’arriver. De plus, la Police aux Frontières qui a récupéré mon passeport me déclare maintenant qu’il est problématique d’avoir fait une déclaration de perte entre temps…

  

En informatisant, délocalisant, et multipliant toutes les procédures, et en « exigeant » que ce soit le client lui-même qui accomplisse ces procédures, il me semble que vous privez l’usager d’un « contact humain » que je crois nécessaire, surtout lorsqu’il y a problème à résoudre. Et lorsque « contact humain » il finit par y avoir, l’agent a un grand nombre de problèmes à régler en parallèle, il est confronté à des usagers qui sont déjà passablement irrités, et enfin il est lui-même tenu de suivre la même procédure que celle que l’usager suit (c'est-à-dire qu’il n’est, au fond, d’aucune utilité), ce qui augmente encore la frustation de ce dernier.

Cette politique n’est pas propre à votre entreprise, on la retrouve chez les opérateurs téléphoniques ou dans des services tels que la Poste, entre autres, mais je ne peux m’empêcher de la trouver déplorable.

Mais j’ai au cours de ces dernières semaines perdu pas mal de temps, un peu d’argent, et aussi un peu de mon respect pour votre entreprise dont j’appréciais jusqu’alors la qualité de service.

 

En espérant que vous trouverez ces remarques constructives même si je me doute qu’elles finiront dans l’anonymat de la poubelle de l’ordinateur d’un employé qui n’y est pour rien et qui n’a aucun pouvoir pour changer quoi que ce soit (NdMix: à ce jour, aucune réponse, donc je pense que c'est ce qui s'est passé - par contre, on m'a appelé pour savoir si je voulais souscrire à une offre American Express partenaire pour seulement 140 euros annuels, offre reservée aux meilleurs clients),

 

Bien cordialement

"

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 16:40

J'ai déjà parlé de ce classique de la littérature américaine de la deuxième moitié du 20ème siècle.

 

Je m'interrogeais notamment sur le succès de ce roman un peu rébarbatif car tournant très vite en rond, succès obtenu malgré ou peut-être grâce à sa vision "décalée" (en tout cas par rapport à la culture américaine de l'époque) de la guerre...

 

Je voulais revenir ici sur le titre du livre, devenu depuis une expression du langage courant aux US (comme on peut par exemple parler chez nous d'une "madeleine de Proust" pour désigner un objet "banal" nous évoquant des souvenirs forts). Je vais me citer, non par égocentrisme mais par pur fainéantise (de toute façon, j'avais déjà du plagier l'article wikipédia correspondant à l'époque): "Catch-22 désigne un règlement de l'armée qui dit grosso modo que tous ceux qui acceptent sans rechigner d'aller au combat sont probablement fous et devraient être révoqués. Mais on ne peut révoquer que ceux qui en font expressément la demande; or tous ceux qui font cette demande ne sont pas fous, puisqu'ils ne veulent pas aller au combat, et ne peuvent donc pas être révoqués. Si, si, relisez, ça devrait finir par être clair, et c'est assez proche du style du roman lui-même. Par extension, ce terme est entré dans le langage populaire comme désignant une situation paradoxale dont l'issue est de toute façon perdant-perdant."

 

Dans mon institut, il y a pas mal de "Catch 22":

 

- l'accès au wifi, par exemple: pour installer le wifi sur un ordinateur, il faut installer un logiciel, qui se trouve téléchargeable sur le site web intra de l'institut. Bef, pour avoir un accès internet, il faut un accès internet...*

 

- les demandes de financement, ANR, projets européens, etc: toutes les demndes doivent être évaluées avant dépôt par le service comptabilité ou assimilé. Il estime d'une part qu'un contrat n'est valable que s'il amène 40% de bénéfice, ce qui est, si je comprends bien, parfaitement incompatible avec la façon dont est construite une ANR, qui est une enveloppe budgétaire bien définie "à dépenser" pour des tâches elles aussi bien définies sur x années. D'autre part, nos salaires sont comptées dans les cases débit des fiches de rentabilité: e.g. si on ne fait rien et qu'on touche notre salaire, cela ne pose pas de problèmes. Mais si on mène un projet de recherches, il est considéré qu'on coûte de l'argent à l'institut, ce qui est intolérable. Grâce à ces mesures frappées au coin du bon sens, aucun projet n'est validé, ou alors dans le meilleur des cas ils nous prélèvent, au cas où la demande est ensuite acceptée, 25% (voire plus) dessus.  

Ainsi, dans l'ANR que j'ai déposée, je viens de me rendre compte qu'entre le budget demandé à l'ANR et celui validé par mon institut, environ 25000 euros d'investissement matériel avaient disparu. Je préfère ne pas m'exciter maintenant, alors qu'il y a 80% de chances qu'elle ne passe pas, mais dans le cas où cela se produirait, il y aura du coup d'autres beaux combats administrativo-perdus d'avance en perspective.  

 

 

* Comme les ordinateurs non-inscrits au service informatique ne peuvent pas non plus être connectés par câbles réseau, que pour inscrire un ordinateur il faut contacter le service informatique qui répond aléatoirement au téléphone et même à l'interphone (les rascals ont tout prévu et se sont barricadés) autant dire que quand on a un invité, on s'amuse...

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