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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 15:31
Alors que tout le monde prend fait et cause pour le Tibet, une victime de marque de l'oppression chinoise se retrouve injustement oubliée des media et du public: Axl Rose, l'ancien (et "actuel" si on peut dire) chanteur de Guns N' Roses.

En effet, son nouvel album des Guns (des Guns sans Slash, sans Duff, sans Izzy et sans l'autre, la, le batteur qu' il a vraiment pas un nom de rocker, ah si ca yest, Matt Sorum), intitulé ironiquement Chinese Democracy, voit sa sortie repoussée depuis 10 bonnes années.

Bons, certains prétendent que c'est juste parce que Mister Rose est un mégalo parano un peu barjot qui en est a la version 12567 de l'album et vise la perfection musicale, ou encore un rentier un peu branleur qui fait miroiter l'album a ses fans pour qu'ils lui foutent un peu la paix en l'attendant.

Mais moi, le théoricien du Grand Complot Mondial, j'y vois clair. Ce sont les petits hommes en bleu qui ont confisqué la flamme au Gros Douillet qui sont derriere tout ca.
Et laissez-moi vous dire qu'ils rient jaune.

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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 18:11
Un peu de boulot et pas mal de flemme cette semaine. Donc ni trop le temps ni trop la motivation pour écrire de longues réflexions comme celles sur la recherche. Ca sera pour plus tard. Quant aux articles plus légers, rien dans l'actualité ou dans ma vie ne m'inspire vraiment ces jours-ci.

Bref, pour patienter:
Je lis en ce moment Acid Test, de Tom Wolfe, auteur notamment du Bucher des Vanités et "théoricien" du "nouveau journalisme" (vous savez, le truc qui a donne De Sang Froid de Truman Capote). Honnetement, c'est un peu chiant meme si ca a le mérite de me rendre moins inculte que je ne l'étais, puisque ca raconte l'histoire totalement ignorée de moi des Merry Pranksters (les joyeux lurons), qui sous la houlette de Ken Kesey - l'auteur de Vol au dessus d'un nid de coucous-, ont été parmi les premiers, a la fin des annees 50-début des années 60, a prendre du LSD comme moyen d'ouvrir les portes de la perception (dixit Aldous Huxley), a voyager autour de l'Amerique en bus, et a vivre en communauté.
En gros, des hippies mais avant que ca ne soit la mode, alors que les beatniks (Kerouac et autres Ginsberg ou Burroughs) commencaient a ne plus l'etre.
Pour ceux qui l'ignoreraient (en France, on fait assez souvent la confusion), les deux mouvements sont assez disjoints, temporellement et meme "philosophiquement": s'ils ont en commun un certain rejet de la société "bourgeoise", les moyens de s'en évader (la vie itinérante et marginale d'un coté, la drogue de l'autre) et les finalités (foutez-moi la paix d'un coté, créons un monde meilleur qui sera gentil et faisons tous l'amour nus de l'autre en ouvrant nos esprits et nos foufounes de l'autre) sont assez profondément différentes. D'ailleurs, les beatniks n'aimaient pas trop les hippies (je crois que les hippies s'en foutaient) bien qu'ils les aient inspirés, meme s'il y a la peut-etre un cote Francis Cabrel c'etait mieux avant vous les jeunes vous savez pas vivre.
 
Je ne sais pas, je ne suis pas historien de ces mouvements. Et puis on s'en fout c'est pas ce dont je voulais vous causer dans le blog. D'ailleurs je voulais meme pas vous causer mais vous montrer des zolies zimages.

Un court passage du bouquin m'a en effet fait penser a ces photos que vous avez surement deja vues de toiles d'araignées, celles-ci ayant été soumises a diverses drogues. Les voici:
Bon voila, c'est tout. C'est pas tres intéressant mais c'est rigolo. Non? Bon tant pis.
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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 15:37
Ca fait un an jour pour jour qu'on est ensemble. J'ai pas grand chose a te dire, mais comme tout le monde cause de cet anniversaire, voila ces quelques mots:

Qu'on soit ensemble, moi je voulais pas vraiment, mais une forte majorité de ma famille l'avait décidé. et bon gré mal gré j'ai du m'y plier. Faut dire que le choix n'était pas facile, et il fallait bien quelqu'un pour remplacer le Vieux.
 
Des le début, je te sentais pas trop, je te trouvais grande gueule, trop ambitieux. C'est bien l'ambition, hein. Mais quand c'est le seul moteur chez quelqu'un, je trouve que ca rend con.
Parfois meme tu me faisais un peu peur avec tes airs bravache et tes discours foireux qui prechaient peut-etre pas la haine, mais au moins la méfiance et la dissension sociale. Et puis, tous les jours on voyait ta gueule partout, on se farcissait tes opinions navrantes d'inculture et tes fautes de francais, j'étais deja saoulé de toi avant meme que ca ne commence vraiment entre nous.

On aurait pu croire que tu allais changer, tu nous l'avais tellement répété. Quand tu nous as dit que tu partais méditer pour etre a la hauteur de ta tache, j'y ai cru, deux minutes. Et quand je t'ai vu avec tes grosses lunettes de soleil, ton poitrail au vent sur un yacht au soleil, j'ai compris que effectivement, tu avais changé: ou plutot, tu allais enfin te montrer sous ton vrai jour. Avant tu te retenais un peu, mais enfin tout en haut, tu allais te lacher. Et effectivement, je te trouvais grande gueule, je t'ai découvert nouveau riche vulgaire. Tu m'auras tout fait: les grosses montres, les chemises ouvertes, les restos pourris mais chers et people, les jets privés, le divorce, la mannequin, les échanges musclés en public, les unes de Voici.

Le pire c'est que je ne m'intéresse qu'a ca. Pourtant je vois bien que ce que tu fais dans mon dos avec le mec a la meche, que je ne comprends pas parce que je suis bete, ca a l'air pire. Je vois bien que tu ne peux pas lutter contre tes penchants, que ce que tu aimes, c'est le pognon, et que tous les moyens pauvres comme moi (ne parlons pas des beaucoup beaucoup beaucoup plus pauvres), tu t'en fous completement. Mais voila, tout ca c'est trop dur a suivre alors on ne nous en parle pas, on ne nous l'explique pas. On préfere quand tu pars en vacances, la ma famille et moi, on peut heure par heure savoir ce que tu fais.

Et j'en ai eu assez.

Alors je suis parti. Je dois avouer que tu ne me manques pas trop. Je te suis encore, de loin, parce que tu restes important pour moi, mais décidément je ne t'aime pas.
Oh, sans doute, un an c'est trop tot pour te juger, il t'en reste quatre. Mais tout de meme, c'etait pas super super ces un an.
A moins que tu ne changes vraiment beaucoup (et je ne te crois plus quand tu me dis que tu as encore changé, que tu es plus calme, plus posé), j'espere que ma famille ne te laissera pas une seconde chance.

Parce que, avec ou sans toi, j'ai quand meme envie de rentrer, eux, ils me manquent.

BIen a toi,
Mix

PS: je sais que tu ne m'en voudras pas pour le tutoiement, tu n'es pas de ces has been qui apprécient la classe feutrée inhérente au vouvoiement.
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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 16:13
Il ne s'agit pas ici de rendre hommage a une tres belle catégorie cinématographique. Michel Galabru, vieux de la vieille s'il en est, l'a déja fait joliment et récemment lors de la cérémonie des Moliere, manifestation ou la génération présente est plutot habituellement portée sur un tripotage mutuel des egos assez exhibitionniste: "Je voudrais remercier les mauvais textes qui m'ont permis, souvent, de vivre. [Quand les huissiers frappaient a ma porte, quand il fallait nourrir mes enfants] Ah, qu'un bon navet me faisait plaisir...".
Et encore, il n'évoque pas le plaisir presque malsain que le spectateur peut éprouver au visionnage d'un bon vieux nanard (Kickboxer, c'est pas du lourd? Ou Piege en haute mer?).

Je voulais donc plutot ici adresser un hommage vibrant a Bernard Mendy, le "footballeur" du PSG (notez les guillemets, des fois qu'on me fasse une remarque sur la validité des termes employés).

Bernard Mendy, dit Nanard par moi-meme, est un ancien "espoir" (bis) du foot francais, quand il évoluait a Caen. Signé au PSG a 20 ans, il a connu deux années difficiles, comme beaucoup d'autres bons joueurs signés par ce club et devenus instantanément nuls a chier (notez qu'on retrouve aussi ce phénomene a Marseille). Contrairement a la plupart, il a réussi a ressortir du trou et a "exploser" (ter) en 2004: élu meilleur latéral de L1 (ca vaut ce que ca vaut, mais c'est mieux que rien), il est appelé en équipe de France et devient célebre pour son grand pont sur Roberto Carlos. 

Et la, c'est le drame. 
Il joue blessé, devient mauvais, perd sa place au profit de joueurs franchement pas tres incisifs (le dernier en date étant Ceara, qui a tout de meme coute 3 buts a son club lors de ses 5 premiers matchs), finit par etre pris en grippe par le Parc, etc. 
Point culminant de cette deuxieme carriere: le ballon de plomb 2006 lui est decerné. Ce trophée, dont le nom pour ceux qui ne connaissent rien au foot est un hommage a la récompense individuelle supreme de ce sport, i.e. le ballon d'or, a éte crée en 2003 par les Cahiers du football et récompense le "plus mauvais" joueur de L1.

Voici les commentaires plutot rigolos, avouons-le, justifiant sa nomination:
«Unique nominé à avoir été sélectionné à trois reprises en quatre ans d'existence du trophée, Mendy incarne depuis un bon bout de temps, à tort ou à raison, cette plaie des temps modernes : le sprinteur fou, techniquement sous-développé.
Comment définir Bernard Mendy? Disons qu'il serait un cauchemar pour un concepteur de baby-foot tant il évolue longitudinalement et jamais latéralement incarnant jusqu'à la caricature l'horrible concept de «l'homme de couloir», lequel couloir se résume pour lui à une bande de gazon d'un mètre de large pour 90 de long aux extrémités de laquelle il alterne les centres dans les tribunes et les tacles condamnés par la Sécurité sociale.
«Il est indéniable que, des trois critères clés retenus pour le Ballon de Plomb - nullité intrinsèque, choix de carrière ridicule et attitude personnelle déplorable - il en est au moins un que Mendy ne remplit pas : celui du comportement détestable. En cela, il se distingue de ses trois prédécesseurs. Pedretti avait dû une bonne partie de sa victoire à une confiance en soi que de nombreux votants avaient assimilée à une arrogance grotesque. Fiorèse, avant lui, personnifiait au mieux la figure haïe du footeux simulateur et hypocrite. Quant à Llacer, il revendiquait avec fierté son rôle de sécateur. Rien de tel chez le bon Bernard qui, dans le tumulte nauséeux propre au PSG, tache généralement de garder profil bas».

L'article souligne a raison le bon comportement de Bernard Mendy. Et c'est cette "force mentale" qui m'impressionne chez lui. Sifflé par ses propres supporteurs, ce qui est doit etre tout de meme difficile a vivre surtout quand on n'est pas un mercenaire (Nanard est au PSG depuis 7 ans), il n'a craqué qu'une seule fois, faisant un bras d'honneur a la foule lors d'un remplacement en 2006.
C'est aussi un joueur que le PSG semble un peu mépriser, cherchant a le vendre toutes les saisons, puis lui foutant dans les pattes un "concurrent" bénéficiant lui de la confiance du coach. Chaque fois Nanard a fermé sa gueule et a fini par reprendre sa place, s'avérant finalement moins naze que celui qui lui avait pris la place.
Il a également eu les burnes de (bien) tirer le penalty qui a offert au PSG la Coupe de la Ligue cette annee. S'il l'avait raté, il aurait probablement du émigrer au Qatar. Il a aussi marqué un but ultra important contre Toulouse ce samedi, et a délivré une passe décisive lors du dernier match. Nanard est l'un des rares du PSG (avec un autre joueur mal-aimé, Rohten) a flotter un poil au-dessus de l'océan de médiocrité dans lequel cette équipe se noie depuis six mois.

Bref, je trouve que Nanard, par certains cotes ressemble a Christophe Dugarry: un joueur qui a eu le malheur d'etre surcote a un moment de sa carriere, finissant, effet boule de neige, par etre pris en grippe par tous les spectateurs de tous les terrains de France. Un joueur pourtant pas aussi nul que ca, et en tout cas doté d'une grande force de caractere. 
Go Nanard. 
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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 22:29
Non, je ne fais pas le pont.
Ces nazes, ils connaissent meme pas le premier mai (il existe un équivalent appelé Labor day mais j'ignore quand c'est).

Toutefois mon absence depuis deux jours (et a priori encore pendant les deux prochains) ici s'explique par l'excessivement long dernier article publié, qui m'a brisé physiquement et moralement (et qui vous les a brisées par la meme occasion).

Bref, un week-end de villégiature a Boston ne sera pas de trop pour me remettre.

A lundi.

PS: ça a quand meme du bon, les accords internationaux. Grace a eux, enfin, je ne paye plus les taxes américaines. I.e., 3000 dollars brut = 3000 dollars net.
Bref, vu que ma vie sociale est quasi inexistante, ça fait pas mal de pépettes de cote. Si le dollar se décide a remonter avant mon retour, ça va etre du ballon: du pognon d'avance a claquer pour quand j'aurai a nouveau une vie sociale (mais un salaire de merde), dans un an et demi. On ne peut pas tout avoir a la fois.
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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 01:15
Oui, ça faisait longtemps que je vous avais pas bourré le mou avec un petit article sur la recherche bien chiant, mais apres tout c'est mon boulot, et un article du Monde d'aujourd'hui ainsi que nombre de réactions de lecteurs m'ont donné envie de pousser un cri.
Ah, ouh.
Voila, ça va mieux.
Maintenant que la passion est retombée, quelques mots.

Je mettrai l'article en commentaire, mais grosso modo, il fait état d'une étude menée par deux sociologues concluant que "toutes universités et disciplines confondues, les candidats locaux ont dix-huit fois plus de chances que les candidats extérieurs d'obtenir un poste."

Pour ceux qui n'ont aucune idée du mode de recrutements des maîtres de conférences (ou enseignants-chercheurs), le voici expliqué brievement: lorsqu'un laboratoire a besoin d'un poste et que celui-ci est publié, avec profil correspondant, au Journal Officiel, chaque candidat doit envoyer un dossier résumant ses activités de recherche (these, post-doctorat eventuel, publications, congres...) et d'enseignement (TDs, TPs, kholles, cours magistraux...). Les candidats sont ensuite généralement auditionnés par le laboratoire qui établit ensuite un classement, d'ordre disons consultatif. En effet, la véritable audition se fait devant ce qu'on appelle une commission de spécialistes, censée etre indépendante du laboratoire, et c'est elle qui en dernier lieu établit le classement final (qui peut donc etre, en théorie, différent de celui du laboratoire). Apres c'est comme dans tout concours: si le candidat classé premier accepte le poste, tant mieux. S'il préfere aller ailleurs (en supposant qu'il ait éte également classé premier dans un autre laboratoire ou il s'est présenté), le laboratoire prendra le candidat numéro deux, sauf si etc.
On appelle candidat local un candidat qui a fait sa these ou son post-doctorat (ou les deux meme si c'est généralement interdit) dans le laboratoire offrant un poste. Et candidat extérieur, ben quelqu'un d'extérieur, suivez-donc un peu, les deux qui ont lu jusque la.

Bref, l'article conclue que les candidats locaux sont favorisés dans le recrutement, semblant prouver que ce vieux cliché dont on nous rabat les oreilles depuis trente ans est bel et bien une réalité. Soulignons toutefois quelques points litigieux de l'étude menée (tout au moins telle qu'elle est présentée dans l'article, j'avoue ne pas avoir lu les 20 pages*): tout d'abord, les auteurs de l'étude comparent le ratio (locaux postulant/locaux acceptés) avec le ratio (exterieurs postulant/exterieurs acceptés). Mais les locaux n'ayant pas leur chance le savent -soit parce que ce n'est pas la politique du laboratoire (certains refusent de prendre des candidats locaux), soit parce qu'ils sont mauvais - car les directeurs de laboratoires les préviennent généralement avant. Beaucoup se gardent donc de postuler, faisant ainsi baisser le premier ratio par rapport a sa valeur, disons, théorique. D'autre part, l'étude n'est menée que sur des pourvois de postes datant d'il y a au minimum une quinzaine d'années, et semblent postuler que leurs conclusions sont toujours valables actuellement (alors que l'étude montre une tendance a la baisse de cette pratique entre les années 70 et les années 90).
Mais baste, ne contestons pas l'existence de ce phénomene: si vous vous rappelez les modalités de recrutement exposées plus haut, il est aisé de comprendre pourquoi et comment. D'une, les "spécialistes" français dans un domaine donné (les thématiques de recherche d'un laboratoire sont généralement assez ciblées) n'étant pas des milliers, il est relativement fréquent que le directeur de laboratoire connaisse bien a peu pres tous les membres de la commission. Il est également fort probable qu'il ait rendu service aux uns et aux autres quand il était lui-meme membre de la commission machin. Parfois meme, le directeur du laboratoire fait partie de la commission de spécialistes chargé de nommer son candidat... Autre variante: le profil "recherché" par le laboratoire est tellement précis et calqué sur celui du candidat local (il ne manque généralement que la taille et la couleur des cheveux), que, forcément, ce meme candidat local se retrouve classé premier par la commission de spécialistes.
Ainsi, il est courant que le classement de la commission ne contredise pas celui non-officiel émis par le laboratoire.  Et, il est vrai, pour de nombreuses raisons qui ne sont pas toutes mauvaises (je vais y revenir), bon nombre de labos préferent faire confiance a leur candidat local.

Outre la méthodologie contestable évoquée précedemment, il y a quelque chose que semble sous-entendre (au moins par omission) cette étude et qui revient chez de nombreux commentaires de lecteurs, qui m'agace assez fortement. A savoir que le candidat local est forcément un nullos pistonné. C'est le plus souvent absolument faux (tout au moins en sciences dures: je ne connais pas les particularismes de toutes les disciplines).
Le seul cas, a ma connaissance, ou cela se produit: lorsqu'un directeur de labo, plutot reconnu, content de lui et ne souhaitant pas trop se remettre en question, cherche un nouveau larbin qui ne lui fera pas d'ombre, ne cherchera pas trop a innover et connait deja les thematiques et les expériences menées au laboratoire, donc sera sans doute capable de faire quelques trucs meme sans génie (le maitre de conference: des mains pour le directeur de laboratoire: le cerveau). Cela dit, avec la "mondialisation" scientifique, la concurrence dans tous les domaines, les pays émergents etc, cette conception franco-française de la recherche (je suis dans mon coin, je fais mon truc et je me fous de ce qui se passe ailleurs) a tendance a disparaitre, d'autant plus que pour faire de la science de haut niveau, il faut du pognon, donc bien souvent des contrats industriels (si vous croyez que le budget alloué par l'etat suffit pour ce qu'un labo soit compétitif, eh bien non), donc etre innovant (surtout en France ou, les entreprises etant ce qu'elles sont, c'est a dire tres frileuses, il faut savoir etre convaincant).
Donc, la plupart du temps, le candidat local est quelqu'un de compétent. Les candidats extérieurs le sont certes aussi. Mais quand vous avez 25 candidats pour un poste, quand apres toutes les considérations possibles (nombre de publications, post-doctorat(s) a l'étranger, enseignements, lettres de recommandations de tout le ghotta et tutti quanti), il vous en reste 5 a départager avec des dossiers quasi-equivalents, eh bien, il semble humain (sinon légitime) de se tourner vers le candidat local, parce qu'on le connait, parce qu'on sait qu'on s'entend bien avec lui, et qu'il sera efficace rapidement. Ainsi, la commission n'ayant pas de raisons valables de ne pas suivre le classement du laboratoire, le candidat local obtient son poste. Que cela soit ensuite potentiellement un frein a la créativité du nouvel arrivant qui peut rester ainsi cantonné a poursuivre son sujet de these indéfiniment, c'est fort possible, mais c'est un autre débat.

L'autre point qui revient souvent et me sort par les trous de nez, lié au précédent, est ce qu'on appelle "la fuite des cerveaux": de nombreux docteurs s'expatrient, c'est un fait. Cela ne signifie pourtant pas que ceux qui restent en France et sont candidats au recrutement sont les tâcherons, les mauvais restes (les fainéants, oui parce que apres tout, ce sont des aspirants fonctionnaires), les cadors étant partis gagner du pognon ailleurs. Certes, les carrieres d'enseignant-chercheurs sont peu attractives et les postes peu nombreux en France comparativement aux USA, a l'Allemagne ou au Japon. Mais il existe encore des gens (si, si, je vous jure), pour qui le pognon n'est pas la préoccupation majeure. Des gens qui aiment leur boulot, qui sont compétents, mais pour qui l'art de vivre, la famille, le temps libre aussi passent avant le blé. Un exemple: moi (pour la compétence, je m'avance sans doute un peu mais je pense etre a ma place dans un labo, ca semblait aussi etre l'avis de mes directeurs de these et de mon jury). Je pense que le pourcentage de chances pour que je reste aux Etats-Unis apres mon post-doc est a peu pres de 0%. Vous me direz qu'on ne m'a rien proposé non plus, mais je ne postulerai meme pas, bien que le salaire soit probablement le double du salaire français. Mais bon, désolé, les mecs qui font trois boulots et bossent jusqu'a 80 balais pour survivre, les mecs obligés de vendre leur bagnole pour se faire poser des couronnes, ca me botte pas meme si probablement ca ne me concernerait pas vraiment. J'aime bien l'idée de vivre dans un pays ou le social a un peu d'importance, ou ne considere pas encore tout a fait les indigents comme des ratés qui n'ont que ce qu'ils méritent (pour combien de temps?). Et je ne parle pas de choses plus terre a terre comme le foot, le pinard, les bons restos, les centre-villes et les vrais potes (je trouve décidément les relations amicales un peu bizarre ici) etc.  

Derniere chose: je ne suis pas sur de comment ca se passe ailleurs, mais aux US, apres une these et un post-doc, donc vers 30 ans, on peut accéder a un poste de professeur assistant. En gros, deux principales différences avec le poste de maître de conférences français (en dehors du salaire): ce poste est un CDD de 5 ans environ. Pendant 5 ans vous devez monter votre groupe, lever des fonds, publier, innover, et faire mieux que les deux ou trois professeurs assistants qui ont été nommés en meme temps que vous (comme Highlander il n'en restera qu'un)... Grosso modo, vous faites le boulot d'un professeur en France, c'est a dire quelque chose de plus proche du manager que du chercheur. Ainsi, apres environ 7 années de recherche, vous abandonnez la paillasse pour la paperasse. Ca reste de la recherche, puisque vous etes celui qui doit avoir des idées intéressantes a proposer a vos étudiants, mais ce n'est plus vous qui faites les expériences. Et puis, environ 5 ans plus tard, les professeurs du département déterminent si vous obtenez votre poste permanent ou si vous allez voir ailleurs s'ils y sont. En France, outre que le poste est permanent, la transition chercheur-manager se fait plus progressivement (généralement l'enseignant-chercheur est encore chercheur actif jusqu'a son habilitation a diriger des recherches ou sa nomination au poste de professeur, environ dix ans plus tard -moins s'il est tres bon ou s'il préfere ce coté "dirigeant", moment a partir duquel il est censé vraiment commencer a monter des projets et encadrer des étudiants).   
Je dois avouer qu'a 28 ans, j'en ai un peu marre de la compétition: au primaire on m'a dit qu'il fallait etre bon pour aller au bon college. Au college on m'a dit qu'il fallait etre bon pour aller au bon lycée. En seconde, on m'a dit qu'il fallait etre bon pour aller en S. En S, on m'a dit qu'il fallait etre bon pour aller dans une bonne prépa. En prépa on m'a dit qu'il fallait etre dans les meilleurs pour aller dans une bonne école. En école on m'a plus rien dit (c'était cool), mais en DEA on m'a dit qu'il fallait etre dans les premiers pour avoir une bourse de these. En these on m'a dit qu'il fallait publier et faire du bon boulot pour avoir une chance d'avoir un poste dans le public plus tard. En post-doc, pareil. Pour avoir un boulot, il faudra que je sois dans les meilleurs. Je dois avouer qu'apres 25 ans de compétition, j'en ai plein le fion. Ca ne veut pas dire que désormais je refuse toute évaluation. Quand je l'aurai ce poste, si je l'ai, évaluez-moi autant que vous voulez, virez-moi si je suis naze, mais plus de compétition pendant quelques années por favor: je ne crois pas que j'apprécierai de me dire pendant cinq ans que le mec juste a cote, ca sera lui ou moi. Cinq ans de période d'essai, a 30 berges, je kiffe pas. J'ai envie d'un boulot fixe, de me poser (ou de bouger mais si je le décide et pas si on me trimbale aux quatre coins du monde sans me demander mon avis), peut-etre d'avoir un gamin, et qu'on me foute un peu la paix (ce qui ne veut pas dire que je ne bosserai pas consciencieusement, car je ferai ce qui me plait). Oh, you may say I'm a dreamer, a l'heure de la mondialisation, du MEDEF, de la Chine, du réchauffement climatique et de Cindy Sander, d'oser prétendre a un CDI payé 2000 euros net a bac plus 10, mais I am not the only one**.

Pour conclure, effectivement le systeme francais a ses faiblesses*** et il y a sans doute moyen de faire mieux. Je ne suis pas sur que la politique actuelle déja en vigueur pour l'éducation nationale (ca ne marche pas bien, donc supprimons des postes et baissons le budget) donnera de tres bons résultats si elle est appliquée a la recherche (je ne suis pourtant pas fan non plus de l'argument phare de SLR: donnez-nous plus de pognon et tout ira mieux, du moins quand il est exprimé comme ça). Bref, comme disait Hervé Mariton, député UMP, sur un autre sujet mais ça s'applique a beaucoup d'autres et en particulier a celui-la: "ce n'est pas parce qu'il faut faire quelque chose qu'il faut faire n'importe quoi".

*Voir le lien donné dans le commentaire pour les motivés (j'y jetterai un oeil aussi).

**Ou si décidément on ne peut pas faire autrement que les américains (ils sont forts ces américains), il faudra adapter les salaires (parce que la flexibilité, ça a sans doute du bon, mais il faut que les salaires aillent avec... si c'est pour etre flexible mais payé comme du temps ou c'etait sécurisé, je ne vois pas bien l'intéret a part nous la mettre encore plus profond).

***Pour ceux qui pensent que la recherche scientifique française est pourrite: nous sommes 6eme en nombre de publications annuelles (derriere, j'imagine, les USA, le Japon, l'Allemagne, l'UK et la Chine), et nous dépensons en moyenne deux a trois fois moins d'argent que les USA ou le Japon par publication. Désolé je ne sais plus quelles sont mes sources (ce n'est pas tres scientifique, certes, mais je pense qu'elles sont fiables, comme dirait Jean-Pierre Elkabbach).
Nous sommes a la rue en terme de brevets, mais comme je l'ai déja souligné, je pense que ca vient avant tout de la frilosité des entreprises.

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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 15:55

La lecture des breves de l'AP (Associated Press, l'équivalent en langue anglaise de notre AFP a nous) permet elle aussi d'égayer un début de journée un peu morose. Par exemple, celle-ci: 

ABBOTSFORD, British Columbia -- At least 39 people were injured, three of them seriously, when the floor of a local church filled with teens collapsed during a concert. Police said about 1,000 youths were at the Central Heights Church in Abbotsford, British Columbia, to hear the Christian rock band Starfield when a large area in front of the stage gave way Friday night, sending people in the crowd falling several feet (meters) into the basement below.

J'aime quand Dieu se fait cynique et pratique l'humour noir.
Le pasteur qui organisa la soirée ne manque pas de second degré non plus:

"It really is a miracle that more people weren't seriously injured or that there weren't any fatalities," high school pastor Colin Ashton said.

Petite anecdote: le rock chrétien revient en force tout au moins dans les milieux chrétiens (c'est déja un début). Les tetes pensantes ont du comprendre que c'etait sans doute un moyen plus moderne et sexy que les rallyes pour garder -a défaut de faire venir- les jeunes dans le sein de l'Eglise.
Rappelons cependant que le premier groupe de heavy-métal chrétien s'appelait Stryper, back in the 80's, qu'ils portaient des spandex moule-burnes rayés jaune et noir, et qu'ils lancaient des bibles au public pendant leurs concerts. Bibles qui s'arrachent aujourd'hui a plus de 1000 dollars sur eBay.
Si ca envoie pas de la rillette:

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 16:58

J'aurais pu rajouter un paragraphe dans mon article sur les stéréotypes.
Mais ne soyons pas mesquins, ils méritent amplement une chronique personnelle, pour l'ensemble de leur non-oeuvre.

Je parle de ces employés, souvent fonctionnaires mais pas que, bien particuliers, assignés a des taches purement administratives et qu'on appelle bureaucrates.
Quelle universalité de comportement chez tous ceux que j'ai cotoyes, c'est impressionnant.

Une inefficacité jamais démentie, une propension a ce que meme les choses les plus simples prennent trois plombes et vous fassent perdre sans coup férir votre lucidité compacte et sans fissures.

J'ai tendance a croire que pour faire un métier correctement, l'une des conditions nécessaires (mais non suffisante) est d'etre, a défaut de passionné, au moins intéressé par celui-ci. Or, j'ai du mal a concevoir qu'on puisse trouver un quelconque interet a faire remplir le formulaire 22B au 2345eme usager n'y comprenant rien, n'y mettant aucune bonne volonté (ni aucune volonté tout court) et tirant la gueule par avance (l'autre alternative étant la mémé solitaire tentant désespérément de combler un peu le vide de sa fin de vie entre deux bus bondés, le supermarché, la cage d'escalier, son chat et Julien Lepers). Des questions restent toutefois sans réponse: quels sont ceux qui choisissent ce métier (oui, c'est quand meme un choix, en France il faut passer un concours et tout), quelles sont donc leurs motivations secretes (en ont-ils, les perdent-ils en moins de temps qu'il n'en faut pour l'ecrire?), sont-ils universellement incompétents par une sorte de fatalité extraordinaire?

Deux exemples, parmi tant d'autres, mais récents:

-j'ai rempli a Jussieu un dossier de remboursement des frais de scolarité pour l'année universitaire en cours. En effet, pour soutenir sa these, il faut a tout prix se reinscrire a l'Université (donc remplir un dossier spécial si on soutient apres le 1er octobre, car ce n'est automatisé que pour les deux premieres réinscriptions, la troisieme réinscription etant consideree comme un "cas particulier". Précisons que, sachant que la scolarité de Jussieu qui doit valider votre date de soutenance deux mois avant icelle, et qu'ils sont en vacances jusqu'au premier septembre, peu nombreux sont les elus parvenant a soutenir avant début octobre, il faut en vouloir). Cela dit, si on soutient avant le 20 décembre, on peut se faire rembourser les 375 euros de frais d'inscription, apres, bien sur, examen d'un dossier prevu pour l'occasion. Bref, ce dossier je l'ai rempli et donné a l'inutile de service fin decembre, quelques jours avant les vacances de Noël (et tout etait en ordre). Eh bien, j'attends toujours mes 375 euros (et quand j'appelle pour savoir ou ca en est - et que j'ai la chance de tomber sur quelqu'un, car avant 10h et apres 16h il n'y a personne, et ils ne répondent pas s'ils ont du "travail" ou pendant la pause déjeuner de 2 heures - on me dit d'etre "patient". 4 mois plus tard, je pense faire preuve d'une certaine patience, voire d'une patience certaine).

-Pour les visas de travail temporaires, il existe des accords entre la France et les Etats-Unis permettant de ne pas payer les impots gouvernementaux américains pendant les deux premieres années. Comme ces taxes représentent environ 400 dollars par mois sur mon salaire, j'ai rempli les papiers. Pour compléter mon dossier, il me fallait une carte de sécurité sociale. J'ai donc la aussi fait une demande (bureau ouvert une fois par mois...): on m'a dit que je recevrais ma carte entre 3 et 5 semaines plus tard. 6 semaines apres, tel Soeur Anne, ne voyant rien venir, je m'inquiete un peu. On me dit que les retards sont habituels et que le mieux a faire est sans doute  d'attendre deux semaines de plus histoire d'etre sur (notez qu'en attendant, les taxes, je les paye). Forcément, 15 jours apres, toujours rien. On me dit donc qu'il faut que je refasse une demande, en remplissant un nouveau dossier au bureau ouvert une fois par mois de 9 a 12h. Mais ils m'ont quand meme donné un numéro de sécu: bref, je suis inscrit, j'ai mon numéro, mais je dois quand meme recommencer a zéro pour qu'ils me renvoient une carte (servant juste a indiquer mon numéro...).
Finalement, les choses se sont un peu arrangées car j'ai pu remplir un dossier aux ressources humaines (sans aller au bureau spécial, qui, semble-t-il ne sert donc a rien puisqu'on peut faire sa demande ailleurs), et ils ont ete assez sympas pour accepter ma demande d'exemption de taxes avec simplement le numéro (normalement il leur faut la carte). Oui, soyons francs, les fonctionnaires ricains ne sont donc pas beaucoup plus efficaces que les notres, mais ils sont plutot plus sympas (au lieu de vous dire "Vous avez rendez-vous, non, il faut prendre rendez-vous Monsieur, la personne que vous cherchez n'est la que de 9 a 11h le matin" et de vous virer, ils vous disent "Vous avez rendez-vous, non, il faut prendre rendez-vous Monsieur, la personne que vous cherchez n'est la que de 9 a 11h le matin, je vais voir si je la trouve" et ils vous prennent un peu en pitié).

Pour conclure, voici les bureaucrates croqués il y a plus de 30 ans par quelqu'un de beaucoup plus talentueux que moi (René Goscinny, avec tout mon respect). Messieurs les ronds-de-cuir, écrit par Courteline en 1893, n'a pas vieilli non plus.

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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 01:21
Je ne sais pas si la chose se pratique beaucoup dans les labos industriels, ou en open office ou ailleurs, mais dans les labos universitaires de biologie-physique-chimie que j'ai pu frequenter, on aime bien fonctionner par petits papiers.

Vous savez, ces mots schotchés un peu partout, assez généralement vindicatifs et écrits a l'encre rouge qui sont censés expliquer comment il faut travailler ("faites pas ci", "touchez pas a mon becher", "lavez vos affaires", "etiquetez vos tubes a essai" etc).

Le pékin moyen, dont je suis, n'est pas toujours tres réglo et la méthode est donc probablement, par certains cotés, fondée. Laissez-moi quelques phrases durant plaider pour mes collegues mal eleves et moi-meme la legitime tete en l'air: en plein milieu d'une manipe compliquee, précieuse et minutée, quand vous constatez avec effroi que votre erlenmayeur au lieu d'etre propre et a sa place est tout crado dans l'évier parce que cet enfoiré de Robert qui vous l'a emprunté la semaine derniere ne l'a pas nettoyé, vous vous saisissez illico de celui de Josette. Et puis, forcément vous oubliez de le lui rendre. Et la, c'est le drame, d'où, le petit papier qui tue.
Cependant le procédé m'exaspere, et qu'il soit le plus souvent le fruit de gentes damoiselles n'est pas, malgré ma misogynie latente, la principale raison.  
Je trouve juste que c'est immature, un rien pleutre, et relativement grossier. En effet, dans une salle de manipes, ce n'est pas comme si on était 40. On est souvent 3 ou 4, et meme si on ne passe pas son temps a regarder comment le voisin fait son boulot, généralement celui qui pond ce genre de mots sait tres bien a qui il s'adresse: sous ses airs faussement généraux, le petit mot vise tres particulierement une (ou deux) personne(s).
Je ne comprends pas tres bien ce qui empeche a ce point les gens de se parler, de communiquer pour regler le probleme plutot que de s'adonner a ces petites mesquineries (variante: le mail envoye a tout le labo avec le directeur en copie du type "celui qui a pris mon bain d'huile il est vraiment mal élevé"). Qui plus est, dans certains cas un poil plus subtils que mon exemple ci-dessus, le point de discorde est simplement du a des façons différentes de travailler sans qu'il y en ait réellement une meilleure que l'autre.
Enfin, comme j'ai aussi mon coté gamin, ce type de procédés a en ce qui me concerne l'effet inverse de celui recherché: moi aussi je ne vais plus parler, et je vais un peu betement avoir tendance a maniper un poil plus salement ou en tout cas a faire expres de ne pas faire ce qu'il y a écrit sur le petit mot. Oui, parfaitement, rien que pour faire chier.

Je viens de découvrir que ce procédé existe également en coloc', ou il est sans conteste encore plus risible. Ainsi, la nouvelle coloc de ma douce, fraichement arrivée, sans rien demander a personne et toute honte bue, a placardé sur le mur de l'entrée le planning ménage de la maisonnée pour les trois prochains mois. Hier, elle a également placardé sur la porte des toilettes un écriteau "laissez la porte fermée" (une fois qu'on a fini, hein, parce que quand on est dedans on ferme la porte quand meme). Oui mais voila, comme il n'y a pas de verrou, moi je préfere que la porte soit ouverte comme ca je suis sur qu'il n'y a personne dedans (quand on est distrait ou mal réveillé on ne fait pas forcément gaffe a cet indice qu'est l'interrupteur). 
Bon, je ne suis pas chez moi et puis mon aimée va déménager dans moins d'une semaine donc je ferme ma gueule, mais franchement quel est le but de ce panneau? Il y a trois colocs dans l'appart' (elle compris), est-ce si dur de leur en toucher un mot si vraiment ca la défrise? 
Ca a, je trouve, un petit cote "vous etes vraiment mal elevés, vous m'emmerdez et je l'affiche sur le mur". Du coup si j'habitais la, j'hésiterais quant a la réponse la plus appropriée pour améliorer l'ambiance: intentionnellement laisser la porte grande ouverte (voire meme pendant que j'y suis), afficher un petit panneau en dessous du sien avec écrit "moi je préfére la porte ouverte!" (ne pas oublier le point d'exclamation, grand classique du petit mot) ou intentionnellement ouvrir la porte pendant qu'elle chie et m'écrier "ah mon Dieu désolé mais je suis tellement distrait, et comme la porte est tout le temps fermée...".
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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 16:01

J'avais deja explique un peu a quoi ce blog me servait (autrement que pour betement passer le temps, ce qui est sans doute la fonction principale, admettons-le)  ici.

En relisant, finalement, pas grand chose a ajouter. Ca ferait presque tomber mon sujet a l'eau.
Un petit développement cependant.
J'essaye généralement d'etre drole, pertinent, intéressant, si possible les trois a la fois, en tout cas au moins un des trois a chaque fois. Je dois avouer qu'etant a peu pres mon seul juge permanent depuis que ce blog existe, ca vaut ce que ca vaut, mais oui des fois, pas toujours, je me trouve rigolo, pas trop stupide et meme, a la relecture, il m'arrive de considerer que certains articles sont bien ecrits (pas tous, loin de la: celui la, par exemple, est mal parti).

Je lis assez peu de blogs. Un peu plus maintenant que ma vie sociale est assez réduite, et que mes journées au boulot sont, pour l'instant j'espere, souvent bien plus longues que mon temps de travail réel.
Toutefois, j'ai pu constater que les blogs les plus courants, c'est a dire ceux ou les gens racontent leur vie de A a Z, comme un journal intime pas intime, sont aussi les plus chiants (faut dire que le nombre de gens ayant une vie passionnante au point de mériter d'etre contée est largement inférieur au nombre de gens tenant un blog).
Si c'est au premier degré, ce n'est vraiment pas drole, ca fait niais et sans aucun recul. Si c'est au second degré, avec un peu d'humour dedans, c'est mieux mais ca devient vite pénible aussi, d'autant plus que, on le voit bien, on ne s'improvise pas bon écrivain. Bref, dans ce genre, meme les blogs les plus célebres comme celui de la caissiere ou de l'anglaise vivant a Paris sont au Journal de Bridget Jones ce que Florent Pagny est a Jacques Brel, ou le remora au Grand Blanc.
Oh il existe surement des exceptions, mais je ne suis encore jamais tombé sur le Alexandre Dumas du blog, capable de me donner envie de lire au quotidien ses vacances peche a Saint-Malo ou son week-end chez belle-maman.

Comme je ne pense pas etre capable d'etre celui-la, et que de plus ca ne correspond pas a ce que j'ai envie de faire, eh bien j'essaye d'eviter cet ecueil qui consiste a raconter ma vie. Je n'y reussis qu'a moitié, parfois quand il m'arrive quelque chose qui me semble amusant, pathétique ,ou les deux (ou présentant un quelconque intéret potentiel), je ne résiste pas a la tentation d'essayer de le coucher par écrit.
Pour deux raisons: l'une parce que, finalement, avoir 20 lecteurs c'est plus flatteur que d'en avoir 2, et que pour ce faire, ben il faut produire. Eh oui, il y a tellement de blogs et de sites ou passer ses 20 minutes de glandouille sur Internet que fidéliser le lecteur n'est pas chose aisée, de telle sorte que si vous ne publiez plus pendant une semaine, c'est la catastrophe (j'explique pour les non-propriétaires de blogs, oui vous les ringards).
Or, je réfléchis certes beaucoup, mais je ne peux tout de meme pas avoir une idée universelle indispensable a communiquer chaque jour. Raconter sa vie, c'est plus facile.  
La deuxieme raison, c'est que décrire le quotidien moyen d'un mec moyen mais avec humour et distance, c'est ce que font des auteurs que j'aime bien (McCauley, Hornby, Coe, Lodge etc) et c'est probablement ce que j'essaierai de faire dans mon célebre roman qui n'existera jamais. Bref, autant s'entrainer.
N'empeche, je trouve justement que ces articles la sont souvent les moins bien ecrits (ou les plus gauches), les moins amusants etc: ce qui m'avait semblé une tranche de vie valant le coup d'etre racontée n'apparait que casse-bonbons et fadasse une fois retranscrite. Donc voila, ces articles ne disparaitront pas, mais j'essaye de les limiter et aussi de les ameliorer. Peut-etre qu'un de ces jours j'en serai content.

Sur ce, j'ai du boulot, donc mes réflexions sur la bureaucratie, le génie et le respect et des nouvelles considérations culturelles franco-américaines (aucun lien, hein, ca fera trois papiers differents) seront -peut-etre- pour une autre fois. 
Bon week-end. 

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