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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 03:52
La politique gouvernementale actuelle vis a vis de la recherche se clarifie (enfin pour les benets dans mon genre qui avaient encore quelques illusions).

Valérie Pécresse, citée par Le Monde:

"La recherche française, de très bonne qualité, pâtit d'une politique scientifique procédant par focalisations successives (sida, cancer, environnement...), sans vision cohérente d'ensemble".

Bon déja, je remarque que sa vision de la recherche est identique a celle du blaireau moyen: la "recherche", c'est uniquement ce qui a trait au domaine biologique, et plus spécifiquement médical. Des gens en blouse avec des pipettes et un microscope. Rien d'autre n'existe, on croirait revoir la fausse pub des Nuls. Au moins, eux faisaient rire parfois, et ils n'étaient pas ministres. Ca fait un peu de peine tout de meme. Mais a quoi pouvait-on s'attendre d'autre de la part d'une HEC-ENA (je n'ai rien contre cette caste, mais je ne suis pas sur que la vie quotidienne des laboratoires lui évoque grand chose)?

Puis, le meilleur:
Autre faiblesse : "Des retombées socio-économiques insuffisantes." D'où la volonté de fixer un cap qui "donne aux chercheurs une visibilité sur plusieurs années" et qui "mette la science au service de la société et de l'économie".

Au moins maintenant, c'est clair, plus de faux-semblants: la recherche doit etre mise au service de l'économie. Pour faire le besancenotiste primaire (mais bon, c'est peut-etre lui qui a la vision politique la plus réaliste, finalement), en gros, ça veut dire que le chercheur lambda va devenir main d'oeuvre bon marché pour Total. Oui, bon marché parce que bizarrement, question revalorisation des salaires, on ne l'entend pas trop, la mere Pécresse. Remarquez, avoir des post-docs ou thésards mieux payés que leurs encadrants, c'est une spécificité française plutot fun.

Et enfin, pour terminer sur une touche encore plus rigolote:
Dans un premier temps va être nommé un comité restreint d'une dizaine de "grandes personnalités", dont la tâche sera de répertorier les grands "défis" de la France : défis sociétaux (vieillissement, alimentation, ressources en eau), scientifiques (en biologie, en physique comme en sciences humaines), technologiques (bio et nanotechnologies, technologies de l'information) ou organisationnels (partenariats, transferts de technologie, coopération européenne). Plusieurs groupes de travail détermineront ensuite les axes de recherche permettant de répondre à chacun d'eux. Enfin, le Haut Conseil de la science et de la technologie sera consulté pour avis.

Quelle simplification. Ah, quelle belle époque que celle de la commissionite aigüe... Et puis, 10 "grandes personnalités" qui déterminent tous les grands enjeux scientifiques dans tous les domaines, faut-il se pincer? Qui osera se preter a cette mascarade a part Claude Allegre qui mendie un poste éhontément depuis un an et demi? Jack Lang, Johnny, Didier Barbelivien, Carla Bruni, Alain Finkelkraut, Alain Glucksmann, Steevy, Jean Sarkozy et Jean-François Copé... Finalement on devrait y arriver.
Notons tout de mem que le Haut Conseil de la science sera consulté pour avis. En novlangue politique, "avis consultatif", ça veut surtout dire aucun pouvoir décisionnel et c'est donc souvent signe qu'on va hachement vous écouter.

Ah la vache, j'ai hate de rentrer moi.
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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 19:27

J'ai coutume de dire que, plus que le succes critique ou commercial immédiat, le véritable juge de paix de la qualité d'une oeuvre est le Temps (ou l'Histoire si vous préférez). Seule la postérité permet d'accorder les adjectifs génial, majeur, révolutionnaire et autres superlatifs au mot art. Et de lui mettre une majuscule.
Généralement, cela se produit lorsque succes critique et populaire finissent par coincider. La durée est donc variable, le phénomene peut etre quasi-immédiat (Victor Hugo), post-mortem (Van Gogh) ou bien ne jamais arriver (qui se souvient des peintures d'Adolf Hitler, hein?).
Il existe quelques exceptions a cet axiome de la postérité: je soupçonne qu'Ulysse de Joyce, joyau du courant de conscience, n'a jamais eu de succes populaire majeur. Probablement que meme les universitaires qui en parlent le plus ne se le sont pas tous farci. Des exemples de succes commercial sans succes critiques, lorsqu'ils sont étendus sur plus d'une génération, sont plus difficiles a trouver. La plupart des critiques, qui ont oublié d'etre cons, peuvent concevoir que quelques millions de blaireaux, moutondepanurgisme aigü, puissent se ruer tous en meme temps sur la meme fiente: les exemples actuels sont nombreux, de Harry Potter en passant par Da Vinci Code ou encore Christophe Maé. Cependant, quand la popularité ne se dément pas au fil des décennies voire des siecles, la Critique finit par se dire que, peut-etre, elle a raté quelque chose de majeur, et révise son jugement. Bref, en quelque sorte, l'application artistique du "you can fool some people some times, but you can't fool all the people all the time".

Je souhaite ici évoquer une exception plus rare: ou quand le succes critique et populaire d'un livre me semble incompréhensible. J'ai lu récemment "Au coeur des ténebres" de Conrad. Conrad, anglais d'origine polonaise, est l'un des écrivains majeurs du début du 20eme siecle, qui a influencé d'autres grands auteurs tels que Graham Greene ou Ernest Hemingway, et a popularisé le roman d'aventures ainsi que des héros plus sombres qu'a l'accoutumée.
Au coeur des tenebres est sans conteste sa nouvelle la plus célebre, qui a notamment inspiré Coppola pour Apocalypse Now ou encore Iron Maiden dans une chanson éponyme de l'album X-Factor. Avouez que ce n'est pas rien.

Eh bien, parlons cru parlons vrai, je dois dire que j'ai trouvé ça tout bonnement a chier par terre.
Il ne se passe rien pendant 130 pages sur 150 (un marin arrive au Congo puis descend le fleuve sur un bateau). A la fin ils tombent sur un vieux fou, Kurtz, en train de crever, qui regne en tyran sur une tribu locale. Le tout est décrit dans un style, a la traduction tout au moins, alambiqué et pénible (apres tout, des fois, quand c'est bien écrit, on peut tolérer qu'il ne se passe rien), avec des relents de colonialisme classiques pour l'époque. Je ne comprends pas que le personnage de Kurtz ait marqué tellement de gens estimables, étant donné qu'on ne le voit que dans les dix dernieres pages du livre, qu'il est a l'article de la mort et gateux. Quelques anecdotes éparpillées ci et la sont censées foutre les jetons en rendant la noirceur de son ame, mais bon, 100 ans apres, c'est un peu comme regarder l'Exorciste ou Orange Mécanique (deux autres exemples d'oeuvres cultes qui selon moi n'auraient pas du passer le cap du temps...): en trois mots comme en mille, ça a vieilli. Plutot mal. *

Donc, cette exception personnelle a ce jugement non moins personnel le confirme-t-il ou au contraire dois-je revoir mon schéma de pensée? Le doute me taraude. 

Il a tendance a disparaitre quand, par exemple, je m'aperçois que 
Christine Angot racontant ses fornications avec Doc Gynéco ("d'accord mais attention, te trompe pas de trou") dans un style illisible plus plat qu'une sole passée sous un 33 tonnes ("J'ai besoin de l'amour. J'ai besoin de voir quelqu'un de près pris par l'amour, quelqu'un de près mû par l'amour, heureusement encore que j'inspire l'amour. Que ça m'est arrivé dans ma vie d'inspirer l'amour. Mais vraiment l'amour. Heureusement encore. Sinon je ne saurais toujours pas ce que c'est que l'amour. Je sais, je le vois, je le vois, c'est beau, et j'aime passionnément celui que je vois aimer parce que c'est si beau, si beau, si mystérieux. Alors ne pars pas, par pitié ne pars pas, mon objet précieux, mon amour.Tu me retires tout si tu t'en vas. Ne pars pas mon petit objet précieux, je t'en prie. C'est si beau, si beau, si beau. Moi qui ne savais pas ce que c'était tu m'apportes un si joli cadeau. Mon amour. C'est si beau, tu m'apportes un si joli cadeau." Ca dure 200 pages, n'en jetez plus), Christine Angot donc, va encore avoir un best-seller a son actif et vit sans doute tres confortablement de son absence totale de talent.
Apres tout, peut-etre inscrira-t-elle son nom dans l'Histoire comme l'un des pionniers d'une nouvelle race d'écrivains n'ayant rien a dire et par-dessus le marché ne sachant pas écrire. C'est vrai que c'est a la mode. Mais cela passera-t-il le cap du temps?
Comme la "culture" est désormais un bien de consommation jetable, on peut espérer que non: on ne se souvient déja plus du groupe a la mode d'il y a six mois, mince comment ils s'appelaient déja avec leurs meches et leurs jeans slims? Alors, Angot dans cent ans, vous pensez... D'un autre coté, depuis les conneries a la Duchamp du type tout est art, et encore plus a l'heure de la télé-réalité et d'Internet ou l'on se sent presque tous obligés d'avoir un
avis qu'on estime pertinent sur des sujets qui nous sont pourtant aussi familiers que la fondue savoyarde a un texan, la norme n'est plus d'avoir du talent pour faire une carriere artistique. On peut donc craindre le pire: dans l'immonde tas de semi-vedettes médiatiques actuelles, il y a peut-etre un futur panthéonisé.

En attendant, tous les aigris dans mon genre n'ont rien d'autre que se foutre de la gueule d'Angot et autres Ana Gavalda pour supporter leurs propres échecs. Ca change rien et c'est pas vraiment beau joueur mais ça soulage.
 

* J'ai une petite explication a ce succes: le titre, lui, est frappant, est plus encore en anglais (Heart of Darkness). On imagine tout de suite de quoi ça va parler, i.e. la noirceur potentielle de l'ame humaine. On n'oublie pas ce titre, meme sans avoir lu la nouvelle, et mieux encore, meme apres l'avoir lue. Bref, tout serait dans le titre. Un peu court jeune homme?

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Published by mixlamalice - dans Littérature
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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 19:37
J'y peux rien, et j'ai beau l'avoir revue 20 fois, ça me fait marrer. Vraiment.

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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 21:16

A tous les gastronomes aventuriers qui s'aventureraient en ces pages:

Je vais passer 3 jours a Manhattan d'ici deux semaines. Je cherche pour le samedi soir un bon resto, gastronomique, pour 150 dollars par tete maximum tout compris (i.e. taxes, pourboires etc). Bon ok, je veux bien monter jusqu'a 175 mais pas plus.
Alors je recherche quelque chose de créatif mais pas trop (disons qu'a ce prix la ça me ferait chier de bouffer un moelleux au chocolat, une soupe de poireaux et une cotelette d'agneau avec une carotte comme a l'Espalier - pas dans cet ordre - mais en meme temps je ne suis pas tres "43 bouchées de couleurs de textures et de gouts différents" a la Gagnaire...). L'idéal pour moi serait un jeune chef qui monte, déja réputé mais pas encore trop.
Niveau cadre, si possible un peu romantique, mais vu la conception américaine de l'occupation de l'espace je ne me fais guere d'illusions.
Voila, si vous avez des suggestions...
Pour l'instant, dans les étoilés Michelin, Gilt ou Bouley ont quelque peu retenu mon attention.

Merci d'avance.

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Published by mixlamalice - dans Autour de la gastronomie
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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 15:58

Rien ne me semble digne d'intéret en ce moment, ou plutot digne de passer une heure devant l'ordi a soliloquer plus ou moins pertinemment. Bon, soyons francs, il semble qu'en fait mon cerveau soit liquéfié.
Pourtant il y aurait de quoi dire:
- Sarko qui va le pantalon aux chevilles chez les bridés, et qui en plus se fait engueuler. Les chinois, pas cons, ont compris qu'il valait mieux tempéter contre un nabot plutot que contre la mere Merkel. Comme le disait un anonyme inspiré, si vous cherchez des burnes chez un homme politique européen, il faut aller de l'autre coté du Rhin.

- Manaudou qui confirme son entrée dans le royaume des sportifs français assaillis par le doute métaphysique.

- la campagne américaine qui bat son plein avec les pubs a la téloche entre deux pubs McDo et Prozac... ça fait rever.

- l'incapacité d'Air France a avoir un avion arrivant a l'heure, avec des prétextes plus farfelus les uns que les autres (entre autres, le mec qui a la clef du corridor qui n'est pas la, attente de 20 minutes quand meme -  serait-ce comme dans mon ex-école, n'y aurait-il qu'une clef avec un maitre des clefs, nécessitant quasiment l'appel des pompiers a chaque fois qu'une clef d'amphi est égarée? - et la passerelle qui n'arrive pas).

- la naissance de ma niece alors que j'étais reparti de France depuis moins de 48 heures...

- mon manque d'entrain vis a vis de ma vie américaine qui pourrait etre du au fait que tout était trop bien pendant la these.

Bon, ça va revenir.

 

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Published by mixlamalice - dans La vie de Mix
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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 00:18
Fin de 10 jours de vacances bien trop courts. Surtout quand les quatre derniers ont été pollué par la gamberge type "merde c'est déjà presque fini". Enfin bref, le petit intermède a été tout de meme grandement apprécié, pendant que l'audience de mon blog s'effondrait, m'en touchant une sans déranger l'autre.
Après tout, les lecteurs aussi ont le droit d'etre en vacances. Heureusement qu'il reste quelques googleurs désoeuvrés, thésards dépressifs ou autres obsédés sexuels égarés, trompés par le langage parfois cru employé.
Cela dit, je tacherai de reprendre l'antenne dans le courant de la semaine, laissez-moi juste le temps de me remettre du décalage horaire et au boulot (avec une joie imparfaitement dissimulée).
Bonne bourre. 
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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 14:01

Après 6 mois et demi d'exil, je savoure mon bref retour au pays. Enfin je croise des gens de mauvaise humeur, des commerçants désagréables (la palme revenant pour l'instant a un cafetier de Brantome, Périgord), des touristes bovins. C'est bon d'avoir quitté Disneyland-Ultra Brite et d'etre revenu dans le monde réel. C'est bon aussi de boire du vin a moins de 15 degrés et qui ne ressemble pas uniformément a du jus de raisin a la vanille. De manger du magret de canard aux morilles, des farcis, ou du poulet roti fermier qui ne pese pas 5 kilos. Notons tout de meme que mon boss ricain m'a envoyé un mail de boulot ce lundi, il ne faudrait pas que je décompresse trop.

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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 15:23
Avant de partir (toudoudidoudoudidou), j'avais déposé une version en ligne de mon manuscrit de these sur PASTEL, un site appartenant a Paristech, le pole de grandes écoles parisiennes théoriquement censé etre l'égal du MIT (pratiquement, il y a un tournoi de foot organisé par les éleves en début d'année et un site internet, je crois que la collaboration s'arrete la).

Il y a quelques jours, en mode "bon ça fait deux heures que je glandouille sur Internet et je viens de visiter 12 fois chacun des 10 sites que je consulte régulierement, que vais-je bien pouvoir faire?", je me rappelle que je dois envoyer le lien vers mon manuscrit par mail a la Prof. d'Orsay que j'ai rencontrée a Rhode Island.

Je me rends donc sur le site en question, et m'aperçois qu'on peut consulter, un peu comme pour un blog, les statistiques de "visionnage" des theses déposées. Et la, surprise, en cliquant sur mon nom, je constate que plus de 200 personnes ont téléchargé le manuscrit. Soit plus d'une par jour.

Vous me direz, dans l'absolu c'est pas lourd. Mais tout de meme, 200 personnes qui ont téléchargé 200 pages de physico-chimie des polymeres écrites par moi-meme, dont les deux tiers en anglais, je reste sans voix. Combien y a-t-il de personnes qui travaillent sur le sujet en France (j'ai du mal a imaginer que ma prose scientifique soit si bandante que des candides s'amusent a se la farcir: meme ma mere et son coté poule tres prononcé ne va pas jusque la)? Aucune idée, mais si on regroupe les labos parisiens touchant de pres ou de loin a cette thématique on doit atteindre a tout casser les 500 personnes, thésards compris. Donc dans le domaine de la recherche publique, probablement quelques milliers, dix mille a tout casser. Du coup, 200 est un chiffre loin d'etre négligeable.

Bref, je ne comprends pas. Et je ne m'en remets pas.
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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 22:17
On ne sait comment réagir devant une telle fiente, lue dans le Wall Street Journal. Cela dit, rien qu'avec le titre... Si encore c'était second degré, mais non:

"What Bush and Batman have in common"

A cry for help goes out from a city beleaguered by violence and fear: A beam of light flashed into the night sky, the dark symbol of a bat projected onto the surface of the racing clouds . . .

Oh, wait a minute. That's not a bat, actually. In fact, when you trace the outline with your finger, it looks kind of like . . . a "W."

There seems to me no question that the Batman film "The Dark Knight," currently breaking every box office record in history, is at some level a paean of praise to the fortitude and moral courage that has been shown by George W. Bush in this time of terror and war. Like W, Batman is vilified and despised for confronting terrorists in the only terms they understand. Like W, Batman sometimes has to push the boundaries of civil rights to deal with an emergency, certain that he will re-establish those boundaries when the emergency is past.

And like W, Batman understands that there is no moral equivalence between a free society -- in which people sometimes make the wrong choices -- and a criminal sect bent on destruction. The former must be cherished even in its moments of folly; the latter must be hounded to the gates of Hell.

"The Dark Knight," then, is a conservative movie about the war on terror. And like another such film, last year's "300," "The Dark Knight" is making a fortune depicting the values and necessities that the Bush administration cannot seem to articulate for beans.

Conversely, time after time, left-wing films about the war on terror -- films like "In The Valley of Elah," "Rendition" and "Redacted" -- which preach moral equivalence and advocate surrender, that disrespect the military and their mission, that seem unable to distinguish the difference between America and Islamo-fascism, have bombed more spectacularly than Operation Shock and Awe.

Why is it then that left-wingers feel free to make their films direct and realistic, whereas Hollywood conservatives have to put on a mask in order to speak what they know to be the truth? Why is it, indeed, that the conservative values that power our defense -- values like morality, faith, self-sacrifice and the nobility of fighting for the right -- only appear in fantasy or comic-inspired films like "300," "Lord of the Rings," "Narnia," "Spiderman 3" and now "The Dark Knight"?

The moment filmmakers take on the problem of Islamic terrorism in realistic films, suddenly those values vanish. The good guys become indistinguishable from the bad guys, and we end up denigrating the very heroes who defend us. Why should this be?

The answers to these questions seem to me to be embedded in the story of "The Dark Knight" itself: Doing what's right is hard, and speaking the truth is dangerous. Many have been abhorred for it, some killed, one crucified.

Leftists frequently complain that right-wing morality is simplistic. Morality is relative, they say; nuanced, complex. They're wrong, of course, even on their own terms.

Left and right, all Americans know that freedom is better than slavery, that love is better than hate, kindness better than cruelty, tolerance better than bigotry. We don't always know how we know these things, and yet mysteriously we know them nonetheless.

The true complexity arises when we must defend these values in a world that does not universally embrace them -- when we reach the place where we must be intolerant in order to defend tolerance, or unkind in order to defend kindness, or hateful in order to defend what we love.

When heroes arise who take those difficult duties on themselves, it is tempting for the rest of us to turn our backs on them, to vilify them in order to protect our own appearance of righteousness. We prosecute and execrate the violent soldier or the cruel interrogator in order to parade ourselves as paragons of the peaceful values they preserve. As Gary Oldman's Commissioner Gordon says of the hated and hunted Batman, "He has to run away -- because we have to chase him."

That's real moral complexity. And when our artistic community is ready to show that sometimes men must kill in order to preserve life; that sometimes they must violate their values in order to maintain those values; and that while movie stars may strut in the bright light of our adulation for pretending to be heroes, true heroes often must slink in the shadows, slump-shouldered and despised -- then and only then will we be able to pay President Bush his due and make good and true films about the war on terror.

Perhaps that's when Hollywood conservatives will be able to take off their masks and speak plainly in the light of day.

Mr. Klavan has won two Edgar Awards from the Mystery Writers of America. His new novel, "Empire of Lies" (An Otto Penzler Book, Harcourt), is about an ordinary man confronting the war on terror.
Et ça a surtout l'air d'etre UN GROS CON.

Comment peut-on écrire une merde pareille, et y croire? Qui plus est, quand on est diplomé de Berkeley et qu'on a vécu plusieurs années a l'étranger, bref quand on n'est pas un bouseux qui ne voit le monde extérieur a son bled qu'a travers les yeux de la Fox. Comment peut-on publier une merde pareille, meme dans la page opinion, quand on est censé etre un journal sérieux, de droite ou de gauche? Comment peut-on faire de la pub a une merde pareille en la recopiant sur son blog, meme pour la fustiger? Oui, des fois, on ne sait que faire, laisser la fange ou elle est ou la ramener a la surface pour bien montrer qu'elle est toujours la.

P.S.: Et pour Mister DickHead, j'ai une explication plus simple que  la sienne au succes de 300 et de Batman comparé a Dans la vallée d'Elah. La plupart des gens qui vont voir 300 et Batman, moi compris, n'y vont pas pour réfléchir (et les rares que je connais qui ont un peu trop réfléchi pendant ces films ont pu etre un peu refroidis par le fait que, dans 300, par exemple, tous les méchants soient bronzés et homos alors que les gentils étaient blancs, musclés et virils - je dois avouer que j'ai pris ça comme faisant partie de l'histoire et n'y ait pas vu une métaphore de la guerre en Irak et les Islamo-fascistes - on se demande ce que ça veut dire- comme le fait Monsieur Klavan). Non, ce qu'on veut c'est de la baston, si possible bien filmée et bien jouée. Et bon, j'aime bien ce genre de films, mais l'américain moyen (tel le coloc de ma douce) lui, en raffole. Ca lui permet de bouffer un kilo de popcorn, de débrancher le bulbe et d'avoir la bavoche aux levres devant les effets spéciaux. Alors que forcément, dans la vallée d'Elah, ça le fait moins. Pas d'effets spéciaux, pas de baston, juste un mec taciturne, un américain moyen, qui essaie de comprendre pourquoi son fils est mort. Bon, je ne sais pas pourquoi le film a fait un four meme en France, mais je l'ai trouvé plutot bien, comme Jarhead. Effectivement moins manichéen que 300, mais l'un essaie de s'ancrer dans la réalité alors que l'autre est une adaptation de comic book. Et, contrairement au trouduc ci-dessus, j'ai tendance a penser que le monde réel est moins manichéen et plus complexe qu'une BD quelle que soit sa valeur intrinseque. 

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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 16:04
Loin des polémiques un rien stérile sur l'objectivité et l'honneteté des critiques gastronomiques (un beau panier de crabes, ce milieu, soit dit en passant), je souhaite ici vous parler du meilleur restaurant d'Amherst.

Le fait que, sur les deux fois ou j'y suis allé, le patron (disons plutot le chef de salle, qui doit etre copropriétaire avec le chef, américain lui), français expatrié depuis une quinzaine d'années et parlant le Jean-Claude Van Damme, nous ait offert les desserts et le vin, ainsi qu'une coupe de champagne, ne change rien. Enfin si, ça fait baisser mon addition. Mais il n'empeche, ça reste le meilleur restaurant d'Amherst (il faut dire que la concurrence n'est pas rude, entre deux pubs, un Subway, une pizzeria, un resto de pates, un indien cheap et un resto "world food" a l'américaine, salle de 300 places et cartes de 200 plats). Et force est d'admettre que, tous styles confondus, c'est l'un des meilleurs restos ou je suis allé depuis que je suis ici (soit, entre Amherst, Boston et Provincetown, 25-30 établissements allant du pub au gastro prout). Apres tout vous pouvez me croire, vu que de toute façon il y a de tres grandes chances que quoi qu'il arrive vous n'y mettiez jamais les pieds.

Ca s'appelle Chez Albert  www.chezalbert.net, le sous-titre étant "Good, Simple Food. Voila". Et c'est vrai. On peut manger des plats difficiles a trouver ici, pas nécessairement français d'ailleurs: ris de veau, cailles, et surtout des plats mijotés, tels que de la queue de boeuf. ou un osso bucco revisité servi avec des rice beans. Aux US, la bouffe comme le reste, faut que ça soit efficace: ça leur troue le fion au labo quand je leur explique que je me suis fait un petit ragout quelconque qui a du cuire 2 heures. Du coup, c'est un peu la perle rare.
Les desserts sont un peu plus quelconques et les vins bien que français sont tres typés Californie (couleur pourpre, 14 degrés minimum et gout de vanille) , mais ce resto, me semble-t-il aurait largement sa place a Paris dans le style bistrot un peu gastro comme Le Louis Vins. Vous savez le genre a avoir un menu carte dans les 30 euros avec des bons petits plats travaillés avec juste la petite touche originale qui fait bien.
L'addition est un peu salée (entrée plat dessert environ 50 dollars sans le pourboire, si vous rajoutez le pinard comptez dans les 70), mais les restos avec entrée et dessert a 10 dollars et plats dans les 25 sont ici la norme du "pas mal" (équivalent au 30-35 euros du menu parisien), et celui-ci est plutot dans le "pas mal" haut de gamme.
Cela dit, a cause de l'Université, je pense qu'Amherst est la ville paumée la plus chere d'Amérique, avec par exemple des loyers quasi-comparables a ceux de Boston...

D'autre part, le patron que j'ai déja mentionné est commerçant et sympathique, donc si vous avez autant de chance que moi, pour les 50 dollars (60 avec le pourboire), vous aurez le vin, plus une petite coupe de champagne voire un verre de sauternes pour le dessert.

Si d'aventure vous souhaitez tester l'autre bon resto d'Amherst, allez de Chez Albert au coin de la rue, et sur votre gauche vous verrez le café. Juste derriere se trouve Tabella, un resto de "tapas" n'ayant rien d'espagnols, mais faits a partir d'ingrédients locaux et organiques. C'est bon, c'est bobio, et c'est cher aussi (meme prix que chez Albert pour etre calé). Le service est par contre moins sympa: enfin, les serveurs sont moins français donc on n'a pas eu droit a des petits extras. Par contre, les serveurs sont plus "européens": pas tres souriants, et pas tres impliqués, une rareté ici... rien de bien dérangeant mais je dois avouer qu'apres quelques mois aux US on s'habitue aux leche-bottes.

Voila, j'espere que ces quelques chroniques ne me vaudront pas d'etre voué aux gémonies par la profession parisienne, malgré la corruption a laquelle j'ai honteusement cédé (faute avouée a demi pardonnée non?). Je ne conteste pas sa supériorité professionnelle, c'est en partie pour ça que je me spécialise sur les chroniques d'Amherst Massachusetts, j'espere qu'ils accepteront de me laisser ce territoire.
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Published by mixlamalice - dans La vie de Mix
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