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  • : La vie au labo
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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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14 décembre 2005 3 14 /12 /décembre /2005 18:18

Dans mon premier article, j'ai fait une référence underground à Manowar.
Comme j'aime bien étaler ma culture telle une confiture  visqueuse, je vais vous en dire plus sur Manowar.

Manowar est un groupe de musique américain, orienté, comme son nom peut le laisser supposer, vers le hard-rock, ou plutot le heavy metal. Ils ont conceptualisé le "true" heavy metal, par opposition au "false metal" représenté a l'époque, d'apres Manowar, par les glamouzes.
Formé à l'origine, au début des années 80, par Joey de Maio, bassiste, toujours aujourd'hui "âme" et "philosophe" (si j'ose dire) du groupe.
Pour la petite anecdote, Joey de Maio était à cette époque roadie du grand Black Sabbath (mais si, vous avez tous vu le décrépit lobotomisé Ozzy Osbourne sur MTV, exploité par sa femme comme un singe en cage dans un zoo).

Joey de Maio s'est adjoint les services de Ross The Boss à la guitare, et de Eric Adams au chant. Plus tard arriva Scott Colombus à la batterie (le monsieur était bûcheron avant, ce qui donne une idée de son jeu tout en subtilité).
Leur premier contrat fut signé avec leur sang, parce que la cause du métal méritait bien ça.

Quelques rimes cultes de chansons de Manowar donneront une meilleure idée de Manowar que  mes longs et oiseux discours. "The others bands play, Manowar kills", "Death to false metal", et "born to rock drink and fuck". La mascotte du groupe apparaissant sur la quasi-totalité des pochettes est un gros barbare bodybuildé tenant une énorme épée ou des crânes dans sa main, voire des nibards de plantureuses amazones.

A leurs débuts, ils se vêtaient de peaux de bêtes, car ils estimaient que les groupes en cuir étaient des fiottes. Depuis, ils en sont revenus (le slip en peau d'ours, ça n'en jette plus en 2005), mais reste que Manowar se revendique comme le seul groupe de "true metal" au monde.

Manowar premiere époque

Manowar maintenant, comme quoi 25 ans plus tard la sagesse se lit sur leurs fronts.

La légende veut qu'ils se déplacent en Harley (modele chopper) pendant leur tournée, et non dans un tour bus.
La réalité veut qu'ils soient dans le Guiness book en tant que "groupe le plus fort du monde": 135 dbs. Un temps détrônés par U2 (sauf qu'eux jouent dans des salles de 5000 personnes et pas de 50000 comme U2), ils ont dans la semaine qui suivit donné un concert pour reprendre leur trône.
(Petit ajout, depuis l'été 2008, ils sont également le groupe ayant fait le concert le plus long du monde, 5h30 en Bulgarie: 5h30 a 130 dbs, imaginez les saignements d'oreilles dans la salle)

Je n'ai jamais réussi à déterminer si Manowar était vraiment premier degré et donc totalement stupide, ou second degré. Leurs fans les plus extrêmes, les "brothers of metal" et les "sisters of steel",  eux, sont clairement à fond (tatouages du barbare, groupies qui montrent leurs nibards avant d'aller se faire tringler dans les loges...). Dans un de leurs DVDs, une scène ou le bassiste vient à la rescousse de ses potes avec leurs choppers enneigés, lui-meme en moule-bite sur un scooter des neiges aurait tendance à me faire pencher vers la seconde solution, mais rien n'est moins sûr. Manowar se proclame totalement dédié à ses fans "you're the blood in our veins". Ils sont en fait absolument inconnus aux Etats-Unis, mais ils connaissent un succès monstre en Allemagne (où ils remplissent des salles équivalentes à Bercy dans une quinzaine de ville à chaque tournée- sans doute est-ce la preuve du bon goût et de la finesse allemandes), dans les pays nordiques et au Brésil.

Quoiqu'on en dise, Manowar est un groupe génial sur scène, même si son succès est bâti en relevant les instincts primaires du mâle: on a des grosses couilles, ouais, on est pas des tapettes, ouais, on va toutes les niquer, ouais, on boit de la bière, ouais. C'est assez facile de se prendre au jeu, de bomber ses maigres pectoraux ou bander ses pseudo-biceps en hurlant telle une bete sauvage. Bref, de débrancher les neurones pendant deux heures et de réveiller le male dominant qui dort, frustré, en soi.

Je ne vous conseillerais pas d'albums en particulier, puisque leur style a assez peu évolué depuis 25 ans. Mais si vous êtes curieux et que vous aimez l'ironie, jetez-y une oreille.

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Published by mixlamalice - dans Musique
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14 décembre 2005 3 14 /12 /décembre /2005 08:54

Ben oui, je ne vais pas parler que de ma vie et que du labo. Il faut trouver des sujets brûlants pour appâter le chaland. Quoi de mieux qu'Harry Potter, donc?

J'annonce fièrement la couleur, je brandis l'étendard du non-conformisme: je fais partie des sept blaireaux qui n'ont jamais, JAMAIS, ouvert un livre de J.K. Rowling, même sur un présentoir de fnac. Mes autres faits d'arme dans l'opposition bête et méchante à ce qui me semble être du moutondepanurgisme sont nombreux: je n'ai jamais vu Titanic. Je n'ai jamais lu le Da Vinci Code. Si, monsieur.

Dans la vie il y a deux catégories de personne. Celles qui aiment le cassoulet et celles qui ne l'aiment pas. Et puis deux autres: celles qui aiment lire et celles qui n'aiment pas. Le lecteur invétéré peut facilement passer pour un monomaniaque. Il lit n'importe quand. Quand il fait caca, quand il mange ses céréales, quand il prend son bain (il essaye quand il prend une douche, mais c'est vraiment pas facile). Il peut lire n'importe quoi. S'il n'a rien de mieux sous la main, il peut lire le mode d'emploi du shampoing quand il fait caca aussi bien que la composition énergétique de son pain de mie pendant le petit déjeuner.

Pourquoi des gens adorent lire? Eh bien, peut-être parce que la lecture fertilise l'imaginaire. Bon, c'est limité dans le cas du shampoing, mais des fois, je vous assure, c'est bien. Autre chose, ça occupe l'esprit. Lors de ma dépression nerveuse, par exemple, lire m'a sauvé. Lire permet de se concentrer sur quelque chose d'agréable et de ne pas avoir à penser. A cette époque là, je devais lire mes dix livres par mois au bas mot (le ryhtme a baissé depuis, heureusement). Je pense que les gens qui ne lisent pas manquent de courage, en quelque sorte. C'est plus l'effort de la lecture qui les rebute.

La grande qualité d'Harry Potter, à mon sens, est d'avoir fait accéder certains hermétiques de la lecture (notamment la génération Game Boy, et leurs parents que j'appellerais la génération Voici) aux joies que procure icelle. A cette élévation de pensée, à ce développement de l'imagination que j'ai essayé de décrire (brièvement, c'est une chronique, pas un essai philosophique de 600 pages) ci-dessus. Je pense que ce sentiment est suffisamment fort, pour, lorsqu'il est inconnu, provoquer lors de sa découverte les explosions commerciales auxquelles nous avons pu assister lors de la sortie des derniers épisodes de la saga (surtout lorsque le tout est saupoudré d'un marketting type rouleau-compresseur. Regardez le dernier Astérix: 95% des acheteurs s'accordent à dire que c'est une merde qui dénature la série entière et ferait se retourner René dans sa tombe. Pourtant, grâce au matraquage incessant, il est resté en tête des ventes un bon petit moment).

Je pense malgré tout que, pour ceux qui avaient déjà une certaine expérience du lire (ce n'est pas une faute de frapppe), Harry Potter reste une oeuvre mineure. Vous savez (enfin, ceux qui lisent savent), ce genre de bouquins qu'on lit pour se détendre entre deux "vrais" livres (ces livres qui vous apportent vraiment quelque chose. Des auteurs comme Hugo, Dumas, Levi, Rushdie, Lodge, Orwell, etc...). Moi, par exemple et entre autres, j'aime bien lire un polar de Connelly de temps en temps (plus jeune, c'était Patricia Cornwell).

Voila pour une première ébauche de réflexion, j'y reviendrai sans doute quand j'aurai plus de temps.

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Published by mixlamalice - dans Littérature
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13 décembre 2005 2 13 /12 /décembre /2005 14:13

Je tiens à me féliciter pour la causticité rouge vif saupoudrée de l'humour ravageur qui me caractérise si bien de mon premier article.

Je remercie les 0 personnes qui l'ont lu et qui se sont dilatées la rate comme aux plus belles heures des chroniques de la Haine ordinaire de feu le regretté Pierre D. Ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers: d'ailleurs, Michel Leeb est toujours vivant, lui.

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Published by mixlamalice - dans La vie de Mix
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13 décembre 2005 2 13 /12 /décembre /2005 11:33

Ca y est, j'ai franchi le pas. Je viens de créer mon blog. Je suis désormais l'égal des plus grands, Alain Juppé, Lorie, et tous les anonymes dont le talent d'écriture atteint les sommets encore inviolés par les plus grands noms de la Littérature. Bientôt peut-être, mon blog sera remarqué des éditeurs et je deviendrai aussi célèbre que l'auteur du magistral "je nique sur meetic" qui un jour, n'en doutons pas, rejoindra, voire même délogera, au Panthéon les Dumas et autres Hugo.

Je vais commencer de façon classique et efficace, par les présentations.

Je m'appelle Mix (bien sûr, c'est un surnom) et j'ai l'honneur d'être un jeune thésard (ou un futur docteur es sciences, ça fait plus classe) dans une prestigieuse école parisienne (dont je suis également diplômé en tant qu'ingénieur, puisque j'en suis à me la raconter). Ah oui, désolé, j'ai la fâcheuse habitude de mettre beaucoup de parenthèses dans mes textes, mes profs de français me l'ont suffisamment reproché au cours de ma scolarité.

Là, vous mes trois lecteurs, avez déjà en tête le cliché du jeune informaticien boutonneux. Eh bien non, je suis un jeune chimiste (et les vapeurs de solvants chimiques, certes ça diminue de 20 ans l'espérance de vie, mais ça a l'avantage de brûler les boutons aussi efficacement que le roacutane)!

La vie au labo est pleine d'impromptus cocasses, drôlatiques ou donnant des envies de meurtres, ça dépend de l'humeur (l'humour) du moment.

Aujourd'hui, par exemple, nous sommes plus dans la case "sourire ironique":

En effet, Martine, la "technicienne de surface" (dont la légende veut qu'elle se fasse fourrer par tous les mécaniciens du labo - je ne peux confirmer ou infirmer la légende), qui ne sait pas parler à moins de 115 dbs (à peine moins fort qu'un concert de Manowar), vient de claironner, pour la deuxième fois en dix jours, qu'elle se sent mal et qu'elle rentre se reposer, et que vous comprenez, elle ne viendra peut-être pas demain, hein? Eh oui, le chauffage il marche pas bien alors elle a du attraper froid, la pauv' Martine. Il est 11h05, elle est arrivée à 9h30. Rude journée.

Quant à moi, après avoir bossé comme un trader 50 heures par semaine lors du mois de novembre (le thésard moyen a des pics d'activité lorsque ses expériences fontionnent, compensés par des pics de fainéantise aigüe lorsque rien ne marche, ce qui est le cas 75% du temps... en même temps, à 1000 euros par mois avec un diplôme bac+7, on ne va pas non plus risquer le surmenage), je fais un break et décide de me la couler douce, pépère albert, jusqu'aux vacances de Noël dans une semaine.

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