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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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  • Misanthrope optionnellement misogyne et Esprit Universel.

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 13:40

Ah, la belle époque...

 

Fille d’Athanagild et de Goïswinthe, Brunehilde épouse Sigebert Ier au printemps 566.

Sa sœur aînée, Galswinthe est assassinée en 568. Elle était la femme de Chilpéric Ier, lui-même demi-frère de Sigebert et roi de Soissons.

Sigebert Ier est assassiné en 575 par deux sicaires de Frédégonde, à Vitry-en-Artois. Son fils Childebert II, alors âgé de 5 ans, est sauvé et proclamé roi par la noblesse austrasienne à Metz. Brunehilde est faite prisonnière par Chilpéric Ier, son beau-frère, et emmenée en exil à Rouen.

En 576, elle réussit à séduire et à épouser Mérovée, son neveu et fils de Chilpéric Ier. Après avoir semblé accepter cette union, Chilpéric essaye de faire arrêter son fils qui finit par périr dans sa fuite (577). Brunehilde retourne en Austrasie où son fils, Childebert II, est trop jeune pour gouverner. Elle assure la régence, même après la proclamation officielle de la majorité du roi en 585, et jusqu’à la mort de Childebert à l’âge de 25 ans en 595.

Chilpéric Ier sera assassiné en 584 en revenant d’une partie de chasse, peut-être à l’instigation du maire du palais de Neustrie, Landry, devenu amant de Frédégonde.

Brunehilde se rapproche du roi Gontran, frère de son premier époux Sigebert Ier. Sans enfant, celui-ci adopte alors Childebert II sous l’influence de la reine. À la mort de Gontran en 592, Childebert hérite comme prévu de la couronne de Burgondie et sa mère Brunehilde règne en fait sur l’Austrasie et sur la Burgondie mais doit faire face aux attaques de Frédégonde régente de Neustrie pour son fils Clotaire II âgé de 8 ans.

En 595, à la mort de Childebert II, très probablement empoisonné peut-être à l’instigation de Frédégonde, Brunehilde exerce encore la régence au nom de ses deux petits-fils, Théodebert II en Austrasie et Thierry II en Burgondie.

Toujours en guerre contre Clotaire II, Brunehilde dut chercher refuge auprès de Thierry II, roi de Burgondie en 601. À l’instigation de sa grand-mère qui le dominait, Thierry décida d’entreprendre une guerre contre son frère Théodebert. Fait prisonnier il fut assassiné à Chalon-sur-Saône en 612. Thierry II mourut peu après en 613, peut-être empoisonné, mais plus probablement de mort naturelle, laissant le royaume à son fils Sigebert II âgé de 12 ans que Brunehilde, alors âgée d’environ 70 ans, essaya de faire accepter.

Abandonnée par ses armées, Brunehilde s’enfuit dans le Jura suisse à la fin 613, où elle fut arrêté et livrée à Clotaire. Ce dernier fit exécuter trois de ses quatre arrières-petits-fils ; le dernier fut tondu puis enfermé dans un couvent colombanien. Il fit supplicier Brunehilde durant trois jours, à Renève sur Vingeanne. Finalement, elle fut attachée par les cheveux, un bras et une jambe à la queue d’un cheval indompté, après avoir été exposée nue au dos d’un chameau. Son corps fut mis en lambeaux et brûlé.

 

 

 

 

Tiré de la page wikipédia sur la reine Brunehilde, http://fr.wikipedia.org/wiki/Brunehilde_(reine), et décrit avec forces détails dans Les Mystères du Peuple d'Eugène Sue.

Pour avoir les idées plus claires sur la généalogie digne des mormons des Mérovingiens, voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9n%C3%A9alogie_des_M%C3%A9rovingiens (dommage qu'il n'y ait pas les mariages et remariages).

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 12:31

Blaireau: le blaireau européen est un mammifère trapu et court sur pattes.

 

Exemple: "J'ai fait plus que France-Brésil et c'était plus long qu'un match".

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 18:25

Il y a eu plusieurs choses à fêter au mois de janvier, nous sommes donc allés déjeuner dans deux étoilés, la Table du Lancaster et le Restaurant (de l'Hôtel).

 

- La Table du Lancaster: restaurant du Lancaster, hôtel luxueux proche des Champs. Drivé par le discret mais fameux Michel Troisgros, cette table est à son image: elle ne fait pas les gros titres, mais régulièrement, tous ceux qui la mentionnent en disent beaucoup de bien.

J'ai depuis longtemps envie de goûter la cuisine de Troisgros, et la carte de la table du Lancaster (chef exécutif J. Roucheteau) avait un côté intrigant, jouant sur les intitulés et les notes acides qui sont paraît-il la marque de fabrique de Troisgros.

Bémol sur les prix, mais hourrah je cherchais quelque chose d'ouvert le dimanche midi et je vis qu'ils proposaient une formule "jour de fête" à 65 euros pour entrée/plat/fromage et dessert.

Même pour une cuisine "au rabais", ça se tentait.

Finalement, rien de tout ça, puisque cela correspond au menu déjeuner habituel, où on retrouve certains plats de la carte, dont certains "signatures" de Troisgros (je m'interroge du coup sur la "marge" du restaurant en soirée...).

 

Donc, ce midi, après une amuse-bouche acidulée/asiatisante qui annonce la couleur:

- foie gras de canard aux mirabelles (tranche généreuse mais sans trop de surprise, choix de Priscilla) et une cueillette de légumes d'hiver avec bouillon de citronnier: comme quoi, un bon chef peut vous faire manger n'importe quoi, en ce qui me concerne des légumes de type carottes, navets, etc, dont je ne raffole pas particulièrement, surtout quand ils ne sont pas servis dans un ragoût quelconque. Visuellement, ça paraît un peu fade (légumes pâlots, effet renforcé par le bouillon laiteux), mais au goût c'est tonique. Un bon départ.

Priscilla accompagne cela d'un Riesling bien fruité dont je n'ai pas noté la référence, quant à moi je choisis un Ventoux blanc on ne peut plus quelconque.

 

- Saint-Jacques en feuilleté "Pierre Boulez", un classique de la maison mère, dont le compositeur casse-burnes était un client régulier. Superbe, délicieux. A noter que les légumes servis avec sont à peu de choses près les mêmes que ceux de mon entrée (donc heureusement que ce fut le choix de Priscilla).

J'hésite longuement à choisir la sole à la ciboulette (un autre classique), mais je souhaite goûter le Côte-Rôtie de J.M. Gérin proposé au verre (Champin le Seigneur, 2008, 28 euros le verre - e.g. à peu de chose près le prix de la bouteille). J'opte donc pour la côtelette Iberico à la diable, qui fut la seule déception de la journée. La viande est goûteuse, mais un peu fine et donc ferme. C'est surtout la sauce qui manque de peps, j'attendais autre chose. De bons gnocchis aux olives en accompagnement, mais le plat est largement dominé par la puissance du vin, que j'ai cependant trouvé un peu trop boisé pour mon palais hypersensibilisé par 2 annés de mauvais californiens.

 

- Cannelloni de chèvre frais battu aux herbes pour suivre: un fromage travaillé, ça change de l'habitude. C'est bon, plutôt rafraîchissant quoiqu'un peu gras peut-être.

 

- En dessert, Priscilla opte pour le Saint honoré aux amandes et combava, un dessert bien gourmand. Alors que je n'avais jusque là pas été très heureux dans mes choix, je tombe enfin sur la tuerie de la journée, peut-être l'un des meilleurs desserts que j'ai goûtés: les dim sum à la pistache et à la fraise.

Ce sont en fait des petits "raviolis" à la pâte ultra-fine, fourrés avec une sauce tiède chocolat-pistache, le tout baigné dans un jus acidulé à la fraise. La pâte explose dans la bouche, libérant le chocolat qui se mélange avec la soupe de fraises.... yummy. Et super beau.

 

En restant raisonnable sur les vins (ce qui n'a pas été mon cas, mais il y a un choix correct de vins au verre autour de 12-16 euros), avec de l'eau et un café, on s'en tire pour moins de 100 euros par tête. La salle est finalement assez petite, avec une table centrale au milieu pour la préparation des serveurs. Serveurs "à l'américaine" (à savoir très voire trop prévenants, trop "visibles", ce qui finit par s'avérer stressant), mais jeunes et souriants. Peut-être aussi parce que nous sommes arrivés les premiers, et qu'on a donc eu l'impression d'avoir les 4-5 serveurs pour nous tous seuls pendant la première partie du repas...

 

Je n'ai pas été aussi scotché que ce que je l'espérais, mais ce fut un agréable moment. Je ne sais pas si j'y retournerai le soir pour un menu dégustation (je me demande si les jeux sur l'acidité ne s'avèrent pas un peu pénibles sur 7 plats), mais pour un déjeuner, ça se retente, surtout en été où la terrasse, à défaut d'être magnifique, est bien isolée et paraît ensoleillée.

 

lancaster.jpg

 

- Le Restaurant: un nom original pour le restaurant d'un hôtel historique ou mourut par exemple Oscar Wilde et au nom là aussi bien trouvé, l'Hôtel, à Saint-Germain.

C'est Chrisos qui m'en avait parlé quand je lui avais demandé il y a quelques temps une petite liste d'établissements de qualité à l'addition comprise entre 100 et 150 euros. Encore un étoilé un peu "under the radar" (le nom y est peut-être pour quelque chose), même si le Figaroscope en parle assez régulièrement.  

A l'époque déjà, ça m'avait fait envie mais pour des raisons de calendrier nous avions opté pour le Chiberta.

J'ai quand même gardé l'idée au coin de ma tête, ce d'autant plus quand j'ai vu sur leur site la formule dite pompeusement "éveil des sens". Soit 1h dans leur piscine privatisée, hammam, massage, suivi d'un déjeuner entrée/plat/dessert avec eau minérale et café pour 130 euros/personne (le menu seul est normalement autour de 55 euros): une bonne idée de cadeau.

Le site lastminute propose une réduction sur cette formule, à 110 euros, valable toute la semaine sauf le dimanche. Je ne suis pas un adepte forcené des réductions internet, mais dans le cas présent, ça valait le coup, et nous avons été parfaitement accueillis.

Nous nous y sommes rendus un samedi matin pour 10h30: la piscine, en fait un bassin, est en sous-sol sous une voute, le hammam attenant. C'est la classe, peignoirs, serviettes, carafe d'eau, tout est fourni et un rideau nous isole de l'extérieur dans ce décor médiéval: le seul bémol est le manque d'endroit pour s'asseoir et faire un break en lisant le journal entre deux longueurs et 10 minutes de cuisson à la vapeur.

Le massage est fait par une pro (probablement un kiné venant de l'extérieur) et dure une demi-heure: ultra-relaxant, et la masseuse est sympa et n'hésite pas à donner des conseils d'étirement pour la suite (que je n'ai bien entendu pas suivis).

Bref, à 12h30, nous sommes top relax pour aller déjeuner.

Dans l'ensemble, quelques réminiscences du déjeuner au Ritz, en un poil moins formel: cuisine classique qui ne cherche pas l'épate, déco old school un peu chargée, service aux petits oignons, plutôt jeune et assez décontracté pour l'endroit.   

Un amuse-bouche à la betterave original pour commencer, suivi d'un carpaccio de saint-jacques au citron: très bons produits, assaisonnements bien maîtrisés, petit jeu sur les textures avec une mousseline fine sous le carpaccio. En plat, un risotto de gambas bluffant: gambas de top niveau, et un riz un peu spécial (grains fins de forme allongée qui donnaient une texture plus déliée au risotto).

Pour accompagner le tout, une demi-bouteille de Pernand-Vergelesses de la Maison Champy, 2007 (facturée 37 euros). Très bien avec la saint-jacques, malheureusement faisant ressortir un petit goût "métallique" sur la gambas.

Les desserts sont superbes, et eux aussi de grande qualité, tant le crémeux caramel, glace fleur de sel et crumble que le chocolat tanzanie, brownie et glace chocolat blanc.

Pour accompagner les douceurs, deux verres de Maury (Mas Amiel Vintage 2007 pour Priscilla, très "chocolat", et cuvée 1980 pour moi - pour essayer mon "millésime", en général l'un des plus pourris du siècle dernier si j'en crois les amateurs - plus sur les pruneaux, un peu moins vin de dessert peut-être).

 

hotel-resto.jpg   

Un très bon moment dans l'ensemble*, symbolisant parfaitement la "douceur de vivre".

Je crois que finalement, j'aime beaucoup ces endroits où la cuisine, bien qu'étant de grande qualité (à 55 euros, le menu est ici un excellent rapport qualité-prix), ne cherche pas à s'imposer comme la star qu'il faut "contempler", mais se fait plutôt brillant "second rôle". 

Je pense qu'on y retournera pour le menu dégustation, un soir (155 euros pour 7 plats et 4 verres). 

 

 

En ce moment, c'est beaucoup plus calme... il faut dire que le déménagement approche et qu'il faut penser à garder les pépettes pour acheter des meubles.

On s'y remettra probablement en avril: dans mes options futures, l'Arome, Agapé, Michel Rostang, Lasserre et en province peut-être Michel Bras et/ou l'Arnsbourg...

 

 

 

* même pas miné par la table de vieux très "nouveaux riches" à côté de nous (le reste de la clientèle étant composé de couples en fête, de businessmen habitués, et de touristes discrets).

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Published by mixlamalice - dans Restos
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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 13:31

L'hiver est propice à la replongée dans les salles de cinéma, et ce surtout aux mois de janvier et février, quand la saison des Oscars se rapproche, et que sortent à la pelle ces films dont le but est de réconcilier la plèbe et la critique élitiste.

 

Je suis donc récemment allé voir trois films qui ont à la fois reçu un accueil quasiment unaniment dithyrambique de la critique, et connu un succès commercial, qui, sans atteindre celui d'Avatar ou de Bienvenue chez les Ch'tis, n'en est pas moins enviable.

A savoir "des hommes et des dieux" (dans le cadre d'une rétrospective de type best-of 2010), "le discours d'un roi", et "black swan".

 

Il y a eu, as usual, quelques voix dissonantes dans le concert de louanges pour ces trois films. Alors, comme je suis comme tout le monde, à savoir que je suis persuadé de ne pas être comme tout le monde, je vais vous dire ce que je pense de ces critiques qui ne disent pas comme tout le monde.

 

- Des hommes et des dieux: L'histoire plus ou moins romancée des moines de Tibhirine et de leur assassinat en 1996, encore à ce jour pas complètement élucidé. Le récit de leurs doutes, leurs peurs, leur courage, leur foi.

Je n'ai pas grand chose à dire ici. Les seuls qui n'ont pas aimé (une partie de la rédaction de Télérama, du JDD et de Brazil) ont trouvé ça chiant. Soit. Je dois avouer que la bande-annonce, dans le style ronflant "film français qui se la pète" (musique ampoulée, longs silences et jeux de regard, dialogues surécrits), me faisait aussi craindre le pire.

En fait, bonne surprise, j'ai plutôt accroché à ce film effectivement très contemplatif, grâce aux acteurs et notamment à M. Lonsdale.  

Chronic'Art n'a pas goûté la scène du repas, qui est un peu la scène clef du film: si on n'y croit pas, c'est mort, si elle vous prend c'est gagné. J'y ai cru.

 

 

- Le discours d'un roi: La aussi un film "basé sur une histoire vraie", celle de l'accession au trône de Georges 6, et surtout de ses efforts pour vaincre un fort bégaiement, terriblement handicapant à l'heure de la naissance des allocutions radiophoniques, où le roi ne peut donc plus se contenter de saluer la foule de loin et de monter à cheval.

Ca m'a beaucoup plu: là encore le rythme n'est pas effrené, mais le film est porté par un grand Geoffrey Rush, et Colin Firth devient très bon dans la dernière partie du film. J'ai rigolé, j'ai fini très ému, ça n'est pas si fréquent.

J'ai trouvé l'imbrication de la petite histoire (le bégaiement) dans la grande (succession complexe en Angleterre et tensions pré-deuxième guerre mondiale) extrêmement bien faite, même si pour cela, pas mal de libertés ont été prises avec la réalité historique (le roi aurait guéri de son bégaiement plusieurs années avant son couronnement), ce qui a suscité une première salve de critiques. Si Dumas peut estimer légitime de "violer l'Histoire pour lui faire de beaux enfants", apparemment tout le monde n'est pas du même avis (à ce sujet, on peut lire l'excellent HHhH, de Laurent Binet, qui raconte les tourments de l'écrivain souhaitant raconter le plus fidèlement possible l'assassinat d'Heydrich, et pour qui chaque dialogue, nécessairement apocryphe, est source de ratiocinations sans fins). En ce qui me concerne, je n'allais pas voir un documentaire, et je ne connaissais pas suffisamment la politique anglaise du milieu des années 30 pour me sentir lésé.

D'autres ont trouvé la mise en scène trop académique, le film trop théâtral, trop machine à oscars. Peut-être... mais même si le film prend des libertés avec la réalité qu'il décrit, il se veut plutôt un "film d'époque" centré sur ses acteurs, j'aurais donc trouvé malvenu une réalisation à la Gaspar Noé.

Enfin, certains y ont vu une fable apologétique de la famille royale, sortie à propos peu avant le mariage princier, où le peuple n'est qu'un pur élément de décor célébrant la guérison de son roi niaisement pendant que l'Europe se prépare à la guerre... C'est, selon moi, un grave contresens. Les anglais ne sont pas "contents" d'entendre un discours bien prononcé: par contre, ils sont galvanisés par une déclaration de guerre martiale, tandis qu'une version bégayante aurait pu, je pense, avoir des conséquences dramatiques. On peut être pacifiste bobo et concevoir ça, surtout connaissant la façon assez déplorable dont la situation a été gérée par Chamberlain et Daladier. Quant à la façon dont est présentée la famille royale, je comprendrais que des anglais en débatent, mais je ne vois pas ce que ça peut bien nous foutre... 

Cela dit, ce même critique voit dans Comment savoir, avec Reese Witherspoon le film le plus merveilleux de l'année, le comparant à du Rohmer. Ne l'ayant pas vu (et n'ayant jamais rien vu de regardable avec Witherspoon à part Freeway), je ne commenterai pas si ce n'est pour dire que ce monsieur n'est décidément pas comme tout le monde.  

 

 

- Black Swan: Autre grand favori des Oscars. La descente aux enfers d'une danseuse un peu nunuche et habituée des seconds rôles, devant trouver sa part d'ombre pour incarner le cygne noir dans le ballet de Tchaikovsky, entre une rivale vénéneuse, un directeur lubrique, et une mère possessive.

Le nouveau film d'Aronofsky est à mettre en parallèle avec son précédent, The Wrestler, bon film "indé" sur une rédemption ratée, servi par une distribution au top: une ballerine obsédée par son métier et n'acceptant plus l'anonymat face à une ancienne gloire du catch vivant quant à elle mal son retour à l'obscurité. Des relations complexes fille-mère ou père-fille, la mort "sur scène"... Une certaine complaisance à filmer les corps mutilés (eczéma, désquamation, ongles cassées pour Portman, blessures à l'agrafeuse ou à la trancheuse à jambon pour Rourke)...

Là où The Wrestler, malgré l'éxubérance du milieu dépeint, restait pourtant relativement sur la retenue, Black Swan et son monde a priori policé sombre malheureusement à mon goût largement dans la grandiloquence (mention spéciale à Vincent Cassel qui parvient à surjouer un personnage déjà au-delà du cliché).

La dernière demi-heure du film est même à la limite du grotesque, avec effets spéciaux kitsch dignes d'un film d'horreur italien des seventies, tout en se prenant diablement au sérieux. Le public m'a d'ailleurs semblé aussi incrédule que moi (et pourtant, le public du MK2 Beaubourg, c'est pas mal dans le genre cinéphile qui se prend au sérieux). 

Dommage car les deux premiers tiers étaient plutôt prenants, avec une bonne montée dans la folie et l'angoisse (notamment le personnage de la mère): rien ne semblait nécessiter un tel sabotage...  

Le Monde a eu le mérite de souligner que le film divisait. La chronique de Libé me semble poser des bonnes questions (notamment sur la difficulté que semble avoir Aronofsky à rester "en contrôle") avant de se laisser aller à la branlette intellectuelle. Par contre, leur interview d'un chorégraphe suisse m'a bien fait rigoler: "On découvre Portman, agitant les bras comme un cygne, ce qui sera le leitmotiv gestuel du film." C'est vrai que, dès qu'elle est censée danser, elle accomplit ce geste filmé en plan serré, à la limite du ridicule surtout à force de répétition... peut-être cela lui vaudra-t-il l'Oscar, mais on peut trouver ça un peu court.

Bref, au milieu des louanges onanistes du type: "Le cinéaste est allé jusqu'au bout de ses fantasmes, de ses hallucinations. Au mépris de la bienséance et de la vraisemblance, il les agence sur un rythme exaltant et épuisant", "La fascination qu'exerce le film sur son spectateur et sa réussite résident dans ce paradoxe : l'adresse de saltimbanque d'Aronofsky à jongler avec de lourds symboles, avec des personnages archétypiques fortement connotés comme s'ils étaient légers comme une plume", "Chaque scène est un morceau de bravoure où le fantastique, le cinéma indépendant et l'exercice de style forniquent jusqu'au vertige final" (la critique de Première dans son intégralité est d'ailleurs extrêmement savoureuse, sans parler de celle de Technik'art), c'est hélas finalement Paris-Match qui résume le mieux ma pensée: "ce drame chorégraphique se prend malheureusement les chaussons dans le gore fantastique et finit sur les pointes du ridicule." 

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Published by mixlamalice - dans Cinéma
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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 16:29

Je vois que les auditions approchent aux recherches google qui mènent à mon blog: en ce moment "audition" "projet de recherche" "CR2" "maître de conférences" etc se taillent la part du lion.

 

Maintenant que je suis de l'autre côté de la barrière, je peux essayer de synthétiser les clefs du succès, souvent déjà mentionnées ici et là sur le blog, pour obtenir un poste de chercheur ou d'enseignant-chercheur dans la fonction publique.

Attention, ça vaut ce que ça vaut, puisqu'après tout, je n'ai jamais été classé premier à une audition (3 fois 2ème, 1 fois 3ème, sur 6 tentatives).

Ceci s'adresse aux candidats non estampillés "candidats locaux" (si vous ne savez pas ce qu'est un candidat local, ne vous inquiétez pas, ça veut dire que vous n'en êtes pas un), et à ceux qui ne sont pas des génies purs que tout le monde s'arrache.

 

La plupart de ces "conseils" sont suffisamment généraux pour s'appliquer au concours de CR comme aux concours de MdC. Pour certains, cela paraîtra avant tout du bon sens: mais quand je vois les lieux communs que les so-called "coachs" en tout genre se font payer extrêmement cher, et après avoir croisé ces dernières années certains candidats totalement paumés, je me dis que ça peut toujours servir. 

 

 

- Sachez ce que vous voulez faire: obtenir un poste de chercheur ou enseignant-chercheur est un travail de longue haleine, qui demandera en gros trois ans d'efforts post-thèse. Post-doc et ATER ne sont pas toujours des activités très gratifiantes (professionnellement et pécuniairement). Si post-doc n'est pour vous qu'un moyen de gagner du temps en gagnant un peu d'argent (et dans ce cas-là, autant en profiter pour voyager un peu), et la recherche publique qu'une option comme une autre, je déconseille. Faites fructifier votre doctorat et/ou votre diplôme d'ingé le plus tôt possible, dans les boîtes qui le valorisent (Saint-Gobain, Loréal, Michelin, Rhodia, Phillips, etc).

 

- N'attendez pas d'avoir fini votre thèse, et encore moins votre deuxième post-doc, pour commencer à vous renseigner sur les modalités des concours... les subtilités sont nombreuses: pour les connaître, il faut discuter, avec des collègues passés par là récemment ou des gens qui maîtrisent bien le système tels des membres de commission, et discuter franchement. Attention à la langue de bois en vigueur.

 

- Comme je l'ai déjà dit ailleurs, je pense qu'il est, dans une pure optique d'obtention de poste, préférable de ne pas faire de post-doc à l'étranger, contrairement à l'idée reçue. Loin des yeux, loin du coeur: le système français fonctionne encore suffisamment en vase clos pour qu'on vous oublie très vite. Un changement thématique est par contre assez nécessaire (on vous reprochera le manque de prise de risque, la sur-spécialisation), mais il est suffisant.

Le mieux étant bien entendu de choisir un labo dont le potentiel de recrutement est fort (et qui n'a pas déjà de candidats sous le coude, bien sûr).

 

- Faites votre propre pub, régulièrement: consultez les pages web des labos, contactez-les, demandez des noms à vos boss, allez faire des séminaires et des congrès. Faites du relationnel: conservez de bonnes relations avec vos chefs et anciens chefs, rencontrez les gens suceptibles de recruter, les membres de commission. Essayez par eux d'obtenir en "off" des infos sur des postes susceptibles d'être ouverts, avant leur parution officielle: cela permet d'avoir un temps d'avance sur la concurrence. Pensez aussi à devenir membres des sociétés savantes liées à votre domaine (sfv, sfc, sfp, gfp, que sais-je encore).

 

- Apprenez à maîtriser le calendrier, à ne pas attendre la publication au Journal Officiel pour agir. Apprenez à connaître les labos qui ont déjà recruté il y a peu et ne recruteront pas de sitôt, ceux qui n'ont pas recruté depuis longtemps et auront sûrement un poste ouvert sous peu, ceux qui sont dans les petits papiers du ministère et ont donc un poste par an... et commencez les prises de contact dès l'automne précédant.

 

- Car de façon générale, rappelons encore que ce qui fait obtenir un poste n'est pas indiqué sur le site du ministère. Respecter la règle du jeu "officielle", c'est l'assurance de ne pas avoir de poste, et de n'être auditionné que pour faire le nombre (voir plus bas). Tâchez de connaître les spécificités de votre discipline, et plus encore celles du ou des labos où vous candidatez...

 

- Apprenez à reconnaître les postes moisis. Les labos où on ne recrute que local, ceux où le poste est promis à machin parce qu'il y a un service à rendre à truc ou parce que ça fait trois fois qu'ils essaient de le recruter. Ceux où le management est mandarinal et où une seule personne décide de tout. N'y participez pas: ça coûte cher, c'est mauvais pour l'ego (on a vite l'impression qu'on est le bon con de service, qui a payé de sa poche son rôle de figurant permettant de rendre l'audition légale), et ça aigrit très vite.

 

- Je déconseille les candidatures "spontanées", que ce soit au CNRS ou pour un poste de MdC: une candidature dans un labo ou personne ne vous connaît, non soutenue en interne, au moins par une équipe à défaut de par tout le labo, est souvent vouée à l'échec, notamment au CNRS.

Bon, vu que c'est par une candidature de ce type que j'ai obtenu mon poste, quelques précisions: si vous tentez le coup, soyez, comme pour le reste, pro-actif. Contactez les gens dès parution du poste, allez les voir, présentez-leur vos travaux, posez des questions, tâchez de savoir si les choses sont ouvertes... faites en sorte, pendant les deux mois entre la parution du poste et le choix des candidats, de vous imposer comme une possibilité crédible.

 

- Chiadez votre projet de recherches. Obligatoire au CNRS, il est souvent demandé officieusement aussi pour les postes MdC. Le plus simple est de le rédiger avec l'aide de votre future et potentielle équipe d'accueil si elle l'autorise (si non, vous pouvez tenter de jouer la carte du flou artistique qui ne fâchera personne, mais cela ne suffira probablement pas dans le cadre d'une audition CR).

Attention à ce que votre apport personnel y apparaisse visiblement (typiquement, il ne faut pas que ça ressemble à une ANR refusée refourguée, ou "n'importe quel post-doc" pourrait faire le job: il faut que le projet vous corresponde). A l'opposé, il ne faut pas que le projet donne trop l'impression que vous ferez ce que vous avez envie de faire sans vous préoccuper des thématiques de l'équipe d'accueil: le projet doit montrer une adéquation labo-candidat (et profil recherché, dans le cas des postes MdC).

 

- En conséquence, je pense qu'il vaut mieux cibler quelques candidatures (disons 1 pour le CNRS, en mars, et 3-4 maximum en MdC au mois de mai, sur les postes dont les profils vous semblent a priori intéressants) que se disperser et candidater partout au petit bonheur avec un projet bateau qui ne convaincra nulle part.

Il me semble assez nécessaire de "choisir", dans une certaine mesure, son poste, surtout pour un MdC qui sera amené à y rester au moins 3 ans et où les mutations sont assez complexes: se retrouver dans un environnement, avec des collègues qu'on ne supporte pas, ou devoir bosser sur des sujets dont on se contrefout éperdument, ça fait vite retomber la joie d'avoir enfin un poste.

 

- Préparez à fond l'audition: une bonne planche peut largement rattraper un dossier "moyen" (surtout pour les postes MdC où on prendra en compte les "qualités d'enseignant"). Respectez le timing, soyez pédagogue, ni trop technique ni trop vulgarisateur. Ne faites pas trop dans la récitation, ne soyez pas "surpris" par vos slides, faites preuve d'enthousiasme sans paraître grande gueule.

N'oubliez pas que vous avez entre 10 et 20 minutes (temps variable fixé par la commission) pour présenter tout ce que vous avez fait (thèse, post-doc(s), enseignements) et tout ce que vous allez faire (projet de recherches), soit grosso modo un slide par an de travail. C'est un exercice de style très particulier qui doit se travailler...

Potassez les questions, essayez d'amener en douceur le jury sur ce dont vous avez envie de parler... bon, facile à dire, mais si vous êtes nul à l'oral depuis le bac français et que vous n'osez pas parler de vos travaux dans les congrès, je vous conseille d'aller lire les points ci-dessous.

 

- Sachez aussi ne pas vous acharner. Plus on s'attarde dans l'antichambre postdoquesque, plus la reconversion est délicate, et plus ces années sont considérées comme perdues par les futurs employeurs. Si vous enchaînez les classements dans toutes les auditions où vous vous présentez, je pense qu'il faut continuer même si le découragement pointe (les commissions connaissent les classements antérieurs et il y a de nombreux cas de "récompense pour efforts fournis"). Si par contre vous n'avez jamais été classé en deux campagnes, sachez dire stop, parce que ça signifie qu'il y a probablement quelque chose de rhédibitoire dans votre dossier.

 

- Toujours dans la continuation: interprétez intelligemment ce qu'on vous dit. Ou, souvent, ce qu'on vous sous-entend. Si un ancien chef, embêté, ne répond pas à vos mails et finit, contraint et forcé par vous marmonner au téléphone "ouais non, la lettre de recommandation, euh, je pense pas, tu comprends, je serai pas là j'ai pas le temps tout ça...", si on vous dit "non, non, rien n'est joué, mais quand même, tu es sûr que tu veux candidater?"... comprenez à demi-mot. Soyez honnête avec vous-même: si vous avez sorti un papier en 5 ans, si vous êtes incapable d'aligner trois mots en public, si ça se passe mal partout où vous passez, si vous avez eu un gros conflit avec un big ponte qui a la réputation d'être rancunier... sachez dire stop. Vite.

Ne garnissez pas les rangs des intérimaires de la recherche de plus de 35 ans, voguant de contrats de 12 mois en contrats de 6 mois, qui semblent avoir abandonné depuis longtemps toute espérance mais ne paraissent plus en mesure de faire autre chose. 

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 15:51

Jacques Attali est l'un de ces technocrates que le monde entier nous envie, spécialiste du tout, donneur d'avis professionnel, conseiller économique, politique et social de la gauche comme de la droite depuis 40 ans.

Quand il a besoin d'argent de poche, entre deux bouquins, il fait comme tout le monde et préside une commission, récemment celle pour la libération de la croissance française, d'orientation plus libérale que sociale.

 

Et puis il tient un blog. Comme le blaireau moyen (exemple: moi), il (ou l'un de ses stagiaires) y expose ses idées du jour quand il n'a rien de mieux à faire. Et, comme le blaireau moyen, parfois, ou même souvent, il raconte de la merde.

Par contre, à la différence du blaireau moyen, ses idées à lui sont lues par plusieurs milliers de personne, et reprises dans les media "mainstream" quand BHL ou Alain Minc ne se sont pas exprimés de la journée.

 

Un exemple avec son article d'aujourd'hui, mentionné en bonne place dans le Monde (et aussi dans l'Express):

www.attali.com/actualite/blog/social/bien-pire-que-le-mediator-le-tabac

 

On sent l'article chiffré et pointu du mec qui a passé du temps sur la question:

"On remettrait en cause quelques emplois ; les Etats perdraient quelques recettes ; on encouragerait pour un temps le marché noir ; on devrait faire quelques dépenses pour désintoxiquer ceux qui le sont".

 

Mais Mr Attali balance quand même quelques chiffres qui font froid dans le dos:

"Ce produit, c’est le tabac. 5500 milliards de cigarettes sont fumées chaque jour [...] consommées par 1,3 milliards de personnes dans le monde." (j'ai collé deux phrases bout à bout).

Ca nous donne environ 4000 cigarettes de moyenne par fumeur par jour. Merci, je ne soupçonnais pas l'étendue du fléau...

 

Sur le fond, d'accord ou pas, on voit bien qu'il n'y a là aucune proposition d'action, aucune étude statistique, même pas un calcul de coin de table, rien. Juste une idée comme ça, un yakafaukon entre le fromage et le dessert, d'un mec qui jusque là nous expliquait pourtant qu'il fallait absolument pour qu'on s'en sorte que l'Etat se désengage de tout, mais qui dans ce cas précis attend une intervention massive, visiblement à l'échelle mondiale (sauf à penser que le tabac, la France l'interdirait seule en laissant à ses voisins le soin de nous alimenter en contrebande), à laquelle Besancenot n'oserait probablement même pas rêver. Intervention dont je peine franchement à imaginer les modalités de mise en oeuvre. 

 

Alors moi, je suis un petit blogueur lambda, qui ne connaît pas bien la question non plus (mais qui, présentée comme ça, aurait franchement tendance à pas être d'accord) et qui n'a fait ni l'ENA, ni l'IEP, ni le Corps des Mines. Mais, quand je me lance dans des élucubrations, j'espère être moins péremptoire. Et ça a déjà le mérite comparé de passer inaperçu et d'être gratos.

 

Tiens, j'ai d'ailleurs vu passer une étude il y a quelques temps, dont j'ai réussi à trouver trace ici. Je m'en souviens parce que, jetage de fleurs, elle confirmait quelques petits calculs enfantins que j'avais fait un peu auparavant sur une feuille de papier lors d'une discussion animée avec une anti-fumeuse engagée qui me broutait un peu en m'expliquant subtilement qu'elle en avait marre de payer pour les cancers de ces salauds de fumeurs.

Oh, ça n'a qu'un rapport finalement lointain avec ce dont parle Mr Attali. Mais au moins il y a un protocole expérimental et une discussion sur des données précises (et pas sur des déterminants quantifiants indéfinis ou des chiffres erronés à 2 ordres de grandeur).

Après, on peut discuter.

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 15:37

Parce qu'il ne faut pas être difficile quelques heures avant le week-end.

 

Dans la série "l'hôpital se fout de la charité", ou pour illustrer la parabole de la paille et de la poutre, Ségolène Royal, à propos de Nicolas Hulot, sans rire:

" Les candidatures médiatiques n'ont jamais réussi".

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/04/segolene-royal-a-nicolas-hulot-les-candidatures-mediatiques-n-ont-jamais-reussi_1475056_823448.html

 

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 09:55

Deux chansons qui se ressemblent, en tout cas qui disent un peu la même chose. L'une est en colère, l'autre désabusée. Entre les deux, trente ans.

 

Dommage que le Ricard l'ait eu.

 

 

Chanson de Jerry Hannan, auteur-compositeur folk américano-irlandais, reprise ici en duo avec Eddie Vedder pour la très belle adaptation médidative par Sean Penn d'Into the Wild (histoire vraie d'"Alex Supertramp" racontée par Jon Krakauer).

 

 

Comme disait l'autre, quand on voit ce qu'on voit et qu'on entend ce qu'on entend à l'identique depuis 30 ans, on est content de penser ce qu'on pense...

 

Alors, certains écrivent des chansons qui de vindicatives deviennent blasées que d'autres écoutent le cul sur leur chaise en disant "ah c'est bien vrai". Certains partent vivre et mourir dans la forêt pendant qu'une grande majorité s'en bat le zgueg ou trouve ça parfaitement normal, et quelques uns finissent par se révolter. Ils n'ont probablement pas la radio.

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 17:30

 

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Michael Rubinstein, Ralph H. Colby, Polymer Physics, Oxford University Press, 2003.

 

Et particulièrement les chapitres "Single Chain conformations" et "Thermodynamics of blends and solutions".

 

De bien belles journées.

 

 

 

 

Bon, sérieusement, c'est un super bouquin que je recommande à tous ceux que le sujet intéresse ou qui ont un cours à bâtir sur ce genre de questions (c'est mon cas - je l'avais aussi pas mal utilisé pendant ma rédaction de thèse): progressif, rigoureux tout en ne négligeant pas les arguments qualitatifs ou de type loi d'échelle, couvrant aussi bien la base que les questions du moment... Un de ces bouquins où les auteurs parviennent à vous persuader que vous êtes comme eux, intelligent. Un modèle. A faire acheter impérativement par votre labo s'il ne l'a pas déjà.

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:34

En coup de vent, deux adresses (vraiment*) italiennes où je suis allé récemment:

 

- Cacio e Pepe: (13ème, vers Glacière): un resto de quartier qui a plutôt bonne presse dans le genre (resto de quartier, donc), et qui est visiblement assez couru par la clientèle... du quartier. Il faut dire qu'aux alentours du boulevard Auguste Blanqui, hormis quelques brasseries potables à tartares-frites, ce n'est pas la folie.

J'ai été un peu déçu, les louanges lues ici et la me faisaient espérer mieux.

Bon, déjà, j'ai toujours un peu de mal avec les serveurs qui me demandent si j'ai réservé quand il y a un tiers de tables libres et qu'il est plus de 21h. Et qui ensuite vous foutent dans la table au fond de la salle annexe (à la déco - papiers peints oranges en voie de décollement - encore plus triste que celle de la salle principale) et ne viennent pas vous voir pendant 20 minutes. Avouons qu'ils se sont pas mal rattrapés ensuite, mais l'impression globale reste mitigée.

Bonnes antipasti en entrée, présentées sur une grande assiette à partager. Cela dit, 10 euros/personne (le prix est effectivement défini par le nombre de personnes qui partagent l'assiette), c'est (trop) cher pour des légumes marinés, deux tranches de mortadelle, un peu de jambon et de salade.

Les pâtes sont entre 10 et 15 euros, et n'ont rien de très excitantes, même si elles sont visiblement faites maison. Les raviolis à l'encre de seiche le sont, justement (secs): stufagaré comme on dit par chez moi, en phonétique. Les cannelloni ne m'ont pas semblé non plus ébourriffants, et les portions sont un peu chiches.

En dessert, le tiramisu revisité est lui délicieux.

Avec une bouteille de vin riche en bois (mais après notre apéro bière, ça allait bien), comptez 30-35 euros/personne.

Pas ruineux, mais le rapport qualité-prix ne m'a pas franchement emballé: je ne crois pas que j'y retournerai... ce n'est pas sur ce coup là que j'ai trouvé l'italien de mes rêves à Paris.

 

- Simone e Nicola: (11ème, Bastille, sur la rue de la Roquette, à mi-chemin du métro Voltaire). Une épicerie fine ouverte il y a seulement quelques semaines par un exportateur de produits italiens de qualité, et le chef du Trianon Palace (2 étoiles), ex-élève de G. Ramsay, Simone Zanoni. J'avais bien aimé mon dîner à la brasserie du Trianon (la Véranda), et je trouve ses interventions sympas quand il m'arrive de regarder Kitchen Nightmare avec son ancien patron, sur cette belle chaîne qu'est W9.

L'occasion faisant le larron et vu que Priscilla et moi nous baladions pas loin, nous nous sommes arrêtés pour jeter un oeil et éventuellement acheter un peu de charcuterie italienne.

Comme ça vient d'ouvrir, je pense qu'ils ne sont pas complets niveau produits. Quelques huiles d'olive, un peu de charcuterie, de la mozza, quelques fromages du type parmesan, des pâtes fraîches ou sèches, et des légumes marinés. Pas mal d'espace, ça fait encore un peu vide. Il y a quelques tables pour déjeuner, et un petit coin cuisine basé surtout sur le réchauffage (à la poêle, pas au micro-ondes) ou la cuisson rapide.  

Finalement, il était 16h et il faisait faim, donc on s'est posé pour goûter la formule à 16 euros (entrée au choix, le reste imposé), une sacrée bonne affaire.

Pour commencer, une soupe de potiron avec quelques tranches de parmesan délicieuse, des pâtes à la sauce tomate "basiques" mais bien al-dente, avec une sauce acide et sans fioritures.

En plat, une jolie planche à partager avec légumes marinés goûtus, charcuterie au top, et supers mozzas (dont une fourrée à la crême fraîche, surprenante).

En dessert, une petite panacotta avec de la compote de poire (le mariage donnait un goût un peu étrange, mais indépendamment les deux étaient biens).  

Et un café serré.

Le service est assuré par de jeunes italiens super sympas, qui font l'article et répondent aux questions avec entrain et passion.

Sur le devant devrait ouvrir prochainement une deuxième salle, si j'ai bien compris destinée plus spécifiquement à la restauration, avec une "vraie" cusine. Il y a eu quelques retards dans les travaux, mais c'est toujours prévu pour février, m'a-t-on dit.

A suivre, mais n'hésitez pas à déjà vous arrêter pour un petit casse-croûte (le menu déjeuner est servi en continu). Le midi, il faut probablement déjà réserver.

 

 

 

* contrairement à la majorité des pizzerias de Paris, comme par exemple la Comedia (Censier-Daubenton, 5ème): qu'ils soient aussi italiens que moi moldave n'a rien de grave, par contre ils ne devraient pas se sentir obligés de dire "buongiorno", "buena notte" ou d'imiter l'accent italien alors qu'on les entend s'engueuler en arabe dans la cuisine...

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