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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 10:09

Chaque année, fin février, le nouveau Guide Rouge paraît.

 

Et chaque année, sans parler des restaurateurs qui affirment s'en foutre mais que ça fait transpirer, c'est le même raout de chroniqueurs, blogueurs, guides concurrents autour de la sortie de Bibendum.

 

Avant la parution, il y a les pronostics, avec pages facebook dédiées... ou F. Simon qui se fait la tournée des grands ducs des 2 étoiles pour se demander s'ils n'en vaudraient pas trois (n'oublions pas qu'il ne connaît pas les critères appliquées, mais bon, qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour ses lecteurs).

 

Le jour de la parution, c'est à celui qui recopiera le pdf annonçant promotions et déclassements le plus vite sur son blog ou site.

 

C'est ensuite à celui, critique confirmé, wannabe ou même simple amateur, qui se targuera d'avoir fait les meilleures prédictions (bientôt des paris en ligne comme pour le Nobel de littérature?), qui aura la formule la plus acerbe sur le "nouveau millésime": médiocre, frileux (depuis que je suis l'actualité gastronomique, il n'y a pas eu une bonne année du Guide, pour ses contempteurs obsessionnels), qui se fera le héraut de l'oublié (généralement Decoret qui mériterait sa 2ème étoile depuis plusieurs années...) et de l'injustement déchu (Besson qui perdit son étoile l'an dernier), ou au contraire le dénonciateur du protégé (Robuchon, Bocuse, Ducasse, etc), ou qui fera le récit d'un repas médiocre dans une table citée.

 

Et après, on a les analyses de fond, sur les ventes en berne, la politique expansionniste du Guide, les inspecteurs sous-payés, les enfonçages de portes ouvertes sur le fait que Michelin est une entreprise intéressée par la rentabilité de ses produits, etc.

 

Bref, le Michelin est nase, passéiste, mourant, voire déjà mort.

 

Et pourtant, toujours au-delà des chefs qui arborent fièrement leurs étoiles ou se font mousser en les rendant pour les récupérer un an plus tard, tous les "concurrents" se sentent obligés de le ressasser chaque année à la même époque. Aux US où on aime bien la psycho-socio de comptoir, on parlerait de "feeling insecure". 

Et il faut dire que ça ne coûte pas cher et que ça permet d'avoir -beaucoup- plus d'audience que d'habitude, ce qui n'est jamais, quoi qu'on en dise, totalement anodin dans les ego blogosphériques (voyez le nombre de commentaires suite à ces articles chez un blogueur lambda et comparez le au nombre moyen...). 

Mais c'est aussi parce que, hélas, les blaireaux dans mon genre qui n'achètent qu'un guide tous les 3 ans, se tournent encore vers Bibendum, même si les ventes stagnent.

Et ces mêmes blaireaux de France et d'ailleurs, lorsqu'ils veulent fêter un anniversaire de mariage ou autre chose dans un restaurant gastronomique français, c'est encore dans un étoilé qu'ils choisissent le plus souvent d'aller, et pas dans "le prix interallié du meilleur tapas à la betterave du plus beau cuisinier savamment négligé" du Fooding.

Preuve du mauvais goût de la plèbe, hélas...*

 

Pour conclure, quand un chroniqueur à la mode écrit à propos du Guide Rouge, je cite: "le Michelin fonctionne sur des critères obsolètes voire opaques hérités dune France de combines, arrangements, services, obédiences,... la liste est longue; Peut être la France tout simplement"; quand il se définit comme "sensible aux savoir-faire comme aux découvertes culinaires, n'ayant pas son pareil pour dénicher un bon produit", un puriste désinteressé "qui n'appartient qu'à lui-même, dont les obsessions du goût le mènent sans autre contrepartie que de les faire partager"; quand ce même chroniqueur parle 11 fois en un an d'un restaurant en commençant six mois avant son ouverture, qu'on l'y a vu en cuisine, qu'il mentionne de façon assez générale toujours les mêmes artisans (boulanger, boucher, ...); là, c'est bien évidemment sans contrepartie, par pur désintéressement, toujours incognito, ce n'est pas un plan comm' et ce n'est pas du tout l'hôpital qui se fout de la charité...

 

Non, y a pas, la critique gastronomique moderne, c'est vraiment autre chose.

 

Je crois que je vais aller relancer les ventes du Gros Rouge, moi.

 

 

 

 

* même les critiques sont souvent contraints d'admettre que dans le très haut de gamme (deux ou trois étoiles), il n'y a que très peu d'erreurs... les débats sans fin sur "machin qui en a deux en vaut trois et réciproquement" n'étant pas, à proprement parler, des erreurs. D'ailleurs, eux aussi fréquentent assidûment ces tables, parce que l'indignation ne va pas jusqu'à se priver de repas à 300 euros, surtout en notes de frais... 

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Published by mixlamalice - dans Autour de la gastronomie
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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 15:10

Au Japon, ils ont un tsunami.

 

Nous, on s'inquiète d'une vague non contrôlée d'immigrants d'Afrique du Nord, forcément des délinquants ou des assistés en devenir: Zemmour remplace l'outil statistique par un très scientifique "on voit bien que" et se fait ovationner par l'UMP, Claude Guéant assène que "Les Français veulent que la France reste la France" sans que l'on sache très bien ce que cela veut dire, et les lecteurs du Monde (pas ceux de Minute, hein) assimilent teints ébènes ou basanés à une absence de nationalité française quand ce n'est pas à de l'immigration clandestine ("je suis le seul gaulois dans le métro le matin", "y avait pas autant de noirs à Belleville dans les films des années 70"...).

 

Je ne sais pas ce qui me fout le plus les jetons: l'ordre des priorités actuel, ou la désormais banalité d'une xénophobie décomplexée et plus caricaturale que celle de De Funès dans Rabbi Jacob*.

 

En tout cas, quand on aura Sarkozy - Le Pen au deuxième tour, Papa ira à la pêche.

 

 

 

 

 

* sorti tout de même en 1973, ce qui ne rajeunit pas les idées de merde

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 10:06

Tout est dans le titre...

 

J'ai attendu presque 31 ans pour me rendre dans un Ikea: ça ne m'avait pas manqué et j'espère bien tenir au moins aussi longtemps avant la prochaine visite.

 

Beaucoup de choses ont déjà été dites sur ces enseignes, donc voila en résumé mon point de vue: c'est un peu le McDo du mobilier.

Comme le McDo, ça présente l'avantage d'être "pratique" et "rassurant".

Mais c'est surtout un univers aseptisé qui fait qu'on bouffe tous pareil (ou qu'on a tous les mêmes meubles) de Cleveland à Oslo, en passant par Tokyo et Paris.

C'est aussi un rapport qualité-prix qui n'impressionne que les gogos, qui ne se rendent pas compte que pour 10 euros, ils ont bouffé 50g de vache en fin de vie et une demi patate, ou que pour 60, leur bibliothèque est de la sciure de pin compactée recouverte d'un vernis qui s'écaille rien qu'en le regardant.

 

Mais bon, autant je peux éviter les McDo (sauf parfois les lendemains de cuite car j'ai des pulsions), autant je n'ai pas encore les moyens de meubler entièrement un appartement en allant me fournir dans des endroits plus cossus, Roche Bobois ou même plus prosaïquement Habitat ou le BHV. Un meuble par-ci par-là, c'est gérable, mais là nous avons besoin de trop de choses après avoir passé 2 ans à l'étranger et un an dans un meublé. Dommage, parce que, quand on peut (hélas on ne peut pas toujours), il faut souvent mieux payer 50% plus cher et avoir un truc qui tient le coup plutôt que d'acheter une merde obsolète au bout de six mois. Mais c'est le grand principe théorisé récemment sous le nom de low-cost: moins tu peux payer, plus tu payes, en fait.

 

Alors, nous voila partis pour une balade en bord de nationale entre Choisy-le-Roi et Thiais (jolies petites bourgades, qui symbolisent bien cet idiome banlieusard qui veut qu'on y ait tous les inconvénients de la capitale sans les avantages), avant d'arriver dans un mall "à l'américaine", fleurs en plastique et couleurs criardes incluses.

 

Chez Ikea, on sent que tout a été pensé au maximum pour vous décérébrer: du circuit imposé jusqu'au à la livraison des meubles en passant par la commande. 

Pour éviter de passer en plus du reste 2h dans les embouteillages et d'enchaîner par un lumbago, et parce que ça on pouvait se le permettre, on avait décidé de se faire livrer: comme chaque vendeur s'occupe de son petit bout de rayon, il faut ouvrir un bon de livraison et enregistrer ses achats au fur et à mesure, en passant chaque fois au stand accueil, avec retour en arrière si, finalement, tu te décides à prendre les quatre chaises "best°ùburs" alors que tu es déjà au rayon cuisine. Normalement, à la fin de ta session, tu as fait trois ou quatre fois le tour du circuit.

Et, de même qu'au McDo c'est toi qui t'amène ton plateau et débarrasse, tu dois ici aller récupérer la moitié des meubles sous forme de cartons au libre-service, avant de les amener toi-même au service livraison.

Je pense que la prochaine étape dans le "le client paye pour un service, on le lui fait faire, et en plus il est content", ça sera de te faire charger toi-même le camion. Et puis après on te le fera conduire.

 

Bref, 5h de bonheur, un tiers de salaire mensuel chacun dans les dents, et 24h pour m'en remettre.

Ah, et on m'a appelé hier pour me dire qu'il y avait un petit problème concernant la livraison, mais je m'y attendais...

 

Enfin, d'ici quelques semaines après des sessions puzzles géants 3D que j'imagine déjà passionnantes, notre appart' ressemblera enfin à un lieu de vie, et ça ira mieux. 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 17:11

Hier soir, pour la première fois depuis presqu'un an, mon équipe de foot à 7 FSGT (une fédération sportive pour les associations ou entreprises) a gagné un match.

 

Ce qui doit faire une bnne vingtaine de matchs sans victoire, aussi bien que Grenoble et Arles-Avignon réunis. On a quand même accroché quelques matchs nuls dans le tas...

 

Quant à moi, je n'ai pas participé à tous les matchs, mais comme il m'arrive de "dépanner" une autre équipe dont les résultats ne sont guère plus reluisants, je n'avais pas connu la victoire depuis un bail (un match amical de Urban Foot à la fin de l'été, probablement).

 

La victoire d'hier s'est faite au forceps dans un match de play-down (vous me direz qu'après 20 défaites d'affilée, il serait temps pour nous de descendre d'une division, et je serai d'accord): 3-2 sur une reprise de volée du gauche se terminant par un poteau rentrant à 3 minutes de la fin du match, alors que nous nous étions faits rejoindre de 2-0 à 2-2 et que l'on commençait à sérieusement tirer la langue...

 

Je ne suis pas un compétiteur maladif, mais je dois avouer que cette victoire fait du bien au moral: perdre des matchs accrochés ne me mine pas trop une fois passé la déception du moment, mais l'enchaînement de défaites dont certaines sur des scores pathétiques ou improbables (type 10-0 ou 13-4) finit par faire qu'on se demande pourquoi on va tous les lundis se peler le fion en fond de banlieue pour jouer sur des terrains boueux... surtout quand du coup, l'ambiance de l'équipe ressemble à "Règlements de comptes à OK Corral". 

 

Et sinon, pour ceux qui se moquent des buts casquettes que je suis capable de me prendre (2-3 cette saison, mais avec une différence de buts de -57 en 14 matchs de championnat, je pense pouvoir affirmer que ça n'a pas eu une influence fondamentale sur nos résultats), une vidéo qui montre bien que ça peut arriver à tout le monde, même à des professionnels. Enfin, à des belges...

 

 

Cela dit, celui-là, même moi je ne l'ai jamais fait. 

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 14:19

- Mini-Palais: la brasserie du Grand Palais, 75008 entre Champs-Elysées Clémenceau et Invalides (ne pas confondre avec le restaurant du Petit Palais en face, qui est une cafetaria hors de prix et dénuée d'intérêt, à part peut-être pour les trois chaises dans le patio quand il fait beau).

Autrefois tenue par G. Choukroun, elle a réouvert en grande pompe fin d'année dernière sous la houlette du triple étoilé E. Fréchon (Bristol).  

La publicité a été assez forte au démarrage, ça s'est un peu tassé depuis. Ca reviendra sans doute pour les beaux jours puisqu'il y a la aussi paraît-il une terrasse sympa.

 

L'entrée est imposante, la salle également avec ce plafond interminable. C'est aux deux tiers plein ce dimanche soir. La déco ne paraît pas finie, mais je crois que c'est pour faire style "atelier d'artiste" (toiles de jute qui pendent au mur, moules en plâtre nu...).

L'accueil a ce côté énervant qu'on trouve souvent près des Champs-Elysées, à savoir qu'il semble dépendre fortement du pouvoir d'achat du client tel que l'imagine le maître d'hôtel: e.g. le couple de petits vieux bcbg devant a eu droit au vestiaire et aux courbettes, pendant qu'on nous a jeté sans égards à notre table, la tout au fond là-bas, planquée par le bar (ma môman, qui apprécie la courtoisie et n'est pas habituée à ce genre de comportements de gougnafiers, l'a mal vécu).

La serveuse, elle, était gentille et souriante, et nous a par exemple changé sans rechigner nos verres de Beaujolais M. Lapierre complètement bouchonnés.

 

La carte est assez hétérogène, en terme de plats proposés mais aussi de prix: on peut manger du classique de brasserie (tartare frites...) et des choses plus ambitieuses, d'inspiration souvent vaguement asiatisante (filet de boeuf laqué au soja, pat-choï sauté, par exemple). Du coup, pour entrée-plat-dessert, l'addition par tête peut varier du simple au double (de 30-35 euros à 60-70) chose que je n'apprécie que modérément.

Nous sommes restés dans le simple: salade coeur de sucrine préparée sans défauts (encore heureux), encornets pilpil assez chouettes quoiqu'un peu gras, risotto courgettes, jambon de Parme, olives et pistou bien ficelé où chaque saveur ressortait. Le suprême de volaille était un peu chiche (contrairement au risotto) et assez décevant: viande tendre, purée goûteuse et de belle texture, mais un plat sans étincelles. Il faut dire que je suis un peu maso, car chaque fois que je mange un suprême de volaille au resto, je ressors avec l'impression que j'aurais pu faire presqu'aussi bien chez moi pour 6 fois moins cher (et pourtant je continue à en prendre occasionnellement).

Les desserts sont par contre excellents, notamment la tarte au citron meringuée (tartelette individuelle comme dans les pâtisseries).

 

Bilan pas mal, sans plus. Ni l'endroit, ni le service, ni la pitance, ni les prix, ni les commentaires ici et là quelques mois après l'ouverture, ne me donnent vraiment envie d'y revenir pour tester les plats plus "travaillés": je pense qu'il y a beaucoup d'endroits où mieux manger pour 60 euros vin non compris.

Par contre, en été, en terrasse, pourquoi pas. Mais je me contenterai sûrement d'un tartare-frites.  

 

Et dans le style "brasserie haut de gamme supervisée de loin par un grand chef avec une belle terrasse", je préfèrerai de loin retourner à la Véranda du Trianon à Versailles.

 

Dans les landes... mais à Paris: bar-restaurant à tapas en bas de la rue Monge (Censier-Daubenton ou Gobelins, 5ème). Ouvert il y a un mois par J. Duboué, un autre petit jeune bistronome et chef d'Afaria depuis 2007, resto basque-landais assez successful du 15ème.

La presse ainsi que les blogueurs francophones se sont fait plutôt discrets, mais les blogueurs anglophones (Paris by Mouth, John Talbott) en ont dit pas mal de bien.

1 grande table d'hôte, quelques places au bar et quelques tables de deux ou plus. Service jeune, tendance sympa qui paye son digeo avec l'accent sans que ça soit (pour le moment) trop artificiel comme chez, let's say, J'Go.

Un bon plan pour les trentenaires qui commencent à se sentir rhumatisants lorsqu'ils arpentent la rue Mouff' quelques mètres plus haut: ici, pas de pintes de bière dégueu à 4 euros, pas de menu soupe à l'oignon - faux filet origine vache folle à 11 euros 50, mais une vingtaine de "tapas" à la carte, entre 6 et 15 euros pièce, et de bons petits vins du sud-ouest et alcools locaux. Parmi les bonnes petites choses, les filets de caille marinés, les tortillas, les cous ou coeurs de canard, etc. Les produits sont bons, c'est bien cuit, bien gras, on partage et se régale avec un régime 100% protéo-lipidique (le meilleur).

C'est aussi un bon plan pour le restaurateur puisque le client a tendance à prendre racine, à vouloir tout goûter, à reprendre une bouteille d'Irouleguy. A la fin, on a bien mangé, on a passé un chouette moment pendant 3 heures, et on a aussi claqué 45 euros / tête.

En restant raisonnable, comptez 30-35 euros pour bien manger (2-3 tapas/tête + 1  dessert, et 1-2 verres de vin). Il y aussi un plat du jour unique autour de 15 euros.

 

L'emplacement est assez périlleux (B. Verjus en aurait peut-être fait 3 articles si ç'avait été dans le 11ème - quoique les plats sont un peu trop -vraiment- "roots" et pas assez parsemés de fines tranches de légumes oubliés crus), mais il y a du coup clairement un créneau dans ce coin là pour ce type de clientèle (le mien), et ils semblent bien l'exploiter. Ca sent le succès.

 

Bernard du 15: (75015, entre Commerce et Charles Michel). Dans le cadre de mon embourgeoisement (déménagement dans ce quartier jeune et vivant qu'est le 15ème), je me suis aperçu que j'avais désormais à proximité de mon domicile (entre 50m et 1000m disons) pléthore de tables de quartier visiblement de qualité si j'en crois mes lectures, mais pas de celles dont on traverse forcément Paris pour y aller: Cristal de Sel, Stéphane Martin, Afaria donc, Benkay, l'Inattendu, Concert de cuisine, Jadis etc...

 

Et donc Bernard du 15, ouvert il y a 4 ans par Bernard Sellin, petite enseigne au milieu de la rue des Entrepreneurs, pas très attirante mais qui relie les plus animées et sympathiques rue du Commerce et place Charles Michels.

 

25 couverts tout juste, déco assez chaleureuse inspirée par l'outre-mer où le chef a paraît-il voyagé.

Le service est assuré à la force du poignet par une jeune femme, seule: un peu stressée donc car la salle était pleine ce soir là, mais plutôt bien organisée, et toujours souriante. Le chef est apparemment seul en cuisine aussi.

Cela plus le menu du jour à 17 euros servi midi et soir, une petite discussion en fin de service avec la serveuse, et le fait que le restaurant ne ferme que le dimanche soir, ne laisse pas présager d'une situation financière extrêmement florissante, mais clairement ils se donnent du mal.

 

Il y a un autre menu à 33 euros avec plus de choix: nous avons goûté une salade de raie tiède à l'orange (bon mariage avec de bons produits) et des oeufs à la coque aux champignons et saumon fumé (une entrée très gourmande, comme dirait Cyril Lignac). Pour suivre, un filet de pintade cuit doucement, très tendre (pas assez cuit pour le petit vieux derrière nous), avec quelques herbes fraîches, un bon jus de cuisson réduit et des patates sautées, et des encornets peut-être un peu fades mais bien cuits, avec un riz basmati quelconque et une tomate accommodée de belle manière même si la saison est encore loin.

 

Les desserts sont classiques (profiterolles) et corrects, dommage pour les morceaux d'ananas en boîte dans le baba au rhum qui aurait été excellent sans.

 

A la carte, quelques plats supplémentaires au choix, comptez 40-45 euros (c'est sans doute trop).

 

Un bon petit resto de quartier bourgeois, gentil et tranquille, qui n'est pas à la mode et ne le sera sans doute jamais, mais qui compte visiblement son petit lot d'habitués, qui viennent là pour le menu à 17 euros (visiblement une très bonne affaire) quand ils n'ont pas envie de cuisiner et qu'ils en ont marre de Pizza Hut ou Sushi Shop. A 33, ça passe encore: en l'occurrence, de la comfort food généreuse et pas mal faite dans une ambiance feutrée, c'était précisément ce dont on avait besoin après une journée éreintante. 

Une fourchette au Michelin depuis 2009, peut-être un peu surprenante, mais si cela peut contribuer à assurer la vie de ce genre d'établissements, je suis preneur, et on y retournera probablement.

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Published by mixlamalice - dans Restos
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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 12:01

Hier, je me rends dans un établissement différent du mien pour un enseignement "délocalisé".

 

Visiblement, il n'y a là-bas pas d'appariteurs ou de personnel aisément contactable, donc je me déplace, dans le doute quant à la disponibilité des appareils, avec notre ordi et notre vidéoprojecteur*.

 

Déjà, on ne nous laisse rentrer dans l'établissement (profs et élèves inclus) que 5 minutes avant le début du cours. Sympa quand il faut récupérer la clef de la salle, se taper les 5 étages, installer le matos etc. Le temps que les élèves arrivent, on est bon pour commencer avec 10 minutes de retard dans le meilleur des cas.

 

En récupérant la clef à la loge, on m'informe qu'on m'a changé de salle. Soit.

 

Celle-ci n'est absolument pas aménagée pour utiliser un ordinateur (les deux prises sont à un bout et à l'autre de la salle). Je me débrouille comme je peux avec des cables partout.

 

Finalement, les élèves arrivent. Ils sont une bonne trentaine, la salle ne fait que 20 places.

 

Ca commence bien.

 

Je redescends les 5 étages, je demande que faire. On me dit que je peux tenter de m'installer dans celle d'en face.

 

Je remonte: ok, personne, le nombre de places semble coller. On change. Les élèves sont plutôt sympas: il est tard, mais ils ne foutent pas trop le boxon et font ça assez vite.

 

Dans la salle, là encore, pas grand chose de prévu pour brancher un ordi.

 

Mais surtout, pas de feutre pour le tableau. Ou plutôt il y en a un, mais sans encre au bout de 5 minutes d'utilisation. Pas d'effaceur non plus, d'ailleurs.

Pour ne pas encore redescendre à la loge, je regarde dans les salles vides alentours, sans succès, avant de prendre le parti de déranger les profs des salles voisines pour savoir s'ils peuvent me dépanner. Après avoir arpenté tout l'étage, j'en trouve finalement un au-dessous.

En une demi-heure, j'ai probablement donné moins 10 minutes de cours effectives (présentation, introduction).

On peut enfin vraiment commencer: je suis en sueur et déjà gavé, mais à part ça tout baigne.

 

Ce feutre, ma planche de salut, mourra 1h30 plus tard, heureusement (si l'on peut dire) pendant le TD.

Ce qui me laisse le temps de laisser à nouveau les élèves bosser seuls et encore une fois très réglos, de vérifier qu'il n'y a toujours aucun feutre dans les salles de l'étage, de redescendre à la loge, où est arrivé entretemps le gardien de nuit, plutôt gentil mais pas franchement apte à m'aider. Je finis par tomber sur un prof terminant son cours, qui me filera son dernier feutre... 

 

Ah si, le gardien de nuit m'a donné un conseil: venir avec mes feutres.

Tant que j'y pense, faudra aussi que je vienne avec une multiprise et une rallonge.

 

 

Lundi, le technicien de l'assistance pour l'enregistrement du cours (certains cours "à distance" sont enregistrés) ne savait pas mieux que moi faire fonctionner l'appareil. On peut aussi noter qu'il n'y avait plus de piles dans le micro, et pas de piles de rechange.

 

Et la semaine dernière, l'assistance informatique qui m'explique que si j'ai un problème avec mon ordinateur fixe, je n'ai qu'à le leur amener (s'ils passaient, ce serait sûrement trop simple). 

 

C'est assez (vite) usant, je dois dire.

Est-ce que c'est partout comme ça?

 

 

* Je suis (d'emblée) d'accord: les cours sous forme de présentation powerpoint, c'est souvent nul. Mais dans l'urgence permanente, je n'ai pas encore trouvé le temps de préparer quelque chose d'assez structuré pour 4h: j'ai besoin de support pour m'aider à trouver mes enchaînements. On verra si j'arrive à m'en passer avec le temps.

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 12:03

Dans la catégorie "je blogue pour expliquer que je n'ai pas le temps de bloguer" (qui doit bien constituer au moins 50% des articles écrits chaque jour de par le monde), mon mot d'excuse de la semaine, de retour de quatre jours de vacances:

 

- deux fois 4h de cours du soir

- un déménagement avec, en plus du simple trimballage de cartons, tout ce que ça implique de démarches chronophages, fastidieuses et symétriques (état des lieux de sortie et d'entrée, compteur EDF à fermer et à ouvrir, assurances, suivi postal, etc)

- des meubles à faire livrer

- d'autres à acheter

- un passeport perdu

 

Bref, c'est la merde, c'est parti pour durer et je ne rêve que de me barrer très loin.

 

 

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Published by mixlamalice - dans La vie de Mix
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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 14:03

"Bonjour, allez vous asseoir, je vous apporte des copies et la liste d'émargement, sortez votre carte étudiante, l'examen ne commence que dans dix minutes".

 

"Ah non, moi, je suis le Prof., je viens pour surveiller..."

 

 

 

Mais bon, c'est aussi parfois de ma faute. Ainsi, il y a quelques jours, dans la rue:

"Oh, bonjour"

(Merde, je le connais, mais qui c'est déjà...? un mec du foot peut-être? ou le pote d'un pote?)

Tendant la main, réflexe, "Salut, tu vas bien?"

(Ah chiotte, c'est un élève à moi...)

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 11:36

Suite à la discussion d'hier, de grands souvenirs. Du classique, du lourd.

 

 

 

 

 

Ah, De Funès et les effets spéciaux en carton...

 

 

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 13:40

Ah, la belle époque...

 

Fille d’Athanagild et de Goïswinthe, Brunehilde épouse Sigebert Ier au printemps 566.

Sa sœur aînée, Galswinthe est assassinée en 568. Elle était la femme de Chilpéric Ier, lui-même demi-frère de Sigebert et roi de Soissons.

Sigebert Ier est assassiné en 575 par deux sicaires de Frédégonde, à Vitry-en-Artois. Son fils Childebert II, alors âgé de 5 ans, est sauvé et proclamé roi par la noblesse austrasienne à Metz. Brunehilde est faite prisonnière par Chilpéric Ier, son beau-frère, et emmenée en exil à Rouen.

En 576, elle réussit à séduire et à épouser Mérovée, son neveu et fils de Chilpéric Ier. Après avoir semblé accepter cette union, Chilpéric essaye de faire arrêter son fils qui finit par périr dans sa fuite (577). Brunehilde retourne en Austrasie où son fils, Childebert II, est trop jeune pour gouverner. Elle assure la régence, même après la proclamation officielle de la majorité du roi en 585, et jusqu’à la mort de Childebert à l’âge de 25 ans en 595.

Chilpéric Ier sera assassiné en 584 en revenant d’une partie de chasse, peut-être à l’instigation du maire du palais de Neustrie, Landry, devenu amant de Frédégonde.

Brunehilde se rapproche du roi Gontran, frère de son premier époux Sigebert Ier. Sans enfant, celui-ci adopte alors Childebert II sous l’influence de la reine. À la mort de Gontran en 592, Childebert hérite comme prévu de la couronne de Burgondie et sa mère Brunehilde règne en fait sur l’Austrasie et sur la Burgondie mais doit faire face aux attaques de Frédégonde régente de Neustrie pour son fils Clotaire II âgé de 8 ans.

En 595, à la mort de Childebert II, très probablement empoisonné peut-être à l’instigation de Frédégonde, Brunehilde exerce encore la régence au nom de ses deux petits-fils, Théodebert II en Austrasie et Thierry II en Burgondie.

Toujours en guerre contre Clotaire II, Brunehilde dut chercher refuge auprès de Thierry II, roi de Burgondie en 601. À l’instigation de sa grand-mère qui le dominait, Thierry décida d’entreprendre une guerre contre son frère Théodebert. Fait prisonnier il fut assassiné à Chalon-sur-Saône en 612. Thierry II mourut peu après en 613, peut-être empoisonné, mais plus probablement de mort naturelle, laissant le royaume à son fils Sigebert II âgé de 12 ans que Brunehilde, alors âgée d’environ 70 ans, essaya de faire accepter.

Abandonnée par ses armées, Brunehilde s’enfuit dans le Jura suisse à la fin 613, où elle fut arrêté et livrée à Clotaire. Ce dernier fit exécuter trois de ses quatre arrières-petits-fils ; le dernier fut tondu puis enfermé dans un couvent colombanien. Il fit supplicier Brunehilde durant trois jours, à Renève sur Vingeanne. Finalement, elle fut attachée par les cheveux, un bras et une jambe à la queue d’un cheval indompté, après avoir été exposée nue au dos d’un chameau. Son corps fut mis en lambeaux et brûlé.

 

 

 

 

Tiré de la page wikipédia sur la reine Brunehilde, http://fr.wikipedia.org/wiki/Brunehilde_(reine), et décrit avec forces détails dans Les Mystères du Peuple d'Eugène Sue.

Pour avoir les idées plus claires sur la généalogie digne des mormons des Mérovingiens, voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9n%C3%A9alogie_des_M%C3%A9rovingiens (dommage qu'il n'y ait pas les mariages et remariages).

 

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