Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : La vie au labo
  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
  • Contact

Profil

  • mixlamalice
  • Misanthrope optionnellement misogyne et Esprit Universel.

Recherche

1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 10:23

Ce n'est pas Grégoire Moulin mais on s'en approche.

 

Après, entre autres et pour ne parler que des dernières années, la Social Security Card US indispensable et qui met 6 mois à arriver, l'IRS qui déclenche une enquête sur moi parce que la personne de la fac qui a rempli ma déclaration d'impôts a confondu state et federal taxes dans l'une des 17543 cases de la susmentionnée déclaration, la taxe d'habitation française prélevée chaque année avec majoration alors que je suis aux US depuis 2 ans, la carte vitale à mon retour qui s'égare car quelqu'un quelque part a mis mon nom dans la case adresse de mon dossier, me voici aux prises avec la MGEN...

 

La MGEN est à la fois l'organisme qui gère la sécu obligatoire pour les personnels de l'Education Nationale ou de l'Enseignement Supérieur, et qui peut faire office de mutuelle complémentaire (un peu comme la LMDE quand nous étions jeunes).

Du coup, juste pour rire, après avoir reçu quatre mois après mon arrivée en tant que post-doc dans la grande fac de la prairie (et six mois après mon retour en France) ma carte vitale, j'ai pu directement la renvoyer lorsque, quelques semaines après, j'ai intégré le corps des maîtres de conférence, afin d'en recevoir une nouvelle de la part de la MGEN.

Mais une fois n'est pas coutume, tout s'était alors bien passé.

 

C'est lorsque j'ai, bêtement, décidé de prendre l'option mutuelle, que ça s'est gâté.

J'ai été naïvement séduit par la simplicité du processus: un petit dossier de deux pages à remplir, puis, normalement, un prélèvement direct à la source (c'est à dire sur mon salaire, via le service comptable de l'établissement qui m'emploie, par la MGEN).

Et là, c'est le drame: je demande mon inscription pour le 1er décembre 2010. Trois mois de cotisation sont offerts, je suis donc censé payer à partir du 1er mars 2011.

Hélas, un abruti quelconque, entre la sieste et la pause café, enregistre la demande de précompte à partir du 1er mars 2010, date à laquelle je ne suis pas embauché, et d'ailleurs à peine rentré en France. Panique chez la comptabilité, qui très gentiment me propose de régler moi-même le problème en contactant la MGEN.

Un paquet de coups de fil plus tard, tout semble réglé, mais depuis, aucun prélèvement n'a été effectué...

 

Vous me direz qu'il est un peu masochiste de ma part d'insister pour payer, mais d'expérience l'administration ne vous oublie jamais vraiment, et je vivrais mal de me voir imposer de payer 3 ans de cotisation de retard quand un Duchmol aura fini par se rendre compte de la boulette.

 

Après moult contacts, téléphoniques ou postaux, avec le centre parisien, avec le centre précompte, et j'en passe, j'ai fini par envoyer une petite lettre.

Depuis, pas de nouvelles. Mais toujours pas de prélèvements, non plus. Au moins, ça m'a un peu soulagé.

 

Voici la dernière partie de la lettre:

 

"

Depuis mars 2011, je n’ai constaté aucun prélèvement sur mes fiches de paye.

J’ai donc, fin avril, appelé vos services, pour éviter de laisser traîner un nouveau problème jusqu’à me retrouver un beau jour prélevé de six mois d’un coup.

Votre service clientèle a, effectivement, constaté le problème. Mais n’a pas été en mesure de le résoudre.

Et m’a donc conseillé d’envoyer un courrier explicatif à la Section de Paris, en joignant une fiche de paye récente.

Ce courrier a été envoyé par mes soins et à mes frais le 17 mai.

 

Le 19, je reçois un courrier du centre de traitement de Lille, qui m’informe que « ma cotisation n’est plus prélevée sur mes revenus » (ah bon ?) et que je dois leur renvoyer une fiche de renseignements, avec un bulletin de salaire récent, et mon arrêté de nomination.

Chose que je vais faire aujourd’hui, renvoyant donc quasiment la même chose qu’à la section de Paris, et d’autres documents qui sont déjà en votre possession.

 

Au-delà des coûts téléphoniques et postaux, et du temps perdu, je dois avouer que je suis un peu lassé de devoir résoudre des problèmes qui ne sont pas de mon fait et d'avoir à insister lourdement pour "régler la note". En espérant fortement que celui-ci trouvera une résolution prochaine,

 

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

"

Partager cet article
Repost0
20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 12:13

Une petite saillie lue sur la République des Livres, blog de Pierre Assouline que, pour une raison qui m'échappe tant il est plus intéressant que la majorité des blogs et sites que je suis, je consulte beaucoup moins souvent qu'avant.

 

Un "correcteur" anonyme, dans un ouvrage paru récemment sur le quotidien de ce métier méconnu (Souvenir de la maison des mots), y décrit la lutte finale pour le Goncourt entre François Weyergans, qu’il corrigea, et Michel Houellebecq, qu’il ne corrigea pas (en 2005, NdMix. Trois jours chez ma mère, de Weyergans fut choisi au détriment de la Possibilité d'une île, de Houellebecq).

C'est, comme le dit Assouline, un modèle de résumé : « Quoique son livre décrivît assez banalement ce qu’est un vieillard libidineux, il l’emporta haut la main sur celui qui avait décrit assez ordinairement ce qu’est un quinquagénaire libidineux ».

Nul besoin ensuite de lire ces ouvrages, tout semble dit. Cela tombe bien, je n'en avais guère l'intention. Par contre, je vais peut-être essayer de dénicher Souvenir...

 

 

L'article d'Assouline, paru donc "online" et dans le Monde des livres, a d'ailleurs visiblement causé beaucoup de soucis à l'auteur, désormais dépassé par le succès de son petit opuscule.

Partager cet article
Repost0
16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 11:46

Je vis désormais dans un HBM, "habitation à bon marché", l'ancêtre des HLM.

 

Ce sont ces immeubles assez massifs, de 6 à 9 étages, en brique orangée ou beigeâtre, souvent arrangés en U autour d'une cour intérieure, "typiques" du sud parisien (13-14-15), généralement pas loin des portes, mais pas que, construits dans les années 20-30 (on en trouve beaucoup aussi vers les Gobelins, Place d'Italie, Campo Formio, Commerce, Denfert-Rochereau, etc).

Ils étaient réservés aux classes ouvrières, à l'époque où il y avait encore des industries dans Paris ou à proximité immédiate, comme l'île Seguin.

 

Il ne faut pas faire de prédictions hasardeuses, mais j'aurais tendance à croire que ces HBM ont mieux vieilli que ne le feront les "barres" des 70's.

Les cours intérieures, verdurées, ont de la gueule. Les halls d'entrée sont spacieux, comme les paliers. Il y a une belle hauteur sous plafond, les matériaux semblent globalement de bonne qualité, et les appartements sont plutôt bien foutus et relativement spacieux (il semble qu'à l'époque, on ne considérait pas un deux pièces de 30m2 comme la norme, fut-ce à Paris).

Bref, on est à fond dans le "charme de l'ancien", qui attire les jeunes couples bobos dans notre genre: en tout cas ceux qui n'ont pas les moyens d'être proprios*, qui louent à prix d'or des apparts de prolétaires, et qui doivent donc bien trouver des raisons pour se convaincre d'avoir l'air contents.

 

En fait, le seul côté vraiment HLM de l'endroit vient de l'insonorisation (sonore, visuelle, et je pense aussi thermique - il a fait 25 toute la fin de l'hiver malgré tous les chauffages à 0, il faut dire qu'il y a beaucoup de petits vieux dans l'immeuble): on vit vraiment avec ses voisins. Et on en a beaucoup (2 à 3 par paliers, plus les voisins d'en dessous et d'au-dessus).

J'ai l'impression parfois de me retrouver dans le tome 3 des Bidochon: on peut maudire le voisin qui pisse à gros bouillons dans la cuvette à 2h du mat'...

C'est d'autant plus con que la rue est hyper calme.

 

 

Donc, chez nous, il y a:

- le (ou la) psychopathe du dessus qui passe tous les jours (sauf le week-end heureusement) l'aspirateur à 7h17 du matin au-dessus de notre chambre. Et également au dîner mais c'est moins grave, mais aussi parfois à minuit voire à 4h du mat'. Sa sonnette ne marche pas et il ne répond pas quand on tape à la porte: dommage, je me serais bien fait un nouvel ami.

- l'iranienne du dessous qui a le mal du pays et met de la musique du cru bien fort à 2h du mat' (elle a arrêté depuis que je suis descendu lui dire qu'à cette heure là, je n'étais pas très open aux découvertes musicales).

- les voisins d'à côté qui ont des orgasmes bruyants (mais ça c'est déjà plus rigolo; et puis ils baisent à 23h, comme des gens bien élevés).

- et, en face de la cour, la voisine qui aime bien se tripoter les nichons dans la salle de bains sans rideaux avec la lumière allumée quand il fait nuit dehors (pour le contraste, j'imagine). Ca aussi c'est plutôt sympa - elle a l'air jeune et bien gaulée-, mais Priscilla n'aime pas trop que je regarde, il paraît que ça fait pervers (je lui réponds que quand on me montre, je ne vais pas non plus fermer les yeux, mais l'argument peine à la convaincre). 

 

Bon, j'avais un peu perdu l'habitude, parce qu'avant je vivais dans un immeuble de 2001 où on n'entendait rien, pas même le voisin qui faisait la nouba ou le métro qui passait à 10 mètres.

Donc j'ai un peu de mal à dormir, mais je me suis mis aux boules quiès, et je commence à m'habituer, je crois: j'entends toujours l'aspirateur, mais au lieu de me foutre dans une rage folle et de me réveiller complètement, j'arrive à me rendormir.

Et je peaufine ma vengeance: j'ai enfin retrouvé et rebranché ma chaîne 2*25 watts, je me suis remis à la guitare et je réapprends tous mes classiques de l'époque "week-end d'intégration", et on va bientôt organiser la pendaison de crémaillère...

gniark gniark gniark.

 

 

 

 

* c'est à dire ceux qui n'ont pas 200000 ou plus d'apport de papa-maman, ou qui ne sont pas deux fonctionnaires à 10000 net/mois. Bref, une majorité.

Partager cet article
Repost0
4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 19:04

Jeudi, soirée d'adieux d'un joyeux camarade en partance pour l'Argentine. Un petit sandwich, beaucoup trop de pintes de Pelforth (une bière qu'elle fait mal au crâne), et un coucher a 2h30.

Vendredi, soirée "verrines" (ambiance un dîner presque parfait avec plus d'humour) avec d'anciens collègues. Pas mal de picole aussi, coucher à 1h.

Lever à 7h pour assurer l'encadrement de 8h de travaux pratiques le samedi.

Samedi soir, resto et rosé, couché tôt (23h).

Dimanche, semi-grasse mat' (10h), avant de picoler devant la demi-finale de coupe d'Europe de rugby. Et d'aller en urgence aider au nettoyage par le vide du pote censé partir en Argentine le lendemain, qui venait de se rendre compte qu'il lui restait 10m3 de merdes à virer de son appart' avant l'état des lieux. On finit au chinois du coin, et moi au pieu à minuit.

Lundi soir, foot de 21h à 22h (avec superbe victoire à la clef qui nous permet d'envisager la qualification pour les phases finales de la Coupe) après 3h d'amphi.

Mardi, jury de mémoire d'ingénieur, puis départ en RER pour rejoindre le séminaire-workshop de notre futur labo d'accueil, histoire de se présenter et de faire connaissance. Pas mal d'alcool au repas, avant de se finir à l'armagnac et de se coucher à 1h du mat' pour se réveiller le lendemain à 7.

Retour ce soir sur Paris, vendredi matin départ sur la côte Atlantique pour un enterrement de vie de garçon avec 4 soiffards pour en rejoindre quelques autres. Au menu du week-end, picole, glandouille, plage, picole, conneries, picole, bars, boîtes, fêtes au jambon et élection de miss sud-ouest, et picole.

Vu mon état à l'heure où j'écris ces lignes, et qu'entre-temps le montage des quelques derniers meubles est aussi au programme, je m'attends au pire pour la semaine prochaine. 

Ou cela ne se calmera pas vraiment d'ailleurs, même si on sera plus dans le haut de gamme (Michel Rostang jeudi, et a priori deux autres bon restos dans la semaine)...

 

 

Partager cet article
Repost0
26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:53

Comme je suis à la fois occupé et en panne d'inspiration, je souhaitais rapidement vous faire part de la floraison récente d'un "pénis de titan" (amorphophallus titanum) dans le jardin botanique de ce trou qu'est Bâle. 

"Son pistil long de deux mètres s'est déployé dans l'air humide, entouré d'une couronne de couleur violet pourpre", comme l'écrit, inspiré, le journaliste du Monde.

 

Notons que cette plante extrêmement rare met une quinzaine d'années pour fleurir (le tubercule doit peser 20 kilos), que la floraison dure ensuite quelques jours seulement. Et que la plante dégage une puissante odeur de charogne, pour attirer les insectes qui la pollinisent*.

 

Vous trouverez un diaporama ici (plus de 500 visiteurs par heure se sont précipités pour l'admirer): www.20min.ch/ro/news/insolite/story/21701710, dont je tire la photo ci-dessous.

 

10630057-860ce410945a63d71ea15eb3663dd912.jpg

 

 

* C'est amusant de remarquer que tout ce qui dans la nature ressemble à un zgueg a aussi la particularité de dauber sévère. Par exemple, le satyre puant ou phallus impudicus, champignon de la famille des phallacées (et dont le nom, si j'en crois Wikipédia, est inchangé depuis le 18ème siècle, ce qui est rarissime pour un champignon).

 

414px-Phallus impudicus docs009 (b)

 

 

Partager cet article
Repost0
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 11:28

"

J’ai corrigé l’examen: encore une fois ce n'est pas très brillant, malgré une générosité dans la notation qui s'éloignait beaucoup de la « grande rigueur et précision dans les réponses » initialement demandée.

Il me faut admettre que le message n’est clairement pas passé, que ce soit en cours magistral ou en TP.

Ce fut le premier cours magistral de ma carrière: je suis donc très certainement responsable de cet état de fait, et je compte modifier mon approche la prochaine fois.

 

Permettez moi cependant quelques remarques:

- l'examen était de fait très similaire à celui de la première session : renonçant à toute ambition démesurée, je souhaitais simplement m’assurer que quelques notions de base avaient été saisies. Je comptais contrebalancer la facilité de l’examen par une notation très stricte, vœu pieux auquel j’ai du renoncer bien vite.

- c’était aussi une version simplifiée de l’examen donné à l'autre promotion à laquelle j'enseigne. En étant beaucoup plus strict sur la notation, leurs notes furent bien meilleures, ce qui semble impliquer que quelques connaissances ont été assimilées dans cette classe, où par ailleurs l'atmosphère de travail était beaucoup plus agréable.

 

Mais si nous énumérons les « incidents » ayant émaillé le cours avec cette classe:

- une certaine indiscipline qui a fini par conduire mon collègue à refuser de leur faire cours. Pendant l'examen, j'avais l'impression de surveiller des collégiens: chuchotis permanents, élèves qui se présentent à l’examen sans matériel: "monsieur, il faut une feuille?" "oui, et un stylo".

- deux groupes de TPs ont rendu le même compte-rendu au mot près : quand on n’a que 4 copies à corriger, ça se remarque. Visiblement, les élèves n’avaient pas pensé que cela pourrait ne pas passer inaperçu.

-  20% des élèves savent résoudre un problème de trigonométrie de niveau collège et appliquer une relation de proportionnalité: pour des futurs ingénieurs, je trouve cela assez inquiétant. Plus généralement, ils ont commis tête baissée exactement les mêmes erreurs qu'au premier DS, de telle sorte que je me demande bien pourquoi ils souhaitaient voir leurs copies.

 

Bref, à l’heure actuelle, la moitié des élèves a une note globale proche de 10 (supérieure ou autour de 9,5). Cela veut dire qu'il faudra faire passer l'autre moitié en rattrapage. A ce stade, je m'interroge sur l'intérêt de la chose, pour les élèves comme pour moi.

 

Veuillez agréer, etc

 

 

"

Client régulier et abonné de votre compagnie, je souhaitais simplement faire part de mon mécontentement suite à la manière dont a été géré l'oubli de mon passeport dans un de vos vols

Je tiens à affirmer dès à présent que cet oubli est totalement de mon fait, que je suis le premier à blâmer et que cette lettre n’a pas pour but un quelconque dédommagement. Il me semble néanmoins que votre compagnie aurait pu/du se montrer plus disponible pour m’aider dans mes démarches ou au moins me répondre, ce qui m’aurait évité d’effectuer, dépité, une déclaration de perte et une demande de nouveau passeport après 10 jours sans nouvelles. Car, forcément, j’ai été contacté le surlendemain par le personnel au sol de l'aéroport qui m’informait, trop tard donc, que mon passeport avait été retrouvé.

 

1 – j’ai commencé par consulter votre site internet qui conseille dans ce cas de figure de "prendre contact avec un agent au sol". Ceci est délicat lorsque le vol est un dimanche soir et qu'on se rend compte de l'oubli à son domicile à 23h. Et d'autant plus délicat quand de toute façon, il est impossible de contacter qui que ce soit de votre compagnie à l'aéroport à moins de s’y rendre, puisqu'aucun numéro de téléphone n'est disponible.

2 - Vos numéros surtaxés, qui obligent à répéter chaque instruction trois fois avant que la reconnaissance vocale ne fonctionne, ont tous fini par me raccrocher au nez après m'avoir conseillé d'appeler un autre numéro surtaxé dans un joli mouvement perpétuel, ou d'envoyer un courrier.

3 - L'adresse mail "objets trouvés" m'a conseillé d'appeler la police aux frontières, qui m'a ensuite conseillé d'appeler la compagnie, mais n'a pas été capable de me fournir un numéro.

4 – Le mail envoyé au service clientèle est à ce jour resté sans réponse (hormis l’accusé de réception automatique).

5 - Après avoir fini par me rendre dans une agence, une hôtesse débordée et un rien agressive me réexplique toute la procédure décrite ci-dessus (envoyez un mail, appelez le service client, etc), et me dit que de toute façon si je l'ai déjà fait, elle ne peut rien faire de plus. Elle m'explique également que l'usager qui ne peut contacter le personnel de la compagnie à l'aéroport directement, c'est fait exprès. Et me conseille de faire une déclaration de perte, conseil que je finis par suivre une semaine plus tard, malheureusement (après avoir retenté la plupart des points ci-dessus une nouvelle fois cinq jours après les faits).

 

J’aurais simplement aimé que quelqu’un, si possible avec une possibilité directe d'action, puisse me dire que l’on a cherché, et pas trouvé, plutôt que de n’obtenir seulement, après avoir tourné en rond pendant plusieurs jours, que quelque chose du genre « si y’a rien dans l’ordinateur, c’est qu’c’est perdu ». Car je restais persuadé qu’il était toujours dans au fond de la pochette de mon siège et qu’il serait retrouvé tôt ou tard, ce qui n’a, évidemment, pas manqué d’arriver. De plus, la Police aux Frontières qui a récupéré mon passeport me déclare maintenant qu’il est problématique d’avoir fait une déclaration de perte entre temps…

  

En informatisant, délocalisant, et multipliant toutes les procédures, et en « exigeant » que ce soit le client lui-même qui accomplisse ces procédures, il me semble que vous privez l’usager d’un « contact humain » que je crois nécessaire, surtout lorsqu’il y a problème à résoudre. Et lorsque « contact humain » il finit par y avoir, l’agent a un grand nombre de problèmes à régler en parallèle, il est confronté à des usagers qui sont déjà passablement irrités, et enfin il est lui-même tenu de suivre la même procédure que celle que l’usager suit (c'est-à-dire qu’il n’est, au fond, d’aucune utilité), ce qui augmente encore la frustation de ce dernier.

Cette politique n’est pas propre à votre entreprise, on la retrouve chez les opérateurs téléphoniques ou dans des services tels que la Poste, entre autres, mais je ne peux m’empêcher de la trouver déplorable.

Mais j’ai au cours de ces dernières semaines perdu pas mal de temps, un peu d’argent, et aussi un peu de mon respect pour votre entreprise dont j’appréciais jusqu’alors la qualité de service.

 

En espérant que vous trouverez ces remarques constructives même si je me doute qu’elles finiront dans l’anonymat de la poubelle de l’ordinateur d’un employé qui n’y est pour rien et qui n’a aucun pouvoir pour changer quoi que ce soit (NdMix: à ce jour, aucune réponse, donc je pense que c'est ce qui s'est passé - par contre, on m'a appelé pour savoir si je voulais souscrire à une offre American Express partenaire pour seulement 140 euros annuels, offre reservée aux meilleurs clients),

 

Bien cordialement

"

Partager cet article
Repost0
11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 10:06

Tout est dans le titre...

 

J'ai attendu presque 31 ans pour me rendre dans un Ikea: ça ne m'avait pas manqué et j'espère bien tenir au moins aussi longtemps avant la prochaine visite.

 

Beaucoup de choses ont déjà été dites sur ces enseignes, donc voila en résumé mon point de vue: c'est un peu le McDo du mobilier.

Comme le McDo, ça présente l'avantage d'être "pratique" et "rassurant".

Mais c'est surtout un univers aseptisé qui fait qu'on bouffe tous pareil (ou qu'on a tous les mêmes meubles) de Cleveland à Oslo, en passant par Tokyo et Paris.

C'est aussi un rapport qualité-prix qui n'impressionne que les gogos, qui ne se rendent pas compte que pour 10 euros, ils ont bouffé 50g de vache en fin de vie et une demi patate, ou que pour 60, leur bibliothèque est de la sciure de pin compactée recouverte d'un vernis qui s'écaille rien qu'en le regardant.

 

Mais bon, autant je peux éviter les McDo (sauf parfois les lendemains de cuite car j'ai des pulsions), autant je n'ai pas encore les moyens de meubler entièrement un appartement en allant me fournir dans des endroits plus cossus, Roche Bobois ou même plus prosaïquement Habitat ou le BHV. Un meuble par-ci par-là, c'est gérable, mais là nous avons besoin de trop de choses après avoir passé 2 ans à l'étranger et un an dans un meublé. Dommage, parce que, quand on peut (hélas on ne peut pas toujours), il faut souvent mieux payer 50% plus cher et avoir un truc qui tient le coup plutôt que d'acheter une merde obsolète au bout de six mois. Mais c'est le grand principe théorisé récemment sous le nom de low-cost: moins tu peux payer, plus tu payes, en fait.

 

Alors, nous voila partis pour une balade en bord de nationale entre Choisy-le-Roi et Thiais (jolies petites bourgades, qui symbolisent bien cet idiome banlieusard qui veut qu'on y ait tous les inconvénients de la capitale sans les avantages), avant d'arriver dans un mall "à l'américaine", fleurs en plastique et couleurs criardes incluses.

 

Chez Ikea, on sent que tout a été pensé au maximum pour vous décérébrer: du circuit imposé jusqu'au à la livraison des meubles en passant par la commande. 

Pour éviter de passer en plus du reste 2h dans les embouteillages et d'enchaîner par un lumbago, et parce que ça on pouvait se le permettre, on avait décidé de se faire livrer: comme chaque vendeur s'occupe de son petit bout de rayon, il faut ouvrir un bon de livraison et enregistrer ses achats au fur et à mesure, en passant chaque fois au stand accueil, avec retour en arrière si, finalement, tu te décides à prendre les quatre chaises "best°ùburs" alors que tu es déjà au rayon cuisine. Normalement, à la fin de ta session, tu as fait trois ou quatre fois le tour du circuit.

Et, de même qu'au McDo c'est toi qui t'amène ton plateau et débarrasse, tu dois ici aller récupérer la moitié des meubles sous forme de cartons au libre-service, avant de les amener toi-même au service livraison.

Je pense que la prochaine étape dans le "le client paye pour un service, on le lui fait faire, et en plus il est content", ça sera de te faire charger toi-même le camion. Et puis après on te le fera conduire.

 

Bref, 5h de bonheur, un tiers de salaire mensuel chacun dans les dents, et 24h pour m'en remettre.

Ah, et on m'a appelé hier pour me dire qu'il y avait un petit problème concernant la livraison, mais je m'y attendais...

 

Enfin, d'ici quelques semaines après des sessions puzzles géants 3D que j'imagine déjà passionnantes, notre appart' ressemblera enfin à un lieu de vie, et ça ira mieux. 

Partager cet article
Repost0
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 17:11

Hier soir, pour la première fois depuis presqu'un an, mon équipe de foot à 7 FSGT (une fédération sportive pour les associations ou entreprises) a gagné un match.

 

Ce qui doit faire une bnne vingtaine de matchs sans victoire, aussi bien que Grenoble et Arles-Avignon réunis. On a quand même accroché quelques matchs nuls dans le tas...

 

Quant à moi, je n'ai pas participé à tous les matchs, mais comme il m'arrive de "dépanner" une autre équipe dont les résultats ne sont guère plus reluisants, je n'avais pas connu la victoire depuis un bail (un match amical de Urban Foot à la fin de l'été, probablement).

 

La victoire d'hier s'est faite au forceps dans un match de play-down (vous me direz qu'après 20 défaites d'affilée, il serait temps pour nous de descendre d'une division, et je serai d'accord): 3-2 sur une reprise de volée du gauche se terminant par un poteau rentrant à 3 minutes de la fin du match, alors que nous nous étions faits rejoindre de 2-0 à 2-2 et que l'on commençait à sérieusement tirer la langue...

 

Je ne suis pas un compétiteur maladif, mais je dois avouer que cette victoire fait du bien au moral: perdre des matchs accrochés ne me mine pas trop une fois passé la déception du moment, mais l'enchaînement de défaites dont certaines sur des scores pathétiques ou improbables (type 10-0 ou 13-4) finit par faire qu'on se demande pourquoi on va tous les lundis se peler le fion en fond de banlieue pour jouer sur des terrains boueux... surtout quand du coup, l'ambiance de l'équipe ressemble à "Règlements de comptes à OK Corral". 

 

Et sinon, pour ceux qui se moquent des buts casquettes que je suis capable de me prendre (2-3 cette saison, mais avec une différence de buts de -57 en 14 matchs de championnat, je pense pouvoir affirmer que ça n'a pas eu une influence fondamentale sur nos résultats), une vidéo qui montre bien que ça peut arriver à tout le monde, même à des professionnels. Enfin, à des belges...

 

 

Cela dit, celui-là, même moi je ne l'ai jamais fait. 

Partager cet article
Repost0
28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 12:03

Dans la catégorie "je blogue pour expliquer que je n'ai pas le temps de bloguer" (qui doit bien constituer au moins 50% des articles écrits chaque jour de par le monde), mon mot d'excuse de la semaine, de retour de quatre jours de vacances:

 

- deux fois 4h de cours du soir

- un déménagement avec, en plus du simple trimballage de cartons, tout ce que ça implique de démarches chronophages, fastidieuses et symétriques (état des lieux de sortie et d'entrée, compteur EDF à fermer et à ouvrir, assurances, suivi postal, etc)

- des meubles à faire livrer

- d'autres à acheter

- un passeport perdu

 

Bref, c'est la merde, c'est parti pour durer et je ne rêve que de me barrer très loin.

 

 

Partager cet article
Repost0
26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 11:59

Pour se remettre de l'abus de nourritures trop riches, de mélanges d'alcools trop ambitieux, et des discussions enrichissantes des fins de repas de famille, un peu de poésie au travers de quelques photos (copyright Priscilla) de Paris sous la neige, prises avec mon appareil pourrite à 40 euros (le sien ayant malheureusement succombé, victime collatérale noyée par l'abondance des flocons).

 

100_0097.JPG

 

100_0100.JPG

 

100_0117.JPG

 

Joyeux Noël quand même!

Partager cet article
Repost0