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  • : La vie au labo
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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 00:36

Ils sont quand meme bons a Jussieu (Paris 6 pour les intimes, bref Ze big fac de sciences parisienne, vous savez, avec ze batiments en amiante supers ou c'est que les chercheurs ils continuent a chercher sur le cancer dedans avec des cobayes tous frais sous la main).

Ouais, j'ai reçu un mail aujourd'hui, signé d'un certain Gilbert, visiblement pro et concerné par son boulot jusqu'au bout des ongles.

Pour vous la faire court, je vous le recopie et pis en enchainé ma réponse, ça parlera de soi-meme et ça m'évitera les grands discours. C'est qu'il se fait tard.

 

"

Bonjour,

 

Dans le cadre de nos procédures de scolarité, vous avez toujours pas effectué votre inscription en Doctorat à l’UPMC pour l'année 2008/2009.

Dans l'éventualité où vous auriez décidé de ne plus poursuivre votre thèse, il nous serait précieux d'en connaître les raisons et nous vous remercions des informations que vous pourriez nous apporter.

Si vous confirmez la poursuite de cette thèse nous vous prions de nous faire parvenir votre dossier d’inscription impérativement avant le 30/11/2008.

La Scolarité Doctorat Paris 6

"

 

"Bonjour,

C'est a dire que j'ai soutenu il y a presqu'un an maintenant, ce qui ne nous rajeunit pas. Tout s'est bien passé avec mention tres honorable. Je suis maintenant en post-doctorat aux Etats-Unis, et j'ai reçu mon diplome de these il y a six mois a mon domicile donc je pense que ma situation est en regle. Cela dit, c'est gentil de vous inquiéter.
Cordialement,
MiX

"

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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 09:14

Pour mes 12 lecteurs hagards, je suis toujours en vie, content de retrouver la France, son PS, ses grèves Air France et SNCF et ses clqviers azerty.

Comme je m'y attendais on ne m'a pas fait un pont d'or pour que je rentre, les réactions ayant été cependant plus de l'indifférence poliment honnête que du déboîtage en règle. Cela dit le résultat est le même et la probabilité que je décroche un poste en 2009 tend désormais asymptotiquement vers 0.

Petite parenthèse: dans la recherche, et surtout dans la recherche d'emploi dans la recherche, tomber sur des mecs honnêtes c'est ce que vous pourrez espérer de mieux. Des mecs authentiquement sympas ça existe pas. En tout cas pas quand on parle poste permanent. Faut dire qu'avec 6 postes par an ouverts dans toute la France pour une section, pour une bonne cinquantaine de candidats au moins, les labos ont pas les moyens de présenter un mec juste parce qu'il a une bonne gueule et leur fait un peu de peine.

Bref, quand au moins le labo ne vous raconte pas de conneries, du genre t'es notre candidat t'inquiètes pas (alors qu'ils soutiennent Jean-Pierre et vous envoient au casse-pipes histoire d'avoir un plan B si des fois ça foire avec JP), estimez-vous plutôt pas mécontent.

Et puis il y a eu de bons souvenirs, comme ce petit entretien au tableau noir devant 4 physiciens assez pointus moins de 24h après mon arrivée, tout juste s'ils m'ont filé un café. Un mélange d'oraux des concours de prépa et de l'entretien de Trainspotting, pour vous donner une idée.

Bon, ce soir je pars à Lyon pour la conférence, je présente demain, et après ça devrait au moins être un poil plus pépère.

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 23:54
Comme je suis profondément cynique, ça me fait marrer. Mais une fois que j'ai bien ri j'ai un peu honte de moi quand meme. Quoique, merde, si c'est pas tragi-comique, la mere qui voulait que son gamin "prenne ses menaces au sérieux" et n'a pas pu ensuite le récupérer, qu'est-ce que c'est?
Enfin, je vous laisse avec ça et quitte dans quelques heures ce beau pays pendant deux semaines pour retrouver ma terre natale.

Article du Monde d'aujourd'hui:
"
En adoptant en février une loi permettant aux mères en difficulté d'abandonner leurs enfants, l'Assemblée du Nebraska pensait simplement se mettre au diapason du reste des Etats-Unis. A une époque où démocrates comme républicains essaient de réduire le nombre d'avortements, les parlementaires espéraient contribuer au débat en proposant un refuge aux parents en détresse. Nul ne serait poursuivi pour avoir laissé un "enfant" dans un hôpital de l'Etat.

La loi est entrée en vigueur le 18 juillet. Depuis, 35 enfants ont été abandonnés par leurs parents ou leur tuteur légal. Mais, loin des nouveau-nés que la loi était censée viser, ce sont des adolescents que l'on dépose dans les hôpitaux. Du Michigan, à l'Iowa et à la Géorgie, des parents sont venus se délester de leur progéniture dans le Nebraska.

Lundi 17 novembre, le gouverneur républicain, Dave Heineman, a convoqué l'Assemblée en session extraordinaire. Les parlementaires doivent réécrire la loi en y faisant porter l'âge limite des enfants concernés. Le débat n'est pas facile. Certains élus ne veulent pas limiter la portée du texte : l'afflux de "candidats" reflète, selon eux, à quel point les besoins sont grands.

Selon le quotidien local, l'Ohama Herald, sur les 30 premiers enfants arrivés depuis le vote de la loi, 27 avaient déjà eu recours à des soins psychologiques, 28 étaient issus de familles monoparentales et 22 avaient un parent ou un tuteur qui avait fait de la prison. En septembre, un enfant de 11 ans a été laissé par sa mère adoptive, ainsi qu'un autre de 15 ans, dont la personne en charge, depuis la mort de la mère, n'arrivait plus à s'occuper. Un père, subitement veuf, a laissé 9 enfants, âgés de 1 à 17 ans. Le 22e cas a été celui d'une jeune fille de 15 ans que sa mère a déposée à l'hôpital après une violente dispute en lui disant : "J'en ai fini avec toi."

Une mère, qui a amené son fils de 13 ans avec une valise de vêtements, a eu des regrets. Elle a expliqué qu'elle avait surtout voulu que l'adolescent rebelle prenne au sérieux ses menaces. Trop tard. Une fois qu'ils ont laissé leur enfant, les parents n'ont plus voix au chapitre sur son sort. Un père a donné une interview pour s'expliquer. Il se sentait coupable de ne pas avoir réussi à procurer un suivi psychologique et médical adéquat à son fils.

A la veille du changement de la loi, un dernier enfant est arrivé de la région de Detroit. Il a été conduit par sa mère, sa grand-mère et sa tante. Il est arrivé avec des vêtements de rechange et dix dollars. Il a expliqué que sa mère était "stressée" et "ne pouvait plus s'occuper de lui".
''

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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 04:22

Oui, je parle de moi, et oui j'ai visiblement mal lu la Bible: mais voila, je rentre au pays dans cinq jours, et meme si le séjour s'annonce assez stressant, meme si je ne verrai pas Priscilla pendant dix jours, au fond de moi, je suis quand meme content.
A part ça, pour ceux que ça intéresse (visiblement pas grand monde) et qui ne fréquenteraient pas les memes blogs ou sites que moi et n'auraient donc pas de preuve que je suis vivant apres mon message désespéré de la semaine derniere, j'ai presque réussi a venir a bout de mon programme titanesque, sans trop veiller tard dans la nuit (sauf hier et dans une moindre mesure aujourd'hui), sans trop bosser le week-end (2h samedi dernier, probablement autant celui a venir). Le principal prix a payer fut un sommeil difficile a cause d'une dose quotidienne de café plus important qu'a l'accoutumée.

Il y a aussi eu deux bonnes nouvelles: mon dernier article de these a été accepté dans la revue Polymer, avec pour seules révisions trois fautes d'orthographe et deux références maltapropos. En gros, tellement rien que mes boss vont pouvoir s'en charger sans mon aide. La revue est pas trop mal, plutot moins bonne que celle ou mon papier a été lourdé la derniere fois: on aurait probablement pu le resoumettre au meme journal vu qu'un des referees l'avait quand meme accepté et qu'on avait pas mal rebossé dessus, mais c'était reprendre le risque de tomber sur ce fuckin' éditeur qui nous a fait poireauter plus de 4 mois avant de nous donner sa réponse et ses fuckin' referees qui n'avaient visiblement fait aucun effort pour lire le papier. Bref, c'est tres bien comme ça, je vais pouvoir afficher une publi de plus a mon compteur pendant les visites de la semaine prochaine.
L'autre bonne nouvelle c'est que la sueur dépensée les deux dernieres semaines pour avoir une présentation crédible a la conférence a fini par déboucher sur quelque chose d'assez chouette qui va je pense débouler sur la rédaction d'un nouvel article tres prochainement.

Il y a aussi eu une nouvelle un peu moins bonne: le gars qui semblait chaud pour pousser ma candidature dans son labo vient de réaliser que peut-etre je ne correspondais pas trop a ce qu'il recherchait. Pour faire rapide, je suis plus chimiste que lui d'une part, et d'autre part son équipe de 5 personnes est la seule dans son labo de 50 personnes a travailler sur les polymeres, les autres font de la physique électronique. Il est assez isolé et du coup ma candidature sera probablement difficilement vendable au reste de son labo, d'autant plus que je suis un peu "a part" du reste de son équipe qui est déja bien "a part" du reste de son labo.
Bon, c'est un peu plus compliqué que ça, mais comme l'autre labo que je vais visiter n'a pas franchement manifesté un quelconque intéret pour moi (c'est plutot moi qui ai imposé ma visite apres l'envoi de 75 mails qui ont fini par tomber sur des mecs sympas, ceux-ci ayant réussi a convaincre les autres, autres n'ayant visiblement rien contre mais rien pour non plus: au moins je serai pas en terrain hostile, juste indifférent).
En conclusion, le job en 2009, c'est mal parti: mon dossier s'améliore mais mes chances de trouver un vrai taf en rentrant en France s'amenuisent. Meuh non c'est pas paradoxal, apres tout le taux de chomage des docteurs est égal a celui de la moyenne nationale.
Bof, il me reste la conférence pour nouer des contacts, contacts qui me permettront peut-etre de trouver un point de chute pour fin 2009 en vue des candidatures 2010.

Sinon, j'aimerais bien vous parler de la retraite a 70 ans, de l'ouverture des magasins le dimanche, du Tambour de Grass ou de pleins d'autres trucs qui ont soulevé mon attention récemment  (et que j'ai déja oubliés au profit de mes équations sur la contrainte critique radiale dans un film mince) mais faut que je retourne bosser. Une prochaine fois peut-etre.

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 15:18
Je rentre en France dans dix jours, malheureusement (beaucoup) plus pour de basses questions de boulot - conférence, visite de laboratoires et fellations appuyées a celles et ceux qui pourraient jouer un role dans mon futur j'espere pas trop lointain- que pour le fun, les amis ou la famille.
Donc, au menu de cette semaine et de la prochaine:
- 1 conférence a préparer.
- 1 séminaire a préparer (pas sur le meme sujet).
- 1 poster a préparer (sur le meme sujet que le séminaire, mais pas le meme format).
- 1 thématique de recherche a proposer au labo ou je donne mon séminaire.

Sachant que parallelement, il faut que je potasse ma biblio pour essayer d'expliquer les résultats que je compte présenter a la conférence, potasse ma biblio pour ne pas raconter de grosses conneries au séminaire vu que c'est probablement ma seule chance de trouver un boulot en France en 2009 et que je n'ai pas l'intention de faire 12 ans de post-doc, sachant qu'aujourd'hui je dois me taper l'encadrement de lycéens qui viennent "faire de la science" au labo une fois par mois et plus particulierement le vendredi apres-midi jusqu'a 19h, vous comprendrez que, petit un je ne suis pas particulierement de bonne humeur, petit deux je n'ai pas trop de temps a consacrer a ce blog: généralement les phrases de six lignes sont mauvais signe.

Dernier mot: pour ceux qui hésiteraient, et qui égarés ici considéreraient mon avis comme digne d'intéret, le post-doc, je ne recommande pas (bon, malheureusement si vous voulez travailler dans l'académique c'est un peu un passage obligé sauf dans l'hypothese ou un grand ponte, que nous appellerons au hasard Mathias, intégré dans toutes les commissions, vous pousse. Si en plus Roger qui préside la commission lui doit un grand service depuis 1977, date a laquelle ils ont oeuvré en sous main pour couler ensemble le labo de Jean-Pierre qui commençait a leur faire un peu trop d'ombre, c'est tout bénef pour vous, meme si vous n'etes pas forcément au courant de tous ces petits détails qui font la beauté de la science. Bref.).
Ouais, le post-doc c'est un peu le trou noir de la recherche avec tous les inconvénients de la these, tous les inconvénients du professorat et pas vraiment d'avantages. En gros faut faire le meme boulot qu'en these (i.e. sortir 2-3 publis) mais en environ deux fois moins de temps. La paye est meilleure mais c'est pas non plus Byzance: un post-doc lambda est payé deux fois moins qu'un professeur assistant débutant (sauf que le professeur assistant est payé sur 9 mois avec largement moyen de compléter, et le post-doc sur 12 avec, a part la prostitution, pas vraiment moyen d'améliorer son ordinaire: on arrive donc plutot a un facteur 3).
Le professeur qui vous encadre sait tres bien que vous ne vous attarderez pas et cherche donc a rentabiliser son investissement en vous refilant plein de projets annexes semi-foireux (en gros si ça marche un peu, il prendra un thésard dessus qui ne vous citera pas sur les publis, et si ça marche pas ben vous avez juste perdu quelques journées ou semaines, et lui quelques milliers de dollars, ce qui est généralement négligeable sur le budget de l'équipe) et plein de trucs administratifs a la con (les plus pourraves, ceux qu'il veut pas faire, comme ici s'occuper des lycéens un vendredi apres-midi jusqu'a 19h: ben quoi, le Prof il a une femme et des gosses alors que vous vous avez pas de vie en dehors du labo, si?). Pour conclure sur cette vie en rose, le post-doc est encore a un stade de sa carriere ou la communauté scientifique considere que son boulot est avant tout celui de son (ses) boss: le gars a qui on file rarement une présentation orale, et que les professeurs ne calculent pas si le boss est également présent. Ah et puis ainsi que je l'ai déja souligné, le post-doc passe un temps non négligeable a essayer de rendre son futur moins flou: certes il faut ce qu'il faut, mais en contrepartie ça rend son présent bien souvent pénible.

Bon, ça a l'air un peu plus souple en France, en tout cas dans le labo ou j'ai fait ma these (certes, le post-doc n'est pas plus considéré qu'un thésard mais au moins on l'emmerde pas  moins). Mais quand meme. J'espere bien que le trou noir ne durera pas plus de deux ans. Sinon je renonce au salaire de merde, aux horaires a la mords-moi-le-zboub et au mépris de mes concitoyens pour ces feignasses de la fonction publique et je vais vendre mon ame a la World Company qui voudra bien la prendre pour pousser le monde a consommer encore un peu plus.
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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 05:36
Ca y est: Obama a cassé la baraque, McCain n'a plus la frite.
Sarah pas maligne repart avec les Joes Six Pack et Plombier en se revant un destin Royal.
Baraque, frites, Six Pack, cette élection était placée sous le patronage de Bienvenue chez les Ch'tis.

Barack Obama  est donc le 44eme Président des Etats-Unis, apres une victoire triomphale (quasiment deux fois plus de grands électeurs que McCain).
La aussi le symbole est plutot pas mal, 44 ans apres le Civil Rights Act.

Alors bon, je suis pas convaincu que la politique étrangere américaine changera beaucoup (si l'on en croit ses discours de campagne), mais les Etats-Unis semblent s'ouvrir a plus de solidarité, a des idées "socialistes" qui peut-etre les aideront a surmonter la crise sans laisser sur le bord de la route la moitié de la population.
Et puis, ce mec a de la gueule, du charisme, il parle bien et respire la sérénité sans ostentation: il a semblé infuser l'espoir a un grand nombre d'électeurs, par-dela leur age, leur condition sociale, bref, leur situation personnelle*. L'espoir "simple" d'une société meilleure, ça change un peu de l'individualisme forcené habituel ici (et de plus en plus partout ailleurs).
Les politiques démontrent chaque jour un peu plus qu'ils n'ont pas franchement prise sur le réel, a part pour aller faire la guerre a droite et a gauche. Alors parvenir a inspirer l'espoir, c'est finalement énorme et ça peut changer beaucoup de choses.




* Il n'y a qu'a voir les scenes de liesse, plusieurs millions de personnes dans la rue, a New-York ou Chicago (bon, je suis allé vérifier, a Amherst y avait personne): la derniere fois qu'on a vu ça en France c'était pour la Coupe du Monde, pas pour l'élection de Sarkozy. Les seuls qui ont manifesté en mai 2007 étaient plutot en colere. Sarkozy a amené les gens a voter pour lui en les opposant (les retraités contre les jeunes, les cadres contre les fonctionnaires, ceux qui travaillent plus contre les chomeurs...), pas en les réunissant. C'est une sacrée différence. 

Pour continuer dans la comparaison, son discours en direct et en plein air devant 1 million de personnes a Chicago, ça a définitivement plus de gueule que celui de Naboléon devant 300 vieilles et glandus en pull cachemire avant d'aller sur scene avec Mireille Mathieu et Enrico Macias.
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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 04:57
Si vous avez une heure a perdre (et que vous comprenez un peu l'anglais), regardez la vidéo de la "Last Lecture" donnée par Randy Pausch.


C'est l'Amérique dans sa quintessence qui s'exprime la. Presque aussi irritant qu'admirable, en tout cas tellement différent de la mentalité d'un franco-français pur jus (je parle de moi).

Une vidéo émouvante, touchante, amusante aussi, et qui au-dela du destin de Randy Pausch, peut aider a dépasser un peu les a priori et éclairer sur les richesses et les faiblesses de l'identité culturelle américaine. 

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 04:01
1 Harry Potter and the Sorcerer's Stone - J.K. Rowling, art by Mary GrandPre
2 Dr. Atkins' New Diet Revolution - Robert C. Atkins
3 The Da Vinci Code - Dan Brown
4 Harry Potter and the Deathly Hallows - J.K. Rowling, art by Mary GrandPre
5 Harry Potter and the Order of the Phoenix J.K. Rowling, art by Mary GrandPre
6 Harry Potter and the Half-Blood Prince J.- K. Rowling, art by Mary GrandPre
7 Harry Potter and the Chamber of Secrets - J.K. Rowling, art by Mary GrandPre
8 Harry Potter and the Prisoner of Azkaban - J.K. Rowling, art by Mary GrandPre
9 Harry Potter and the Goblet of Fire - J.K. Rowling, art by Mary GrandPre
10 Who Moved My Cheese? - Spencer Johnson
11 The South Beach Diet - Arthur Agatston
12 Tuesdays With Morrie - Mitch Albom
13 Angels & Demons - Dan Brown
14 What to Expect When You're Expecting - Heidi Murkoff, Arlene Eisenberg, Sandee Hathaway
15 The Purpose-Driven Life - Rick Warren
16 The Five People You Meet in Heaven - Mitch Albom
17 The 7 Habits of Highly Effective People - Stephen R. Covey
18 The Kite Runner - Khaled Hosseini
19 Men are from Mars, Women are from Venus - John Gray
20 The Secret - Rhonda Byrne

Ceci est la liste des 20 livres les plus vendus aux US ces 15 dernieres années. Elle n'est pas sans rappeler cette autre liste que j'avais dressée.

Alors, pour ne rester que dans les listes, autant quand je regarde celle des Nobels, du Booker Prize ou du Pulitzer, j'ai un peu honte, autant la bizarrement je suis presque fier de n'avoir lu aucun des bouquins ci-dessus. Ca doit etre l'élitiste parisien qui est en moi.
Mais quand meme, sept Harry Potter, deux bouquins de régime, 1 bouquin sur les relations homme-femme (le seul que j'ai chez moi: a l'époque ou je cherchais a conclure, j'ai a un moment réalisé que le personnage du male sur de lui et respirant la testostérone ne m'allait pas trop. J'ai donc cherché des alternatives, ce bouquin me semblait pas mal pour le personnage du mec romantique qui cherche avant tout a comprendre les femmes*) et 5 sur ces trucs de coaching ou de réalisation personnelle ésotérico-foireux supers a la mode... ça fait pas rever.
Qui reste-til?
Mitch Albom: j'ai vu entreposé a la Fnac son bouquin classé 16eme, mais je n'en sais pas plus.
Khaled Hosseini: je crois que ce livre a donné un film récemment, mais sorti de ça... (d'apres Wikipédia, je dirais que ça a l'air de loin le livre le plus intéressant de la liste).

Sur USA Today on peut consulter la liste étendue aux 150 meilleures ventes. Cette liste compte certes quelques classiques (Salinger, Lee...) et quelques livres de non-fictions estimables (Krakauer, Pausch...), mais n'est dans l'ensemble pas beaucoup plus reluisante.

Alors, pour conclure, je vous renvoie a cet autre article que j'ai pondu il y a longtemps (ou celui-la, plus récent): vous le lisez, et puis on se recontacte dans 15 ans pour en reparler.






* Bon en fait ce personnage ne marche pas du tout: les femmes ne cherchent pas un mec romantique. Pas pour une relation en tout cas. Eventuellement elles peuvent rechercher un mec dans ce genre la comme "meilleur pote", i.e. un équivalent du copain gay pas gay ou de la copine avec des poils, justement pour se plaindre des gros machos qu'elles se tapent. Bref, si vous voulez "rester ami", c'est tout bon. Si vous voulez pouvoir t(c)oucher aussi, évitez (il y a un excellent épisode de Friends sur le sujet).
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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 14:36
La crise frappe l'économie réelle aux Etats-Unis: par exemple, la vente de SUV s'effondre au point que l'Etat envisage de "nationaliser" General Motors. Et dans un pays ou "socialisme" veut dire la meme chose que "stalinisme", je peux vous dire que c'est grave.

Heureusement, il y a un secteur d'activités qui ne la connait pas la crise: la vente d'armes. Ces ventes ont augmenté de 7-8% au cours des derniers mois (ou semaines, je n'ai pas bien entendu, je conduisais). Il faut dire que les "rednecks" craignent l'élection de Barack Obama: les démocrates sont connus pour etre des empecheurs de shooter en rond, passant des lois scélérates et liberticides. Ce genre de lois qui interdisent aux profs d'amener leurs flingues a l'école (d'apres certains, ça permettrait d'éviter les tueries du type Columbine), qui préconisent que les internés psychiatriques ne devraient pas pouvoir acheter un canon scié comme un pack de bieres (i.e. sur simple présentation du permis) etc.

Puisque j'en suis a parler d'armes et de tarés, vous avez probablement entendu la derniere:
Deux "néo-nazis" de 18 et 20 ans ont été arrétés pour avoir fomenté l'aSSaSSinat d'Obama. Bon, de ce que j'en ai lu, ça ressemblait plus a Dumb and Dumber vont tuer des noirs qu'a un truc organisé minutieusement façon KKKGB. Déja, je pense qu'on ne leur a pas expliqué que dans le systeme nazi, les Noirs c'était pas vraiment les méchants (meme si, notion de pureté de race oblige, ils devaient pas etre trop aimés quand meme).
Je cite l'article du Monde: " Les deux individus interpelés auraient eu pour but de tuer 88 Noirs, d'en décapiter 14 autres puis d'assassiner Obama, habillés en smoking blanc et en haut-de-forme. Les chiffres évoqués dans leur plan – 14 et 88 – font clairement référence à la mouvance White Power (pouvoir blanc). Quatorze renvoit à un slogan raciste de quatorze mots – "Nous devons protéger la survie de notre race et l'avenir des enfants blancs" –, et le 88 au salut hitlérien – Heil Hitler –, "h" étant la huitième lettre de l'alphabet. Aux Etats-Unis, ces deux références sont étroitement liées à un groupuscule néonazi en particulier, appelé The Order."
Malheureusement pour eux, ils ont été arretés juste apres l'éxécution de la premiere phase de leur plan, qui consistait a prendre des photos d'eux-memes en tenue guerriere avec un fusil d'asaut a la main, et a peindre des croix gammées sur leur bagnole ... Ils étaient sur le point de réaliser la phase deux, l'achat du smoking et du haut de forme. Autant dire qu'ensuite, ainsi accoutrés a bord de leur bagnole camouflée, le massacre était inévitable. Bref, on était vraiment a deux doigts de la catastrophe.

Avouez que pour l'amateur d'humour noir (justement), il y a de quoi se marrer. Espérons quand meme que la Police, le FBI, la CIA, la NSA et tous ces trucs en A seront aussi efficaces lorsqu'il s'agira de déjouer une éventuelle "véritable" (au sens de crédible) tentative d'assassinat sur Obama, s'il est élu.
L'article souligne que les associations racistes potentiellement "violentes" comptent environ 50000 membres. Soit sur 250 millions d'habitants, une proportion de 2 pour 10000 qui ne doit pas etre tres différente de ce que l'on peut trouver en Europe. La différence, c'est que chez nous, vu qu'il est un petit peu plus difficile de se procurer des armes a feu, les actions "violentes" se limitent le plus souvent a un passage a tabac courageux a coup de rangers et a 1 contre 10. Bref, ces groupuscules, qui ne verraient pas d'un tres bon oeil l'élection d'un noir (meme métis, et plutot chocolat au lait), ont une probabilité non nulle de tenter un truc un plus sérieux que les deux crétins susmentionnés dans les prochains mois.
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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 18:55
Comme quoi, la lecture d'un bon blog stimule les neurones. Ou au moins pousse a se tirer les doigts pour écrire ce qui aurait du l'etre il y a un bail s'il n'y avait eu cette damnée flemmite aigüe.

La problématique est la suivante: est-ce que l'émotion, ou plus généralement ce qu'on peut ressentir face a l'Art est la meme lorsqu'on est un Candide ou lorsqu'on s'y connait a donf'? Comme la réponse est probablement non, est-ce qu'il y a de fait une situation préférentielle (sachant qu'a priori on peut passer de Candide a connaisseur mais difficilement l'inverse et qu'a priori encore, quand on est s'intéresse a une forme d'art, ou qu'on est attiré par elle, on finit me semble-t-il nécéssairement par avoir envie de s'y connaitre un minimum)?
La seconde interrogation est ici plus rhétorique qu'autre chose, hein: ça fait partie de ces questions existentialo-philosophicomiques ou les différences d'opinion argumentées se valent bien, qui n'ont d'autre but que d'exercer les méninges et de faire passer le temps pour oublier un peu la mort. Donc le premier qui répond de façon péremptoire, je lui sors le fameux dicton de Mme Michu "tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir".
Du coup, cet article n'est absolument pas conclusif, mais plutot le récit de mes pérégrinations mentales sur le sujet. 

Je vais commencer par un exemple: 
Bien avant d'avoir des problemes de sébum, j'adorais lire. Pour autant je ne connaissais rien a la Littérature. La seule question qui m'habitait était  "est-ce que ça me botte ou pas?". Du coup j'ai lu et relu les Misérables, j'ai chialé comme un veau a chaque fois, pareil avec les Six Mousquetaires tout ça. A l'opposé, je n'ai jamais dépassé la page 40 de Madame Bovary ou la page 2 de A la Recherche du Temps perdu, pour ne parler que des classiques. Ainsi, alors que je ne m'interrogeais absolument pas sur la Forme et ne m'intéressait qu'au Fond, c'était pourtant dans une certaine mesure cette Forme qui déterminait au fond mon appréciation de l'oeuvre (ben oui, puisque si le style ne me convenait vraiment pas je ne terminais pas le roman). Mais si, relisez, c'est tres clair.

Il se trouve que depuis quelques temps le processus de création m'intéresse un peu plus: a la fin, la question fondamentale reste la meme ("est-ce que ça m'a botté?..."), mais je cherche a en savoir plus sur l'auteur, éventuellement sur sa vie lorsqu'elle est en relation avec le bouquin que je suis en train de lire, sur sa conception de l'écriture ou du roman... Je ne me pose pas moi-meme beaucoup de questions quand je lis, mais apres coup j'aime bien savoir que l'Auteur s'en est posé, lui, avant d'écrire ou meme pendant (il n'est jamais trop tard pour bien faire)*.
Bref, a l'occasion je lis quelques bouquins d'analyses littéraires appliquées (Vargas Llosa sur les susmentionnés Misérables, David Lodge ou Martin Amis sur Sterne, Joyce, James ou Nabokov etc: a vrai dire dans ce genre la je ne lis que des bouquins de critiques qui sont avant tout des écrivains, c'est plus facile a comprendre, plus crédible et pour tout dire ça me parle plus que si c'est écrit par un universitaire pompeux).
Du coup maintenant j'ai tendance a finir les bouquins que je commence meme s'ils m'emmerdent, histoire de pas mourir idiot (de passer de "j'aime pas c'est naze" a "tiens, pourquoi j'aime pas?") et des fois que je change d'avis en cours de route**. A m'intéresser a des auteurs qui a priori ne m'attirent pas plus que ça, a élargir mon champ de connaissances. Et a faire un peu d'analyse a posteriori pour comprendre pourquoi j'ai aimé ou pas, s'il y a des points communs avec d'autres auteurs que j'ai lus etc. Bon des trucs basiques hein, mais quand meme, mon comportement de lecteur a changé. Le paradoxe s'est aussi un peu inversé: je m'interroge plus sur la Forme, et pourtant elle a plutot moins d'importance qu'avant dans mon appréciation de l'Oeuvre (puisque désormais j'arrive a terminer, et donc potentiellement apprécier meme si c'est rare, un roman dont le style ne me plait pas).
Illustration (s'il y a un littéraire dans la salle, qu'il ne me jette pas de pierres si ce que je raconte est une hérésie): je me suis un peu fait chier a la lecture de McCarthy (De si jolis chevaux). Les histoires de chevaux, de cow-boys et de soleil couchant dans la prairie avec l'herbe qui bruit, c'est pas mon trip: j'ai un peu de mal avec les notions d'intemporel, d'immuable etc. Quand il ne se passe vraiment rien, et ça marche aussi pour le cinéma, faut vraiment que celui qui raconte soit tres fort, sinon je m'emmerde. Mais ce qui m'a surtout déplu est le fait que seules sont consignées les actions du héros. Ses sentiments ne sont jamais analysés ou meme décrits, comme s'il n'en avait tout simplement pas, ou comme si le narrateur se plaçait dans la posture d'un "journaliste" qui suit l'action mais n'a aucun moyen d'en connaitre les motifs, se contentant donc de la rapporter. C'est sans doute une posture réaliste (dans la vraie vie, un narrateur omnisicent, quelqu'un qui sait ce que l'autre pense, ça n'existe pas, a part bien sur Monsieur Boubakar marabout a Pigalle) mais que je trouve pour ma part on ne peut plus artificiel. Quand on lit un roman, c'est pour se plonger dans un univers différent. Cet univers, c'est celui de l'Auteur et en faisant le choix de lire son roman on accepte de facto qu'il nous l'impose. Si l'Auteur me dit prétendre qu'il ne connait pas l'univers qu'il a crée, que les zones d'ombre sont majoritaires, j'ai du coup du mal a y rentrer. 
Ce parti pris artistique me rappelle Hemingway ou Camus - et c'est la que les littéraires vont peut etre pousser des hauts cris- qui l'avaient amené encore plus loin puisque dans L'adieu aux armes ou l'Etranger, le narrateur est aussi le personnage principal. Je ne parviens pas a apprécier un roman écrit a la premiere personne qui n'est que factuel: le personnage principal est censé savoir ce qu'il pense. A moins qu'il ne veuille pas nous en faire part, mais dans ce cas pourquoi nous raconter sa vie malgré tout? A moins que ça ne soit censé passer pour un récit raconté oralement? Meme a l'oral on ne se contente pas que du factuel. Bref, pour moi ça ne fonctionne pas.
 
Mais revenons un peu au sujet et a la premiere de mes interrogations: comme l'exemple ci-dessus l'illustre peut-etre, il mesemble que le plaisir que l'on peut ressentir face a une oeuvre devient différent lorsque l'on passe du statut d'amateur naïf a celui d'amateur un poil plus éclairé.
Ce qu'on gagne en savoir, en moyens de compréhension, il se peut qu'on le perde en spontaneïté, en émotion. Et du coup, en mettant l'émotion au second plan, est-ce qu'on ne perd pas de vue l'essentiel, hein, Dieu me tripote? Parce que bon, qu'est-ce que l'Art sinon un vecteur d'émotions entre l'Artiste et son public?

Prenons un autre exemple: je suis un peu "cinéphile": j'entends par la que j'aime bien aller au cinéma (ça semble etre la condition minimum pour se déclarer cinéphile) en gros 1 fois par semaine pour voir toutes sortes de films, du blockbuster plein d'explosions a la comédie débile en passant parfois par le film d'auteur ouzbekhe. Je connais un peu les réalisateurs et acteurs "principaux", au moins contemporains, je m'intéresse un peu a la critique. Mais je ne connais rien a la technique, et pas grand chose a l'histoire du cinéma, les différents courants... Du coup, je m'en bats l'os de savoir que le mec a filmé en plan séquence de 13 minutes 27, a utilisé le champ contrechamp pour faire passer tel message ou que sais-je: si un réalisateur me plait, c'est plutot son univers, le genre d'histoires qu'il raconte, qui m'intéressent, meme si je peux etre sensible a certaines grosses ficelles comme les filtres de Jeunet, les ambiances glauques de Fincher ou les caméras a l'épaule pour faire réaliste (ou pour filer la gerbe au spectateur).
Bref, mes préoccupations de base devant un film restent assez basiques et reviennent a celles que j'énonçais pour la Littérature: me suis-je emmerdé ou ai-je passé deux heures agréables hors tu temps?. Si vous regardez le Cercle (une émission de ciné sur Canal, plutot bien faite car le panel de critiques présents est suffisamment vaste pour que chacun puisse trouver un ou deux chroniqueurs avec des gouts proches du sien) vous voyez tout de suite ceux qui raisonnent comme moi et ceux qui se tirlipotent sur les intentions du réalisateur. Alors c'est a l'occasion légitime et intéressant, ça permet aux crétins dans mon genre de se cultiver, mais des fois on a aussi envie de demander au gars qui se la raconte  - surtout, d'ailleurs, quand soi-meme on s'est fait chier comme un rat devant le film- : "non mais bon ok tu as bien tout analysé la technique et tu nous a fait une psychanalyse a la petite semaine du réal, mais au fond, vraiment, tu as aimé?". Et souvent on se rend compte que le critique est finalement bien incapable de répondre a cette simple question, tant il a intellectualisé son expérience, tant il est aussi dans le paraitre: parce que quand on parle d'Art, avoir vu et compris des choses que les autres ont pas vu et pas compris, ça fait toujours du bien a l'ego. Et la, paf, la question de l'émotion passe totalement au second plan.
  
Question subsidiaire: plaçons nous du point de vue de l'Artiste. Préfere-t-il etre jugé par des gens qui n'y connaissent rien (avec la tentation lors d'une critique négative de dire ouais mais toi t'y connais rien) ou par des personnes éclairées (avec la tentation de dire lors d'une critique négative ouais mais toi t'es qu'un gros frustré qui a jamais pu devenir artiste alors tu défonces ceux qui ont ça en eux)? Parce que bon, comme le disait Lodge et beaucoup d'autres, le but primal d'un artiste, qu'il l'admette ou non, c'est quand meme d'avoir un public et d'etre aimé (ou a défaut de susciter autre chose que l'indifférence: ça explique pourquoi les Houellebecq et autres sont finalement tres heureux de croire qu'ils sont haïs).

*D'ailleurs je ne me pose pas beaucoup de questions quand j'écris non plus, ça doit sans doute etre un signe et expliquer la pauvreté de mon style... Visiblement, certains écrivains contemporains ne doivent pas beaucoup s'interroger non plus.

** C'est marrant comme la premiere impression est souvent la bonne: un bouquin qui me fait chier les 50 premieres pages me fait tres rarement changer d'avis...
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Published by mixlamalice - dans Littérature
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