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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 09:35

Une semaine de vacances, se vider la tête.

Direction Islande, on aime le risque. Mais Priscilla étant à Boston et moi à Paris, c'était une bonne occasion de découvrir un chouïa ce petit pays (dans lequel visiblement les distances paraissent très grandes).

Préparé un peu à l'arrache, pour l'instant Reykjavik pendant deux jours, puis le Blue Lagoon, et le lac de Jokulsarlon en début de semaine prochaine. Au milieu on fera peut-être un truc à touristes américains (bus + guide vers le Golden Circle, par exemple).

 

 

Grâce à C. Allègre, je savais que le Groenland avait été vert. L'Islande l'est toujours un peu, visiblement. 

 

 

Au pire, si Eyjàvossouhaits se réveille, ça nous fera des vacances supplémentaires...

  

A la revoyure, amis lecteurs, et bonne chance à tous ceux qui cherchent un job.

 

 

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 12:21

Trois plus ou moins nouvelles adresses, plus ou moins sympatoches, testées récemment.

 

- L'Ourcine, 13ème arrondissement (pas loin de Gobelins). "Cuisine de cuisinier, vin de vignerons", on aime enfoncer les portes ouvertes. J'y avais été pas trop trop longtemps après l'ouverture, sans être emballé.

J'y suis retourné il y a deux semaines, pour fêter un brin mon changement de décade avec les quelques potes qui étaient sur Paris pendant le pont de l'ascension. Mon premier choix étant fermé (l'Epigramme), je me suis dit que 4 ans après, il fallait savoir redonner sa chance à un resto... et puis, c'est à dix minutes de chez moi.

La rue est toujours aussi paumée, la salle n'a pas changé à part peut-être dans la disposition des tables, le service est toujours un peu surchargé. Ca n'a pas énormément augmenté en 4 ans (passage de 29 à 32 euros), par contre il y a du supplément dans tous les coins (l'école de la Régalade visiblement). Je chipote, il y a quand même largement de quoi trouver son bonheur dans les plats non surtaxés.

Il me semble que la cuisine s'est "simplifiée" par rapport à mon souvenir, et c'est un compliment. C'est orienté sud-ouest: Chipirons et risotto super goûteux en entrée, terrine de pâté de tête ou terrine de raie pour mes collègues, pièce de boeuf, saint-jacques, brandade ou cuisse de canard braisée pour suivre. En dessert, salers, fondant, blanc-manger aux fraises, mousse de café.

Seul petit bémol, à mon goût: pas mal de disparité dans les assiettes, selon les plats choisis, en terme de quantité. Etant un mâle lambda qui pense avec sa bite son estomac, j'ai toujours un petit sentiment de frustration quand l'assiette de mon voisin est deux fois plus remplie que la mienne (cette fois-ci j'étais du bon côté de la barrière, heureusement).

A boire, Morgon Marcel Lapierre à un prix pas excessif (coeff moins de 3), verres de blanc pas terrible, et même un petit digeo pour la route. Il y a de quoi faire dans la carte des vins.

Bilan, un peu plus de 50 euros en ayant pas mal picolé, et un bon moment.

 

- Le Volant, 15ème (Dupleix). Toujours dans le style bistrot orienté sud-ouest (basque), mais cette fois-ci dans le registre ultra-classique et pas "bistronomique". Grosses plâtrées de bons gros plats en sauce plutôt bien faits (axoa de veau, notamment), planches de charcutailles, riz au lait, etc. Vins basques qui tâchent, ambiance survoltée plus axée tablée de potes que dîner feutré en amoureux, un écran plat pour voir le foot ou le rugby, service ultra-efficace avec l'accent.

30 euros pour le menu complet, à ce prix là on peut trouver plus inventif (difficile de l'être moins), mais ils se rattrapent en vous nourrissant pour deux jours: on peut  se contenter easy du plat dessert à 23 euros.

A connaître dans un quartier pas hyper funky où ce genre d'ambiance n'est pas forcément dans le coeur de cible.

 

- Impro'vista, 9ème (Opéra, Galeries Lafayette). Un italien un peu haut de gamme, où je suis allé avec des blogueurs influents. Etant moi-même un wannabe, j'ai constaté qu'il était plus facile de fréquenter des blogueurs influents qu'avoir un nombre de lecteurs vous rangeant de facto dans cette catégorie. Bref, on fait ce qu'on peut.

Revenons à nos moutons. Le quartier n'est pas super fun, surtout pour y manger le soir. D'ailleurs, le peu de restos du quartier ne semble pas vraiment attirer la foule en ce milieu de semaine.

La déco ne m'a pas marqué spécialement, ça se veut un peu lounge mais il y a des côtés cheap (tables pas toutes à la même hauteur, par exemple). Les serveuses sont mignonnes et plutôt sympathiques, ce qui ne va pas toujours de paire. Assez efficaces aussi.

La cuisine est correcte, les entrées ont à peu près emballé tout le monde (salade de poulpes, assiette de légumes marinés, tomates-mozza), les plats un peu moins. Ma saltimbocca était pas mal mais un peu chichounette, et avec un goût de sauge un peu trop prononcé à mon goût. Le foie de veau a convaincu son destinataire, je l'ai trouvé tranché trop épais pour moi. Les pâtes avaient l'air sympa, elles ont été appréciées sans que l'on ne se pâme. Niveau desserts, le sabayon et le tiramisu ont bien plu, la spécialité de raviolis sucrés, moins.

Le menu est à 32 euros, mais pour le coup, plus d'un plat sur deux est avec supplément, donc nous nous en sommes tous tirés pour plus près de 40 (sauf celles qui n'ont pas pris de dessert).

Vin rajouté, nous sommes plusieurs à avoir trouvé ça un peu cher.

Rien de scandaleux, la compagnie que je découvrais faisant passer de toute façon l'assiette au second plan (je ne connaissais que l'ami Chrisos), mais 40 euros au lieu de 50+ auraient été mieux apprécié.

Je dois avouer que mon expérience de trattoria un peu upscale dans Paris est limitée, mais on doit pouvoir trouver mieux.

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 13:55

Eh ouais, le syndrome Poulidor a encore frappé. Pour la 3ème fois en 5 auditions, je termine sur le podium, 2ème une 2ème fois.

 

Alors, rien de scandaleusement scandaleux, on n'est pas dans un cas où je me suis fait passer devant par quelqu'un avec 0 publis et pour seul atout d'être pote avec la moitié de la commission.

Ou plutôt, ce fut un scandaleux un poil plus subtil.

 

Car il me semble que, quand le lendemain de l'audition, la présidente de la commission s'excuse à moitié en te voyant, quand un des membres extérieurs se fend d'un coup de fil au chef pour expliquer que si le labo continue à faire de la merde comme ça, ils peuvent se passer de faire venir des extérieurs, quand même la directrice de labo, un rien confuse, déclare qu'il serait bon d'envisager de faire quelque chose pour toi, ce sont autant de signes forts que oui, tu t'es fait baiser la gueule.

 

null

 

Largement en tête au premier tour de vote lors des délibérations (il me manquait une voix pour la majorité absolue et passer au premier tour), je me suis retrouvé à égalité au second tour, et, après 4h de discussions intenses, j'ai été victime d'un coup de couteau dans le dos de la part d'un tout petit mec faux derche comme j'avais rarement vu.

Que ce gars là ne puisse pas me saquer ou veuille faire une crasse à l'équipe chez qui je présentais, why not. Mais je ne comprends pas pourquoi il se la joue pote avec moi en venant me tchatcher dans le bureau dès mon arrivée (alors que je ne savais même pas qui c'était), allant jusqu'à me donner des conseils pour l'audition il y a trois semaines (que je n'écoutais que d'une oreille puisqu'on m'avait annoncé que c'était un faux cul, et que de plus, au bout d'un moment, les conseils ça va bien), et allant jusqu'à me dire juste après l'audition dans le cadre d'une pause clope que ce que j'avais fait était hachement bien.

Monsieur Connard a donc osé balancer qu'il ne se sentait pas de bosser avec moi et qu'il préférerait l'autre candidate. Alors, c'est son choix même si étant là depuis à peine six semaines et enchaînant auditions sur auditions, il pourrait difficilement prétendre me connaître, humainement et scientifiquement. Et vu qu'il ne branle rien de toute façon et qu'aucun de nous deux n'avait mentionné son existence lors de nos présentations, l'argument était faible. Oui, mais il était 19h, l'ambiance au labo est connue comme être un peu fraîche et deux membres extérieurs qui voulaient se barrer et ne pas en rajouter ont donc changé d'avis.

End of the story.

 

Je crois que le pire, c'est que je suis le seul candidat ayant fait vraiment consensus, à savoir le seul pour lequel tous les membres du jury (même ceux qui n'ont pas voté pour moi) se sont accordés à dire que j'avais un bon dossier, un projet solide, que j'avais fait une bonne audition et bien répondu aux questions, "honnête mais positif". 

J'étais vraiment satisfait en sortant, et apparemment j'avais bien réussi à éviter l'écueil toujours possible du "lui il est bon, mais il se la pète". 

Personne n'a avancé un argument négatif à mon encontre au cours de 4h de délibérations, hormis, si on veut, El Connardo à 18h30.

Ca a l'air con comme ça, mais j'ai peut-être été "victime" d'une trop bonne candidature. Ca a l'air très con, et ça l'est, mais je vous explique: quand tu fais consensus, personne ne parle de toi pendant la délibération. Parce que quand ton nom arrive tout le monde dit "ah ben c'était vraiment bien, rien à dire". Et on passe, pour s'attarder et se prendre le bec sur les autres candidats. Du coup, quand vient le moment du vote, on t'a un peu oublié, et de plus personne n'a jamais suffisamment de burnes pour dire "bon, s'il est le seul à avoir convaincu tout le monde, pourquoi on s'emmerde?". Je crois que si les commissions ne passent pas 4h à se prendre le chou elles ont l'impression de ne pas avoir fait leur boulot correctement.

 

Au bout du compte, j'ai donc fini par me faire niquer pour des histoires surtout internes, un certain nombre de membres internes de la commission ayant en commun de ne pas pouvoir saquer ma boss, pour des raisons contextuelles (elle a une grande gueule), historiques (elle fait partie de l'héritage PGG, parti du labo en assez mauvais termes il y a 40 ans, chose que visiblement certains vieux de la vieille n'ont pas encore digéré*), et un rien de jalousie aussi (sans être une superstar, elle est plus reconnue internationalement que la grande majorité des autres vieux du labo).

Les extérieurs, eux, m'étaient apparemment majoritairement favorables.

La candidate retenue n'a rien d'une grosse buse, mais elle a suscité des interrogations au point que la commission a hésité à classer 5ème, puis 4ème etc.

 

Il y a quelque chose de bizarre dans un royaume où on te classe deuxième une année, où l'année d'après devant la même commission tout le monde s'accorde à dire que tu as mûri, progressé, où tous les autres candidats ont eu des arguments à leur encontre, que ce soit au niveau du dossier, du projet, de l'audition ou des trois, et où tu ne finis pas premier malgré tout...

  

 

Aujourd'hui, 2ème audition où je suis allé un peu en free lance. J'ai encore quelques irritations au fondement, même si je peux m'asseoir à nouveau. De plus le poste me laisse un peu songeur, je ne sais pas vraiment si j'en rêve ou pas. Cela ne s'est pas mal passé, difficile d'en savoir plus car c'est une communauté différente de celle que je fréquente habituellement. Je ne suis pas sûr que mon exposé ait captivé toute la commission, même si les gens ont été courtois et si je pense avoir fait une prestation honorable. Ne pas l'avoir me permettrait de ne pas avoir à me poser de questions (c'est un équivalent du syndrome de Stockholm: pris en otage par les auditions, je ne les supporte plus mais je ne veux pas m'en séparer).

Fin de la campagne 2010 ce soir...

 

Reste à savoir ce que la directrice entendait par "faire quelque chose": si c'est appuyer ma candidature au CNRS l'an prochain, je pense que ça ne suffira pas pour me convaincre. Le labo n'a pas grande chance de recruter, et je sais que même s'il m'appuie, il présentera sûrement d'autres candidats brillants.

Comme l'équipe avec qui je travaille commence à manquer de bras (permanents ou semi-permanents), si le labo me propose un contrat "jeune chercheur", ces postes sur projets de 3 ans renouvelables avec un salaire de CR1, on pourra discuter.

Ca laisse le temps de voir venir et d'avoir la commission CNRS à l'usure...

 

Wait and see donc, mais hier j'étais prêt à aller voir si Saint-Gobain aurait pas une petite place pour moi. 

Parce que j'étais un petit jeune qui n'en veut, je suis maintenant un moins jeune désabusé, je ne voudrais pas finir en vieil aigri avant l'heure.

 

 

 

 

* pour ceux qui croient que la Science c'est le monde des bisounours: eh bien non. Les rancunes sont tenaces, et comme les carrières se font surtout grâce aux cerveaux, les guerres d'ego sont légions. C'est un peu comme le sport de haut niveau: il y a ceux qui acceptent l'idée qu'aussi balèze que tu sois, il y a de bonnes chances que tu finisses par affronter quelqu'un d'encore plus balèze. Et d'autres, la majorité, qui ne l'acceptent jamais.

Chez certains, ça pousse au dépassement. Chez d'autres, ça transforme en petite merde aigrie.

Par exemple, dans mon ex labo de thèse, le directeur du labo et d'autres permanents ne pouvait pas blairer mon directeur de thèse: ils le trouvaient nul, et l'idée qu'il obtienne l'immense majorité des financements et des étudiants du labo leur était proprement insupportable.

Certains se seraient remis en question (après tout, si un mec attire le blé et les thésards depuis dix ans, il n'est peut-être pas si nul), mais pas eux: le pire c'est qu'ils transmettaient leur haine sur ses étudiants. Si tu bossais pour lui, tu étais forcément une burne indigne. Au mieux, ils te manifestaient une indifférence polie, si tu étais discret et qu'ils te considéraient comme un médiocre parmi les nazes. Au pire, un mépris ironique pas trop dissimulé.

J'ai jamais vraiment compris, mais ce comportement de gamins prépubères, on le retrouve dans quasiment tous les labos français où je suis passé (un peu moins aux US où le chacun pour sa gueule et la culture de la gagne sont suffisamment bien ancrés dans les esprits pour que les permanents ne se fassent pas trop chier entre eux).

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 10:36

J'apprends aujourd'hui, via le Monde (qui l'eut cru), la mort de Ronnie James Dio, d'un fuckin' cancer, à 67 piges.

 

Ronnie James Dio est sans conteste l'un des plus grands chanteurs de heavy metal. Difficile d'imaginer qu'une voix si puissante pouvait sortir de ce corps de nabot. Du heavy 200 bpm au gros riff qui tâche de Iommi en passant par les ballades du sieur Blackmore, il pouvait tout chanter, excellemment.

 

Il a connu une grande carrière, dans Rainbow, dans Black Sabbath (remplaçant Ozzy Osbourne), et en solo avec Dio.

 

Il fut l'un des premiers à développer des thèmes "donjons et dragons" dans ses textes. Maintenant, un groupe métal qui fait des chansons parlant de sorciers, de nains, de dragons, et de guerriers avec leurs épées, c'est cliché. Dans les années 70, c'était nouveau.

 

Inconnu du grand public, de visage et de nom, sa voix ne sera pas totalement oubliée puisqu'il est celui qui chante le fameux "Love is All", prouvant qu'un chanteur de métal n'est pas forcément qu'un brailleur guttural. 

 

 

 

 

Il est aussi celui qui a popularisé dans l'imagerie métal le signe du diable. A la base signe superstitieux des mamas italiennes, il fut le premier à l'utiliser comme gimmick sur scène.
Cela s'est étendu ensuite à son public, puis de fil en aiguille dans tous les concerts métal, et maintenant dans tous les concerts tout court (de Sinsemilia à Pascal Obispo...).
Ciao l'artiste, je regrette de ne pas avoir été voir Heaven and Hell à Boston il y a six mois.

 

 

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 14:54

Depuis 6 semaines, j'ai mis un peu d'argent sur un site de jeux en lignes (vous savez, ce truc pas très légal par chez nous), pour y faire un peu de poker avec un chouïa plus d'adrénaline que les parties pour du beurre que je faisais sur ce même site depuis quelques années.

 

Je pense être un petit joueur potable. Depuis qu'il est à la mode de se faire des parties entre potes, avec pour enjeu 5 euros ou une pizza, j'ai plutôt fait partie des gagnants, en France comme aux US.

Comme j'aime bien ce jeu, c'était aussi un moyen de se jauger un peu dans un contexte différent des soirées entre potes ou collègues.

 

 

J'ai placé 40 euros sur le site.

A la base je suis plus un joueur de "tournois", assez prudent, patient et porté sur le long terme. Mais pour cause de connexion internet pécrave qui me déconnectait une fois sur deux et me faisait perdre par paie automatique des blindes, je me suis mis au cash game, où à mon sens il faut être plus agressif, jouer plus de coups etc.

Je joue sur des parties de hold'em no limit à 6 cents la blinde, 10$ l'enchère max, où les joueurs jouent un peu mieux que sur les tables à 2 cents la blinde, et où de plus nous sommes moins nombreux, ce qui rend les choses plus aisées à maîtriser.

 

La bonne nouvelle, c'est que 6 semaines plus tard, je joue toujours avec ces 40 euros, le passe-temps ne s'avère donc pas, pour l'instant, trop coûteux, ce qui était mon objectif initial: je n'ai jamais pensé devenir millionnaire, mais je ne voulais pas que ça me coûte plus de 10-20 euros/mois.

La mauvaise nouvelle, c'est qu'il y a deux semaines j'avais doublé mon capital (et que le rêve de millions commençait à prendre forme), et qu'aujourd'hui je n'ai plus que 20 euros...

 

Plusieurs raisons à cela: je suis devenu un peu trop confiant (le plus gros adversaire du joueur de poker est souvent son ego), et je l'ai jouée un peu trop facile.

Ce fut le début de ma chute.

Il se peut aussi que je sois comme je le pense meilleur en mode "tournoi" qu'en mode "cash game" (peu de joueurs pros excellent dans les deux, après tout).

Mais en tout cas, depuis ces premiers moments difficiles, je me suis calmé, je joue le plus souvent la règle sans trop m'enflammer, et je suis surtout victime d'une poisse globale que j'avais rarement connue pendant un tel laps de temps.

 

La poisse, au poker, ça se manifeste de plusieurs façons:

- Il y a les coups qui coûtent très chers parce que tu as la deuxième meilleure main possible et que la probabilité qu'un adversaire ait la meilleure est très faible (typiquement, couleur max contre full, brelan contre quinte etc). Et que la main a été jouée de telle sorte que tu n'y crois (n'y pense) pas une seconde (tu devrais).

- Il y a les coups qui coûtent très chers parce que ta main hautement favorite est battue par une river ou un flop qui fait mal au cul (typiquement, paire de dames payée par paire de 9 qui touche 5678 ou AA battu par KK qui touche un troisième K, ou encore brelan de 10 payé par deux paires qui touche son full. Voire plus simplement AK battu par A6 à cause d'un 6 à la river).

- Il y a les coups qui coûtent très chers parce que tu es planqué avec une main improbable, qu'un mec s'excite, que tu te dis que tu vas te gaver et qu'en fait il a une main encore plus improbable que la tienne (brelan de 7 contre brelan de 10).

- Il y a les coups qui coûtent chers parce qu'un adversaire paye quel que soit la relance pour un tirage absurde tant les probabilités sont minces, qu'il finit pourtant par trouver (couleur ou quinte à la river, etc).

- Il y a les coups qui ne coûtent pas très chers mais qui en s'accumulant finissent par faire du chiffre: toutes ces mains où tu relances avec AK et voit 567 au flop, toutes celles ou tu payes avec 78 de trèfle et voit venir AKQ de coeur.

- Et puis, il y a les coups qui ne rapportent malheureusement rien: les mains de ouf ou tu as beau checker pour appâter quelqu'un, tout le monde se couche (ce genre de mains peut même finir par te faire perdre de l'argent quand ta victime finit par obtenir une main encore meilleure que la tienne à force de checks gratuits).

 

Ces derniers jours, j'ai connu tout ça.

Je n'ai rien pu faire de beaucoup de mes très grosses mains (deux carrés m'ont rapporté au total 20 cents). Et j'ai perdu gros, de l'ordre de 5 euros par coup, dans une petite dizaine de mains proches des exemples décrits plus hauts, qui m'ont toutes été défavorables.

Du coup, j'ai perdu confiance, mon "instinct" a pris un gros coup de froid, je me couche quand je devrais payer, je relance quand je devrais me coucher, je me dis qu'il n'y a pas de raisons que les mains improbables n'arrivent qu'aux autres et je joue donc trop gros pour des cartes qui ne viennent pas, je suis agressif quand il faut être passif et réciproquement, etc.

Et ça m'énerve, ça me pourrit mes journées.

Comme dans tout bon engrenage, je me dis que je vais me refaire, que la chance doit bien finir par tourner ("croyez aux cycles de chance", dixit Patrick Bruel) et je paume encore plus.

 

Voila, je crois que quand j'aurai perdu les 20 euros qui me restent, je vais faire un petit break remise en cause. Et pendant quelques mois me recontenter de jouer le pack de binouzes avec mes potes, ça me minera moins de perdre.

 

 

* Lorsqu'un joueur perd un coup pour lequel il était grandement favori, on a coutume de dire "that's poker"**. Ces derniers jours, on me l'a dit 4-5 fois, et c'est une phrase qui, je peux vous dire, devient difficile à accepter quand on l'entend beaucoup dans un laps de temps très court....

 

** Le pire exemple que j'ai vu est un gars perdre un coup qu'il avait 99,5% de chance de gagner après le flop. C'est à dire que l'adversaire n'avait que deux cartes dans le paquet pouvant le faire gagner, ces deux cartes devant venir ensemble. L'une est venue au turn, l'autre à la river. Je pense qu'il fallait s'abstenir de dire "that's poker" au perdant, qui plus est sorti du tournoi sur le coup...

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 10:19

Profitant du fait que mes parents passaient trois jours sur Paris -et que c'est eux qui payaient- j'ai testé deux restos qui me tentaient depuis un petit bout de temps.

 

- L'Ordonnance, Paris 14 (rue Hallé, entre les métros Saint-Jacques et Duvernet). Un bistrot qui obtient un consensus élogieux parmi le Michelin, le Fooding, le Figaroscope et le guide Lebey des bistrots ne peut-être qu'une valeur sûre. Ou un très bon copain des critiques.

Je suis passé devant par hasard un midi, sortant de la visite des catacombes. Comme c'était blindé, ma curiosité a été éveillée et j'ai pu me rendre compte de l'unanimité des susmentionnés critiques.

Dans le cas d'espèce, après y avoir été, je pense qu'il faisait plutôt partie de la première catégorie.

Un de ces bistrots qui vous servent de la bonne cuisine franchouillarde d'un peu partout, tripoux, pied de cochon, saucisson lyonnais, couteaux etc. Des plats en sauce globalement bien maîtrisés et plein de saveurs. A noter que les desserts sont une tuerie (baba au rhum d'enfer).

Menu carte à 32 euros pour entrée plat dessert, 25 avec un de moins. Carte des vins assez bien fournie, qui pour ce que j'y connais (c'est à dire pas grand chose) semble un peu sortir des sentiers battus, avec une large gamme de prix entre 15-20 et plus de 150 euros.

Service agréable et de bon conseil notamment sur le vin (un vin de pays du Vaucluse très bien nous a été proposé, quasiment le moins cher sur la carte).

Des bistrots comme ça, tenus par des artisans méritants, il y en a quelques uns dans chaque arrondissement parisien ou presque. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il faut traverser Paris pour y venir, mais si vous cherchez quelque chose d'un peu bien dans le 14ème sud, que la Régalade est complet et le Troquet (ou la Cantine) trop loin, n'hésitez pas.

Il y a trois petites salles, celle du fond peut être quasiment privatisée (il y avait une tablée de 12 personnes ce soir là).

 

- La Véranda du Trianon Palace, Versailles (boulevard de la Reine, longeant l'extrémité des jardins).

Le Trianon Palace est comme son nom l'indique un hôtel (très) chic de Versailles, qui souhaitait redorer son blason culinaire (synonyme: gagner des étoiles Michelin). Il y a donc deux ans est arrivé Gordon Ramsay, le bouillant  "Ducasse écossais", chef propriétaire d'une bonne dizaine de restos, multi-étoilé, et passant plus de temps désormais à faire du business et de la téloche que la cuisine.

Dans ses bagages, il y avait Simone Zanoni, chef de cuisine et bossant avec lui depuis déjà presque 15 ans.

Aussitôt dit aussitôt fait, ils obtiennent l'an dernier deux étoiles, conservées cette année, malgré des critiques pas toujours ravies de l'arrivée d'un british censé nous en remontrer question gastronomie française.

Depuis, j'ai ouï-dire que Gordon, dont l'empire a connu quelques difficultés avec la crise financière, avait revendu ses parts et n'était plus qu'une espèce de "consultant porte-nom" pour le restaurant.

Bref, à côté de la table étoilée, il y a une espèce de brasserie chic, "la Véranda", qui a semble-t-il plus séduit malgré un service pas toujours au top.

Au menu, décor de rêve, cuisine française bien executée (tartare de dorade et guacamole -dommage pour les quelques feuilles de frisée un peu inutiles-, gaspacho de tomates vertes, sole aux petits légumes, agneau "cuit lentement"). Ca semble moins "italien" que ce que les gens ont pu y manger l'an dernier, ça reste en tout cas très bon. Les desserts sont jolis et beaux, un peu plus imaginatifs ("cheese cake revisité", mélange ananas - coco bien dosé, crêmeux, top). 

 

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Paris-8-Mai-2010-Anniv-Guillaume-029-copie-1.JPG

 

L'addition reste "raisonnable" (formule complète à 44 euros). Liste des vins courte, surtout en terme de vins au verre, mais qui permet de trouver son bonheur (Morgon Côte de Py, Burgaud, coefficient du prix environ 3-4).

Le service est effectivement un peu à la ramasse, mais à mon goût rien de bien grave: dans notre cas ce fut plus dans le style bonne volonté mais manque d'expérience que je m'en foutisme. Je pardonne donc plus facilement: il faut bien que les petits jeunes d'école hôtelière se forment, et les chefs de salle étaient eux plus expérimentés et carrés.

A mon humble avis, ce resto est un bon "plan love" à réserver aux week-ends ensoleillés en été: visite du château en matinée, suivi d'un déjeuner en terrasse, et pour finir une ballade digestive (ou une saillie princière, selon vos goûts) dans les jardins du château et ses allées isolées...

Le soir, quand il ne fait pas encore très beau, même si la verrière reste agréable, je trouve que ça commence à faire beaucoup de transport (en tout cas quand on vient de Paris centre).

En tout cas, c'était bien plein ce samedi soir, et même le deuxième service a vu arriver pas mal de tables. La clientèle est hétéroclite, entre jeunes couples en plan love justement, clients de l'hôtel, repas d'affaires, tablées d'anniversaire et versaillais du cru.

 

Pour finir, tant que j'y pense, un troquet tout simple près de chez moi, qui là aussi ne mérite pas nécessairement le détour mais qui est bien agréable pour dîner entre potes pas cher, déjeuner en terrasse, ou se sustenter le dimanche, pour ceux qui sont dans le coin, un peu mieux que dans les mauvais rades de Place d'It ou Gobelins:

- L'alouette, Paris 13, au niveau du métro glacière, au croisement entre la rue de la Glacière et la rue du champ de l'alouette. Apparemment cantine des journalistes du Monde depuis que leur immeuble est juste à côté. Rien de transcendant, mais des grosses salades ou un tartare dans les 10-12 euros, de la bonne charcuterie, et des tartes maisons extras et copieuses, avec un service ultra-efficace et sympa. Je crois qu'il y a une formule à 16 euros le midi (plat du jour, tarte, verre de vin, café), le soir comptez 30 euros vin compris pour les plus ripailleurs d'entre vous.

J'y suis allé plusieurs fois, et sans rien en attendre d'exceptionnel, je le garde comme un bon plan de réserve, lorsque la compagnie est plus importante que l'assiette, et que l'on cherche à se sustenter généreusement sans se ruiner dans une ambiance propice à la décontraction.

Dans le même genre, j'aime bien aussi Lili et Marcel, en bas du boulevard Vincent Auriol (métro quai de la gare).   

 

Et puis, pour conclure, si vous voulez voir un match de sport diffusé sur Orange, Foot+, Sport+, Canal etc, il y a boulevard Auguste Blanqui le Havane Café, toujours ouvert. On n'y mange pas très bien (le même genre qu'à l'Alouette, en moins bon et un peu plus cher), mais ils ont des pintes à 5 euros ou quelques bières potables, et une bonne demi-douzaine de téloches avec possibilité de passer plusieurs matchs à la fois. Réservation impérative pour les grosses affiches (et vous aurez du mal à les convaincre de passer Tarbes-Bourges en 1ère division féminine de basket si c'est en même temps que la finale de la Champion's League).

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 10:04

Parfois, je me demande si tous les services administratifs ou clientèle du monde ne se font pas passer une photo de moi avec une note du style "avec ce bon con, y a moyen de se marrer, n'hésitez pas à faire de la merde avec son dossier".

 

Après les histoires de carte de sécurité sociale américaine que je dus redemander trois fois et attendre six mois, de relevé d'imposition mal rempli par la fac qui m'a valu un petit contrôle du fisc américain, ou encore de la taxe d'habitation de notre appartement français quitté il y a plus de deux ans qui continue à nous être prélevée, j'aurais pu apprécier d'être peinard avec les emmerdes de ce genre pendant un an ou deux.

 

C'était bien mal connaître mon destin.

 

On commence soft par un gentillet problème de carte Intégrale.

Je suis allé il y a plus de deux mois remplir un dossier d'abonnement. J'avais bien tous les papiers (désormais je me ballade toujours avec une pochette de 12 kilos de justificatifs parce qu'on sait jamais), tout se passe au poil. Je sors, ça marche, parfait.

Hélas, au bout d'un mois je reçois un courrier expliquant que ma banque n'a pas d'autorisation de prélèvement et refuse le paiement. La guichetière a du merder et oublier de me faire signer un truc. Pas trop grave, je remplis un papier joint au courrier que j'envoie à ma banque comme demandé, et je vais dans une agence intégrale payer ma mensualité. Un peu chiant, mais rien de bien grave pour mon blindage.

Naïvement, je pensais que c'était réglé. Hélas encore, je reçois un nouveau courrier ce mois-ci. Mon prélèvement est une fois de plus rejeté, pour la même raison. Je dois reremplir une autorisation de paiement, mais cette fois je dois l'envoyer au centre Intégrale, pas à ma banque. Et puis, again, retour dans une agence payer ma mensualité.

Rendez-vous le mois prochain pour le troisième papier à renvoyer signé, puisque j'imagine qu'il y en a un autre et que mon conseiller client, pour ne pas trop se surmener, préfère me les envoyer à un mois d'intervalle plutôt que tous en même temps.

 

Tout ceci n'était cependant qu'un petit amuse-bouche pour mon grand combat face à Bouygues Télécom.

Wikipédia m'apprend que, pour la troisième fois consécutive (en 2007, 2008 et 2009) Bouygues a été élu n°1 de la relation client, et est également le seul opérateur français certifié NF Service pour la qualité de sa relation client.

Effectivement, vous allez voir, ça envoie du gras.

 

Quand je suis revenu des US et que j'ignorais encore si ce serait permanent ou temporaire, j'ai piqué un vieux portable à ma môman et acheté une carte Bouygues, l'équivalent Mobicarte.

Au bout de 2 mois et demi, sachant que j'allais rester, je décide de passer vers un forfait plus classique, un peu moins cher et pensais-je bêtement, contraignant.

Je me rends donc vers la boutique Bouygues la plus proche, dans un magnifique centre commercial du 13ème arrondissement, pour y effectuer la transaction. C'est du ultra-classique, ça ne devrait pas poser de problèmes.

Le vendeur m'explique que pour garder mon ancien numéro, ce que je souhaite, par commodité et aussi parce qu'en période de recrutement potentiel, il est toujours bon d'avoir le numéro que vous avez indiqué sur le CV, je dois être sous contrat carte depuis 3 mois. Il me manque deux semaines, mais n'étant pas si pressé et comme de plus cette date-butoir donne aussi droit à 2 mois de forfait gratuit, je décide de patienter.

En y retournant, le vendeur (un autre, forcément), se rend compte que l'adresse fournie lors de l'achat de ma carte ne correspond pas à l'actuelle. Normal, à l'époque je faisais Tanguy chez mes parents. N'ayant pas de justificatif de domicile de cette adresse mais seulement de la nouvelle, il faut d'abord que j'effectue un changement d'adresse auprès du service client.

Ca ne pose pas de problèmes, mais ça prend 48h. J'ai du mal à piger que changer une ligne dans un fichier excel mette 48h à être validé, mais soit. Le vendeur me prend tous les papiers "pour gagner du temps quand je reviendrai", et je repars tête basse.

Deux jours après, troisième vendeur. Il n'a rien à foutre de mes explications (à savoir que je suis déjà venu, que j'ai déjà choisi le téléphone, donné les papiers, tout ça). On repart de 0. 30 bonnes minutes plus tard, je signe mon contrat. L'abruti de service m'explique que j'ai un nouveau numéro "provisoire" mais s'étonne que mon ancien numéro n'apparaisse pas sur le contrat. Il appelle le service client pour "être sûr", me dit que normalement c'est bon. Si je ne retrouve pas mon ancien numéro "sous 48h" (le chiffre magique Bouygues visiblement), je n'ai qu'à repasser.

Vous avez deviné, je repasse donc.

Je retombe cette fois sur le deuxième vendeur, qui rappelle le service client, se rend compte que la demande de "migration" n'a pas été effectuée, et que mon numéro "provisoire" est le seul enregistré. "Je fais le nécessaire, c'est bon, c'est réglé sous 48h".

Le pire c'est que j'y crois.

96h plus tard, tel Soeur Anne je ne vois toujours rien venir, et comme passer à la boutique Bouygues un soir sur deux à 19h est une passion que je souhaite réfréner, je décide d'appeler directement le service client. Quitte à ce que rien ne se passe, au moins j'économise le déplacement. La "migration" n'est toujours visible nulle part, mais je tombe sur une conseillère clientèle plutôt gentille qui écoute calmement mes récriminations mi-fâchées-mi-desespérées, qui me promet de faire le nécessaire, de me rappeler dans la journée, et me remet 20 minutes de forfait pour me rembourser du prix de l'appel (oui, le service client, chez Bouygues, c'est payant, la qualité NF sans doute).

Finalement, la journée passe et elle ne rappelle pas.

Le lendemain, je rappelle (j'aime me faire du mal): je tombe sur une autre conseillère, moins sympa, mais elle me dit que sa collègue a prévu de me rappeler. Elle a juste 24h de retard.

Effectivement. Pour me dire, d'un ton semble-t-il sincèrement désolé qui m'a un peu réchauffé le coeur (il en avait besoin), que, oui, y a un blème (ah bon?), mais qu'elle ne peut rien faire et qu'il faut passer par l'agence. Elle m'explique -et j'ai la faiblesse de la croire- qu'elle essaye de les joindre en vain et qu'il faudrait mieux que j'y retourne, qu'elle a fait une note dans mon dossier, et que je leur explique de rappeler le service clientèle pour régler la situation. Et que quand tout marcherait, si Dieu veut, j'aurai droit à un "geste commercial".

Au bord de la crise de nerf, me voila donc de retour à la boutique, où je parle avec un quatrième vendeur, à qui je tente, de moins en moins calmement d'expliquer la situation. Il n'en avait strictement rien à branler, m'explique que de toute façon mon contrat a été archivé, qu'il a besoin de son numéro (que je n'ai pas avec moi, my bad, mais je me disais qu'avec le numéro de téléphone, une pièce d'identité, voire un RIB ou un numéro de carte bleue ça pouvait se retrouver), et que donc je n'ai qu'à repasser.

Sur le chemin du retour, j'achète un peu de Prozac et de l'herbe aux joueurs de basket de Glacière, et je pleure.

 

Le lendemain, car il faut quand même une fin heureuse, sans explication, sans rien, ça marche. Alors que je me résignais à y retourner une nième fois, je me rends compte que mon ancien téléphone est désactivé, et que le nouveau a bien récupéré l'ancien numéro. Il m'a fallu plusieurs heures pour m'en apercevoir, et une de plus pour me persuader que c'était bien vrai.

 

 

Epilogue.

De façon générale, je ne remercie pas la boutique Bouygues à laquelle j'ai eu le malheur de m'adresser.

En particulier, je ne remercie pas:

- celui qui m'a fait signer le contrat et ses excès de sebum, frais émoulu de son BTS technico-commercial à la con, qui n'a jamais écouté un mot de ce que je lui racontais et qui m'a tutoyé (malgré mon vouvoiement) sous je ne sais quel prétexte. Je suis pas un djeun's cool. En tout cas pas dans une relation professionnelle ou commerciale. Pov' tâche, plus intéressé à l'idée de me vendre un kit main libre ou un matelas de protection pour mon téléphone à un euro, a visiblement été infoutu de remplir correctement le contrat, s'en est rendu compte et m'a baratiné en se disant que de toute façon, quand je serai dans la merde, il ne serait pas à la boutique (je ne l'ai effectivement jamais revu).

- le beau gosse épilé aux muscles saillants, qui m'a fait appeler moi-même le service client pendant qu'il updatait son statut facebook ("encore avec un gros con", ou un truc du genre, j'imagine) sur son iphone de merde. Service client qui m'avait dit d'aller à la boutique leur demander de les rappeler. Ce qui s'est transformé en "j'appelle le service client comme si j'étais chez moi, mais je suis dans un centre commercial à 19h, j'ai fait une demi-heure de queue, et un vendeur fait semblant de m'écouter".

 

Et puis, je remercie un peu:

- le stagiaire, croisé deux fois, qui avait au moins l'excuse de l'être, et d'être plus sympa que ses collègue. Je crois que lui non plus n'était pas très compétent, mais au bénéfice du doute il se pourrait qu'il ait contribué à m'aider...

- plus sûrement, la première conseillère clientèle, calme, gentille, et qui fut, je crois, ma bonne samaritaine. J'espère qu'elle ne sera pas embaûchée par France Télécom.

 

Quant au geste commercial, là j'ai pas franchement envie de passer 30 minutes au 614 pour marchander et gagner 20 minutes que je n'utiliserai de toute façon probablement pas. On verra quand je serai un peu redescendu.

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 10:34

Hier soir, j'ai assisté à l'impressionnant concert d'Andy McKee, un guitariste acoustique américain.

 

J'avais découvert l'une de ses vidéos l'an dernier, postée par un commentateur, sur le très bon blog de Djac Baweur malheureusement en coma avancé.

Les vidéos Youtube du sieur McKee sont assez célèbres chez les amateurs de guitare, principalement pour sa technique ébouriffante et assez personnelle, mélange de tapping et de picking: les plus connues ont été vues plusieurs millions de fois depuis 2006, autant dire que je ne suis pas trop à la pointe de l'info.

 

Cela dit, c'était son premier concert à Paris, au New Morning, petite salle typée "club de jazz" pas loin de Gare de l'Est. Nous étions quelques centaines de pékins (400, à vue de blair, soit déjà trop pour en faire un concert estampillé in par Technikart): foule branchée guitare, pour sûr, avec quelques discussions un peu branlette, mais assez hétéroclite, du jeune cadre dynamique encostardé au vieux hardos, en passant par le fan de prog' ou encore le minet à polo et lunettes carrées.

 

Andy McKee est un petit gros qui commence à se dégarnir, 30 ans en paraissant plutôt 35, pas très charismatique, un peu voûté par timidité, mais visiblement sympa et assez rigolo dans l'annonce de ses chansons. L'accueil du public, aussi respectueux que chaleureux, a semblé contribuer à le décrisper au fur et à mesure du concert.

Mais de toute façon, le plus important, c'est guitare en main, et là il ne fait pas de complexes...

C'est à dégoûter l'amateur lambda d'être fier de savoir jouer Nirvana, Renaud et U2. Pour autant, ses morceaux sont rarement de la virtuosité pour le plaisir, ou pour une espéce de "c'est moi qu'a la plus grosse" adapté en "c'est moi que je joue le plus vite": il me semble que la recherche de la mélodie reste toujours très importante dans ses morceaux. Et chez les grands techniciens, ce n'est pas si fréquent (que celui qui a déjà écouté certains titres de Dream Theater sans bâiller m'excuse).

 

McKee est un ancien guitariste électrique, amateur de prog' et de metal, ce qui se sent dans certaines de ses compos, rapides et "agressives". D'autres sont plus planantes, certaines "groovy". Enfin, il est aussi très fort dans ses "arrangements" de classiques pop-rock des années 80.

Il compose également sur harp-guitar, instrument assez moche qui permet de jouer sur les basses de manière intéressante quand on n'a pas assez de six cordes. Pour ceux qui en ont déjà trop, il vous reste toujours la solution des Presidents of the USA ou de Max Cavalera

 

Bref, 1h45 d'instrumental pas chiant, bien au contraire, voila une denrée assez rare.

J'aurais bien acheté ses albums, en vente après le concert, malheureusement je n'avais ni cash ni chèque sur moi. J'aurais aussi pu rester pour me faire dédicacer mon string ou plus simplement mon ticket, mais il commençait à se faire tard.

Les albums sont de toute façon depuis peu distribués chez nous par Harmonia Mundi, ou sur son site. Il y vend aussi les tablatures de ses morceaux, pour ceux qui ont envie de pleurer. Quant à la signature, il y a peu de chance qu'il devienne le nouveau Michaël Jackson, je n'ai donc probablement pas raté l'occasion de devenir millionnaire grâce à Ebay.

 

Vous me direz que j'aurais pu faire la pub avant le concert, mais bon, pour les trois que j'aurais potentiellement pu convaincre, il reviendra sûrement, et il faut quand même cultiver un peu son côté élitiste.

 

Quelques vidéos:

- Sur le même mode que sa chanson la plus connue (Drifting), Hunter's Moon, du dernier album:

 

 

- Dans un registre plus classique, une chanson avec un groove assez "métal", The Art of Motion:

 

- Une ballade, Rylynn:
- Sa version de Africa, tube du groupe Toto:
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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 11:27

Lors de ma première année de post-doctorat aux US, j'avais essayé de conserver une petite activité physique.

J'avais fait quelques matchs de foot mixte, et j'essayais d'aller à la salle de gym une fois par semaine.

Mais, à force de prendre des 10-0 et de côtoyer des cubes chinois obsédés par leurs reflets dans les rangées de miroir, je m'étais lassé.

Bref, l'an dernier, hormis un peu de marche, quelques tennis et de très rares séances de vélo, question sport, ce fut nada, balpeau.

 

Depuis que je suis rentré, n'ayant rien de mieux à foutre de mes soirées comme tout célibataire qui se fait chier, je me suis remis au foot avec les copains, rejoignant les deux équipes que j'avais quittées deux ans auparavant. Deux matchs par semaine, et j'ai même dit que j'étais prêt à jouer dans l'équipe du labo. J'en suis à un point où le week-end, il m'arrive même d'accepter d'aller faire un basket avec des gros noirs fumeurs de pétards sur les playgrounds situés sous le métro Glacière...

 

Image1.pngForce est d'admettre que je ressemble plus au premier qu'au second...

 

Après trois semaines, quelques constats s'imposent:

- j'ai quasiment retrouvé mon niveau d'antan. Le côté positif, c'est que je ne plombe pas l'équipe. Le côté un peu démoralisant, c'est que quand après t'être arrêté un an tu joues comme avant au bout de deux matchs, ça veut juste dire que ton niveau n'a jamais été bien haut...

 

- je me fais vieux, parce que désormais j'ai mal partout pendant deux jours après un match. Comme je fais deux ou trois matchs par semaine, j'ai mal partout et tout le temps.

Mes pieds plats me font souffrir, mes genoux ne se plient plus, mes quadriceps me lancent, j'ai une contracture au mollet, etc. Ce matin en allant au RER, je me suis fait dépasser par trois petites vieilles tellement je boitais lentement.

Cela dit, ce qui est plutôt rassurant, c'est qu'hormis après le premier match, je ne suis pas spécialement fatigué physiquement.

 

- les équipes que je fréquentais n'ont pas particulièrement changé elles non plus, les défaites s'accumulent comme aux jours d'antan. J'attends toujours ma première victoire. Cela dit, mon ego de sportif, peu développé, vit assez bien la défaite lorsque le match a été intéressant, ce qui a été le cas dans tous les matchs que j'ai joués jusqu'à présent. Les défaites par un ou deux buts d'écart sont rageantes mais pas démoralisantes, les défaites 8-0 le sont...

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 12:30

Récemment, ayant un avion à prendre, j'ai acheté un magazine que je n'avais jamais lu auparavant, Technikart. Principalement pour des interviews de deux écrivains anglais que j'aime bien, Martin Amis et Nick Hornby.

 

Je crois que cette lecture a bouleversé une bonne partie de mes schémas de pensée. En tout cas, elle m'a laissé un goût étrange, mélange d'irritation difficilement contenue et d'amusement un rien narquois, qu'il m'a bien fallu 3 semaines pour nanalyser sereinement.

 

Voici les conclusions, qui prouvent bien que j'ai des dimanches passionnants: 

 

Vis à vis de la culture, il y a ceux que ça intéresse et ceux qui s'en foutent.

Globalement, ceux qui s'en foutent ne sont pas totalement acculturés, ils consomment juste ce que les mass media leur débitent à la tonne: Camping 2 ou Die Hard 4, le 26ème roman de Marc Lévy ou le 33ème d'Ana Gavalda, le nouveau CD de Céline Dion, des Enfoirés ou de Johnny etc.

Et puis, les autres, qui se veulent un peu plus pointus, qui lisent Télérama (pour les bourgeois ou les plus âgés) ou les Inrocks (pour les djeun's à mèches). Ceux-là vont voir des films coréens en V.O. et connaissent par coeur l'oeuvre de Gondry, écoutent des groupes en The et lisent Paul Auster.

En somme, tout ce qui est un peu moins "mainstream", mais qui ne sort pas franchement des sentiers battus non plus: les films de Wong-Kar-Wai sont sélectionnés à Cannes et passent dans 100 cinés parisiens, The Killers n'a vendu que 10 millions d'albums, et si on ne trouve pas les derniers livres de Jonathan Coe sur les mêmes promontoires que ceux de Guillaume Musso, ils sont tout de même largement exposés.

 

Jusque-là les choses étaient assez claires pour moi.

Je savais par ouï-dire qu'il y avait une troisième catégorie, un cran au-dessus, ceux pour qui la culture Télérama-Inrocks est souvent beaucoup trop populaire.

Technikart me les a fait rencontrer, et tout s'est brouillé dans ma tête. Le trou noir, la descente aux enfers.

 

Ainsi, pour eux, le comble du mainstream, c'est Supertramp, groupe de pop-rock un peu prog' des années 70. Loin de moi l'idée que ce groupe est total underground: le groupe a été très populaire en son temps, surtout en France, a vendu dans les 100 millions d'albums, et les chansons Logical Song, Breakfast in America ou It's Raining Again etc, continuent d'être abondamment diffusées en radio. Mais bon, je ne suis pas sûr non plus que des millions de personnes écoutent volontairement et régulièrement Supertramp aujourd'hui. Et puis, hormis ces hymnes pop, le groupe a aussi sorti pléthore de chansons de 8 minutes ou plus, truffées d'intros piano-harmonica, d'harmonies vocales et de breaks piano-guitare aussi progs que mélodiques (voir par exemple le superbe School), bien éloignées des canons couplet-refrain-couplet. On est quand même assez loin de Britney Spears.

 

 

J'ai été également scié d'apprendre que Jack Johnson représentait le comble du populaire insupportable. Je connais peu, mais j'en étais resté à l'idée que c'était cool de l'écouter, comme une sorte de nouveau Ben Harper, bien dans l'optique Télérama-Inrocks exposée plus haut*. Un artiste qui ne passe pas sur NRJ mais sur RTL2, qui ne remplit pas le Stade de France mais des Zénith, qui fait des textes engagés comme quoi faut prendre soin de la Terre etc. Eh ben pour Technikart, ce genre d'artistes, ça passe vraiment pas. 

En couv' de ce numéro, il y avait Uffie, chanteuse électro que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam. Egérie du groupe versaillais Justice (que je connaissais, quand même), figure de la night parisienne, elle raconte sa vie difficile de gosse de riche, américaine partie seule étudier à Paris, à qui son père a semble-t-il un peu coupé les vivres quand il s'est rendu compte qu'elle passait son temps à clubber. Ne chialez pas, je sais, c'est dur**.

 

Puis je suis allé consulter les chroniques de disques. Non seulement je ne connaissais aucun des groupes cités, mais je ne connaissais même pas la catégorie musicale à laquelle ils appartenaient***. Encore pire, je ne comprenais pas la critique: incapable de dire si le mec aimait ou pas.

Vous pensez que j'en rajoute?

Un exemple:

" En 2010, le shoegaze (courant musical visiblement bien connu des initiés, NdMix) relève de l'héroique tout juste bon à satisfaire des roturiers audiophiles aux manches mitées. Coupable de dérogeance, une partie de sa noblesse a été ostracisée, condamnée a garnir les étagères comme des bibelots.

Les larsens se sont tus, perdus dans des salles trop grandes (200 personnes?, NdMix). Dans l'air septentrional des faubourgs d'Oslo, Serena maneesh troque vite le toc ikea des structures en balsa contre les métaux lourds et le bois de rose pourtant très noir. Comme un Black Sabbath (eh, ça je connais, NdMix) futuriste qui se serait pris les doigts dans les boucles de Neu, ils affolent l'altimètre sans jamais quitter le sol bétonné clinique glacé.

Dans cette faille spatiale, Amon duul deguste son dernier banquet et les Swans essaient de percer les nuages. Vous pouvez crier."

Si quelqu'un a une interprétation, je suis preneur.

 

Mais en fait, je crois que ça révèle bien le plus gros problème de cette revue et de ses lecteurs: trop d'intellectualisation tue selon moi un peu ce que l'art doit être avant tout, une transmission d'émotions.

 

Quand j'apprends qu'en 2005, un courant musical appelé Med-fi se définit comme "l’utilisation de technologies modernes d’enregistrement couplées à l’emploi d’instruments acoustiques et analogiques, un contact direct avec les fans et des chansons remaniées en concert", je me dis soit on se fout de notre gueule, soit ces mecs là gagneraient à se demander ce qu'est le rock'n'roll: vous savez, ce courant musical qui existe depuis une cinquantaine d'années, qui se caractérise notamment par l’utilisation de technologies modernes d’enregistrement couplées à l’emploi d’instruments acoustiques et analogiques, un contact direct avec les fans et des chansons remaniées en concert...

Je me suis aussi beaucoup interrogé sur la critique philosophico-hallucinante, bardée de références moisies****, que Technikart a fait du film Anvil!.

 

J'ai eu enfin un petit souci avec leur cohérence de pensée.

Lorsqu'un lecteur de Télérama va voir Spider-Man 3, il peut argumenter que c'est avec "second degré". Ou alors, quand il achète le dernier U2 chez Carrefour à l'instar de 3 millions de blaireaux, il peut se consoler en se disant que c'est un groupe de légende qui a su concilier succès populaire et exigence artistique. Bref, on peut toujours justifier quelques exceptions à un schéma à peu près cohérent.

Dans le cas du coeur de cible Technikart, c'est beaucoup plus complexe. D'une, eux aussi ne sont pas toujours à contre-courant de la critique "branchée mais pas trop": même s'ils n'aiment plus par exemple le Petit Journal devenu trop populaire et donc selon eux populiste, ils idolâtrent MGMT, groupe qui comme Jack Johnson fait l'apologie du surf mais vient de New-York et pas de Hawaï*****. Ce duo presque disque d'or est encensé aussi bien par Métro que les Inrocks, autant dire que ça devrait ratisser beaucoup trop large pour être à la pointe du in.

Et puis, ils font l'apologie du mainstream. Imaginez la prise de position ultra-engagée vis à vis de leur lectorat: il n'y a (presque) pas de mal à aimer un truc que d'autres gens connaissent, ou pire, aiment. Mais si selon eux, c'est écouter Supertramp ou Alizée depuis qu'elle fait de l'électro-pop que plus personne n'achète, avouez qu'on s'y perd...  

 

Bref, je vais aller prendre une aspirine. Et désormais, je me contenterai de Hard Rock Magazine, c'est moins difficile à comprendre: le métalleux peut avoir un côté élitiste, mais il se pose rarement trop de questions métaphysiques.

 

 

* Après vérification, en 2008 en tout cas pour la sortie de son dernier album, les Inrocks aimaient toujours JJ.

 

** Je crois que c'est un peu ça le coeur de cible de Technikart: des parisiens (qui d'autre?) plutôt jeunes, cultivés et friqués, mais qui le vivent plutôt mal et expriment donc leur côté rebelle en portant du cuir, en fréquentant les milieux électro-branchés, voire en s'acoquinant avec quelques "racailles". L'univers de Lolita Pille, quoi.  

 

*** bon, vous me direz, je connais des courants tels que le Viking metal et des groupes comme Borknagar, et peut-être qu'à Technikart ils n'ont jamais entendu parler de ces trucs la non plus. Mais quand même, je me croyais plutôt au fait de la scène musicale dans son sens le plus vaste, j'ai déchanté.  

 

**** faut dire qu'encore plus qu'ailleurs, les journaleux de ce canard aiment bien montrer qu'ils connaissent plein de choses, même et surtout si elles n'ont rien à voir avec le sujet qu'ils traitent. Surtout que dans le cas présent, le métal sorti de Metallica et Slash, visiblement, c'est pas trop leur domaine de compétence.

 

***** It makes sense: un savoyard qui fait l'apologie du ski de fond, c'est juste un plouc. Un parisien qui en fait 3 fois dans l'année, c'est un mec à contre-courant qui prone le retour à la nature.

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