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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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  • Misanthrope optionnellement misogyne et Esprit Universel.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 13:53

Part 1

 

Il m'a fallu beaucoup d'abnégation, plus de temps qu'espéré initialement, mais bizarrement tous les bâtons dans les roues n'ont fait que raffermir ma volonté habituellement souvent chancelante.

Bref, ça y est, je ne suis plus à la MGEN depuis le mois de janvier. Ou plutôt, je ne souscris plus à leur mutuelle, puisque pour le traitement sécurité sociale, je n'ai hélas pas le choix.

 

Tout avait déjà mal commencé, il y a maintenant près de 5 ans, comme je le raconte ici. La mise en place du précompte (ce qui permet d'être prélevé directement sur le salaire plutôt que d'avoir à mettre en place un virement bancaire) avait été folklorique, l'employé MGEN s'occupant de mon cas étant visiblement incapable de recopier une date: j'étais donc censé être prélevé à partir d'une date un an avant mon entrée en fonction, ce que le comptable de l'établissement n'avait évidemment pas validé... après avoir signalé plusieurs fois à la MGEN que le précompte n'avait donc pas été instauré, j'avais reçu au bout de quelques mois un courrier limite menaçant me demandant de rembourser rapidement les sommes non prélevées par leur faute...

 

Mais j'étais naïf à l'époque.

 

Ensuite, il m'a fallu en gros 2 ans pour me rendre compte à quel point les remboursements étaient minables par rapport aux cotisations mensuelles exorbitantes que je versais (quasiment 100€).

J'en avais fait un post qui se voulait assez humoristique, qui est aujourd'hui encore l'un de mes gros succès d'édition, si j'en crois les statistiques du blog (j'ignore sur quels canaux il peut circuler).

 

Et puis il y a un an et demi, je me suis blessé au genou au foot. Une blessure pas très douloureuse, à part sur le moment. Mais handicapante, puisqu'on ne peut plus déplier totalement la jambe: l'opération est inévitable. Il y avait alors deux choix: attendre deux mois pour se faire opérer à l'hôpital (ce qu'un collègue du laboratoire a fait), ou se faire opérer sous deux semaines en clinique, avec des dépassements d'honoraire. Ce que j'ai décidé de faire. Je ne sais pas quelle est la bonne solution (je note juste que mon collègue a du coup eu 5 séances de kiné supplémentaire par rapport à moi), mais je n'avais pas envie de boiter 2 mois.

Je note ici une discussion quelque peu surréaliste avec le chirurgien (pour qui je ne vous le cache pas, je n'ai qu'un respect modéré même si l'opération s'est bien passée): "il y aura des dépassements d'honoraire. Généralement je demande 500€. Quelle est votre mutuelle?" "La MGEN" "Aïe. Bon, je vous fais 250€ alors". Le sujet de cet article n'est pas le fait qu'aujourd'hui, le coût de la santé se discute comme un plat à tajine à Djerba, même s'il y aurait beaucoup à dire. Mais j'ai commencé à penser, "quoi, je claque 1200€ par an à la MGEN, et en plus je fais pitié à tous les médecins tellement c'est de la merde??".

On m'avait ensuite expliqué qu'une mutuelle, c'est quand on va à l'hôpital que ça "rentabilise". Alors j'ai fait le bilan pour cette opération au genou. En ambulatoire. Ca a coûté 2000€ au total (avec les soins, le kiné etc). La sécu a pris en charge 1200. La MGEN 350. Moi, 450. Bon, 3 ans à 100€ par mois pour être remboursé de 300 balles et en avoir 400 à sa charge, j'avoue que ça ne m'a pas franchement excité.

 

Suite à cet épisode, j'ai commencé à laisser glisser dans la conversation à mes conseillers, que j'appelais régulièrement pour des problèmes de remboursement, que j'allais me barrer.

 

C'est alors qu'ont commencé les coups de fil impromptus (genre le samedi, ou à 19h) en appel masqué. Les rares fois où j'ai décroché, c'est un conseiller qui me demandait les raisons de mon courroux, puis m'expliquait tous les avantages merveilleux de la MGEN. Je suis rodé, maintenant, je pourrais aller démarcher dans les IUFM pour attraper les petits jeunes innocents. "Vous savez que nous faisons prévoyance aussi?"

Alors, un jour, j'ai cédé, et j'ai pris comme on me le suggérait rendez-vous à une agence près de chez moi, pour discuter en détails avec un conseiller des devis de la concurrence, et aussi qu'on me foute un peu la paix.

J'ai donc fait mes homeworks, et sollicité plusieurs devis de quelques grosses compagnies d'assurance. J'ai alors pu voir que pour 100 balles par mois, tu es quand même le gros client méga-couvert maxi-plus... certes, sans prévoyance, mais j'y reviendrai.

 

Le jour convenu, je vais à mon rendez-vous. C'est lundi matin, hein, je ne suis pas allé bosser pour ça. Je suis reçu, en retard, par une conseillère lookée comme une coiffeuse niçoise (no offense). Je sors ma petite pochette avec mes devis. Qu'elle n'a jamais regardés.

Pendant 30 minutes, elle m'explique que je suis soit crétin, soit mal informé et embobiné par les méchants concurrents privés (soit un peu des deux). Elle me donne un exemple simple: "Monsieur, il faut aller chez les médecins secteur 1" "oui, mais bon, on est à Paris c'est pas facile, et puis voila, je vais aussi chez les médecins familiaux etc" "mais si c'est faicle, vous allez sur le site de la CPAM et vous trouvez tous les médecins secteur 1. Moi, par exemple, je devais aller chez le dermato, y en avait un à 40 kms de chez moi, hop j'y suis allée et là la MGEN rembourse 100% (en fait, la sécu 70 et la MGEN 30, NdeMix)" "Ah oui mais moi voyez, j'ai un boulot prenant, pas de voiture, et je suis pas trop disposé à traverser la région parisienne pour me faire enlever un poil incarné au fion..." (je n'ai évidemment pas répondu exactement ça).

On a aussi parlé lunettes "je suis remboursé de 150€ sur 500..." "mais vous êtes pas allé chez un de nos partenaires" "oui, c'est vrai" "vous auriez pu avoir jusqu'à 180€!" "cool".

Enfin, elle m'a suggéré la nouvelle super offre pour les jeunes de la MGEN, où tu payes un peu moins et est encore moins bien remboursé.

 

La conseillère a donc parfaitement réussi son coup: j'étais bien énervé en sortant, ma décision était maintenant ferme et irrévocable, et j'étais prêt à affronter toutes les épreuves pour me barrer.

 

 

 

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 12:31

La rentrée ne sera pas celle du blog, pas tout de suite. Pour diverses raisons, "une petite pause s'impose".

Ce n'est pas l'envie qui manque, plutôt le temps, donc la longueur de l'interruption, si même elle existe (sait-on jamais), dépendra surtout de ma capacité à m'(e ré)organiser...

 

Bonne rentrée à tous, si vous êtes parisien le temps au moins ne fait pas regretter la fin des vacances.

 

Dans le Cotentin, il faisait beau

 

 

si, le mec tout blanc qui plonge c'est moi

si, le mec tout blanc qui plonge c'est moi

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 10:10

Quelques discussions sur Twitter ainsi que des événements récents, tant dans la blogosphère gastronomique, que dans la blogosphère "enseignement supérieur", m'amènent à écrire quelques mots sur le pseudonymat.

 

Cela fait presque 9 ans que je tiens, plus ou moins assidûment, ce modeste blog. Cela fait plus de 10 ans (et probablement presque 15) que je pratique les "réseaux sociaux" (avant qu'on ne les appelle comme ça - à l'époque il s'agissait de "chat" ou "fora"). En ce temps là, peut-être parce qu'il y avait une "méfiance" instinctive face à Internet qui tend aujourd'hui à disparaître, le pseudonymat était quasiment de rigueur.

Sans vous faire l'histoire de mon pseudo, qui ne présente aucun intérêt, cela fait donc plus de 10 ans que je sévis sur la toile sous le nom de mixlamalice, nom qui n'a jamais changé à quelques minimes variantes près. Il y a, au bout de toutes ces années, une part d'habitude là-dedans. Et il me semble qu'on ne peut pas vraiment parler dans ce cas d'"anonymat": même s'il ne s'agit pas de mon état civil, ma signature reste toujours la même, et à ma connaissance, il n'y a qu'un mixlamalice sur la toile française (à l'exception d'un gay de la région lyonnaise, il y a quelques années, mais je crois qu'il a disparu, et que nous n'intervenons de toute façon pas dans les mêmes cercles, si je puis dire).

 

Je n'ai donc jamais dévoilé stricto sensu mon identité sur ce blog ou ailleurs, mais, comme quasiment n'importe quel blogueur, j'ai laissé trainé plus ou moins volontairement au fil des ans suffisamment d'"indices" sur ma vie pour que toute personne un tant soit peu intéressée et sachant se servir de google puisse la découvrir relativement facilement. J'en connais au moins une demi-douzaine à ce jour (dont certains suivant des circonstances assez étonnantes d'ailleurs), et qui ont eu la gentillesse de ne pas "m'outer" publiquement.

 

Je ne conçois ainsi pas mon pseudonymat comme un blanc-seing me permettant de dénigrer, diffamer et insulter tout et n'importe qui, de mon employeur aux restos merdiques sur lesquels je peux tomber.

Sur mes presque 800 articles, il a du je le reconnais y en avoir quelques uns qui étaient trop agressifs et "personnels", que j'aurais sans doute mieux fait de ne pas écrire.

Mais dans l'ensemble, lorsque par exemple je critique, de façon parfois virulente, certaines pratiques dans le monde de l'enseignement supérieur et de la recherche français, c'est parce que je crois fermement qu'elles sont extrêmement répandues et affectent l'efficacité de tout le système. Et parce qu'il est toujours bon d'exposer la vérité du terrain, même à une audience aussi limitée que celle de ce blog, face à certains creux discours pompés sur ceux du maire de Champignac.

En conséquence, s'il m'arrive de relater des anecdotes se passant dans l'établissement qui m'emploie depuis 4 ans (comme il m'est arrivé de le faire également avec les précédents) c'est parce que je sais que, globalement, on en retrouve des variantes dans quasiment tous les établissements français. Ainsi, pour ne prendre que quelques exemples, les récits de "mépris" et/ou d'"ignorance" pour tout ce qui vient de l'étranger, qu'il s'agisse de personnels, d'étudiants, ou simplement de modes de fonctionnement, sont trop nombreux pour être recensés. Les mauvaises pratiques, des comités de recrutement comme des instances ou même de la part des candidats lors de recrutements de chercheurs ou d'enseignants-chercheurs aussi. La mise en garde contre la dérive bureaucratique de la recherche me semble également généralisée et même internationale. 

Bref, si mon établissement est certainement victime de quelques dysfonctionnements, je tiens à préciser que je ne crois pas qu'il le soit plus que la moyenne des établissements de recherche et d'enseignement supérieur français. Par certains points, il l'est probablement plus, par d'autres il est sans doute plutôt épargné. J'ai aussi eu la chance de travailler auparavant dans des endroits globalement mieux "préservés" des difficultés ambiantes, en France comme à l'étranger. Heureusement qu'ils existent (j'aimerais juste que les personnels soient conscients d'être quelque part "privilégiés", et ne pensent pas que ces "privilèges" leur sont dus car ils sont "meilleurs" que les autres) mais même eux commencent visiblement à être touchés par certaines dérives. Il est donc bon de les signaler, de les diffuser, de suivre leurs évolutions et variantes...

 

J'essaye de donner une portée relativement générale et une certaine objectivité (par exemple en donnant chiffres et références), et parfois même d'apporter quelques idées de solution, à la plupart de mes textes (en tout cas ceux qui sont développés). D. Monniaux, qui ne dit pas que des choses gentilles sur son blog non plus, mais les publie sous son nom, me disait "j'écris des billets un peu long que j'étaye, j'essaye de tourner mes propos dans l'intérêt du service et de la science et non comme pure critique". C'est je crois ce que j'essaye de faire aussi dans la majeure partie des articles, et si mon blog est pris pour un défouloir, du bitching sans nuance rigolo mais trop caricatural pour être pris au sérieux, c'est une déception... 

J'ai plusieurs fois contemplé l'idée de "m'outer" moi-même, mais les dernières histoires de blogueurs ennuyés voire condamnés m'embêtent je dois dire un peu, même si la "liberté de parole des universitaires" est paraît-il non soumise au devoir de réserve des fonctionnaires.

Depuis quelques temps, j'ai donc adopté une voie intermédiaire: je me sers de certains articles de blog (écrits "à chaud") comme base pour des articles plus poussés, mieux sourcés, et écrits sur un ton plus "policé" sans que le fond ne soit trop affecté, que j'essaye de diffuser sous mon vrai nom. Je reste assez sceptique sur le pouvoir que cela a de faire bouger les lignes, même si les réactions spontanées de collègues chercheurs ou enseignants-chercheurs (proches ou inconnus) sont souvent enthousiastes, ce qui fait toujours plaisir. Au niveau de la hiérarchie ou des instances, pas de retours, ce qui veut sans doute dire que ce n'est pas arrivé jusque là, mais on verra quand j'essaierai de passer Prof (il y a encore du boulot)...

 

 

PS: l'apparition de pubs sur le site ne sont pas de mon fait, gagner 1 euro/mois ce faisant n'étant pas encore vital. Il s'agit d'une nouvelle politique imposée par overblog. Peut-être passerai-je donc au mode premium payant, seul moyen désormais de pouvoir disposer d'un site sans publicité. Mais si gagner 1 euro/mois n'et pas necessaire, en dépenser 5 (par mois) pour bloguer me gave un peu... En attendant, je vous conseille donc d'installer adblock...

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 16:58

Pour ceux qui en ont marre de me voir flooder sur Twitter, un petite article en guise de justification: voila ce qu'il est arrivé à mon ménique interne du genou gauche (on trouve de tout sur Youtube).

 

 

 

Cela s'est fait, je crois, progressivement, après un début de lésion au foot cet été en août. Seule une petite entorse du ligament interne avait été diagnostiquée, que 2 semaines de repos avait fait passer. Les douleurs subséquentes, brèves mais intenses, que j'attribuais à des mini-luxations de la rotule causées par mon hyperlaxité et venant tirer sur le ligament abîmé, ne m'empêchaient pas de jouer au foot.

 

Sauf que ça a fini par péter.

Tout seul, entre l'échauffement et le début d'un match. 

La douleur a été assez vive, mais était en fait là aussi surtout dûe à une entorse du même ligament, qui s'est faite en même temps.

Bon, je ne vais pas m'attarder sur ma visite aux urgences, où le médecin, après 4h d'attente, m'a fait déplier le genou, a conclu que rien n'était cassé, et m'a renvoyé chez moi en me conseillant du doliprane.


C'est assez con, mais la lésion du ménisque n'est pas un truc très douloureux. Par contre, le bout déchiré vient se caler au niveau de l'articulation, et donc, mécaniquement, on ne peut plus déplier la jambe. Et on ne peut plus tant qu'il n'a pas été enlevé.

 

D'où, arthroscopie (opération qui paraît bénigne après coup, puisqu'on a deux petites cicatrices d'1cm sur le genou, mais qui dure quand même je pense 1 bonne heure - j'ai été endormi pas loin de 2h), puis 3 semaines d'arrêt de travail, 10 séances de kiné, et en gros 2 mois sans sport. 

 

Un truc assez "bénin" (bon, ok, ça augmente aussi les risques d'arthrose à long terme puisque le "joint" qu'est le ménisque n'est presque plus là pour empêcher l'os de venir frotter directement sur le cartilage), purement mécanique, mais bien chiant donc, et ma pire "blessure" de sportif amateur (devant désormais une grosse entorse de la cheville, et un coude félé, en près de 15 ans à environ 1 match par semaine, en foot ou en hand). Bon, après, sans être Robocop, c'est tout de même la 8ème ou 9ème fois que je passe sur le billard (je ne parle pas de trucs du style 2 points de suture pour une coupure à la tête à 12 ans...).

 

Et quand on a 3 semaines d'arrêt de travail impliquant qu'on doit rester chez soi aux heures ouvrables, on a le temps de s'emmerder, même quand on a un boulot "intellectuel" et un ordinateur. On a beau être misanthrope, un peu d'interactions sociales et l'émulation d'un lieu de travail, ça a ses bons côtés.

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 15:14

Tout est dans le titre, un petit break de 15 jours ne sera pas de trop pour se régénérer mentalement et physiquement.

4 jours dans la région lyonno-grenobloise (avec un petit pélerinage chez "le monument de la gastronomie française" tant qu'il est vivant), puis une petite dizaine de jours sur la côte basque, entre Biarritz et San Sebastian où on ne devrait pas trop mal manger non plus (même si pour des raisons budgétaires on n'ira hélas pas chez Berasategui). Et si on est chaud et qu'on veut se rafraîchir, on conclura peut-être par un week-end d'alcooliques en Normandie.

 

En attendant, bon courage à ceux qui passent les auditions MCF ou des entretiens divers et variés.

 

Et puisqu'on en parlait ailleurs, un petit morceau des Clash pour tous ceux qui ont comme moi un jour été bassiste monodoigt inaudible dans un groupe.

 


 

 

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 09:32

Salaire net (duquel est déjà prélevé le montant mensuel de 77€ pour cette superbe mutuelle qu'est la MGEN, et auquel est rajouté la moitié du titre de transport, soit environ 30€, et la mirifique prime à la vie chère pour parisiens, soit environ 90€)

Aux alentours de janvier 2012: 2412€

En octobre 2012: 2403€

En novembre 2012: 2400€

En janvier 2013: 2393€

En mars 2013: 2369€

 

-2% sur à peine plus d'un an, dont -1.5% sur les 6 derniers mois.

(Il est très dur de comprendre d'où cela vient puisque je viens à peine de recevoir ma fiche de paye de janvier).

 

A suivre...

 

Mais est-ce le cas pour tous les chercheurs, enseignants-chercheurs, ou fonctionnaires?

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 13:26

Dans la veine de mon article précédent, cette fois-ci totalement IRL.

 

Après une discussion intellectuellement épuisante vendredi à 17h (eh oui, il y avait une deadline à respecter ce jour-là, donc tous les services administratifs étaient au taquet) au sujet des "heures prévisionnelles d'enseignement", tâche consistant à lister et harmoniser ces activités au sein de l'établissement et qui occupe ces personnels du mois de septembre au mois de janvier (date à laquelle ils commencent à s'occuper des "heures réalisées d'enseignement", jusqu'en juillet), j'ai décidé de prendre ma plus belle plume pour exprimer un léger ras-le-bol et particulièrement le fait que j'étais incapable de définir l'activité annuelle d'un ATER pas encore arrivé à l'heure près comme on me le demandait.

 

Ayant reçu une réponse (avec en copie le directeur de laboratoire, et les deux directeurs des composantes d'échelle supérieure) dont je résume la teneur ci-dessous:

" Pour les ATER l'obligation et la limite sont confondues (cela veut dire qu'un ATER ne peut être ni en sous ni en sur-service, NdMix), ce qui rend les prévisionnels délicats à constituer mais c'est la règle de droit qui s'applique. Et pourquoi demander le recrutement d'enseignants (en particulier un ATER) si on ne peut leur constituer un service?"

 

Je me suis permis de renvoyer à peu de choses près ceci, (je vous passe les formules de politesse d'usage):

 

"

-  Initialement, l'ATER était censé arriver le 1er septembre. Pour diverses raisons indépendantes de notre volonté, nous n'avons obtenu le poste qu'il y a quelques jours. (J'apprends d'ailleurs que l'ATER a déjà "officiellement commencé" depuis 10 jours alors qu'il signe son contrat aujourd'hui - vous imaginez que nous ne lui avons donc pas donné d'enseignements pendant cette période). En septembre, octobre et novembre, comme nous n'avions aucune visibilité sur son arrivée, il a bien fallu "faire les heures" sans lui. En ce qui me concerne par exemple, j'ai effectué entre octobre et novembre 2/3 de mon service annuel, et j'aurai donc à la fin de l'année quelques heures complémentaires. Si l'ATER était arrivé à la date prévue initialement, nous aurions sans doute pu mieux répartir les choses. Sans visibilité, c'est difficile. Et je pense que vous êtes conscient qu'on ne peut pas tout donner à un ATER, comme des cours magistraux niveau M1 ou M2 ou des activités de type responsabilité pédagogique.

- Les demandes de poste sont effectuées environ six mois à l’avance. A cette date, la situation concernant le départ en retraite d'un collègue était incertaine. De plus, nous avons subi la fermeture, pour la première fois, d’une UE qui générait habituellement 20 à 40HED généralement effectuées par nos ATER. En toute bonne foi, je ne peux prédire ces choses, n’étant que docteur en physique.

- Dans le mot ATER, il y a un R pour recherche. Cette information est souvent laissée de côté par certains de vos services, mais l'AERES apprécie les équipes publiantes, ce qui est plus facile quand on a du personnel pour faire de la recherche. L'activité de recherche d'un EC ou ATER est censée représenter statutairement 50% de son temps, pas 0%.

- Cette remarque s'applique aux EC (enseignants-chercheurs). Le décret de 2009 encourage fortement la décharge d'enseignement temporaire pour les nouveaux arrivants afin de développer au mieux une activité de recherche. Cela n'a rien d'obligatoire (mais semble appliqué assez largement dans la plupart des universités), mais cela semble largement raisonnable dans notre cas car cela permettra également d'assurer un passage de témoin "harmonieux" avec notre collègue futur retraité, dont le nouvel arrivant va reprendre plusieurs cours magistraux (notamment de niveau M1), qu'il n'aurait pas été raisonnable de lui demander de préparer en quelques semaines.

- Concernant l'obligation et la limite du service des ATER, je conçois comme vous le dites que la règle est la règle, mais le terme "prévisionnel" est également censé refléter "un caractère aléatoire dû à l'incertitude de l'avenir". Peut-être faudrait-il alors revenir sur la terminologie.

"

 

Voila (le tout également en copie à tout le monde). Pour l'heure pas de réponse. 

 

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 09:47

Entre cette semaine et la suivante, j'assure pour plus de 30HED d'enseignements. Ajoutons à cela entre autres deux réunions recherche dont une à Lyon, une étude bibliographique pour le dépôt à venir d'une ANR, une réunion enseignement, le thésard chinois qui commence des nouvelles manipes, un séminaire et une réunion dans un cadre associatif.

Bref, vous comprendrez l'interruption momentanée de lumière et de son, et si vous me voyiez, vous auriez de bonnes chance de me trouver en train de courir partout comme un poulet sans tête en proférant des insanités.

 

Un peu comme ça:

 

 


 
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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 09:49

Comme souvent en période estivale, ce blog connaîtra une interruption plus ou moins complète d'environ 4 semaines. De toute façon, les lecteurs eux-mêmes ont autre chose à foutre, donc ça convient à tout le monde.

 

Je pars dans le berceau de mes ancêtres (par alliance), récemment popularisé par certains sportifs et un film comique de bon goût.

 

Je vous laisse deviner à l'aide des photos...

 

where

 

 

where 2

 

 

food 

 

Souces Wikimedia Commons, Dmitry A. Mottl (Creative Commons Attribution 3.0 Unported), 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 16:39

Après deux ans de masochisme exacerbé anticipable "right from the start", j'ai enfin décidé de faire un gros fuck à Bouygues Télécom, leurs méthodes commerciales douteuses, leurs prix dantesques, leurs petits caractères dans le contrat et leurs services commerciaux spécialisés dans le harcèlement moral*.

 

 

Profitant d'une offre spéciale, j'ai décidé de dépasser ma procrastination aigüe et de me barrer chez Darty, vu qu'on est très content de notre offre internet/télévision, pas moins chère qu'ailleurs, mais rarement victime de bugs, à peu près vraiment tout compris et avec un service après-vente plutôt compétent (le genre qui rappelle vraiment quand il te dit qu'il va le faire).

 

Chez eux, Priscilla pouvait bénéficier d'une offre 1h gratuite (ou plutôt comprise avec l'abonnement internet/télé) qui lui convient parfaitement, et moi d'une offre 2h + SMS illimités à 10 euros.

 

Tout s'est à peu près bien passé, Darty s'est occupé du transfert de ligne à l'aide du numéro rio qu'on obtient facilement en appelant le 658, et notre changement d'opérateur s'est fait quelques jours plus tard avec conservation du numéro.

 

 

Sauf qu'il y a tout de même quelque chose que les blaireaux comme moi qui ne passent pas leur journée dans les

boutiques de téléphonie à changer de forfait ou de téléphone ignorent: c'est que quand tu achètes un téléphone chez Bouygues ou ailleurs, il ne t'appartient pas vraiment.

Enfin, si, mais il appartient aussi à l'opérateur, pour une raison qui m'échappe et dont la légalité me semble douteuse, dans la mesure où il le bloque pour t'empêcher de t'en servir avec un autre opérateur.

Le déblocage est gratuit certes, mais la procédure n'est pas évidente et son mode d'emploi loin d'être aisément accessible, surtout si on est en possession d'un téléphone un peu vieux.

Bref, le temps que je comprenne ce qu'il fallait faire, j'ai réussi à débloquer le téléphone de Priscilla mais entre temps j'avais "bloqué" pour de bon le mien (comme quand on fait trois codes pin): il faut en effet rentrer un code, qui n'est ni le pin ni le puc ni le numéro IMEI ou autre merde, mais un code qui s'obtient par le biais de l'opérateur, qui dépend du modèle et du numéro de série (la procédure de débloquage dépendant elle aussi du modèle).

 

Je finis par trouver sur le merveilleux site web de Bouygues que dans ce cas il faut contacter le service client, service auquel je ne peux plus accéder vu que pour avoir le droit de parler à un conseiller on me demande mon numéro, et que la migration chez Darty a tellement bien réussi qu'il a en moins de 3h visiblement disparu de la base de données. Notons qu'il n'a par contre pas disparu des bases de données des commerciaux qui continuent, deux semaines plus tard, à m'appeler en numéro masqué soir et week-end pour me proposer leurs nouveaux putains de forfaits offres spéciales.

Je retourne donc dans la boutique Place d'Italie, restée aussi horrible qu'en mon souvenir (sauf que maintenant, ça ne s'appelle plus une boutique mais un "club", ça fait plus proche des gens, que ça n'ouvre pas avant dix heures, et qu'on doit prendre un ticket comme à la sécu).

Le responsable qui était déjà là il y a deux ans et déjà plus occupé à vendre des téléphones à 650 euros à des mamies qui ne savent pas envoyer un SMS qu'à régler le problème des forfaits à 20 euros dans mon genre m'explique qu'il va envoyer le téléphone chez Nokia et que ça reviendra dans deux semaines. Et qu'il m'appellera sur mon numéro de portable pour me dire quand ça serait fait (le fait que je n'avais plus de portable vu que je venais de le lui passer ne lui semblait visiblement pas une évidence: quand je lui ai demandé ce qu'il pouvait faire pour moi, il m'a répondu de me démerder avec Darty puisque j'étais client chez eux comme si Bouygues ne m'avait pas plumé pendant de longues années et n'avait rien à voir là-dedans).

 

Passons sur les détails, j'ai réussi à récupérer un vieux téléphone en état de marche, je suis parvenu à le débloquer (on dit désimlocker dans le langage des abrutis technophiles) en passant par le numéro clientèle international de Bouygues (visiblement le seul moyen d'avoir un conseiller sans rentrer son numéro, prix d'un appel aux USA), ce qui m'a permis d'apprendre 10 jours après que mon autre téléphone m'attendait à la boutique.

 

Le lundi, après avoir patienté 40 minutes avec une dame, tenant chacun notre ticket SAV à la main pendant que tous les vendeurs s'occupaient de faire signer de nouveaux contrats aux clients qui nous passaient devant, on finit par demander un peu excédés à un jeune paumé pourquoi nous n'étions jamais appelé.

Celui-ci nous explique, dans une belle harmonie avec ce qui se fait à la SNCF ou Air France, que "ah désolé on a un problème avec le SAV, on a oublié de l'afficher et de vous prévenir bien qu'on vous voit poireauter comme deux cons depuis 1h, on peut rien faire donc revenez demain vu que vous n'avez que ça à faire".

On gueule un peu, et puis on a pas d'autre choix que de s'en aller.

J'y retourne aujourd'hui, je me tape cette fois-ci de nouveau le responsable ou vendeur star a l'air à la fois bovin et suffisant (triste combinaison). Nokia a renvoyé l'appareil sans y toucher, accompagné d'une petite notice expliquant que le désimlockage est impossible car certains circuits cruciaux, qui n'empêchent visiblement pourtant pas l'appareil de fonctionner, sont oxydés.

Le mec, flegmatique, me rend mon téléphone, me demande une petite signature; je lui demande si du coup je peux m'en servir d'autre chose que comme d'un tuteur pour mon basilic mais cela lui passe très clairement largement au-dessus de la tête. J'hésite à le lui balancer dans la gueule et me contente d'un "l'histoire aura été belle jusqu'au bout" qui lui arrache un petit sourire condescendant.

Et donc, je repars, avec un téléphone inutilisable et une petite note du directeur de la relation client me remerciant de ma confiance.

 

 

 

Tout cela ne serait pas si grave, après tout j'ai un téléphone à peu près en état de marche, Bouygues devrait bien finir par arrêter de m'appeler, et Priscilla et moi devrions économiser environ 350 euros** sur l'année grâce à ce changement d'opérateur.

 

Tout cela ne serait pas si grave si je n'avais reçu un mail de Darty, il y a quelques jours, m'informant que Bouygues Télécom vient de racheter 99,9% de Darty Télécom.

Même si les nouvelles sont pour l'instant rassurantes en terme de gestion des offres et contrats, la situation est so ironic, isn'it?

 

 

 

* il paraît d'après leur site qu'ils sont numéro 1 service clientèle, moi ça me fout vraiment les jetons... qu'est-ce que ça doit être chez SFR, Orange etc.

 

** grosso modo un déjeuner pour deux dans un 3 étoiles, ce n'est pas si mal

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Published by mixlamalice - dans La vie de Mix
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