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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 15:17

Depuis mon retour, j'ai un peu réduit la cadence des soirées pub-burger-bière. Et je me suis remis au sport. 

Mais comme cela a été remplacé par des apéros où bières s'écrit au pluriel, et pas mal de restos, on ne peut pas dire que j'ai amélioré ma ligne ces derniers mois, au contraire.

 

Ces dernières semaines, j'ai notamment testé:

 

- Le Janissaire: (12ème arrondissement, http://www.lejanissaire.fr/, métro Daumesnil ou Dugommier). Restaurant turc plutôt haut de gamme, j'y étais déjà allé pour un déjeuner avec la chimiste Poussinnette.

Il y a plus de 10000 restaurants à Paris, et n'en ayant fréquenté grosso modo qu'un petit pourcent, je ne peux pas affirmer que le menu midi entrée-plat-dessert à 13 euros est le meilleur rapport qualité de la ville, mais je pense qu'il est dans le haut du panier si vous aimez cette cuisine.

Le soir, c'est un peu moins avantageux (le menu à peu près équivalent, un poil plus varié, est à 25 euros, comptez une trentaine d'euros à la carte), mais ça reste de bonne facture. La carte est variée et peut-être un poil inégale, surtout dans les quantités (la charcuterie en papillotte en entrée est extrêmement copieuse, l'agneau de sept heures en plat est assez chiche). Le service du soir est moins efficace que celui du midi, surtout si vous êtes dans la salle un peu reculée, mais très gentil. Il y a une terrasse agréable, visiblement assez courue.

Ca sort un peu des sentiers battus, culinairement et géographiquement, je recommande. 

 

- Le Gaigne: (4ème arrondissement, http://www.restaurantlegaigne.fr/, métro Rambuteau). Resto de poche, so called "semi-gastronomique", qui a eu pas mal de publicité à son ouverture au printemps 2008. Le chef est un petit jeune passé par chez Gagnaire et au Pré Catelan. Sa femme assure le service seule. Le menu dégustation accord mets-vins qui change tous les mois est à 59 euros (42 euros sans le vin), pour deux entrées, un poisson, une viande et un dessert - tous disponibles également à la carte (environ 40-45 euros)-, avec 4 verres de vins.

Au menu:

Filets de Sardine farcis d'une crème d'avocat à la brunoise de radis et concombre, artichaut poivrade mariné

Poêlée de champignons du moment, marmelade d'oignons de Trébons, omelette aux oeufs bio de la ferme de Champignolles

Rouget parfumé à la livèche, cannelloni d'épinard, sauce au curcuma

Cochon de lait "Noir de Bigorre" rôti, boudin Basque, julienne de pois gourmands

Fraises liées dans leur coulis, mousse mascarpone au basilic, biscuit "dacquoise" au citron vert

accompagné de deux verres de Côtes du Rhône blanc, domaine des Espiers 2008, d'un verre de vin des Côteaux du Verdon 2008 également, Domaine de Valmoissine, et d'un verre de liqueur de fraise pour le dessert (Pierson).

 

Dans l'ensemble tout était bon (avec une mention spéciale pour le dessert qui m'a rappelé celui de Toqué!, et une mention très honorable à la poêlée de girolles et au cochon de lait), sans toutefois ce X-factor qui fait grimper aux rideaux. Bons petits vins, beaux produits bien travaillés, jolies assiettes avec un vrai effort de présentation. Dans cette gamme de prix c'est intéressant car c'est un peu plus chiadé que la cuisine "bistronomique" généralement proposée sur Paris.

Quelques petites erreurs au service ("madame-monsieur" quand on est deux mecs, la première fois ça passe, la deuxième ça devient vexant surtout pour les déficients pileux dans mon genre - amuses-bouches non servis sans que je sache si ce fut un oubli ou s'ils sont juste proposés "à la carte" - erreur de quelques euros dans l'addition...) pardonnables mais qui devraient être évitées à ce niveau.

Clientèle majoritairement anglo-saxonne (je crois qu'ils ont eu un bon article dans le prestigieux NYTimes), le resto était plein, ça a l'air de bien tourner.

Un bon moment, une adresse à retenir, même s'il m'a manqué un ou plusieurs petits "je ne sais quoi" pour recommander plus chaudement.  

 

- La Régalade Saint-Honoré: (1er arrondissement, métro Louvre-Rivoli): Camdeborde a fait de la Régalade (14ème, métro Alésia) une institution, l'un des premiers restos dans ce créneau bistronomique désormais si en vogue. B. Doucet, qui l'a reprise depuis quelques années, a réussi le tour de force de maintenir le succès au point d'ouvrir il y a quelques mois une petite soeur dans le plus luxueux 1er arrondissement.

Nous devions y aller il y a quelques semaines pour un dîner blogueur, mais notre réservation fut malencontreusement annulée (d'où un dîner à Impro'Vista à la place).

Je retente ma chance pour la venue de Priscilla, toujours désireuse de goûter de la bonne bouffe bien de chez nous lorsqu'elle retrouve la mère patrie. Cette fois-ci, pas de souci, nous sommes attendus. Réservation possible seulement à 19h30 ou 21h30, c'est un peu pénible mais comme Priscilla descend de l'avion, ça nous arrange de dîner tôt.

Nous arrivons les premiers à 19h25, ça se remplira graduellement mais plusieurs tables resteront vides jusqu'à notre départ vers 21h, même si quelques clients n'ayant pas réservé s'entendront dire que ''c'est complet". Bizarre, mais bon...

La encore, il y a eu pas mal de critiques élogieuses, surtout de la part de critiques ou blogueurs américains, et la salle est majoritairement remplie d'anglo-saxons.

La déco est un peu plus moderne qu'à la Régalade originale, on s'est adapté au quartier plus chic-branché que le triangle Porte d'Orléans-Alésia-Porte de Vanves.

Le service est sympa et décontracté, assez bonne franquette, et a géré parfaitement la famille américaine gentille mais un peu casse-burnes à côté de nous.

Le menu carte est à 33 euros, il y a 5-6 choix chaque fois, avec quelques grands classiques de la Régalade (poitrine de porc, riz au lait...). Il y a en plus une ardoise avec des suggestions du moment à suppléments de 3 à 10 euros (les suppléments partout et tout le temps, ça commence à me gonfler, mais au moins, c'est proposé à part).

On commence par la terrine signature de la Régalade, avec des cornichons et des piments doux, à volonté. Par rapport à la maison mère, elle est proposée dans des ramequins "individuels" et pas dans le grand plat familial. La table est, il faut le dire, un peu serrée.

En entrée, tartelette au thon, oignons nouveaux, avec un peu de pistou, pour moi. Quelques feuilles de salade un peu superflues quoique bien assaisonnées, mais c'est moelleux, goûteux, très bon. Priscilla prend des lasagnes de légumes avec quelques fines tranches de jambon cru. La aussi, c'est nickel, très savoureux, et plus recherché que ça en a l'air.

En plat, je prends du veau braisé avec une sauce tomate-olives-basilic, et une purée au basilic. C'est plus classique (on le trouve dans le livre de recettes de B. Doucet), mais délicieux. Dommage que le ramequin de purée ait un goût de trop peu. Pour Priscilla, un risotto du moment avec asperges et petits pois, qui ne se mariait pas très bien avec mon plat et que j'ai donc eu du mal à juger. Elle, s'est régalée (ahah).

En dessert, un gâteau praliné-chocolat pour moi avec une glace cacao, classique, puissant et efficace (hormis un Mikado un peu incongru dans le décor) même si j'ai regretté de ne pas avoir pris le tiramisu aux fraises. Soufflé au grand marnier réussi pour ma douce.

Nous avons donc fort bien mangé, pour 55 euros/tête avec une bouteille de Morgon (Michel Guignier 2009? et un verre de vin rosé pétillant très intéressant que je ne connaissais pas - Cerdon- que la chef de salle nous a proposé de goûter, alors qu'on était sur le point de prendre une coupe de champagne deux fois plus chère, sympa de sa part).

Je crois néanmoins que je préfère la Régalade originale, qui a à mon goût un côté franchouillard plus authentique, un lieu propice aux tablées de potes exubérants qui ne viennent pas pour se montrer mais pour trop manger et boire, avec une cuisine peut être un peu plus simple, mais aussi plus copieuse.

Néanmoins, les différences ne sont pas non plus énormes, et les deux établissements sont des valeurs sûres parisiennes.

 

Picture1-copie-2.png

Les entrées, les desserts... les plats, oubliés... 

 

Les diables au thym: (9ème, www.lesdiablesauthym.com/, métro Grands Boulevards). J'ai été invité pour un dîner de blogueurs dans ce bon petit resto de quartier par Fabien Nègre, par l'intermédiaire de Chrisos, pour découvrir la cuisine du chef Eric Lassauce (ça ne s'invente pas). Je les remercie vivement.

Cité au Michelin, ce petit restaurant est situé à quelques pas de Chez Chartier, dans un coin de Paris que je ne maîtrise absolument pas, mais où visiblement, la norme est plutôt à la grande brasserie, l'attrape-touristes ou le troquet miteux. 

En entrée, nous aurons droit à un carpaccio de daurade, frais et goûteux mais un peu trop salé pour moi, et accompagné d'une macédoine de légumes dont je n'ai pas été fan (surmontée d'une câpre purement (?) décorative). Un petit bordeaux blanc pour accompagner, qui ne m'a pas marqué plus que ça, en bien ou en mal.

En plat, trois tranches de veau, bien rosées et tendres, avec des petits légumes nouveaux (carottes, champignons, artichauts poivrades - qu'on trouve partout en ce moment et qui commencent à me gaver...). Plat simple, mais bons produits, bonne cuisson, assez léger finalement, au poil. Avec un Saint-Joseph 2006 bien fruité.

En dessert, quelque chose d'un peu plus surprenant: une tomate confite avec une glace l'huile d'olive, et un clafoutis aux olives. C'est très bon et original, dommage que ça soit vraiment difficile à manger et qu'on en mette un peu partout. En accompagnement, un bon verre de Sylvaner liquoreux d'une jolie couleur.

J'ai été invité, mais le menu du soir à 28 euros me semble en faire un des bons plans du quartier. Service jeune, efficace et sympathique, déco plutôt quelconque. Le restaurant peut être privatisé et fait service traiteur.

Nous terminons par la découverte d'une liqueur d'érable canadienne qui se boit bien (et doit donner de belles gueules de bois), enchaînée avec une dégustation très didactique de rhums Clément. Novice dans les "rhums grands crus", c'est une belle découverte pour moi.

Quelques ragots ou discussions sur les adresses récemment ouvertes ou à la mode en compagnie d'insiders mieux informés que moi (vous pouvez lire leurs compte-rendus sur leurs blogs/sites respectifs), je suis rentré avec pas mal d'idées pour mes prochaines escapades.

En espérant que ça se reproduise... 

 

That's all for now. 

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 09:45

Vous connaissez sans doute le sketch de l'ascenceur du regretté Pierre Desproges. Sinon, voyez ci-dessous:

 

 

 

J'ai une variante: que faire quand vous rencontrez dans un wagon de RER ou de métro (vide) un collègue ou une vague connaissance avec lequel vous ne partagez absolument aucun sujet de discussion?

 

Soit vous vous asseyez à côté de la personne, et vous passerez donc une demi-heure interminable entre évocations de la météo, anecdotes platissimes sur le week-end passé ou à venir ou sur la semaine de boulot, et silences fleurant le malaise*. Soit vous vous mettez plus loin, ce qui peut passer pour de l'impolitesse ou de la franchise un poil trop assumée, et faire passer une relation de virtuellement non-existante à tendue, ce qui est toujours dommageable.

 

Certes, si vous l'avez vue venir de loin, il est toujours possible de se plonger dans son journal et d'essayer de faire semblant de ne pas l'avoir remarquée. Si elle est un peu psychologue, elle fera de même et ira se foutre à l'opposé du wagon en faisant également semblant de ne pas vous voir. Il vous suffira ensuite, d'un commun accord tacite, de regarder dans deux directions opposées pendant le trajet pour veiller à l'absence totale de eye contact, c'est jouable.

 

Mais parfois, l'effet de surprise est réel, malheureusement. Si le siège voisin de celui ou vous souhaitiez poser votre fondement est occupé par la personne en question, you're screwed, la bienséance ne vous laisse plus le choix. Qaund on se voit d'un peu plus loin cependant, le choix vous est laissé, mais il faut prendre sa décision en une fraction de seconde.

 

La mésaventure m'est arrivée récemment, avec une étudiante du labo. Nos goûts, musicaux, cinématographiques, littéraires, nos opinions politiques, sociales, nos hobbies ou sujets d'intérêts sont, de ce que j'en sais, on ne peut plus disjoints. De plus, un peu jeune et buveuse d'eau, elle a tendance à trouver beaucoup de choses "trop géniales" ou "trop marrantes", du dernier blockbuster américain en passant par l'ultime accessoire in, ce qui porte un peu sur les nerfs du misanthrope blasé que je suis.

 

 

Notre façon de bosser même est assez incompatible, mais heureusement nous ne travaillons que rarement sur les mêmes manipes voire dans les mêmes salles. Bref, dans le cadre d'une pause café en groupe, ça passe, mais dans l'ensemble nous n'avons pas grand chose rien à nous dire.

Généralement nos horaires sont également dissemblables, tout va donc pour le mieux.

Il nous est cependant arrivé de rentrer ensemble une première fois il y a quelques temps. Je venais d'arriver, je souhaitais "m'intégrer", et même si je soupçonnais déjà qu'on n'avait que peu de points communs, j'ai tenté le coup. Comme ce fut l'une des demi-heures les plus longues de ma vie, lorsque la situation s'est représentée dernièrement, je n'ai donc pas franchement hésité, ai simplement fait un petit salut de la tête avant d'aller m'asseoir ailleurs avec l'Equipe et mon walkman.

A priori, la conscience de note incompatibilité est assez partagée (c'est toujours mieux que les casse-couilles qui ne se rendent pas compte qu'ils le sont), donc je pense qu'elle ne m'en tiendra pas spécialement rigueur. Et puis, je me barre dans deux mois, et entre les vacances et les congrès, les jours où l'on va se croiser sont comptés, donc, who cares?

 

 

 

* Il y a des gens que ce genre de discussions ne semble absolument pas déranger, parfois même ils semblent les apprécier. Sont-ils un peu "creux" ou plus doués que moi pour faire semblant? Je dois avouer que de mon côté, j'ai beaucoup de mal, et que ce côté taciturne qui s'empare alors de moi montre un peu trop clairement que je me fais grave chier.

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 14:56

Dans mon ancienne école, la directrice du labo de chimie organique avait la réputation, assez méritée pour ce que j'en sais, de mener son équipe*, étudiants comme chercheurs, d'une main de fer.

Au niveau des étudiants, ça impliquait notamment une incitation assez forte à bosser soirs et week-ends, des interros orales régulières des fois que le thésard ait oublié le mécanisme de la réaction de Diels-Alder, des vacances obligatoires en même temps que les permanents (un thésard sans permanent sur le dos bullant forcément), le fait de ne jamais partir en conf', et autres joyeusetés du même acabit.

 

Au début, je pensais que c'était propre à ce labo.

Après avoir entendu quelques histoires à peu près similaires chez des labos d'orga voisins, j'en ai conclu que c'était probablement plus général.

Puis, aux US, je me suis rendu compte que là aussi ça se passait de la même façon.

Dans le département où j'ai travaillé, qui se situait à l'interface physique-chimie, c'était dans les étages de chimie que les thésards étaient entassés à 12 par bureau, que les lumières des salles de manipes n'étaient jamais éteintes, etc. Alors qu'à nos étages, c'était plutôt le 9 to 5 workday on ne peut plus classique.

 

Et puis, je suis tombé sur ça. Au moins, le doute n'est plus permis.

 

a40kI[1]

http://www.chemistry-blog.com/2010/06/22/something-deeply-wrong-with-chemistry/

http://rezaghadiri.net/

 

Voila, pour ceux qui voudraient se lancer, sachez qu'en chimie, plus qu'en physique ou en maths, obtenir des bons résultats qui feront de vous quelqu'un de successful et respecté implique de suer sang et eau à la paillasse 80h/semaine pendant 5-10 ans (après quoi vous formerez votre propre cheptel), pour environ 1500 euros/mois. Et de fermer sa gueule, sauf pour respirer les diverses vapeurs cancérigènes ou tératogènes.

Vous êtes prévenus.

Et si j'ai des chimistes parmi mes lecteurs, mes condoléances.

 

Quant à moi, heureusement pour mon poil dans la main, j'ai toujours pu passer suffisamment pour un physicien pour échapper aux labos faisant uniquement de la chimie.  

 

 

 

* plusieurs très bons potes y ont fait un stage ou une thèse. D'une, je les crois, mais de deux, même si seulement 10% de ce qu'ils m'ont raconté était vrai, ça suffit pour pas faire rêver...

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 10:40

- Lever 5h15

- RER 5h45

- Aéroport 6h15

- Avion 7h15

- Arrivée autre aéroport 8h15

- Taxi 8h30

- Arrivée labo industriel 9h15

- Réunion 10h (présentation résultats, branlette "brainstorming")

- Déjeuner 12h30

- Réunion bis 14h

- Taxi 15h

- Aéroport 15h30

- Avion 16h30

- Arrivée autre aéroport 17h30

- Bus 18h

- Arrivée destination week-end 19h30

 

Bref, 3h30 de boulot, 5h si on compte le déjeuner comme une partie du job (chose à laquelle je ne m'avancerais pas mais qui semble assez commune), pour à peu près 8h30 dans les transports divers.

Vive l'efficacité, les économies (plus de 550 euros dépensées tout de même) et le bilan carbone.

 

 

A part ça, l'Etat va réduire le train de vie des cabinets ministériels de 10% d'ici 2013, pour montrer l'exemple en temps de crise.

C'est bien.

Il faut cependant rappeler que ce même budget avait augmenté de 21% en 2009...

C'est tout de suite moins bien.

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 10:21

Après Tom Roud, un autre post-doctorant blogueur quitte le monde de la "recherche précaire": me, myself, I.

 

Galaxie, le portail ultra-sexy du ministère de l'enseignement supérieur pour les recrutements, vient d'afficher son verdict.

Je n'ai pas obtenu le poste où je m'étais fait avoir à l'audition.

Par contre, je savais qu'il y avait une chance non négligeable que j'obtienne l'autre, le candidat classé premier ayant été également classé premier ailleurs. La probabilité a encore augmenté quand j'ai su que le candidat était un "provincial" ayant été classé premier dans sa ville (ville très agréable où j'ai d'ailleurs passé 20 ans de ma vie avant de monter à la capitale). Quand on a fait sa thèse et son post-doc dans la ville dans laquelle on a grandi, il y a peu de chances qu'on veuille soudainement découvrir Paname à plus de 30 piges...

 

Il y a quelques jours, le directeur du labo m'a appelé pour me confirmer que le candidat allait se désister. Cependant, je préférais attendre la confirmation officielle et informatique, qui est donc tombée ce matin.

 

Quand j'ai su qu'il y avait de bonnes chances d'obtenir le poste, je suis passé par une phase assez intense de réflexion: le poste n'était pas "celui de mes rêves", donc, que faire? Car, comme le disait N. Holzschuch, un poste c'est bien, mais ce n'est pas forcément une fin en soi et ça peut aussi être un enterrement (de carrière) déguisé.

 

Trois choix s'ouvraient donc à moi, assez simples en fait:

- L'accepter.

- Le refuser pour retenter ma chance l'an prochain.

- Le refuser pour me barrer dans l'industrie.

 

J'ai beaucoup tergiversé, discuté avec pas mal de personnes en qui j'ai confiance, et voici mes conclusions:

 

Parce que cette année déjà, il y avait très peu de postes sur mon profil, parce que je n'avais pas envie de repasser six mois à ne rien faire hormis préparer et passer des auditions, parce que je n'avais pas envie de réavaler des couleuvres, parce que je n'avais aucune garantie que ça se passe mieux que cette année, et parce qu'on ne m'avait pas fait de proposition qui aurait pu me faire réfléchir (type "contrat jeune chercheur"), j'ai éliminé la deuxième option.

Parce que je ne me sentais finalement pas si mûr que ça pour partir en R&D industrielle, que la période pour postuler n'est pas forcément judicieuse, parce que je n'étais pas forcément sûr qu'on aillait m'accueillir comme le Messie, et que mes copains qui y sont ne m'en ont pas forcément fait un portrait dithyrambique, je n'ai pas poussé plus loin mes vélleités industrielles.

 

Et parce que, même sans être "le poste de mes rêves", le poste en question présente des avantages indéniables et des points extrêmement positifs, bref n'est pas non plus, je pense, un "poste gloomy", j'ai décidé d'accepter.

 

Et voila, comme ça, paf, voila un parasite de fonctionnaire de plus (je dis ça pour mes lecteurs de droite). Qui va fêter prochainement sa nomination, sa prise de fonction à la prochaine rentrée scolaire, et la baisse de salaire concomitante.

 

Quelques détails sur le poste pour que les trois lecteurs que ça intéresse comprennent ma période d'atermoiements:

- avantages:

1. La localisation, au coeur de la grande ville, dans des beaux bâtiments historiques. Pour le coup, ça va faire du bien d'aller au boulot en bus ou à vélo, en 20 minutes, et de ne plus prendre le ReuReuReu pour la grande fac dans la prairie. Ca a l'air futile, comme ça, mais ça a toujours représenté une part importante dans mes choix de vie* et je l'assume (parce que je suis futile).

2. L'enseignement, très axé sur la formation pro (pour les techniciens qui veulent devenir ingénieur, par exemple), les stages industriels (pour des ingénieurs qui ont besoin d'une ou deux semaines pour acquérir des connaissances précises sur demande de leur employeur), ou encore aux cours du soir (pour l'actif qui se dit qu'il a bien envie de reprendre les études et d'obtenir un diplôme qu'il a toujours rêvé d'avoir et jamais pu tenter). J'idéalise peut-être, mais je me dis qu'un public motivé doit être motivant, et que la variété des enseignements doivent permettre de conserver une certaine fraîcheur d'âme.

3. L'équipe, qui pour ce que j'en ai vu, semble, bien qu'extrêmement réduite, motivée et sympathique, du directeur au maître de conf' déjà en poste en passant par l'ingénieur.

 

- inconvénient: au singulier, mais de taille. La recherche.

Même si le jeune groupe nouvellement en place, a fait repartir une activité de recherches après le départ à la retraite d'anciens qui se consacraient uniquement à l'enseignement, elle reste encore assez peu visible, très orientée vers l'industrie un peu "lourde" (ce n'est pas sale, mais mon expérience de la chose est extrêmement limitée), et pas forcément sur des thématiques qui me passionnent.

Mais je me dis que d'une part, ce redémarrage est plutôt positif, et que d'autre part, un poste est aussi ce qu'on en fait. Je connais beaucoup de monde dans la grande ville, il faudra juste que je sois un peu pro-actif et malin pour discuter, me faire connaître, monter des collaborations, etc. Je l'avais clairement énoncé lors de l'audition (ne sachant pas trop à quoi m'attendre et encore sous le coup de la déception de mon autre candidature, j'avais décidé d'être on ne peut plus franc: finalement ça a été bien perçu). De plus, le labo n'a semble-t-il pas de mal à recruter des étudiants, thésards ou stagiaires, il n'y a donc pas pénurie de bras pour faire des choses.

Je vois donc ça comme un challenge personnel excitant qui me permettra de savoir vraiment ce que j'ai dans le ventre: si je deviens un vieux maître de conférences un peu aigri qui ne voit plus que le mot enseignant dans la fonction d'enseignant-chercheur, ce sera de ma faute.

Par contre, si j'arrive à me faire un petit nom, ça sera tout bénef', puisque je serai plus visible qu'un jeune chercheur ayant obtenu un poste dans un labo où un grand chef célèbre ("mandarin") décide de tout et où on reste jusqu'à son départ une espèce de super-thésard. 

 

Voila, je ne sais donc moi non plus pas ce que ce blog va devenir. Je n'ai à l'heure actuelle pas l'intention de laisser tomber, mais pourrai-je comme mon idole F. Pagny conserve ma liberté de pensée, aurai-je même encore le temps de penser?

On verra bien...

En attendant, il me reste trois mois à vivre avec le statut de "post-doc". Et vendredi, j'annonce à mon partenaire industriel que je me casse fin août.

 

 

 

 

* Déjà, j'avais choisi mon école d'ingénieurs non pour des raisons bassement scientifiques, intellectuelles, ou carriéristes (de toute façon je trouvais que toutes les plaquettes racontaient la même chose), mais parce que pour aller voir Iron Maiden, vivre et étudier dans le 5ème, c'est mieux qu'à Gif-sur-Yvette. A 19 ans, j'étais très mature.

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 16:49

Je serais bien allé au Hellfest voir Kiss et les autres, mais ce n'est pas de ça que je voulais vous causer.

 

Ca a trait, indirectement, au parcours tragi-comique de l'équipe de France de football (sur lequel je ne m'étendrai pas non plus maintenant).

 

Il se trouve qu'aujourd'hui, on a eu droit à une interview de l'inénarrable Finkielkraut par France Inter à leur sujet. Il avait déjà donné son brillant avis à Europe 1 samedi. Sur le même sujet, Attali a publié hier une tribune.

Comme notre bon Président y a aussi fait allusion, en direct de Russie, que Zemmour en a parlé chez Ruquier samedi, que Noah a donné une interview dans l'Equipe, je crois qu'il ne manque plus que les avis de BHL, d'Alain Minc et de Claude Allègre pour que tous les plus grands penseurs français se soient exprimés.

 

Outre le fait que, après tout, ça n'est que du football, et que les analyses sociales qui en découlent servent surtout à révéler les monomanies de leurs auteurs (le déclin de la France, l'islamisation galopante, l'impunité des racailles etc), je crois que ce qui m'exaspère le plus, c'est l'omniprésence de ces détenteurs de la pensée en France.

Ils sont une petite dizaine, ceux que j'ai nommés plus haut et quelques autres, ils ont un avis sur tout, ou comme disait Coluche, surtout un avis. Et ils ne se font malheureusement pas prier pour nous le donner. 

 

Economie, société, politique, sport, littérature, santé, science, quel que soit le sujet, on voit partout, tout le temps ces spécialistes du tout, énoncer poncifs laborieux ou contre-vérités honteuses (que personne ne relève jamais), les sourcils froncés et la mèche rebelle pour illustrer la réflexion profonde, et masquant difficilement un profond contentement de soi.

Ils sont d'autant plus insupportables que leur vie, dans la plupart des cas, se borne depuis plusieurs dizaines d'années à donner leurs avis, souvent contradictoires à quelques temps d'intervalle (pour paraphraser un grand homme politique, Charles Pasqua, les avis n'engagent que ceux qui les écoutent), sans aucune réalisation personnelle d'envergure quelconque à mettre à leur crédit.

 

Les media qui leur servent la soupe sont aussi largement responsables: parce que ces mecs là parlent bien, ont l'habitude de la caméra et qu'en termes d'audience, il vaut mieux des conneries bien présentées que des réflexions pertinentes et chiantes, ils monopolisent l'espace médiatique.

Résultat, on préfèrera toujours interviewer Allègre ou Debré qu'un climatologue ou un virologue. On choisira Minc pour nous éclairer sur l'économie mondiale, lui qui s'est à peu près fait virer de partout où il est passé. Et ne doutons pas que BHL pourra continuer à faire rire le monde en nous éclairant sur la philosophie de Botul.

Et les anciens de France 98 sont eux aussi majoritairement insupportables, mais ils ont à mon goût un poil de plus de légitimité pour parler foot que l'ami Finkie. Au moins, ils restent au ras des pâquerettes niveau du terrain, c'est mieux. Ou moins pire.

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 09:22

Le Monde et d'autres quotidiens parlent d'un nouveau programme "retour post-doc" lancé par V. Pécresse il y a déjà un an pour "endiguer la fuite des cerveaux". Ou plutôt, pour essayer de faire revenir une partie de ceux qu'on pousse à s'expatrier.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/06/15/un-nouveau-programme-pour-recuperer-les-meilleurs-cerveaux-francais_1372822_3224.html

 

A la lecture de l'article, il semble que ce soit un peu sur le mode de la "tenure track" américaine. Un contrat de 3 ans, avec pas mal de pépettes pour monter une équipe (achat de matos, recrutement de thésard). A la clé, pas de poste permanent mais probablement une probabilité plus grande de décrocher un poste de CR2 voire CR1. Le tout semble piloté par l'ANR.

 

Je n'en avais jamais entendu parler. Je ne l'ai jamais vu mentionner sur les divers sites universitaires ou du CNRS que je consulte assez régulièrement. Aucun de mes contacts ne m'en a jamais fait mention non plus. Pourtant, je crois être généralement plutôt bien informé des subtilités, méandres, et autres opportunités "cachées" du système français.

 

Est-ce qu'il y a eu de la publicité autour de ce truc auparavant (il y a déjà eu 2 sessions de candidatures)? Est-ce que c'est avant tout réservé à des domaines plus "vendeurs" (biomédical, etc)?

 

Vu qu'il y a eu une centaine de dossiers déposés (pour une vingtaine de financements proposés), j'ai une partie de ma réponse: c'est resté assez confidentiel. Et vu le taux de réussite assez élevé, ça implique probablement pas mal de boulot, tant scientifique qu'en terme de suçage des bonnes personnes "relationnel".

 

 

 

Ajout post-enquête: Rien de très apparent sur le site de l'ANR, mais après une recherche par mots-clefs, j'ai trouvé la liste des lauréats 2009.

http://www.agence-nationale-recherche.fr/documents/aap/2009/selection/retour-postdoc-selection-2009.pdf

C'est également mentionné brièvement sur le calendrier prévisionnel.

Quasiment 20 projets bio-orientés (au sens le plus vaste, de la biophysique à la microbiologie en passant par la bioinformatique). 3 projets de physique dure ou théorique, 1 de physique plus appliqué, 1 de maths, 1 de géologie. 

Comme le pourcentage de projets financés est quand même largement plus élevé que la moyenne des autres trucs de ce genre, ainsi que le faible nombre de candidatures déposées, il me semble bien pouvoir conclure que ç'est resté pendant deux ans un "petit truc pour inités"... Et de toute façon pas mal réservée à une communauté, la biologie, où les "temps caractéristiques" pour être productif en recherche sont plutôt longs (et où le temps moyen d'expatriation est donc fréquemment de plus de 3 ans). 

Avec le communiqué de presse, l'appel à candidatures 2011 sera peut-être plus ouvert...

 

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 14:26

Même les plus grands ont eu des (gros) coups de mou. Pas tous, certes: AC/DC n'a heureusement jamais sorti d'album pop ou néo-métal.

 

Voila néanmoins, pour rigoler, quelques ratés énormes de groupes ayant pourtant eu, au moins jusqu'à un certain point, une carrière très respectable.

 

- Kiss meets the Phantom of the Park: Alors qu'en 76-77 le groupe commençait à connaître un succès mondial grâce au live Alive!, à l'album Destroyer et aux deux qui suivirent très rapidement (Rock'n'roll over et Love gun, trois albums sortis en moins de 18 mois), ils décidèrent de capitaliser à mort.

Gene Simmons et Paul Stanley, qui n'ont jamais prétendu faire de l'art et encore moins être désintéressés, ont eu quelques excellentes idées: comics produits par Marvel, déguisements Halloween, poupées et jouets divers, etc. On peut même arguer qu'ils ont anticipé le nouveau modèle économique musical (vente de disques en chute libre, explosion du marché des concerts), puisque depuis leur reformation en 1996, le pognon qu'ils amassent vient essentiellement de leurs gigantesques tournées, les albums, souvent médiocres, n'étant guère plus qu'un moyen de promotion annonçant les concerts.

Mais ils ont aussi commis quelques boulettes.

Chaque membre du groupe a par exemple sorti un album solo, avec sorties synchronisées. Ventes: bof.

Mais le pire était à venir: un film ayant le groupe pour star.

Annoncé comme un équivalent de Star Wars, le film prit beaucoup de retard à l'écriture, le budget ne fut finalement pas au rendez-vous, et après moult délais, fut au bout du compte directement projeté à la télé pour Halloween 78.

Il semble que le groupe n'en soit pas extrêmement fier - vu leur swagger, ça veut dire beaucoup-, cependant il a été ajouté au 2ème DVD retraçant leur carrière.

Il faut dire que ça a atteint un petit statut culte chez ceux qui aiment à la fois Kiss et les nanards.

Un grand moment de cinéma, avec effets spéciaux en bois, histoire en carton (les membres de Kiss sont en fait vraiment doués de pouvoirs magiques, et ils doivent contrer un vilain savant fou dans un parc d'attraction), et acting toc.

Un extrait, âmes sensibles s'abstenir:

 

 

- Ed Hunter: Lors de sa plus mauvaise période, à la fin des années 90, Iron Maiden a dédié un album, moyen, au thème de la "réalité virtuelle". Steve Harris, le bassiste et âme pensante du groupe, annonce qu'un jeu autour de l'univers d'Iron Maiden et de sa mascotte Eddie est en préparation. Et qu'il va détrôner Duke Nukem et ses concurrents, haut la main.
Las, le développement du jeu prend la aussi beaucoup de retard, et la version finale sera loin, très loin du niveau annoncé. Et même largement en-dessous des standards de l'époque: très moche et injouable, il sera sorti sans beaucoup de publicité, en vente chez les disquaires et non dans les magasins de jeux, dans un pack 2 CDs comprenant une énième compile du groupe pour faire passer la pilule et au moins rallier les collectionneurs.
La plus grosse faute de goût dans la carrière presque sans tâche de la Vierge de Fer, à qui on ne peut reprocher autrement qu'un album vraiment faible (No Prayer for the Dying) et la manie assez récente de sortir un live par album studio.

 

 

Après les produits dérivés, revenons à du plus classique: les orientations musicales malheureuses.

 

- Metallica, St Anger: Depuis l'avènement du Black Album, Metallica fait à peu près n'importe quoi. Ou plutôt, semble prêt à tout pour se faire encore plus de pognon, alors qu'ils étaient devenus l'un des plus gros groupes du monde grâce à une évolution plutôt naturelle, du trash brut de décoffrage d'ados boutonneux à un heavy assez sophistiqué et mélodique.
Tout a commencé par Load, un album lorgnant du côté pop-grunge des premiers opus de Radiohead. Les fans en ont perdu la tête (sauf ceux qui pensait déjà que le Black était une merde commerciale).
Reload était encore pire, heureusement Garage Inc., un album de reprises potable, et le live S&M, sortis à la même époque, rachetaient un peu tout ça.
S'en est suivie une longue pause (plus de 5 ans), marquée par le départ du bassiste Jason Newsted et la cure de désintox de James Hetfield, entre autres.
En 2003 sort Saint Anger, avec Robert Trujillo (ex-Suicidal Tendancies, qui a aussi joué avec Ozzy).
Fini le pop-grunge, place au néo-métal et à tous les clichés qui l'accompagnent: cheveux courts et peroxydés, gros boucs, clip tourné dans une prison, son de batterie insoutenable, no soli, chant parfois limite rappé etc.
Une catastrophe entérinée par la sortie simultanée du pathétique documentaire "Some kind of monster" où l'on voit des musiciens millionaires de plus de 40 balais moins matures que la plupart de leurs fans prépubères s'engueulant devant un "coach-thérapeute" affligé. Ca ressemble à Anvil! mais sans le côté sympathique.

 

 

- Megadeth, Risk: A peu près à la période Load-Reload de Metallica (1999), Mustaine sort un nouvel album de Megadeth, censé être celui qui les amènera au panthéon musical. En tout cas, à passer sur les ondes radios US, grâce à un mélange d'électro-pop-rock un peu malsain, un mauvais mélange de Manson et de Nine Inch Nails.
Mustaine n'a jamais vraiment digéré son éviction de Metallica en 1983, et Megadeth a quasiment toujours suivi, en parallèle mais dans l'ombre, la même carrière. Normal qu'ils sortent des albums à chier au même moment, qui en plus de ne pas faire gagner de nouveaux fans, a fait fuir les anciens, qui se sont rendus compte qu'il fallait mieux aller voir ailleurs.
On peut voir une confession la aussi un poil pathétique du cher Dave dans le documentaire cité précédemment:

 

 

D'ailleurs, le parallèle est toujours d'actualité aujourd'hui, puisque les deux groupes ont sorti récemment des albums "retour aux sources", qui fleurent autant l'authenticité que l'album rock de Céline Dion.

 

- Manowar, Gods of War: Je conçois qu'on n'accroche pas à l'univers plus cliché que cliché de Manowar. Du cuir, des choppers, de la bière, des pouffiasses, de la testostérone sous diverses formes, des chansons qui traitent plus ou moins métaphoriquement de ces différents thèmes (parfois en faisant appel aux vikings ou autres barbares).
Cela dit, dans leur style musical, composé de trois types de chansons (la ballade épique, l'hymne fédérateur mid-tempo à base de whohoho et le morceau in your face de 3 minutes avec un gros riff à 200bpm et de la double pédale), ils étaient plutôt efficaces.
Depuis quelques années, Joey de Maio aime à dire que Wagner était le premier compositeur de heavy metal de l'histoire. A vrai dire, je crois que je peux comprendre, et là n'est pas le problème.
Le problème, c'est qu'il s'est mis dans l'idée de foutre de la musique classique au milieu de Manowar.
Alors, tant qu'il y avait une reprise de Nessun Dorma ou une intro "lyrique" par-ci par-là, ce n'était pas trop gênant.
Mais dans leur dernier album studio de 2007, il n'y a quasiment plus que ça. Des envolées au clavier bontempi, avec un accord de guitare plaqué de temps à autre, et des tempos d'arthritiques avec des lignes de violons programmées...
Une catastrophe, même si heureusement le chanteur est brillant.
Le pire étant qu'ils continuent dans cette voie avec un album concept sur la saga Asgard, en collaboration avec un écrivain allemand... Fini le bon vieux temps des Metal Warriors et autres Wheels of Fire.
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Published by mixlamalice - dans Musique
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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 15:36

Semaine de manipes chargée, ce qui est presqu'une première depuis six mois et le début de la valse des auditions. Et depuis le temps, j'avais oublié que la chimie, ça pouvait être intéressant, et même intellectuellement stimulant.

 

Alors, comme certains se chargent bien mieux que moi d'être drôles en ce moment, laissons leur la parole:

 

"J'ai une superbe mission, une responsabilité majeure qui va sans doute participer à la pacification mondiale. Quand il s'agit du travail des enfants, de l'inégalité sociale entre travailleurs, excusez-moi du peu, ça mérite qu'on s'y donne à fond"

 

Christine Boutin, sur France Info, repris par le Monde, pour justifier 1. son salaire (correspondant à celui de 1200 hauts fonctionnaires en France, pas le tout venant) 2. qu'elle ne démissionnera pas (parce qu'il faut bien trouver un moyen relativement élégant de dire que la soupe est bonne). D'aucuns diraient qu'en parlant de "pacification mondiale", elle y va un peu fort, mais baste, en politique il ne faut pas avoir peur des mots. Ni du ridicule.

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/06/09/malgre-une-pluie-de-critiques-christine-boutin-ne-demissionnera-pas_1370302_823448.html#ens_id=1369970

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 15:48

L'armée américaine éclaircit pour nous le conflit en Afghanistan, grâce à la magie synthétique de Powerpoint.

 

 

Comme le dit avec humour un général interviewé à l'occasion, "quand on aura compris ce slide, on aura gagné la guerre"...

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