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  • : La vie au labo
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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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  • Misanthrope optionnellement misogyne et Esprit Universel.

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12 août 2007 7 12 /08 /août /2007 17:32
Reprise d'antenne après 2 mois de pause plus où moins volontaire due entre autres à une rédaction de thèse.

Je souhaiterais exposer ici quelques unes des raisons qui m'ont fait créer cet objet mystérieux qu'est le blog.

Comme exposé ailleurs, j'aime écrire. Comme pas exposé ailleurs, il m'arrive de réfléchir (jamais très longtemps) lorsque des sujets (ou des analyses sur des sujets) m'interpellent. Ces sujets peuvent être politiques, littéraires, cinématographiques, télévisuels, "importants" ou "mineurs" et mes réflexions en découlant peuvent aller de l'aphorisme à la dissertation philosophique de l'élève lambda préparant le bac (1 feuille double écrit gros), rarement plus loin.

Sachant d'autre part que mon cerveau est poreux et qu'il m'est désagréable de ne plus me souvenir d'un raisonnement quelconque dont j'avais fini par être satisfait, sachant enfin que je suis paresseux et que coucher les idées sur papier représente un effort violent, j'ai fini par opter pour le blog (l'ordinateur présente de nombreux avantages par rapport au papier dans le processus de l'écriture, à mon humble avis de scribouilleur tout aussi lambda que l'étudiant précédent).

Ainsi, ce blog est surtout un foutoir à idées, qu'il m'est aisé de consulter et d'amender au fil de mes pérégrinations intellectuelles. Je compte bien en utiliser certaines pour mon futur roman génial qui ne manquera pas de ne pas voir le jour, mais bon.

Bref, tu le vois, lecteur, ce que tu lis est issu d'un processus totalement egoïste dans lequel tu ne joues qu'un rôle mineur (mais néanmoins réel). C'est pourquoi je ne tente pas plus que cela de fidéliser le lecteur (même si les sirènes du succès ont pu m'y pousser aux débuts de ce blog- à tel point que, comme une Laure Manaudou, mais avec une moins grosse bite, me souffle Jean-Marie Bigard, je m'enfuyais devant les enfants ennamourés quémandant mon autographe- j'en suis revenu) en essayant d'éviter l'écueil consistant à exposer mes émois intimes les plus banalement quotidiens (j'ai lu le dernier Harry Potter c'était génial, je suis allé au cinéma voir le dernier Harry Potter c'était génial, j'ai mangé avec mes parents hier j'ai pris un steack avec des frites c'était génial...), chose dont semble raffoler le blogueur, toujours lambda.

Comment ça cette dernière phrase est incompréhensible, et cet article paradoxalement à l'opposé de ce qu'il raconte puisqu'il est réservé à ses éventuels lecteurs et à pas à son auteur? Qui a une aspirine?
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Published by mixlamalice - dans La vie de Mix
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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 08:49
Ouais, c'est comme ça que je suis moi. Sans concessions. Alors dans le rapport que j'ai du torcher, pardon, écrire après 3 ans de monitorats (pour les non-initiés, ça veut à peu près dire chargé de TDs -ou de TPs, ça augmente de 20% mon salaire, pour 64 heures d'enseignements à Jussieu), j'ai balancé.
Morceaux choisis.

J’ai eu l’opportunité, grâce à (ou à cause d’) un parcours de moniteur que je pourrais qualifier de « chaotique », d’effectuer un grand nombre d’enseignements, aussi divers que variés.

Pour avoir discuté avec un certain nombre de moniteurs au cours des diverses formations, ce parcours me semble assez atypique, la plupart restant cantonnée au même enseignement durant trois ans, souvent en L1 (1ère année de fac, NdMix). J’en tire à la fois des points positifs, et d’autres négatifs. Avoir à enseigner des matières très différentes et à des niveaux également différents m’a permis de « tester » ma « flexibilité », avec des résultats plus ou moins heureux :

- Dans le cas de mes enseignements de Thermodynamique, par exemple, cela m’a obligé à me replonger dans des cours qui m’avaient semblé assez « rébarbatifs » à l’époque de mes humanités (classes préparatoires et premières années d’école), m’a ouvert les yeux, grâce au recul scientifique que j’ai acquis avec le temps, sur certains points qui m’étaient toujours restés obscurs parce que je n’avais pas ressenti le besoin de les comprendre réellement (quand on est étudiant, valider l’examen suffit généralement au bonheur, mais ne signifie pas nécessairement qu’on a compris grand-chose), et m’a poussé à essayer d’enseigner de façon un peu plus agréable (appel au sens physique plus qu’aux grosses équations, à la façon dont la plupart des professeurs essaient d’enseigner à l’ESPCI) que ce que j’avais connu cette matière (sans grand succès, je le crains, cette matière n’ayant définitivement pas plus la côte aujourd’hui chez les étudiants qu’à l’époque où j’étais à leur place). Cela m’a également été profitable dans le cadre de la thèse, et m’a permis de mieux appréhender la lecture de certaines publications, voire l’analyse de certaines de mes expériences.

- Dans le cas de mes enseignements actuels, au contraire, je trouve dommageable d’avoir été prévenu de ma réorientation quelques semaines seulement avant le début des enseignements, me laissant peu de temps pour me remettre à niveau dans ces matières assez loin de mes préoccupations scientifiques, sachant de plus que je suis en fin de thèse et que la recherche me demande de plus en plus de temps pour boucler ce qui doit l’être dans les temps (sans parler de la recherche d’un post-doctorat qui n’est pas non plus une sinécure).

 

J’en viens maintenant à l’analyse de ma « collaboration » avec mes tuteurs et les équipes pédagogiques. Autant l’avouer franchement « collaboration » est un terme ici assez inapproprié. Etant donné que personne ne m’a jamais communiqué le moindre nom ni mis en rapport avec qui que ce soit (ni d’ailleurs expliqué en détails quel était le rôle d’un tuteur). Ainsi, mon tuteur pédagogique officiel, responsable de l'enseignement de Thermodynamique, l'a été tout simplement parce qu’elle est la première personne à qui j’ai eu affaire et que les services administratifs avaient besoin d’un nom sur le dossier.

Mes rapports avec cette personne, quoique cordiaux, ont été limités au strict minimum : communication des sujets et corrigés ainsi que des notes, explications des expériences de TPs, et c’est à peu près tout.

Puis j'ai changé d'enseignements, donc d'interlocuteurs privilégiés, mais les rapports sont restés les mêmes, minimaux. Ce n’est pas la une critique mais un simple constat.

Je vois à cela plusieurs raisons : le fait de changer d’enseignement tous les deux semestres n’a pas aidé. Le fait également de ne pas être doctorant sur le campus Jussieu est également un facteur limitant : la plupart des réunions pédagogiques se décidant le jour même ou la veille pour le lendemain, j’en ai raté un certain nombre car j’avais d’autres choses de prévues (par exemple, des expériences de thèse réservées depuis plusieurs semaines dans un planning ultra-serré) et je ne pouvais pas me libérer une demi-journée pour aller à Jussieu au pied levé.

Quoi qu’il en soit, partout où j’ai enseigné, les sujets étaient le fait des enseignants-chercheurs et on ne demandait pas trop leur avis aux moniteurs (ce que je peux comprendre, même si, il me semble, nous pouvons parfois avoir de bonnes idées et une vision de l’enseignement plus proche des élèves, ne serait-ce que temporellement parlant).

Je m’aperçois que je n’ai pas encore parlé des contacts avec les élèves, qui furent très enrichissants : peut-être est-ce parce que j’étais à leur place il y a à peine deux ou trois ans, mais certaines situations m’ont rappelé bien des souvenirs, et c’est une sensation intéressante d’être « de l’autre côté de la barrière ». On s’aperçoit que l’on était bien naïf et que le professeur est rarement dupe de l’élève (je repense à certaines excuses ou justifications…). J’ai également pu constater une très grande disparité des niveaux au sein des étudiants et un niveau moyen que j’ai trouvé relativement inquiétant. Je reprocherai aux enseignements universitaires (du moins ceux que j’ai effectués) d’être très orientés vers le calcul ou l’application « bête et méchante » de formules et pas assez sur la compréhension « avec les mains » de la physique des phénomènes (je l’ai déjà souligné plus haut). Autre problème, à mon sens : les élèves n’ont aucune idée des notions d’homogénéité ni d’ordres de grandeurs. Ne pourrait-il pas y avoir un module obligatoire en L1 pour leur faire comprendre ces notions (qui sont, me semble-t-il des bases même pour le travail de recherche : qui ne s’est jamais servi de notions d’homogénéité pour retrouver une formule oubliée ou pour s’assurer de sa validité)?

Il m’a semblé que Paris 6 était une machine sans doute trop importante et que du coup les échanges entre enseignants de différentes UE se faisaient peu voire pas du tout, surtout en ces temps où le programme change continûment. La réforme LMD (la réforme pour uniformiser l'enseignement universitaire avec le reste de l'UE et dont la mise en place est un peu "laborieuse", NdMix) n’a également pas simplifié les choses, en multipliant les enseignements possibles et en offrant aux élèves un choix innombrable sans que ceux-ci ne leur soient expliqués en détails: il me semble qu’une bonne idée (sans doute compliquée à mettre en place) serait de préciser, pour chaque cours, les cours que l’élève doit avoir validé les années précédentes pour suivre celui-ci. 

Le LMD a aussi crée des situations problématiques du fait de cette multiplication de cours et d’options pour les élèves : lorsque le nombre d’élèves inscrit est insuffisant, le cours n’ouvre pas. Cela, malheureusement, on ne le sait que très peu de temps avant le début du semestre, et il faut en conséquence modifier tous les services des enseignants qui étaient supposés enseigner dans cette matière. D’où des situations ubuesques, ou kafkaïennes, pour que chaque enseignant-chercheur accomplisse son quota de 192h. Autant dire que dans ces cas-là, dans l’urgence, le service de répartition ne s’occupe pas en priorité des moniteurs (c’est ce qui m’est arrivé en ce début de semestre : j’ai du passer un certain temps à me chercher des heures quelque part, alors que ce n’était clairement pas ma priorité du moment).

C’était donc une expérience captivante, comme toute première expérience, une découverte de l’enseignement supérieur et de l’enseignement tout court (premier face-à-face avec les élèves, maîtrise du stress, peur de la question qui va vous coincer, envie de faire passer un message…), et enfin une occasion de réfléchir sur le monde de l’Université et ses problèmes (que je connaissais peu, étant un produit des classes préparatoires et grandes écoles).

 

J’ai été déçu par les formations obligatoires de première année de monitorats, qui consistaient en une évaluation avec les autres moniteurs de notre capacité à construire et donner un TD. Je reproche à cette formation son caractère bancal : la formation se veut un reflet de la « réalité », mais le public constitué de moniteurs est par trop éloigné de cette « réalité » des élèves de L1 ou L2 et me donnait l’impression de voir une pièce de théâtre.

Ainsi, une formation qui était censée nous juger sur la forme (est-ce que nous nous exprimons bien devant un public, est-ce que nous sommes clairs, est-ce que notre polycopié est lisible…) virait trop souvent à une évaluation (que j’ai trouvée irritante autant qu’inutile) sur le fond. J’ai senti chez certains moniteurs (Danielle L., si un jour tu me lis, sache que dès le premier regard tu m'as semblé une grosse conne, et ça c'est confirmé à chaque fois que tu as ouvert la bouche. Bisous.) une attitude à la limite de l’agressivité (ou de la condescendance) qui consistait à vérifier (et juger) que le moniteur en situation connaissait par exemple parfaitement son cours de chimie organique deuxième année en lui posant les questions les plus pointues possibles. Certes, il est important de savoir ce que l’on raconte, mais la plupart d’entre nous, plus intéressé à ce moment là par apprendre des techniques de forme plutôt qu’à vérifier nos aptitudes sur le fond, n’avait pas « travaillé » son TD comme il l’aurait fait pour un TD réel. D’autres part, cette formation arrive un peu tard dans l’année puisque certains avaient déjà accomplis tout ou partie de leur service.

Cette formation est néanmoins très importante : je pense qu’il faudrait la rallonger et la rendre plus scolaire (peut-être quelque chose de ressemblant aux oraux de préparation à l’agrégation, car les agrégés ont souvent une aisance pour expliquer les concepts de base, même à brûle-pourpoint, que, en tout cas personnellement, je suis encore loin d’approcher) car c’est la seule qui nous « apprend » un peu à être des enseignants. Les formations Mane Gere, théâtre ou psychologie etc, peuvent donner des conseils précieux mais restent assez loin de la réalité.

J’ai été bien plus convaincu par la formation troisième année (préparation aux entretiens aux postes de maître de conférences ou chargé de recherche). Même si ce côté « théâtral » est toujours un peu présent, les informations sur les méthodes de recrutement et les démarches à accomplir sont relativement pointues et d’un grand intérêt (je fus surpris de voir qu’un nombre non négligeable de moniteurs, en dernière année de thèse, n’avaient absolument aucune idée de comment cela se passait, ni même des questions de salaire ou quoi que ce soit). D’autre part présenter rapidement (10 minutes) ses travaux de recherche ainsi que ses enseignements devant un public scientifique sans être spécialiste oblige à prendre du recul pour essayer d’expliquer intelligiblement sans pour autant trop vulgariser la problématique et les principaux résultats de son travail. Cette formation arrive au bon moment, à l’époque où l’on commence à avoir une idée globale de ce que notre thèse est, où les idées commencent à se mettre en place naturellement, et les oraliser (tout les doctorants n’ont pas la chance d’avoir fait des congrès et/ou des séminaires) peut à mon avis être d’une aide non négligeable pour la rédaction du manuscrit. C’est une formation qui gagnerait à être généralisée à tous les doctorants souhaitant passer les concours de la fonction publique, même ceux n’ayant pas eu la chance d’être moniteurs.


 

En conclusion, d’un point de vue personnel, la recherche est nettement ce que je préfère. J’apprécie également l’enseignement, mais, ayant le choix, le laboratoire et la paillasse seraient mes priorités. J’ai, à certains moments de mon doctorat, trouvé que la charge horaire demandée au moniteur était trop lourde, il y a certaines semaines où j’ai eu l’impression de ne pas pouvoir avancer dans mon doctorat, simplement parce que l’enseignement me prenait trop de temps.

Or, je sais que notre charge horaire correspond à seulement un tiers d’un service complet de maître de conférences. Je sais également qu’entre préparer un TP pour des L2 et un cours de M2, il y a un monde. J’ai pu constater, dans mon laboratoire et dans d’autres, que les jeunes maîtres de conférences peinaient vraiment à avancer leurs recherches pendant les deux ou trois premières années s’ils n’étaient pas bien encadrés ou au sein d’une équipe dynamique et organisée. Je crains de ne pas être le seul à faire ce constat (d’une charge horaire d’enseignement trop lourde pour les maîtres de conférences).

Mon interrogation personnelle est donc la suivante : vais-je présenter les concours de maître de conférence (je suis à peu près sûr de présenter les concours d’entrée au CNRS après un post-doctorat que je compte accomplir aux Etats-Unis) ?

 

Pour moi, l’enseignement est quelque chose que je peux faire sereinement et efficacement lorsqu’il est ponctuel car il représente pour moi plus un loisir agréable qu’un sacerdoce. Lorsqu’il représente plus de la moitié de mon temps, d’un plaisir cela devient une corvée, ce qui n’est bon ni pour les élèves, ni pour moi.

 




Voila. Et quand j'aurai le temps j'étayerai un peu mes dires en révélant les plus belles boulettes que j'ai vues en trois ans de TPs.
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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 09:13
Pierre-Gilles de Gennes est décédé vendredi matin. Je ne l'ai su que lundi, et les media n'en ont parlé qu'hier.
Il est d'usage, dans une nécrologie, de rappeler tout ce que le défunt avait d'extraordinaire.
Je ne le connaissais pas, bien qu'il ait été le directeur de l'école où j'accomplis (peu brillamment) mes humanités, ainsi que le directeur du laboratoire où j'achevais mon cursus universitaire. Je ne ferai donc pas son élégie, mais j'aimerais exposer les tranches de vie où je l'ai croisé.

Je me souviens de sa conférence devant notre promotion, le jour de notre arrivée à l'école, sur les ordres de grandeur et leur aspect fondamental dans la réflexion scientifique (malheureusement, cela me semble tomber en désuétude, l'abus de calculatrice dès le plus jeune âge annihilant toute velleité de calcul mental même basique, si je puis me permettre de faire mon Francis Cabrel). L'exemple phare était: combien y a-t-il d'accordeurs de pianos à New-York?
Je me souviens qu'un bonjour à la croisée d'un couloir de ce lieu chargé d'histoire qu'est le Collège de France m'avait ému.
Je me souviens de quelques conférences auxquelles j'ai assistées, où De Gennes, à l'heure de l'informatique à tout crin, arrivait avec ses transparents manuscrits, regardait le titre de son exposé pour se rappeler de quoi il devait parler, et captivait la salle en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, quel que soit son public (néophytes curieux ou scientifiques pointus).
Je me souviens d'une réunion de laboratoire, où il siégait derrière son immense bureau, un cigarillo aux lèvres (dur, le cigarillo tôt le matin), et où il reçut un coup de fil qu'il n'interrompit pas pendant que l'un de ses chefs d'équipe exposait ses derniers travaux (elle en resta comme deux ronds de flan).
Je me souviens de ces aventures qu'on lui prêtait, de cette réputation de "Victor Hugo de la science", si je puis dire, qui alimentaient bien des discussions et provoquaient bien des sourires.


Et puis, il y a un mois à peine, je lui écrivis, un peu au culot, un mail lui disant que j'étais diplômé de "son" école, ancien stagiaire de "son" laboratoire, et que j'apprécierais grandement s'il pouvait m'écrire une lettre de recommandation.
Etant matièremolliste (je n'ose pas dire "comme lui"), sa secrétaire m'a informé qu'il souhaitait jeter un oeil à mes papiers ou conférences.
Une petite boule à l'estomac, je lui ai envoyé tout ça, et il me fit la lettre.
Ainsi qu'un petit mot, très aimable, qui disait à peu près "Cher Guillaume, j'aime bien ce que vous faites, continuez et tous mes voeux pour la suite".
J'espère que cette petite tranche de vie soulignera la modestie intellectuelle de cet homme qui n'avait depuis bien longtemps, plus rien à prouver d'une part, et qui aurait pu d'autre part, sans que cela ne choque qui que ce soit, "mépriser" le petit thésard que je suis (c'est à dire ne pas lire son mail, ou ne pas lui répondre, attitude assez classique).

Son décès m'a surpris, et même depuis deux jours, je n'ai pas honte de le dire, je suis un peu bouleversé.
Je suis content qu'il ait eu droit aux honneurs du 20 heures, même s'il est mort et qu'il s'en fout, pour que quelques spectateurs pensent à la science 27 secondes entre le fromage et le dessert, et ce malgré le dernier jogging présidentiel. Heureusement que Grégory Lemarchal est mort il y a deux semaines.


Aux grands hommes, la nation reconnaissante.
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Published by mixlamalice - dans La recherche
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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 10:46
Aller au restaurant ou se faire une toile, c'est un peu pareil.
Il faut plier son état d'esprit en fonction de ce que l'on va voir ou manger.
En effet, de même qu'il ne faut pas aller voir un blockbuster avec l'oeil critique que l'on réserve au courant minimaliste ouzbek, il ne faut pas aller dans un bistrot de quartier avec les mêmes exigences que dans un étoilé Michelin.
Ceux qui critiquent un grand restaurant sous prétexte que le service est trop présent et guindé ou une brasserie à 400 couverts parce que le serveur ne leur a pas demandé moult fois si tout leur seyait à merveille sont du même tonneau que ceux qui reprochent à un film de Michael Bay d'avoir trop de cascades et un scénario timbrepostesque ou qui s'étonnent que le dernier Gus Van Sant est contemplatif.
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Published by mixlamalice - dans Autour de la gastronomie
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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 05:56
Je ne souhaite pas parler ici d'un roman de Martin Amis (écrivain que j'ai découvert récemment et que je trouve génial, et je pèse mon mot, même si son roman "L'information" est plutôt pas le meilleur que j'ai lu).

Non.

Je souhaiterais aborder le thème de la surinformation actuelle.
Je m'explique.
Aujourd'hui, en trois clics sur le net, en quatre zappings judicieux parmi les 518 chaîne disponibles avec le moindre abonnement, ou encore en feuilletant négligemment l'un des trois quotidiens gratuits distribués à tous les coins de rue, il est possible d'obtenir des informations sur tout et n'omporte quoi, de la vie privée de nos politiques aux conséquences du réchauffement climatique chez les ours polaires en passant par la marque de chaussures préférée de la dernière pop-star.

Avantages: incommensurablement vaste, aisé et souvent suffisamment pointu.

Inconvénient: morcelé. Il est très difficile d'obtenir un point de vue global, une analyse en profondeur, une mise en commun pointue. Nous sommes saoûlés de chiffres, de comparatifs, de bribes éparses et plus ou moins inutiles, mais nous n'avons plus aucun recul sur tout ce que nous ingurgitons. Concurrencés par la toile, les media classiques (télévision, radio, quotidiens) sombrent eux aussi dans le trop plein d'informations, dans l'avalanche de faits-divers, dans l'énoncé laconique de brêves dépêches et accentuent le phénomène plutôt que d'essayer de s'en démarquer.
Cela, à mon sens, a deux néfastes conséquences: l'information étant à la portée de tous et l'analyse en voie de disparition, la majorité desprogiennes (cf La Démocratie, Pierre Desproges, Chroniques de la Haine Ordinaire - Fréderic Dard traduirait par Les Cons, je pense) sent de son devoir d'avoir un avis sur tout (cf H.G. Frankfurt, précédemment cité aussi), ce qui, après tout n'est pas bien grave, mais surtout, et ça l'est plus, que son avis est aussi pertinent que celui dont c'est le métier (selon le sujet dont il est question, sociologue, médecin, chercheur, politique etc). Or, j'affirme haut et fort que non, Kant n'est pas l'égal de Steevy, Mozart ne vaut pas Grégory Lemarchal, Victor Hugo n'écrit pas au même titre que Faïza Guène (cette pseudo-thèse afirmant que tout se vaut est apparue en partie grâce à la magie de la nouvelle éducation et son fameux précepte "l'élève est au centre de tout": l'élève n'a pas à ête intéressé par des programmes rébarbatifs abordant la richesse de la culture et de l'histoire française. Non. C'est le professeur qui doit parvenir à intéresser l'élève en abordant avec lui les sujets qui lui sont proches. Ainsi, l'étude des textes de Flaubert sera avantageusement remplacée par l'étude du dernier album de NTM. On aura également soin de placer les deux sur le même plan pour que l'élève ne risque pas, pauvre petite âme si fragile, d'être humilié. Merci la gauche). De même, les conseils médicaux de ma concierge ne valent pas ceux de mon médecin, les explications scientifiques de ma grand-mère ne valent pas celles de De Gennes et les analyses politiques de mon boucher ne sont pas aussi pertinentes que celles de Duhamel (là, ça devient plus subjectif).
Deuxième problème: le vulgum pecus, gavé de données informatives comme il peut l'être de McDo, est incapable de focaliser son attention sur un point de vue dépassant les treize lignes et demi, le lit donc en diagonale, l'ingurgite entre deux  sondages et trois comparatifs et n'en assimmile qu'une idée au mieux parcellaire, au pire aussi éloignée de la réalité de la pensée de son auteur que Bachelet peut l'être de Brel. D'où une simplification à outrance des réflexions d'autrui (surtout lorsqu'elles sont soupçonnables d'intelligence, j'entends par la construites, argumentées et tentant d'être objectives par delà les convictions profondes de l'auteur quelles qu'elles soient), causant cette fausse identité entre Kant et Steevy.
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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 10:48
Depuis quelques semaines, je me réveille souvent le week-end avec la gueule de bois.
J'y vois deux raisons bien distinctes mais néanmoins complémentaires: un espèce de revival jeuniste qui m'amène à picoler un peu trop la fin de semaine venue, et puis regarder la télévision le dimanche vers 20h (qui provoque également chez moi, c'est le deuxième effet kiss cool, des hémorroïdes).

Cela dit, lorsqu'on est comme moi frappé de misanthropie galopante, on ne peut qu'être con vaincu lorsqu'on voit ce qu'on voit et qu'on entend ce qu'on entend de penser ce qu'on pense.
Dès lors, je me retire définitivement de la vie politique française dès la fin des législatives.
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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 09:19
Qui choisir le 6 mai?

A notre droite, un ambitieux peu scrupuleux aux dents plus grandes que lui (certainement il faut l'être pour briguer la magistrature suprême, mais ça se voit beaucoup plus chez lui que chez d'autres), représentant tout ce qu'il y a de moins admirable en politique - la gloire personnelle comme seul sacerdoce -, à la vision manichéenne du monde et des gens, exacerbant les sentiments communautaristes par ses prises de position (est-ce la meilleure chose à faire dans une France jusque là "symbole", vacillant certes mais "symbole" tout de même, de mixité socio-culturelle?). Pour schématiser -mais pas tant que ça tant ce monsieur se présente lui-même comme l'apôtre du parlé vrai - d'un côté la France qui se lève tôt, honnête, la majorité silencieuse qui respecte les lois et accepte sa misère, de l'autre les pédophiles génétiques, les racailles bronzées, les immigrés clandestins ou  juste immigrés, les chômeurs fainéants ou assistés, et les fraudeurs de métro. Au milieu, la Police.
Un homme qui se présente comme le défenseur de la veuve et de l'orphelin, de la France qui souffre, montrant son émotion à tous les passants à chaque drame social, nous citant Jaurès 27 fois en 62 minutes de discours., mais ami des grands patrons, du showbiz dans ce qu'il a de plus reluisant, bref de la France qui ne se lève pas forcément tôt mais qui en tout cas n'a pas de problèmes de fin de mois.
Un homme au pouvoir  ces dix dernières années,  numéro 3  du dernier gouvernement, qui parvient (doit-on l'admirer pour cela?) à se poser en candidat de la "rupture" auprès de millions d'électeurs.
Un homme qui est allé chercher les électeurs du Front National un par un en reprenant ses idées une par une.
Un homme à la rhétorique bluffante pour la ménagère de moins de 50 ans, "mais qu'est-ce que vous voulez madame? Vous voulez une France où on viole votre fille dans le métro? Moi ce n'est pas la France dont je rêve". Un homme qui dit tout et son contraire, comme le montre le sociologue Eric Fassin et rend ainsi toute contradiction impossible. ("Car à force de dire tout et l'inverse de tout, Nicolas Sarkozy parvient à son but : on ne sait plus où on en est. On rassure les parents (des jeunes suicidés), déclarés non responsables, et on stigmatise les parents irresponsables (des jeunes délinquants). On dénonce les violences (à la gare du Nord), et on justifie les violences (des marins qui incendient le Parlement de Bretagne). On s'affiche en défenseur des classes populaires, et on redistribue l'argent aux riches. On fait miroiter des régularisations, et on donne en spectacle des expulsions. On se pose en ami des minorités raciales, et l'on couvre les violences policières racistes. On invoque l'identité nationale et ses relents maurrassiens, pour la définir ensuite par l'égalité républicaine entre les sexes. Dans les banlieues, on manipule tour à tour le lexique de la "racaille" et de la "discrimination positive". Et de même sur l'école et le travail, l'islam et la laïcité, l'économie et l'écologie, l'Amérique et l'Europe, bref, sur tous les sujets. En ne respectant jamais le principe de non-contradiction, le candidat rend la contradiction impossible : comment s'opposer à lui quand il dit tout et son contraire ?").
Un homme dont les mesures phares (droit de succession, baisse des prélèvements obligatoires, plein emploi...) ont été démenties par son propre état major quelques jours à peine après leurs annonces, et de fait reportées à 2012 (songerait-il déjà à sa réélection) ou aux calendes grecques.
Un homme affirmant à outrance ses valeurs chrétiennes et n'excluant pas de revenir sur la loi de 1905 dans un pays où la laïcité est une force depuis plus d'un siècle.
Un homme enfin atlantiste qui n'aurait sans doute pas eu la "grandeur" politique (je ne parle pas de la taille) de faire ce qui fit son prédecesseur (que je ne croyais pas regretter).

A notre gauche, une femme (pourquoi le souligner? eh bien, elle en joue autant que ses adversaires) certes belle  mais peu charismatique ou à tout le moins manquant d'éloquence naturelle (c'est une litote).
Une candidate de plus plombée par un parti scindé entre une aile sociale-démocrate et une frange relevant de "la vieille orthodoxie socialiste", "la dernière en Europe de l'Ouest" comme le souligne fort justement le Wall Street Journal (Nul n'est prophète en son pays, tant il est vrai qu'on analyse plus justement une situation qui ne nous concerne que très peu). D'où un programme foutoir, au budget intenable, grand écart pour tenter de séduire à la fois les anti-libéraux et les centristes.
Une femme qui semble aussi autoritaire dans ses décisions que son adversaire, vis-à-vis de son état-major tout du moins, et peine à faire cohabiter ces deux franges (qui auraient du se séparer après le referendum sur la Constitution Européenne) pour l'union sacrée, alors que 12 années de chiraquisme ayant laissé la France exsangue, il y avait sans doute un chemin grand ouvert pour une victoire "aisée" des socialistes s'ils avaient opté pour une sociale-démocratie claire et précise. En effet, la mondialisation est sans nul doute criticable, mais la France ne s'en sortira pas en se battant seule contre le reste du Monde, ce qui semble être le crédo de la frange gauche de la gauche. Par contre, il me semble possible de faire survivre le modèle social français tout en s'adaptant à l'économie de marché. Or, la survie de notre modèle social ne semble pas la priorité du candidat de l'UMP, malgré qu'il en ait.

Personnellement, je voterai à gauche, par attachement à une conception de la societé (et par opposition à une autre vision de la société et à l'homme qui l'incarne) plus que par adhésion sans faille à un parti et sa candidate (sans cet homme, je me serais sans doute abstenu).
Mais, une fois de plus, c'est à l'étranger qu'il faut trouver une conclusion pertinente:

"Une France cassée en deux", titre Le Temps, quotidien suisse. "L'aspect moins positif de ce vote est que la France apparaît profondément divisée. Les scores élevés de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, l'élimination de François Bayrou reflètent une faille souterraine entre deux France, qui ne se parlent guère et ne se comprennent plus. La France qui a voté Royal ne dit pas non à toute réforme, mais rejette l'opération sans anesthésie que semble lui préparer le docteur Sarkozy. L'opposition de leurs projets de société, ostensiblement revendiquée par les vainqueurs, donne l'impression que ces deux France ne vivent plus dans le même monde. Cela promet une bataille épique en vue du second tour. Et quelques difficultés pour le prochain président, ou la prochaine présidente, qui aura la lourde tâche de faire avancer un pays coupé en deux (effectivement à mon sens bien plus que lors des précédents duels droite-gauche: comme le souligne le Temps, cela est dû à une opposition de projets de société -qui a toujours existé mais qui est exacerbée par le sentiment ressenti assez généralement d'un déclin de la France et des conditions de vie- et, sans doute également par la personnalité du candidat de droite et son programme clairement plus "musclé" que ce à quoi les "gaullistes" nous avaient jusque là habitué, NdMix)."



PS: juste parce que j'y ai pensé dimanche, ce qui ne veut pas dire que c'est très constructif, tiré de Renaud, Hexagone, une chanson qu'elle est bien -c'était du temps de société tu m'auras pas mais malheureusement depuis elle l'a eu-:
"j'me souviens surtout d'ces moutons,
s'en allant voter par millions
pour l'ordre et la sécurité."
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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 11:42
L'un n'est pas de moi, mais je l'ai trouvé fort bien trouvé et écrit:

"Il y a une tendance chez certains lecteurs à valoriser une opinion parce qu'elle heurte "la bien pensance", le "politiquement correct", les "tabous" (poncif au choix). Dans l'histoire du 20ème siècle les hommes politiques les plus "politiquement incorrects", qui remettaient en cause les notions (tellement "convenues"!) de droits de l'homme ou d'humanisme, n'ont pas donné de très bons résultats. Le "politiquement incorrect" est souvent le voile contemporain et chic de la connerie."

Par un lecteur inconnu du Monde, en réaction au "débat " inné-acquis suscité par les propos "douteux" de notre (jespère ex) futur président.

Le deuxième est de moi et pourrait être quelque chose comme ça:

"L'idéal socialiste est une position moralement délicate à défendre. Si vous êtes pauvre, on pourra toujours vous objecter que la redistribution des richesses est tout à votre intérêt. Si vous êtes riche, un cynique comme moi pensera que vous vous donnez une bonne conscience humaniste à peu de frais (sachant, que, dans les faits et même avec un gouvernement de gauche au pouvoir, le principe de redistribution reste très mesuré)".
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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 11:05
Avant, on parlait de cons. Certes, la connerie est subjective (même si certains cons sont, à part pour eux-mêmes, très objectifs de ce point de vue là), et on est tous le con de quelqu'un, mais tout le monde s'y retrouvait.
Maintenant, on parle de "bobos".
"Bobos", c'est la nouvelle insulte à la mode, qui désigne tout mais surtout son contraire (souvenez-vous de la chanson de Renaud), constamment péjorativement quoi qu'il en soit.
Le "bobo"  (on est parfois loin du bourgeois bohème) peut-être:
-Parisien (donc arrogant, hautain, qui dit pas bonjour dans le métro parce que c'est bien connu dans toutes les autres grandes villes de France on se met des grandes claques dans le dos le sourire au lèvre dans les transports en commun lorsqu'on va au travail, convaincu de sa supériorité surtout vis à vis de la province) ou alors provincial mais qui imite les parisiens.
-Intellectuel (ça va avec Parisien, pour le côté méprisant envers la plèbe, le vulgum pecus), normalien, chercheur, artiste.
-Gauchiste, de gauche (souvent accolé à "intellectuels"). Ca va du fonctionnaire ou syndicaliste à la gauche caviar, ce qui commence à ratisser large.
-Mais aussi nouveau riche (du coup, on s'éloigne du gauchiste fonctionnaire) s'habillant ultra-mode, métrosexuel et fréquentant les endroits lounge.

Enfin soyons rassurés, un gros boeuf bouseux aculturé moustachu rougeaud de droite décomplexée, on peut continuer à appeler ça un beauf', merci Cabu.
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12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 08:34
Mais, te dis-tu depuis quelques semaines, ce blog est censé décrire la vie d'un thésard en son labo. Pourquoi donc Mix le trublion nous boursoufle-t-il alors le cortex avec ses analyses politiques dont la pauvreté n'est pas sans rappeler les plus belles pages d'Alain Finkelkraut, l'auto-proclamé "chantre de l'innapartenance" (mais qui nous fait quand même bien comprendre pour qui il faut voter).

Bref, soyons plus légers, cools, à la fraîche, détendus du gland, et pour ce faire, voici la copie d'un mail que j'ai adressé au labo avant-hier.

Bonjour,

Je suis usuellement peu enclin à me donner le rôle du chevalier blanc, mais le week-end pascal et quelques observations récentes ont inspiré ma plume (qui est blanche aussi, contrairement au sujet de ce qui va suivre).
Je m'excuse d'avance auprès de l'immense majorité des gens bien élevés qui peuplent notre laboratoire, mais je ne dispose pas des noms des quelques gougnafiers (à moins que, de façon moins manichéenne, nous, et nos petits travers personnels, soyons tous un petit peu coupables, et que tant de petipeus associés finissent par engendrer un grospeu).

Les toilettes: Une récente publication (Coprovitch J., Pooh H-W et al., Nature, 37, 2004) ayant montré sans équivoque que même les filles font caca, ce paragraphe sera peut-être d'utilité générale. Il est de bon ton après la grosse commission (et même après la petite) de tirer la chasse. D'autre part, je sais que l'effort peut paraître surhumain, mais lorsqu'un mauvais kebab de la rue Mouff' cause ce que la décence convient d'appeler des traces de pneu au fond de la cuvette, on (je veux dire, l'utilisateur d'après) appréciera l'usage de la petite balayette généralement en bas à droite à côté du trône (parfois, en bas à gauche).

Voila, je terminerai sur les belles paroles du grand philosophe Yannick Noah, pour un monde (et un laboratoire) meilleur
"Puisqu'il faut changer les choses
Aux arbres citoyens !
Il est grand temps qu'on propose
Un monde pour demain !"

Ah ça fait du bien, ça faisait longtemps que je n'avais pas parlé de cacas. D'ailleurs, café du matin... il est l'heure.
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Published by mixlamalice - dans La vie de Mix
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