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  • : La vie au labo
  • La vie au labo
  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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  • Misanthrope optionnellement misogyne et Esprit Universel.

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15 décembre 2005 4 15 /12 /décembre /2005 11:41

Tous les thésards ont connu ce genre de journée typique.

9h30: arrivée au labo. Le thésard n'est pas un animal matinal.

La journée ne peut commencer sans une grosse dose (30 cls) de caféïne, une lecture intensive de ses six boîtes mail, une pause caca (le café du matin a des effets nettement plus impressionnants sur le transit intestinal que les All Bran).

10h15: L'heure des manipes a sonné. Le thésard, l'oeil vif et le poil luisant, se rue dans la salle de manipes.Malheureusement, ses échantillons qu'il préparait amoureusement depuis deux semaines n'ont absolument pas fonctionné. Il ne peut rien en tirer. Il se contente de tout jeter et de faire la vaisselle. Variante: le thésard mal réveillé laisse tomber son produit par terre, le polluant ainsi irrémédiablement.

Qu'à cela ne tienne, il avait une deuxième manipe en cours. Mais elle n'est pas finie. La chimie, c'est comme la cuisine, quand c'est pas cuit, c'est pas cuit. Tant pis.

La troisième manipe est également inexploitable: l'appareil est hors service. Personne n'ayant pensé à s'occuper de passer commande pour la pièce de rechange, le thésard s'en charge. Par la magie de l'administratif, le thésard passe une heure à remplir des papiers, à envoyer des mails de validation de commande. Enfin, la commande est passée: il n'y a plus qu'à attendre trois semaines que la pièce de rechange arrive.

12h00: pause déjeuner, l'enthousiasme du jeune thésard est déjà bien émoussé, son esprit déjà nettement moins conquérant.

14h00: Deuxième lecture de mails. Le thésard cherche au fond de lui la remotivation.

14h30: le thésard a une idée de génie. Ca y est, la science va décoller. Eh bien non: la manipe est occupée, et le thésard s'entend dire qu' "il n'est pas prioritaire, et qu' il n'a qu'à revenir dans un mois, peut-être qu'à ce moment là il aura un créneau de 27 minutes, mais là maintenant c'est impossible".

15h00: le thésard, passablement énervé, se voit demander par la thésarde vénézuelienne qui ne parle pas français, d'appeler Ikea pour elle car elle a eu un problème de livraison de ses meubles. Puis, le post-doc grec, qui lui non plus ne parle pas français, demande au thésard d'appeler le médecin pour prendre rendez-vous.

16h00: le thésard, hésitant à éventrer avec les dents tous ses collègues, préfère s'en aller comme un prince et va se saôuler avec ses potes en attendant des jours meilleurs.

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14 décembre 2005 3 14 /12 /décembre /2005 19:40

Un projet de loi sur la recherche va bientôt être voté, projet de loi qui fit suite aux importantes manifestations de chercheurs partout en France il y a deux ans. Voici mon avis sur la question, qui ne se trouve être que mon avis, pas forcément très éclairé, mais qui est malgré tout l'avis auquel je me réfère lorsque je veux savoir vraiment ce que je pense.

Je trouvais à l'origine ce mouvement spontané et noble. Noble, car les chercheurs ont été les seuls, à ma connaissance du moins, à manifester NON PAS pour des augmentations de salaire (ou autres avantages personnels), mais SIMPLEMENT pour de meilleures conditions de travail (quand je dis "de meilleures conditions de travail", entendez plutôt "des conditions de travail décentes"), permettant à la recherche française de rester compétitive, et éviter l'exode grandissante des jeunes chercheurs à l'étranger où leurs diplômes et compétences sont reconnus -et payés- à leurs justes valeurs. Et pourtant, un jeune chercheur rentrant au CNRS ou à l'Université débute à environ 1500 euros net. A bac+10, il y aurait de quoi gueuler. Nous ne l'avons pas fait. Comme disait le vieux Raymond, qui m'encadrait lorsque j'effectuais mon stage de DEA au Collège de France, "aujourd'hui, vouloir devenir chercheur en France, c'est comme vouloir être curé: c'est un sacerdoce".

Bref, j'aimais l'idée altruiste et non égoïste de ce mouvement dans ses premiers moments.

Mais las, finalement le syndrome du syndicalisme français omniprésent a frappé le mouvement. Aujourd'hui les chefs de "Sauvons la recherche" me font penser aux leaders de la SNCF, EDF ou la Poste. Ancrés dans leur immobilisme et leurs petits privilèges, ils refusent toute avancée.

Le gouvernement, avec son projet de loi, semble faire des efforts (notamment dans l'intégration et l'insertion des jeunes docteurs, et également en allégeant les charges d'enseignement parfois monstrueuses des chercheurs universitaires - 1 journée par semaine sans compter les préparations, corrections...- qui empêchent d'une part le jeune chercheur d'avancer ses projets, et qui d'autre part pénalisent également les étudiants, leurs cours étant assurés par quelqu'un dont ce n'est pas le "métier" et même, pas nécessairement un spécialiste en la matière. Si, si, je vous assure, ça se passe comme ça: "il nous manque un prof de thermodynamique" "oui mais je fais de la chimie organique, moi", "ben c'est pas grave, vieux, tu vas le faire quand même". Vous imaginez cette situation au collège ou au lycée? Fin de cette longue, mais me semblait-il nécessaire, parenthèse).
Mais le gouvernement donne le doigt, et ces messieurs, forcément, veulent le bras.

Ils refusent, en élitistes académiques, la moindre ouverture vers le monde industriel (partenariat qui, me semble-t-il, fonctionne très bien aux Etats-Unis, au Japon ou même en Allemagne).

Ils refusent d'admettre que le CNRS, comme toutes les administrations françaises, doit être réformé pour gagner en efficacité, pour que la sécurité de l'emploi (qui me semble importante) ne dérive cependant pas vers un jem'enfoutisme hallucinant de certains parasites.

Ils refusent d'évoquer l'idée que des axes prioritaires de recherche puissent être fixés, pour que Tartempion puisse encore toucher des subventions et les gaspiller en étudiant les moeurs reproductives de la drosophylia amenibus en milieu tempéré ou tout autre sujet inutile - Attention, je ne soutiens pas pour autant la politique consistant à ne faire que de la recherche à court terme, appliquée. Sans recherche fondamentale, à long terme, pas d'inventions révolutionnaires-.

Preuve de leur mauvaise foi grandissante, ces messieurs du collectif  Sauvons la Recherche demandent au public, sur leur site, de répondre à une question biaisant totalement le débat. Au lieu de demander "le projet du gouvernement est-il une avancée sur les conditions de la Recherche en France?", la question est, deux points je cite avec des pincettes: "Pensez-vous que le projet de loi est une réponse à la hauteur des demandes exprimées depuis deux ans dans le cadre du mouvement de la recherche ? ". Bien sûr, à 98%, les votants répondent non. Que peut-on répondre d'autre? Prenons un exemple simple: quand la CGT demande pour ses salariés 25% de hausse de salaire, et que le gouvernement offre 5%, non il n'a pas été à la hauteur des demandes exprimées, mais pourtant oui, il a fait un pas dans la bonne direction.

Quoiqu'il en soit et pour conclure cette diatribe qui doit commencer à paraître longue, des réformes pour la recherche me semblent nécessaires. Je ne suis pas un spécialiste en juridiction, mais le projet gouvernemental en propose, des réformes, me semblant aller dans le bon sens (ce qui ne veut pas dire que je soutiens la politique gouvernementale dans son ensemble). Est-ce suffisant ou pas? Là, cela devient trop complexe pour ma petite vision de chercheur débutant. Je stopperai donc là.

Pour conclure sur une petite touche d'humour, une chercheuse réputée qui m'encadrait, toujours lorsque j'étais au Collège de France (institution tout aussi réputée, et qui regroupait certains des leaders du collectif pour la recherche), au plus fort de la grogne et après trois semaines de manifestations plus ou moins quotidiennes, a dit: "au bout d'un moment, la recherche, avant de penser à la sauver, faudrait penser à la faire".

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14 décembre 2005 3 14 /12 /décembre /2005 18:18

Dans mon premier article, j'ai fait une référence underground à Manowar.
Comme j'aime bien étaler ma culture telle une confiture  visqueuse, je vais vous en dire plus sur Manowar.

Manowar est un groupe de musique américain, orienté, comme son nom peut le laisser supposer, vers le hard-rock, ou plutot le heavy metal. Ils ont conceptualisé le "true" heavy metal, par opposition au "false metal" représenté a l'époque, d'apres Manowar, par les glamouzes.
Formé à l'origine, au début des années 80, par Joey de Maio, bassiste, toujours aujourd'hui "âme" et "philosophe" (si j'ose dire) du groupe.
Pour la petite anecdote, Joey de Maio était à cette époque roadie du grand Black Sabbath (mais si, vous avez tous vu le décrépit lobotomisé Ozzy Osbourne sur MTV, exploité par sa femme comme un singe en cage dans un zoo).

Joey de Maio s'est adjoint les services de Ross The Boss à la guitare, et de Eric Adams au chant. Plus tard arriva Scott Colombus à la batterie (le monsieur était bûcheron avant, ce qui donne une idée de son jeu tout en subtilité).
Leur premier contrat fut signé avec leur sang, parce que la cause du métal méritait bien ça.

Quelques rimes cultes de chansons de Manowar donneront une meilleure idée de Manowar que  mes longs et oiseux discours. "The others bands play, Manowar kills", "Death to false metal", et "born to rock drink and fuck". La mascotte du groupe apparaissant sur la quasi-totalité des pochettes est un gros barbare bodybuildé tenant une énorme épée ou des crânes dans sa main, voire des nibards de plantureuses amazones.

A leurs débuts, ils se vêtaient de peaux de bêtes, car ils estimaient que les groupes en cuir étaient des fiottes. Depuis, ils en sont revenus (le slip en peau d'ours, ça n'en jette plus en 2005), mais reste que Manowar se revendique comme le seul groupe de "true metal" au monde.

Manowar premiere époque

Manowar maintenant, comme quoi 25 ans plus tard la sagesse se lit sur leurs fronts.

La légende veut qu'ils se déplacent en Harley (modele chopper) pendant leur tournée, et non dans un tour bus.
La réalité veut qu'ils soient dans le Guiness book en tant que "groupe le plus fort du monde": 135 dbs. Un temps détrônés par U2 (sauf qu'eux jouent dans des salles de 5000 personnes et pas de 50000 comme U2), ils ont dans la semaine qui suivit donné un concert pour reprendre leur trône.
(Petit ajout, depuis l'été 2008, ils sont également le groupe ayant fait le concert le plus long du monde, 5h30 en Bulgarie: 5h30 a 130 dbs, imaginez les saignements d'oreilles dans la salle)

Je n'ai jamais réussi à déterminer si Manowar était vraiment premier degré et donc totalement stupide, ou second degré. Leurs fans les plus extrêmes, les "brothers of metal" et les "sisters of steel",  eux, sont clairement à fond (tatouages du barbare, groupies qui montrent leurs nibards avant d'aller se faire tringler dans les loges...). Dans un de leurs DVDs, une scène ou le bassiste vient à la rescousse de ses potes avec leurs choppers enneigés, lui-meme en moule-bite sur un scooter des neiges aurait tendance à me faire pencher vers la seconde solution, mais rien n'est moins sûr. Manowar se proclame totalement dédié à ses fans "you're the blood in our veins". Ils sont en fait absolument inconnus aux Etats-Unis, mais ils connaissent un succès monstre en Allemagne (où ils remplissent des salles équivalentes à Bercy dans une quinzaine de ville à chaque tournée- sans doute est-ce la preuve du bon goût et de la finesse allemandes), dans les pays nordiques et au Brésil.

Quoiqu'on en dise, Manowar est un groupe génial sur scène, même si son succès est bâti en relevant les instincts primaires du mâle: on a des grosses couilles, ouais, on est pas des tapettes, ouais, on va toutes les niquer, ouais, on boit de la bière, ouais. C'est assez facile de se prendre au jeu, de bomber ses maigres pectoraux ou bander ses pseudo-biceps en hurlant telle une bete sauvage. Bref, de débrancher les neurones pendant deux heures et de réveiller le male dominant qui dort, frustré, en soi.

Je ne vous conseillerais pas d'albums en particulier, puisque leur style a assez peu évolué depuis 25 ans. Mais si vous êtes curieux et que vous aimez l'ironie, jetez-y une oreille.

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14 décembre 2005 3 14 /12 /décembre /2005 08:54

Ben oui, je ne vais pas parler que de ma vie et que du labo. Il faut trouver des sujets brûlants pour appâter le chaland. Quoi de mieux qu'Harry Potter, donc?

J'annonce fièrement la couleur, je brandis l'étendard du non-conformisme: je fais partie des sept blaireaux qui n'ont jamais, JAMAIS, ouvert un livre de J.K. Rowling, même sur un présentoir de fnac. Mes autres faits d'arme dans l'opposition bête et méchante à ce qui me semble être du moutondepanurgisme sont nombreux: je n'ai jamais vu Titanic. Je n'ai jamais lu le Da Vinci Code. Si, monsieur.

Dans la vie il y a deux catégories de personne. Celles qui aiment le cassoulet et celles qui ne l'aiment pas. Et puis deux autres: celles qui aiment lire et celles qui n'aiment pas. Le lecteur invétéré peut facilement passer pour un monomaniaque. Il lit n'importe quand. Quand il fait caca, quand il mange ses céréales, quand il prend son bain (il essaye quand il prend une douche, mais c'est vraiment pas facile). Il peut lire n'importe quoi. S'il n'a rien de mieux sous la main, il peut lire le mode d'emploi du shampoing quand il fait caca aussi bien que la composition énergétique de son pain de mie pendant le petit déjeuner.

Pourquoi des gens adorent lire? Eh bien, peut-être parce que la lecture fertilise l'imaginaire. Bon, c'est limité dans le cas du shampoing, mais des fois, je vous assure, c'est bien. Autre chose, ça occupe l'esprit. Lors de ma dépression nerveuse, par exemple, lire m'a sauvé. Lire permet de se concentrer sur quelque chose d'agréable et de ne pas avoir à penser. A cette époque là, je devais lire mes dix livres par mois au bas mot (le ryhtme a baissé depuis, heureusement). Je pense que les gens qui ne lisent pas manquent de courage, en quelque sorte. C'est plus l'effort de la lecture qui les rebute.

La grande qualité d'Harry Potter, à mon sens, est d'avoir fait accéder certains hermétiques de la lecture (notamment la génération Game Boy, et leurs parents que j'appellerais la génération Voici) aux joies que procure icelle. A cette élévation de pensée, à ce développement de l'imagination que j'ai essayé de décrire (brièvement, c'est une chronique, pas un essai philosophique de 600 pages) ci-dessus. Je pense que ce sentiment est suffisamment fort, pour, lorsqu'il est inconnu, provoquer lors de sa découverte les explosions commerciales auxquelles nous avons pu assister lors de la sortie des derniers épisodes de la saga (surtout lorsque le tout est saupoudré d'un marketting type rouleau-compresseur. Regardez le dernier Astérix: 95% des acheteurs s'accordent à dire que c'est une merde qui dénature la série entière et ferait se retourner René dans sa tombe. Pourtant, grâce au matraquage incessant, il est resté en tête des ventes un bon petit moment).

Je pense malgré tout que, pour ceux qui avaient déjà une certaine expérience du lire (ce n'est pas une faute de frapppe), Harry Potter reste une oeuvre mineure. Vous savez (enfin, ceux qui lisent savent), ce genre de bouquins qu'on lit pour se détendre entre deux "vrais" livres (ces livres qui vous apportent vraiment quelque chose. Des auteurs comme Hugo, Dumas, Levi, Rushdie, Lodge, Orwell, etc...). Moi, par exemple et entre autres, j'aime bien lire un polar de Connelly de temps en temps (plus jeune, c'était Patricia Cornwell).

Voila pour une première ébauche de réflexion, j'y reviendrai sans doute quand j'aurai plus de temps.

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13 décembre 2005 2 13 /12 /décembre /2005 14:13

Je tiens à me féliciter pour la causticité rouge vif saupoudrée de l'humour ravageur qui me caractérise si bien de mon premier article.

Je remercie les 0 personnes qui l'ont lu et qui se sont dilatées la rate comme aux plus belles heures des chroniques de la Haine ordinaire de feu le regretté Pierre D. Ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers: d'ailleurs, Michel Leeb est toujours vivant, lui.

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Published by mixlamalice - dans La vie de Mix
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13 décembre 2005 2 13 /12 /décembre /2005 11:33

Ca y est, j'ai franchi le pas. Je viens de créer mon blog. Je suis désormais l'égal des plus grands, Alain Juppé, Lorie, et tous les anonymes dont le talent d'écriture atteint les sommets encore inviolés par les plus grands noms de la Littérature. Bientôt peut-être, mon blog sera remarqué des éditeurs et je deviendrai aussi célèbre que l'auteur du magistral "je nique sur meetic" qui un jour, n'en doutons pas, rejoindra, voire même délogera, au Panthéon les Dumas et autres Hugo.

Je vais commencer de façon classique et efficace, par les présentations.

Je m'appelle Mix (bien sûr, c'est un surnom) et j'ai l'honneur d'être un jeune thésard (ou un futur docteur es sciences, ça fait plus classe) dans une prestigieuse école parisienne (dont je suis également diplômé en tant qu'ingénieur, puisque j'en suis à me la raconter). Ah oui, désolé, j'ai la fâcheuse habitude de mettre beaucoup de parenthèses dans mes textes, mes profs de français me l'ont suffisamment reproché au cours de ma scolarité.

Là, vous mes trois lecteurs, avez déjà en tête le cliché du jeune informaticien boutonneux. Eh bien non, je suis un jeune chimiste (et les vapeurs de solvants chimiques, certes ça diminue de 20 ans l'espérance de vie, mais ça a l'avantage de brûler les boutons aussi efficacement que le roacutane)!

La vie au labo est pleine d'impromptus cocasses, drôlatiques ou donnant des envies de meurtres, ça dépend de l'humeur (l'humour) du moment.

Aujourd'hui, par exemple, nous sommes plus dans la case "sourire ironique":

En effet, Martine, la "technicienne de surface" (dont la légende veut qu'elle se fasse fourrer par tous les mécaniciens du labo - je ne peux confirmer ou infirmer la légende), qui ne sait pas parler à moins de 115 dbs (à peine moins fort qu'un concert de Manowar), vient de claironner, pour la deuxième fois en dix jours, qu'elle se sent mal et qu'elle rentre se reposer, et que vous comprenez, elle ne viendra peut-être pas demain, hein? Eh oui, le chauffage il marche pas bien alors elle a du attraper froid, la pauv' Martine. Il est 11h05, elle est arrivée à 9h30. Rude journée.

Quant à moi, après avoir bossé comme un trader 50 heures par semaine lors du mois de novembre (le thésard moyen a des pics d'activité lorsque ses expériences fontionnent, compensés par des pics de fainéantise aigüe lorsque rien ne marche, ce qui est le cas 75% du temps... en même temps, à 1000 euros par mois avec un diplôme bac+7, on ne va pas non plus risquer le surmenage), je fais un break et décide de me la couler douce, pépère albert, jusqu'aux vacances de Noël dans une semaine.

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