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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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  • Misanthrope optionnellement misogyne et Esprit Universel.

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 15:23
Un titre accrocheur, pas forcément en phase avec tout ce que je vais raconter, mais qui je l'espère va m'amener plein de lecteurs (j'ai suivi "Journalism 101" dernièrement).

En fait, tout a à peu près été dit ici par Nicholas Carr (avec Google au lieu de iPhone pour faire parler de lui, mais là aussi c'était plus général), et la, sous forme plus comique.

Il y a d'autres choses très justes (comme le fait de ne plus écouter d'album en entier ou la disparition de la pause déjeuner), mais l'essentiel est selon moi résumé ici:
- Memory: When almost any fact, no matter how obscure, can be dug up within seconds through Google and Wikipedia, there is less value attached to the "mere" storage and retrieval of knowledge.
- Dead Time: When was the last time you spent an hour mulling the world out a window, or rereading a favourite book? The internet's draw on our attention is relentless and increasingly difficult to resist.
- Respect of professionals: The proliferation of health websites has undermined the status of doctors (and other professionals), whose diagnoses are now challenged by patients armed with printouts.
- Privacy: We may attack governments for the spread of surveillance culture, but users of social media websites make more information about themselves available than Big Brother could ever hoped to obtain by covert means.
- Concentration

Je ne suis pas statisticien et je ne prétends pas que l'observation de dix personnes fait office de vérité générale (je ne suis pas un institut de sondages), mais d'après mon expérience personnelle et l'observation de mes con-citoyens, j'aurais tendance à croire que c'est assez vrai.
J'ai toujours eu des problèmes d'attention, mais j'ai l'impression que j'ai désormais plus de mal à me concentrer sur un bouquin, ou sur des analyses de données, un match de sport, et même sur un film quand je le regarde à la télé (c'est pour ça entre autres que je préfère aller au cinéma).
Je pense avoir une bonne mémoire, surtout des trucs les plus inutiles, mais il m'arrive de plus en plus de relire 3 fois en 4 jours la même page wikipédia parce que je n'ai rien retenu de l'information que je cherchais.
Quand je m'emmerde et que je n'ai rien à foutre, je vais de plus en plus devant Internet et de moins en moins devant la télé (ça c'est pas forcément trop grave), mais aussi de moins en moins derrière un bouquin (ça ça me mine plus).
Pour les deux autres faits, je ne me sens pas trop visé mais je suis assez persuadé de leur véracité.

Même si vous êtes d'accord avec moi, vous allez me dire "qu'est-ce que l'iPhone a à voir là-dedans, parce que tu causes que d'Internet, connard?".
J'y viens.
Les iPhone et autres GooglePhone, Blackberry, Smartmachin et je ne sais quoi ne font qu'amplifier le phénomène. Il y à peine deux ans, on se contentait de se décérébrer au boulot ou chez soi, en tout cas pas loin d'un bureau. Avec ces petites merdes de 20cm2, on peut être connecté en permanence, dans son bain, aux chiottes, au resto, dans son pieu, n'importe où. Et quand on peut facilement, on ne se prive pas, j'en ai la démonstration sous les yeux en permanence.
Dans le bus tous les matins, la moitié des blaireaux sont en train de doigter leur substitut pénien ou clitoridien (remarque, ça fait toujours ça de moins qui n'est plus en train de brailler sa vie privée au téléphone: maintenant, ils twittent, c'est plus silencieux). Mon chef ne peut pas s'empêcher de checker ses emails toutes les 20 minutes en group meeting. Mais je crois que le pire, c'est au restaurant: je vois de plus en plus de couples chacun sur leur iPhone dès qu'ils attendent un plat. Ou d'abruti qui se fait un petit coup de Google dès que sa moitié part pisser. Si encore c'était un déjeuner d'affaires avec un casse-burnes... mais pendant un dîner romantique, franchement, ça me fait peine. Idem les dernières fois que je suis allé au pub: toujours un ou deux gars à la table qui se mettent à surfer pendant que le reste discute et boit des bières.

Dans quelques dizaines de génération, si l'Homme est encore là, je l'imagine bien muet, avec un cerveau ne permettant que la mémoire immédiate (comme le poisson rouge), et muni d'un index et de pouces surdéveloppés (l'adolescent ricain moyen est déjà à 100 mots/minute en mode texto).

Voila. C'était ma petite minute mensuelle passéiste, "c'était mieux avant même si j'étais pas là avant". Et j'aimerais bien savoir ce que glandaient les thésards quand internet n'existait pas. Moi, en attendant les retours sur mon draft et le meeting de cet aprèm, je vais aller consulter lequipe.fr.
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 03:53
Ce week-end, nous avons vu Precious (une obèse de 16 ans violée par son père séropositif et enceinte de son deuxième enfant, le premier étant mongol, battue par sa mère et en échec scolaire) puis The Road (dans un monde post-apocalyptique où les animaux ont disparu et la plupart des survivants humains sont devenus cannibales, un père et son fils tentent de survivre après que la mère désespérée s'est suicidée).
Comme en plus le concert de John Fogerty était un peu décevant (le concert lui-même était plutôt bon, mais le public à la moyenne d'âge digne du public des Chiffres et des Lettres était bien amorphe et m'a un peu empêché de rentrer dans le show), vous comprendrez qu'on avait besoin de se remonter le moral.

Et, ce n'était pas nécessairement prévu, mais nous avons passé un excellent moment chez Sensing.
Sensing est la "chaîne" de Guy Martin, le chef du Grand Véfour. Le Grand Véfour a perdu sa troisième étoile Michelin l'an dernier, Guy Martin passant visiblement plus de temps à étendre ses activités qu'à superviser la cuisine de son restaurant phare.
Qu'on ne se méprenne pas, je ne fais pas ici la pub de Guy Martin, qui d'une part n'a pas besoin de moi, et qui d'autre part ne m'inspire pas vraiment confiance avec sa chaîne de sandwichs sous vide à 13 euros Miyou (mon côté plouc sans doute, mais je préfère un club frais à la boulangerie du coin pour 4 euros, même s'il n'y a ni foie gras ni chutney de mangue dedans).

Par contre, je recommande chaudement aux Bostoniens ou aux foodies passant dans le coin d'aller visiter son spin-off, ne serait-ce que parce que le chef Gérard Barbin, dont c'est la première expérience en tant que "head chef", est sympa et plutôt doué, et que le chef de salle Guillaume ainsi que tous les serveurs sont impeccables. Et parce que l'aventure ne va peut-être pas durer éternellement (voir plus bas).
Les grands chefs entrepreneurs, Ramsay, Ducasse ou Robuchon, s'installent plutôt à New-York, Las Vegas ou Los Angeles. Lorsque Martin a choisi Boston pour sa première expérience américaine, la presse locale et les bostoniens - toujours un peu en mode compète face aux new-yorkais- n'en pouvaient plus. Las, les premières critiques du restaurant ont été plutôt moyennes, et, toujours méfiant des "machin présente", j'avais fini par me dire qu'y aller ne valait pas le coup. 
Et puis, un an après, les gens y sont retournés, ont trouvé que ça s'était suffisamment amélioré pour en refaire une critique, le restaurant est apparu dans divers classements locaux etc, et j'ai eu de nouveau envie d'y faire un tour.
Mes semaines dans la région étant comptées, il s'agissait de ne plus lambiner.

Samedi soir, 20h, le resto n'était pas plein, environ 1/3 des places étaient vides. Pourtant, la salle est déjà bien aérée (ce qui n'est d'ailleurs pas désagréable aux US où même dans les restos haut de gamme l'espace est souvent plus rentabilisé que dans les troquets parisiens).
Nous avons opté pour le menu dégustation, que je définirai comme le meilleur rapport qualité-prix de la ville: 75 dollars le menu itself, pour 6 mises en bouche ("teasers", en fait presqu'un plat à part entière), 1 entrée, 1 poisson, 1 viande, 1 dessert. L'accord mets-vins (rien d'exceptionnel mais très correct, 1 verre de champagne, 2 verres de blanc, 1 verre de rouge, 1 petit verre de vin à dessert) rajoute une trentaine de dollars: avec le café, les taxes, et un généreux pourboire, nous en avons eu pour 140$ tête, quand même 100$ de moins que No9 Park et consorts. Certes, c'est un cran en-dessous, mais peut-être pas tant que la différence de prix ne le laisserait penser.
Les plats qui nous ont été servis étaient tous des plats de la carte, par contre nous avons Priscilla et moi eu chaque fois chacun un plat différent, ce qui en partageant nous a permis de découvrir à peu près l'ensemble du menu.
Les 6 mises en bouche sont une idée plutôt chouette, et la réalisation est presque à la hauteur (une huître bien assaisonnée, une très bonne mini-pizza, un macaron à la betterave surprenant, une excellente crême brûlée aux champignons, seules la croquette de fromage-tomate confite et la soupe de potiron au café étaient un peu bof). Les entrées étaient inégales (raviolis à la chataîgne secs et fadasses, mais très bon velouté de rutabaga à la figue et au comté). Les plats de poisson étaient eux influencés thaï, avec les poissons eux-mêmes un peu fades mais les sauces et accompagnements remontaient le niveau. Les plats de viande par contre furent tous deux très chouettes: une joue de veau braisée avec des haricots coco, et une bonne pièce de boeuf avec une béarnaise, simple mais efficace. Très jolis desserts - le chef, passé par Hermé, semble aimer travailler le sucré-, et très bon dans le cas du citron-yuzu (moins dans le cas de la tatin à la citrouille - mais la citrouille, très employée ici dans les desserts ou même dans la bière, n'est pas vraiment ma tasse de thé).

L'ensemble s'est avéré un peu inégal donc, mais avec plus de hauts et quelques très hauts que de bas. Et puis tout le monde était très gentil, ne nous a pas pressé alors que nous étions la dernière table, nous avons donc passé un excellent moment. Guillaume, alsacien sur Boston depuis 7 ans, nous a offert une petite assiette de fromage bien sympathique avec deux verres de vin italien, une attention fort aimable qui explique en partie cette petite plage publicitaire (comme pour chez Albert à Amherst, où j'avais été acheté par une coupe de champagne et un dessert: je ne coûte pas bien cher en valeur absolue, mais en investissement pur, avec mes 12 lecteurs français, je ne suis pas franchement une bonne affaire).

Je leur fais de la pub (et donc indirectement à Guy Martin aussi) parce que je pense que le business ne va pas très fort, et que je ne pense pas que ça soit mérité. Plusieurs facteurs probablement: des premières critiques bof, des deuxièmes meilleures mais trop tard, surtout dans un contexte économique où pas mal de gens réfléchissent à deux fois avant d'aller claquer 100 ou 200$ au resto. Un resto d'hôtel. Un coin un peu paumé de Boston (la jetée) où on passe pas vraiment par hasard, et où les autres restaurants présents, majoritairement des chaînes de seafood plutôt bofs, ne favorisent pas le passage des gourmets.
Ils font des offres spéciales, réductions et autres, tous les jours de la semaine, mais je ne sais pas si ça sera suffisant. Après tout je peux me tromper et peut-être que tout va très bien, mais... J'espère que Barbin - qui a pris le temps de venir saluer toutes les tables - réussira.
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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 15:51
Récemment, en jetant un oeil à Facebook via la session de Priscilla que j'ai piratée, je me suis fait cette réflexion:
Facebook a remis au goût du jour le principe de la soirée diapos.

Quand j'étais gamin, j'ai eu de rares fois droit à ces soirées où certains amis de mes parents, pourtant usuellement raisonnablement cultivés, retrouvaient leurs instincts beaufs et montraient leurs photos ou films de vacances, même les plus embarrassants à leur amis tentant de cacher leur gêne mêlée d'ennui.
Et puis, ça s'est perdu. Et franchement, je trouve que l'Humanité ne s'en portait pas plus mal.

Parmi les "amis" de Priscilla, que je ne connais pas tous, j'ai retrouvé cette perte de pudeur que je pensais un peu disparue.
Bon, ok, faute avouée à moitié pardonnée, je suis moi-même un voyeur à tendance exhibitionniste, mais si j'avais mon propre profil Facebook, je ne posterais pas en "semi-public" des photos privées de Priscilla et moi. Ou des photos de l'échographie ou de mon mioche en train de faire popo, si j'en avais un. Déjà que je ne les montre pas spontanément à mes potes...
Je remercie d'ailleurs Priscilla de faire de même: après tout, parmi ses "amis", il y a des personnes qu'elle n'a plus vu "en vrai" depuis le collège.
Avouez que voir ce genre d'"amis" en train d'allaiter ou de dégueuler en soirée, ou leur laisser voir des choses similaires, ça relève plus de l'indécence que de l'amitié.

On me répondra encore qu'on ne poste que ce que l'on veut et qu'on "choisit" ses amis: je remarque aussi qu'au bout de six mois de facebookage, on a vite fait d'avoir 3000 amis dont la plupart sont des parfaits inconnus (c'est pas parce qu'on a été dans la même classe au CP et au CE1, ou qu'on boit un café ensemble au bureau 1 fois par mois qu'on connaît quelqu'un), et, par habitude, de poster des trucs plus osés que ce qu'on aurait cru de prime abord.
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 19:31
Je sais, c'est mal, mais quand j'ai vu le titre et les premiers mots ("un belge"), j'ai ri.

Considéré dans le coma pendant 23 ans, le patient était en fait paralysé

"Un Belge de 46 ans a été considéré pendant vingt-trois ans comme étant dans un coma éveillé alors qu'il était en fait complètement paralysé et ne pouvait simplement plus communiquer, rapporte l'hebdomadaire allemand Der Spiegel lundi 23 novembre.
Rom Houben, ancien étudiant ingénieur et amateur de sports de combat, avait été victime d'un grave accident de la route. Les médecins et infirmières de l'hôpital où il était soigné l'ont très vite considéré comme dans un état végétatif, explique le magazine. "J'ai crié mais on ne m'entendait pas", a-t-il raconté au Dailymail.

Il a fallu des examens médicaux pratiqués à l'université de Liège pour découvrir que son cerveau était intact. Grâce à un ordinateur spécialement adapté et sur lequel il arrive aujourd'hui à taper des mots, le patient peut désormais à nouveau communiquer et a raconté le calvaire qu'il avait vécu pendant toutes ces années. "Je n'oublierai jamais le jour où ils m'ont découvert, c'est ma seconde naissance", a-t-il ajouté, précisant avoir pendant ces si longues années "médité".
"

Dépêche AFP lue dans le Monde.

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 01:22
Complètement scié par un article plus cliché que l'épisode des Simpsons de la semaine dernière (eux au moins, c'était voulu), dans le pourtant respectable Boston Globe d'aujourd'hui.

Pour résumer, les habitants de Poligny se sont cotisés pour racheter le bail de la librairie du village, menacée de fermeture.
Au début de ma lecture, je me demandais bien pourquoi le Boston Globe écrit un article là-dessus: c'est dimanche et il y a 200 pages à remplir. Et, à l'heure où de plus en plus d'Américains se mettent à militer pour une consommation plus locale ("Main street rather than Wal-Mart"), on pourrait penser que ce serait pour saluer l'initiative.
Mais non, le journaliste nous sort une analyse historico-sociologique à deux sous bourrée de clichés sur la France, ce pays passéiste qui refuse la mondialisation (on se croirait dans Astérix): trois paragraphes plus loin, l'article commence, évidemment, à nous parler de la Tour Eiffel, puis de pinard et de fromage...
On conclut sur le bon Président qui voulait nous faire travailler plus pour gagner plus mais qui s'est heurté à ses feignants de concitoyens: les français ne travaillent pas plus qu'avant (l'article ne s'attarde pas trop sur le "gagner plus", par contre). Et bien sûr, une ultime référence aux six millions de Musulmans...

N'en jetez plus, la coupe est pleine. Si c'est pour pondre des trucs de ce niveau, parlez de la main d'Henry, plutôt... 
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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 22:53
Après les places pour Springsteen, je cherche à vendre ma Toyota Tercel blanche, modèle 1995, 4 portes, 70000 miles (110000kms), 2200$ (soit l'argus selon kbb pour un état moyen).
Boîte automatique, direction assistée, stereo, clim.
C'est pas la bagnole la plus belle du monde, elle fait ses 15 ans avec quelque bugnes sur la carrosserie (si vous vous attendez à acheter une bagnole neuve pour 2000$, ne prenez même pas la peine de me mailer), mais elle roule, bien, ne consomme pas beaucoup (40 mpg, ça doit faire du 6-7 litres aux 100). Deux nouveaux freins avant (encore garantis), 2 roues ont été changées quand je l'ai achetée, et j'ai fait la vidange et le check-up comme prescrit tous les 5000kms.
J'en suis seulement le deuxième utilisateur, et pas d'accidents reportés sur la bagnole.
Disponibilité: début décembre.
Région: Pioneer Valley ou Boston.
Photos sur demande.

mixlamalice@hotmail.com

I'm selling my white Toyota Tercel. I was only the second owner of the car which has a clean title and quite a low mileage (I added 10000 miles in the last 2 years, mainly doing Amherst-Boston on the Mass Pike, for a total a little over 70000). The car is not really fancy and has a few minor outside bumps, but the interior is clean and the car is running great with very low gas mileage (close to 40 mpg). I put on new front brakes one year ago, and the tires have been changed when I bought it 2 years ago. Oil was changed and the car looked at every 3000 miles, and the car passed the inspection without any problems. The car has automatic transmission, air conditioner, front airbags and AM/FM stereo. All in all it is a really cheap (maintenance costs, gas, insurance) and reliable car, with a good retail value if you want to keep it only a couple of years. KBB good condition value is 2500$, I am asking for the fair condition value price, 2200$. The car will be available at the beginning of December. Photos on demand.


mixlamalice@hotmail.com


Pour l'instant j'ai déjà trois offres, mais entre le mec qui me dit que c'est trop cher et demande 40% de rabais avant même d'avoir vu la bagnole (what the fuck?) et la nana casse-burnes qui remarque toutes les traces de rouilles (ouais la bagnole a 15 ans et il pleut 300 jours par an ici tu t'attendais à quoi?), je sens que ça va faire travailler mon ulcère.

If the first thing you have to tell me is "I want a 40% rebate" without even having seen the car, don't bother. And also, if you have to be picky about every small dent on the body, go back to the ad: this is an old car, it is not new nor beautiful. It runs, it is cheap, it has low miles on it, and a very good gas mileage. If you expect something else, go buy a SUV.
Sorry to be kinda agressive, but some of the potential buyers already made me lose my cool.

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 02:42
Ca fait longtemps, j'en suis assez content, et il semble que personne ne l'a fait avant moi:

"Si les pauvres s'assumaient vraiment, ils ne feraient pas tout ce qu'ils peuvent pour ne plus l'être."
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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 21:23
Ce matin, je passe à la poste envoyer un colis. Arrivé à l'heure d'ouverture (9h), déjà 4 personnes font la queue. A 9h05, la poste ouvre, 3 guichets, un seul est ouvert. C'est toujours mieux que l'autre bureau de poste du coin, qui n'est ouvert que 4h par jour. Un deuxième employé est là, mais au téléphone: il semble avoir uniquement pour rôle d'entasser les paquets. Quand je pars, 5 autres personnes sont déjà là et la queue reste constante*.

J'enchaîne avec le CVS (ce que les américains appellent une "pharmacy", qui est en fait un type de magazin assez propre aux Etats-Unis, qui fait office de pharmacie, mais aussi de bureau de tabac - les comptoirs où la nicorette est côte à côte avec le paquet de Malback me font toujours rire-, marchand de journaux, et supérette) où idem, il y a une employée qui s'occupe de la station photo, et une employée à la caisse. Lorsque la cliente devant moi cherche à se faire rembourser ses piles, l'employée appelle une autre employée qui sirotait un café dans la réserve pour régler le problème ("Mme Germain, on a un problème caisse sept, Mme Germain").

Je me rends ensuite au garage où on m'explique pas très aimablement que je vais devoir payer très cher pas grand chose et où me dit qu'on me rappellera dans la journée parce que la patronne n'arrive qu'à 13h.

Bref, il y a un petit côté universel dans certaines choses, et j'avais presque l'impression d'être déjà de retour au pays.


Au sujet de la poste, il est question que les US ferment 10% de leurs bureaux, surtout dans les zones rurales, virent presque 10% de leurs employés, et cessent de distribuer le courrier le samedi, après avoir perdu 7 milliards de dollars cette année...
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 15:24
Il avait 16 ans et demi. Un cancer du trou de balle depuis un an lui donnait un cul de babouin. Il était devenu à moitié chauve, ce qui faisait ressortir son côté maigrelet et haut sur pattes. Lui qui, bien que bâtard, provoquait l'émoi des petites vieilles dans sa jeunesse pour sa beauté pure aurait pu désormais candidater au titre du chien le plus moche du monde.
Il était aussi depuis quelques temps sourd comme un pot.
Ces derniers mois, il faisait des espèces de syncopes-crises cardiaques dès qu'il avait une émotion un peu forte.

Malgré tout, il continuait à marcher ses 1-2 kms par jour, à faire la fête à tout le monde, à courir derrière la balle qu'on lui jetait, où à vouloir trucider le chiffon qu'on lui tendait.

Il est probablement mort puceau, car c'était un pétochard, mais en dehors de ça je pense qu'il a eu une bonne vie.

Même si je l'ai peu vu ces deux dernières années et pas beaucoup plus les sept d'avant, il a été mon chien, je l'aimais et il me manquera.
Et aujourd'hui, je suis un peu triste.

L'hiver est dur en ce moment pour la famille mixienne.

R.I.P.

Un petit hommage signé mon papa:
"

Je te pleure trotte-menu.

Quelle indécence !

Le tic-tic de tes pattes

de pièce en pièce

ne rythme plus le temps.

Plus de petit chien

pour saluer mon retour.

L’espace est vide.

Aujourd’hui je mesure

Ton encombrante nécessité.
"

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 20:45
Un petit matchup improbable, conséquence de mon séjour new-yorkais, entre Bruce "The Boss" Springsteen, membre du Rock'n'Roll Hall of Fame depuis 1999, et Joël "Bon appétit bien sûr" Robuchon, cuisinier du siècle (le 20ème) selon le Gault et Millau en 1990.

Points communs: les deux ont à peu près le même âge, un statut iconique dans leurs domaines respectifs (le rock et la gastronomie), leur pic créatif est plutôt derrière eux, mais ils restent sur le devant de la scène, pour des motifs connus d'eux-seuls mais qu'on peut imaginer être un mélange de divers composants plus ou moins nobles et assez universels pour des artistes (l'amour ou le besoin des projecteurs, le pognon, le public, la passion, le besoin de créer etc).

Différence:
Le boss est encore authentiquement rocker, je ne suis pas sûr que Robuchon soit encore un cuisinier.

Dans le domaine du rock, on sent très souvent, chez les vieux groupes (Iron Maiden, AC/DC, Kiss, Aerosmith) ou même les plus récents (Muse), que la scène est un passage obligé qu'ils accomplissent un peu machinalement, sans trop interagir avec le public, en ne changeant jamais la set-list, en jouant 1h40 chrono, etc. Ca peut être un bon concert malgré tout, bien rodé, spectaculaire, mais ça manque de spontanéité. 
Le boss, 60 piges, au Madison Square Garden rempli à ras bord (~30000 personnes), a joué un poil plus de trois heures, après y avoir déjà joué 3 heures la veille. Il a pour la première fois joué en intégralité l'un de ses meilleurs albums, The River. Lors de la dernière demi-heure, il a interprété à la demande du public (en récupérant des affiches dans la foule) deux classiques du rock américain (Sweet Soul Music de Conley, et (I can't help) Falling in Love de Presley), qu'il n'avait plus joués depuis une éternité. Il a fait du stage-diving. Il a couru au milieu de la foule. Il a rajouté des chansons par rapport à ce qui était prévu. En somme, lui et son groupe avaient l'air de s'éclater au moins autant que le public.

Un compte rendu plus détaillé d'un vrai fan ici: http://www.nj.com/springsteen/index.ssf/concerts/index.html

Bref, un vrai (très) bon concert de rock, sans pyrotechnie, salle qui tourne, batterie qui vole ou autres fioritures, avec sa part d'impro, unique par rapport au reste de la tournée etc. Un enthousiasme de rookie malgré 30 ans de carrière. Même sans être un fan absolu, on ne peut qu'applaudir.
Parmi les rockers de premier plan, dans une moindre mesure, je ne connais que Metallica (aussi abrutis qu'ils soient par ailleurs) qui agisse un peu comme ça aussi. Ah non, j'oubliais, si on le compte comme un rocker: Ben Harper.

Pendant ce temps-là, au Four Seasons Hotel chez Robuchon, la perte de spontanéïté est beaucoup plus patente.
Peut-être que le fait que ce soit un restaurant d'hôtel de luxe joue un peu, amenant une clientèle de passage, ou friquée plouc qui cherche plus à se montrer avec son blé qu'à vivre une expérience gastronomique rare (pour exemple, le client de la table à côté, chemise cintrée ouverte et sortie du jean, gomina, sirotant alternativement, au gré de ses envies, un verre de Diet Coke, une coupe de champagne, et un verre de rouge).
Toutefois, je fus déçu.
Nous avons finalement abandonné l'idée du menu dégustation (qui a baissé de 10 dollars, passant de 310 à 300 avec l'accord mets-vins pour 4 entrées, 2 plats et 2 desserts).
Nous avons opté pour la carte, prenant chacun 3 entrées (un peu dans l'esprit tapas), 1 plat et 1 dessert: quantité correcte pour un bon repas, même si j'aurais pu manger plus. Avec un verre de vin blanc par personne et 1 bouteille de rouge pour 4, l'addition s'est montée à 225 dollars par tête.
La cuisine correspond au type de cuisine gastronomique que j'apprécie le plus: épurée, à la recherche de simplicité plutôt que de complexité, avec des associations de deux à trois ingrédients tout au plus. Quand ça marche, comme avec quelques plats au Bernardin où à Toqué, c'est bluffant - on se dit presque qu'on pourrait bien faire pareil chez soi tout en se rendant compte qu'en fait pas du tout-, c'est l'extase. Mais ici, à part pour le velouté de châtaigne (Chestnut Veloute with Smoked Cream, Celeriac and Cardamom), j'ai trouvé qu'il manquait ce X-factor et que simplicité finissait par trop rimer avec simplisme.
La feuille de nem autour de la langoustine (Crispy Langoustine Papillote with Basil Pesto) était un peu grasse, et le pistou trop concentré. Le carpaccio de Saint-Jacques (Fresh Scallop Carpaccio with Toasted Poppy Seeds) était relativement fade. La caille farcie au foie gras - purée (Free-Range Caramelised Quail Stuffed with Foie Gras, Potato Purée), "signature dish" de Jojo, ainsi que le fois gras poêlé et compote de coins (Seared foie gras with Quince Compote and Yuzu) étaient excellents mais n'avaient rien de fondamentalement surprenant.

La langoustine

On peut en dire de même du tartare (Steak Tartar with Hand-Cut French Fries): vous me direz qu'il faut être con pour prendre un tartare chez Robuchon, mais je voulais voir s'il revisitait la recette pour en faire quelque chose de neuf. Non, c'est un tartare "tout bête", ni plus (à part le prix) ni moins (à part la quantité) que celui qu'on peut déguster dans un bon bistrot parisien. Il est vrai qu'aux USA, un bon tartare voire un tartare tout court se trouve difficilement, mais on n'est pas loin du foutage de gueule. Les "burgers" au contraire ont ce petit côté retravaillé version chic (Beef and Foie Gras Burgers with Lightly Caramelised Bell Peppers) qui en font un plat joli et sympatoche. Malgré tout, à 40 dollars, on n'est quand même pas très loin non plus du foutage de gueule.

Les burgers

Les desserts sont superbes visuellement, très "techniques" comparativement aux plats, mais ne m'ont pas tourneboulé outre mesure d'un point de vue gustatif: il y avait une dentelle au chocolat avec une soupe orangée et de la meringue, un soufflé-glace caramel un peu fadasse, et une sorte de mousse au chocolat avec de la feuille d'or pour faire beau.

La dentelle de chocolat et orange

Culinairement, avec la relative faible quantité de référents à ma disposition, je dirais que c'est quelque part entre une et deux étoiles, dans un registre classique. Les prix eux sont trois étoiles (seul le Per Se et Masa sont plus chers dans la Big Apple), avec une marge confortable - moins scandaleuse que ce que j'avais cru sur le moment toutefois- sur les pinards (Les Ormes de Pez 2001 à 120 dollars, plusieurs Domaine de Daumas-Gassac dans les 200-300 dollars si ma mémoire est bonne, etc).
Niveau décor et service, je ne sais pas si je suis trop snob ou pas assez (puisque visiblement les gens très snobs aiment bien aller dans des endroits très chers où on va les traiter comme des pauvres), mais pour ce prix-là, avoir 12 cms d'espace entre les tables (ou bouffer au comptoir duquel on ne voit rien de la cuisine), un sommelier qui ne sait que me dire "oh monsieur qu'est-ce que vous êtes fort vous avez pris le meilleur vin de la carte" et des serveurs qui, gants blancs ou pas, reviennent toutes les deux minutes à la charge nous demander si on a choisi, je trouve ça à la limite du scandaleux.
Bref, comme le disait un blogueur faussement élogieux, "voila un restaurant qui mérite bien son étoile".
Je sais bien que Jojo a une vingtaine de restaurants de par le monde, et que ça fait bien longtemps qu'il n'est plus en cuisine, mais tout de même. Il pourrait faire comme le Boss et capitaliser sur son nom TOUT EN respectant son public.
Ca ne me donne pas envie d'essayer l'Atelier de Paris (où on ne peut même pas réserver). Peut-être la Table? Ca me renforce plutôt dans mon idée qu'une chaîne, fusse-t-elle de luxe, manque du supplément d'âme qui fait les grandes expériences... (idée développée par Nossiter dans Le Goût et le Pouvoir, après son passage à l'Atelier, justement). En tout cas, la prochaine fois -dans longtemps...- que j'aurai 200 dollars ou plus à claquer à NY dans un resto, j'irai ailleurs.

Enfin:
Bruce, vainqueur par K.O.


P.S.: Sinon, je lis actuellement Heat de Bill Buford: Mario Batali a l'air d'être un sale con à l'éthique pour le moins discutable. Je ne sais si ce livre a augmenté la popularité de Babbo, mais j'ai beaucoup moins envie d'y aller depuis que j'ai commencé le bouquin.
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Published by mixlamalice - dans Autour de la gastronomie
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