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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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  • Misanthrope optionnellement misogyne et Esprit Universel.

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 11:46

Je vis désormais dans un HBM, "habitation à bon marché", l'ancêtre des HLM.

 

Ce sont ces immeubles assez massifs, de 6 à 9 étages, en brique orangée ou beigeâtre, souvent arrangés en U autour d'une cour intérieure, "typiques" du sud parisien (13-14-15), généralement pas loin des portes, mais pas que, construits dans les années 20-30 (on en trouve beaucoup aussi vers les Gobelins, Place d'Italie, Campo Formio, Commerce, Denfert-Rochereau, etc).

Ils étaient réservés aux classes ouvrières, à l'époque où il y avait encore des industries dans Paris ou à proximité immédiate, comme l'île Seguin.

 

Il ne faut pas faire de prédictions hasardeuses, mais j'aurais tendance à croire que ces HBM ont mieux vieilli que ne le feront les "barres" des 70's.

Les cours intérieures, verdurées, ont de la gueule. Les halls d'entrée sont spacieux, comme les paliers. Il y a une belle hauteur sous plafond, les matériaux semblent globalement de bonne qualité, et les appartements sont plutôt bien foutus et relativement spacieux (il semble qu'à l'époque, on ne considérait pas un deux pièces de 30m2 comme la norme, fut-ce à Paris).

Bref, on est à fond dans le "charme de l'ancien", qui attire les jeunes couples bobos dans notre genre: en tout cas ceux qui n'ont pas les moyens d'être proprios*, qui louent à prix d'or des apparts de prolétaires, et qui doivent donc bien trouver des raisons pour se convaincre d'avoir l'air contents.

 

En fait, le seul côté vraiment HLM de l'endroit vient de l'insonorisation (sonore, visuelle, et je pense aussi thermique - il a fait 25 toute la fin de l'hiver malgré tous les chauffages à 0, il faut dire qu'il y a beaucoup de petits vieux dans l'immeuble): on vit vraiment avec ses voisins. Et on en a beaucoup (2 à 3 par paliers, plus les voisins d'en dessous et d'au-dessus).

J'ai l'impression parfois de me retrouver dans le tome 3 des Bidochon: on peut maudire le voisin qui pisse à gros bouillons dans la cuvette à 2h du mat'...

C'est d'autant plus con que la rue est hyper calme.

 

 

Donc, chez nous, il y a:

- le (ou la) psychopathe du dessus qui passe tous les jours (sauf le week-end heureusement) l'aspirateur à 7h17 du matin au-dessus de notre chambre. Et également au dîner mais c'est moins grave, mais aussi parfois à minuit voire à 4h du mat'. Sa sonnette ne marche pas et il ne répond pas quand on tape à la porte: dommage, je me serais bien fait un nouvel ami.

- l'iranienne du dessous qui a le mal du pays et met de la musique du cru bien fort à 2h du mat' (elle a arrêté depuis que je suis descendu lui dire qu'à cette heure là, je n'étais pas très open aux découvertes musicales).

- les voisins d'à côté qui ont des orgasmes bruyants (mais ça c'est déjà plus rigolo; et puis ils baisent à 23h, comme des gens bien élevés).

- et, en face de la cour, la voisine qui aime bien se tripoter les nichons dans la salle de bains sans rideaux avec la lumière allumée quand il fait nuit dehors (pour le contraste, j'imagine). Ca aussi c'est plutôt sympa - elle a l'air jeune et bien gaulée-, mais Priscilla n'aime pas trop que je regarde, il paraît que ça fait pervers (je lui réponds que quand on me montre, je ne vais pas non plus fermer les yeux, mais l'argument peine à la convaincre). 

 

Bon, j'avais un peu perdu l'habitude, parce qu'avant je vivais dans un immeuble de 2001 où on n'entendait rien, pas même le voisin qui faisait la nouba ou le métro qui passait à 10 mètres.

Donc j'ai un peu de mal à dormir, mais je me suis mis aux boules quiès, et je commence à m'habituer, je crois: j'entends toujours l'aspirateur, mais au lieu de me foutre dans une rage folle et de me réveiller complètement, j'arrive à me rendormir.

Et je peaufine ma vengeance: j'ai enfin retrouvé et rebranché ma chaîne 2*25 watts, je me suis remis à la guitare et je réapprends tous mes classiques de l'époque "week-end d'intégration", et on va bientôt organiser la pendaison de crémaillère...

gniark gniark gniark.

 

 

 

 

* c'est à dire ceux qui n'ont pas 200000 ou plus d'apport de papa-maman, ou qui ne sont pas deux fonctionnaires à 10000 net/mois. Bref, une majorité.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 19:04

Jeudi, soirée d'adieux d'un joyeux camarade en partance pour l'Argentine. Un petit sandwich, beaucoup trop de pintes de Pelforth (une bière qu'elle fait mal au crâne), et un coucher a 2h30.

Vendredi, soirée "verrines" (ambiance un dîner presque parfait avec plus d'humour) avec d'anciens collègues. Pas mal de picole aussi, coucher à 1h.

Lever à 7h pour assurer l'encadrement de 8h de travaux pratiques le samedi.

Samedi soir, resto et rosé, couché tôt (23h).

Dimanche, semi-grasse mat' (10h), avant de picoler devant la demi-finale de coupe d'Europe de rugby. Et d'aller en urgence aider au nettoyage par le vide du pote censé partir en Argentine le lendemain, qui venait de se rendre compte qu'il lui restait 10m3 de merdes à virer de son appart' avant l'état des lieux. On finit au chinois du coin, et moi au pieu à minuit.

Lundi soir, foot de 21h à 22h (avec superbe victoire à la clef qui nous permet d'envisager la qualification pour les phases finales de la Coupe) après 3h d'amphi.

Mardi, jury de mémoire d'ingénieur, puis départ en RER pour rejoindre le séminaire-workshop de notre futur labo d'accueil, histoire de se présenter et de faire connaissance. Pas mal d'alcool au repas, avant de se finir à l'armagnac et de se coucher à 1h du mat' pour se réveiller le lendemain à 7.

Retour ce soir sur Paris, vendredi matin départ sur la côte Atlantique pour un enterrement de vie de garçon avec 4 soiffards pour en rejoindre quelques autres. Au menu du week-end, picole, glandouille, plage, picole, conneries, picole, bars, boîtes, fêtes au jambon et élection de miss sud-ouest, et picole.

Vu mon état à l'heure où j'écris ces lignes, et qu'entre-temps le montage des quelques derniers meubles est aussi au programme, je m'attends au pire pour la semaine prochaine. 

Ou cela ne se calmera pas vraiment d'ailleurs, même si on sera plus dans le haut de gamme (Michel Rostang jeudi, et a priori deux autres bon restos dans la semaine)...

 

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:53

Comme je suis à la fois occupé et en panne d'inspiration, je souhaitais rapidement vous faire part de la floraison récente d'un "pénis de titan" (amorphophallus titanum) dans le jardin botanique de ce trou qu'est Bâle. 

"Son pistil long de deux mètres s'est déployé dans l'air humide, entouré d'une couronne de couleur violet pourpre", comme l'écrit, inspiré, le journaliste du Monde.

 

Notons que cette plante extrêmement rare met une quinzaine d'années pour fleurir (le tubercule doit peser 20 kilos), que la floraison dure ensuite quelques jours seulement. Et que la plante dégage une puissante odeur de charogne, pour attirer les insectes qui la pollinisent*.

 

Vous trouverez un diaporama ici (plus de 500 visiteurs par heure se sont précipités pour l'admirer): www.20min.ch/ro/news/insolite/story/21701710, dont je tire la photo ci-dessous.

 

10630057-860ce410945a63d71ea15eb3663dd912.jpg

 

 

* C'est amusant de remarquer que tout ce qui dans la nature ressemble à un zgueg a aussi la particularité de dauber sévère. Par exemple, le satyre puant ou phallus impudicus, champignon de la famille des phallacées (et dont le nom, si j'en crois Wikipédia, est inchangé depuis le 18ème siècle, ce qui est rarissime pour un champignon).

 

414px-Phallus impudicus docs009 (b)

 

 

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 11:28

"

J’ai corrigé l’examen: encore une fois ce n'est pas très brillant, malgré une générosité dans la notation qui s'éloignait beaucoup de la « grande rigueur et précision dans les réponses » initialement demandée.

Il me faut admettre que le message n’est clairement pas passé, que ce soit en cours magistral ou en TP.

Ce fut le premier cours magistral de ma carrière: je suis donc très certainement responsable de cet état de fait, et je compte modifier mon approche la prochaine fois.

 

Permettez moi cependant quelques remarques:

- l'examen était de fait très similaire à celui de la première session : renonçant à toute ambition démesurée, je souhaitais simplement m’assurer que quelques notions de base avaient été saisies. Je comptais contrebalancer la facilité de l’examen par une notation très stricte, vœu pieux auquel j’ai du renoncer bien vite.

- c’était aussi une version simplifiée de l’examen donné à l'autre promotion à laquelle j'enseigne. En étant beaucoup plus strict sur la notation, leurs notes furent bien meilleures, ce qui semble impliquer que quelques connaissances ont été assimilées dans cette classe, où par ailleurs l'atmosphère de travail était beaucoup plus agréable.

 

Mais si nous énumérons les « incidents » ayant émaillé le cours avec cette classe:

- une certaine indiscipline qui a fini par conduire mon collègue à refuser de leur faire cours. Pendant l'examen, j'avais l'impression de surveiller des collégiens: chuchotis permanents, élèves qui se présentent à l’examen sans matériel: "monsieur, il faut une feuille?" "oui, et un stylo".

- deux groupes de TPs ont rendu le même compte-rendu au mot près : quand on n’a que 4 copies à corriger, ça se remarque. Visiblement, les élèves n’avaient pas pensé que cela pourrait ne pas passer inaperçu.

-  20% des élèves savent résoudre un problème de trigonométrie de niveau collège et appliquer une relation de proportionnalité: pour des futurs ingénieurs, je trouve cela assez inquiétant. Plus généralement, ils ont commis tête baissée exactement les mêmes erreurs qu'au premier DS, de telle sorte que je me demande bien pourquoi ils souhaitaient voir leurs copies.

 

Bref, à l’heure actuelle, la moitié des élèves a une note globale proche de 10 (supérieure ou autour de 9,5). Cela veut dire qu'il faudra faire passer l'autre moitié en rattrapage. A ce stade, je m'interroge sur l'intérêt de la chose, pour les élèves comme pour moi.

 

Veuillez agréer, etc

 

 

"

Client régulier et abonné de votre compagnie, je souhaitais simplement faire part de mon mécontentement suite à la manière dont a été géré l'oubli de mon passeport dans un de vos vols

Je tiens à affirmer dès à présent que cet oubli est totalement de mon fait, que je suis le premier à blâmer et que cette lettre n’a pas pour but un quelconque dédommagement. Il me semble néanmoins que votre compagnie aurait pu/du se montrer plus disponible pour m’aider dans mes démarches ou au moins me répondre, ce qui m’aurait évité d’effectuer, dépité, une déclaration de perte et une demande de nouveau passeport après 10 jours sans nouvelles. Car, forcément, j’ai été contacté le surlendemain par le personnel au sol de l'aéroport qui m’informait, trop tard donc, que mon passeport avait été retrouvé.

 

1 – j’ai commencé par consulter votre site internet qui conseille dans ce cas de figure de "prendre contact avec un agent au sol". Ceci est délicat lorsque le vol est un dimanche soir et qu'on se rend compte de l'oubli à son domicile à 23h. Et d'autant plus délicat quand de toute façon, il est impossible de contacter qui que ce soit de votre compagnie à l'aéroport à moins de s’y rendre, puisqu'aucun numéro de téléphone n'est disponible.

2 - Vos numéros surtaxés, qui obligent à répéter chaque instruction trois fois avant que la reconnaissance vocale ne fonctionne, ont tous fini par me raccrocher au nez après m'avoir conseillé d'appeler un autre numéro surtaxé dans un joli mouvement perpétuel, ou d'envoyer un courrier.

3 - L'adresse mail "objets trouvés" m'a conseillé d'appeler la police aux frontières, qui m'a ensuite conseillé d'appeler la compagnie, mais n'a pas été capable de me fournir un numéro.

4 – Le mail envoyé au service clientèle est à ce jour resté sans réponse (hormis l’accusé de réception automatique).

5 - Après avoir fini par me rendre dans une agence, une hôtesse débordée et un rien agressive me réexplique toute la procédure décrite ci-dessus (envoyez un mail, appelez le service client, etc), et me dit que de toute façon si je l'ai déjà fait, elle ne peut rien faire de plus. Elle m'explique également que l'usager qui ne peut contacter le personnel de la compagnie à l'aéroport directement, c'est fait exprès. Et me conseille de faire une déclaration de perte, conseil que je finis par suivre une semaine plus tard, malheureusement (après avoir retenté la plupart des points ci-dessus une nouvelle fois cinq jours après les faits).

 

J’aurais simplement aimé que quelqu’un, si possible avec une possibilité directe d'action, puisse me dire que l’on a cherché, et pas trouvé, plutôt que de n’obtenir seulement, après avoir tourné en rond pendant plusieurs jours, que quelque chose du genre « si y’a rien dans l’ordinateur, c’est qu’c’est perdu ». Car je restais persuadé qu’il était toujours dans au fond de la pochette de mon siège et qu’il serait retrouvé tôt ou tard, ce qui n’a, évidemment, pas manqué d’arriver. De plus, la Police aux Frontières qui a récupéré mon passeport me déclare maintenant qu’il est problématique d’avoir fait une déclaration de perte entre temps…

  

En informatisant, délocalisant, et multipliant toutes les procédures, et en « exigeant » que ce soit le client lui-même qui accomplisse ces procédures, il me semble que vous privez l’usager d’un « contact humain » que je crois nécessaire, surtout lorsqu’il y a problème à résoudre. Et lorsque « contact humain » il finit par y avoir, l’agent a un grand nombre de problèmes à régler en parallèle, il est confronté à des usagers qui sont déjà passablement irrités, et enfin il est lui-même tenu de suivre la même procédure que celle que l’usager suit (c'est-à-dire qu’il n’est, au fond, d’aucune utilité), ce qui augmente encore la frustation de ce dernier.

Cette politique n’est pas propre à votre entreprise, on la retrouve chez les opérateurs téléphoniques ou dans des services tels que la Poste, entre autres, mais je ne peux m’empêcher de la trouver déplorable.

Mais j’ai au cours de ces dernières semaines perdu pas mal de temps, un peu d’argent, et aussi un peu de mon respect pour votre entreprise dont j’appréciais jusqu’alors la qualité de service.

 

En espérant que vous trouverez ces remarques constructives même si je me doute qu’elles finiront dans l’anonymat de la poubelle de l’ordinateur d’un employé qui n’y est pour rien et qui n’a aucun pouvoir pour changer quoi que ce soit (NdMix: à ce jour, aucune réponse, donc je pense que c'est ce qui s'est passé - par contre, on m'a appelé pour savoir si je voulais souscrire à une offre American Express partenaire pour seulement 140 euros annuels, offre reservée aux meilleurs clients),

 

Bien cordialement

"

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 10:06

Tout est dans le titre...

 

J'ai attendu presque 31 ans pour me rendre dans un Ikea: ça ne m'avait pas manqué et j'espère bien tenir au moins aussi longtemps avant la prochaine visite.

 

Beaucoup de choses ont déjà été dites sur ces enseignes, donc voila en résumé mon point de vue: c'est un peu le McDo du mobilier.

Comme le McDo, ça présente l'avantage d'être "pratique" et "rassurant".

Mais c'est surtout un univers aseptisé qui fait qu'on bouffe tous pareil (ou qu'on a tous les mêmes meubles) de Cleveland à Oslo, en passant par Tokyo et Paris.

C'est aussi un rapport qualité-prix qui n'impressionne que les gogos, qui ne se rendent pas compte que pour 10 euros, ils ont bouffé 50g de vache en fin de vie et une demi patate, ou que pour 60, leur bibliothèque est de la sciure de pin compactée recouverte d'un vernis qui s'écaille rien qu'en le regardant.

 

Mais bon, autant je peux éviter les McDo (sauf parfois les lendemains de cuite car j'ai des pulsions), autant je n'ai pas encore les moyens de meubler entièrement un appartement en allant me fournir dans des endroits plus cossus, Roche Bobois ou même plus prosaïquement Habitat ou le BHV. Un meuble par-ci par-là, c'est gérable, mais là nous avons besoin de trop de choses après avoir passé 2 ans à l'étranger et un an dans un meublé. Dommage, parce que, quand on peut (hélas on ne peut pas toujours), il faut souvent mieux payer 50% plus cher et avoir un truc qui tient le coup plutôt que d'acheter une merde obsolète au bout de six mois. Mais c'est le grand principe théorisé récemment sous le nom de low-cost: moins tu peux payer, plus tu payes, en fait.

 

Alors, nous voila partis pour une balade en bord de nationale entre Choisy-le-Roi et Thiais (jolies petites bourgades, qui symbolisent bien cet idiome banlieusard qui veut qu'on y ait tous les inconvénients de la capitale sans les avantages), avant d'arriver dans un mall "à l'américaine", fleurs en plastique et couleurs criardes incluses.

 

Chez Ikea, on sent que tout a été pensé au maximum pour vous décérébrer: du circuit imposé jusqu'au à la livraison des meubles en passant par la commande. 

Pour éviter de passer en plus du reste 2h dans les embouteillages et d'enchaîner par un lumbago, et parce que ça on pouvait se le permettre, on avait décidé de se faire livrer: comme chaque vendeur s'occupe de son petit bout de rayon, il faut ouvrir un bon de livraison et enregistrer ses achats au fur et à mesure, en passant chaque fois au stand accueil, avec retour en arrière si, finalement, tu te décides à prendre les quatre chaises "best°ùburs" alors que tu es déjà au rayon cuisine. Normalement, à la fin de ta session, tu as fait trois ou quatre fois le tour du circuit.

Et, de même qu'au McDo c'est toi qui t'amène ton plateau et débarrasse, tu dois ici aller récupérer la moitié des meubles sous forme de cartons au libre-service, avant de les amener toi-même au service livraison.

Je pense que la prochaine étape dans le "le client paye pour un service, on le lui fait faire, et en plus il est content", ça sera de te faire charger toi-même le camion. Et puis après on te le fera conduire.

 

Bref, 5h de bonheur, un tiers de salaire mensuel chacun dans les dents, et 24h pour m'en remettre.

Ah, et on m'a appelé hier pour me dire qu'il y avait un petit problème concernant la livraison, mais je m'y attendais...

 

Enfin, d'ici quelques semaines après des sessions puzzles géants 3D que j'imagine déjà passionnantes, notre appart' ressemblera enfin à un lieu de vie, et ça ira mieux. 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 17:11

Hier soir, pour la première fois depuis presqu'un an, mon équipe de foot à 7 FSGT (une fédération sportive pour les associations ou entreprises) a gagné un match.

 

Ce qui doit faire une bnne vingtaine de matchs sans victoire, aussi bien que Grenoble et Arles-Avignon réunis. On a quand même accroché quelques matchs nuls dans le tas...

 

Quant à moi, je n'ai pas participé à tous les matchs, mais comme il m'arrive de "dépanner" une autre équipe dont les résultats ne sont guère plus reluisants, je n'avais pas connu la victoire depuis un bail (un match amical de Urban Foot à la fin de l'été, probablement).

 

La victoire d'hier s'est faite au forceps dans un match de play-down (vous me direz qu'après 20 défaites d'affilée, il serait temps pour nous de descendre d'une division, et je serai d'accord): 3-2 sur une reprise de volée du gauche se terminant par un poteau rentrant à 3 minutes de la fin du match, alors que nous nous étions faits rejoindre de 2-0 à 2-2 et que l'on commençait à sérieusement tirer la langue...

 

Je ne suis pas un compétiteur maladif, mais je dois avouer que cette victoire fait du bien au moral: perdre des matchs accrochés ne me mine pas trop une fois passé la déception du moment, mais l'enchaînement de défaites dont certaines sur des scores pathétiques ou improbables (type 10-0 ou 13-4) finit par faire qu'on se demande pourquoi on va tous les lundis se peler le fion en fond de banlieue pour jouer sur des terrains boueux... surtout quand du coup, l'ambiance de l'équipe ressemble à "Règlements de comptes à OK Corral". 

 

Et sinon, pour ceux qui se moquent des buts casquettes que je suis capable de me prendre (2-3 cette saison, mais avec une différence de buts de -57 en 14 matchs de championnat, je pense pouvoir affirmer que ça n'a pas eu une influence fondamentale sur nos résultats), une vidéo qui montre bien que ça peut arriver à tout le monde, même à des professionnels. Enfin, à des belges...

 

 

Cela dit, celui-là, même moi je ne l'ai jamais fait. 

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 12:03

Dans la catégorie "je blogue pour expliquer que je n'ai pas le temps de bloguer" (qui doit bien constituer au moins 50% des articles écrits chaque jour de par le monde), mon mot d'excuse de la semaine, de retour de quatre jours de vacances:

 

- deux fois 4h de cours du soir

- un déménagement avec, en plus du simple trimballage de cartons, tout ce que ça implique de démarches chronophages, fastidieuses et symétriques (état des lieux de sortie et d'entrée, compteur EDF à fermer et à ouvrir, assurances, suivi postal, etc)

- des meubles à faire livrer

- d'autres à acheter

- un passeport perdu

 

Bref, c'est la merde, c'est parti pour durer et je ne rêve que de me barrer très loin.

 

 

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 11:59

Pour se remettre de l'abus de nourritures trop riches, de mélanges d'alcools trop ambitieux, et des discussions enrichissantes des fins de repas de famille, un peu de poésie au travers de quelques photos (copyright Priscilla) de Paris sous la neige, prises avec mon appareil pourrite à 40 euros (le sien ayant malheureusement succombé, victime collatérale noyée par l'abondance des flocons).

 

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Joyeux Noël quand même!

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 11:37

Je prends le bus tous les jours, pour deux fois 25 minutes de trajet dans Paris intra-muros.

Après comparaison avec le métro, le tram et même le RER, je crois pouvoir affirmer que c'est le transport public parisien dans lequel la connerie humaine sous toutes ses formes s'exprime le mieux. Surtout le soir, d'ailleurs, pour une raison qui ne m'apparaît pas évidente (si ce n'est qu'après une journée de merde, le parisien moyen est encore moins sympa que d'habitude).

Egoïsme, bêtise crasse, incivisme, impolitesse, méchanceté, indifférence totale... chaque jour, on peut voir un peu tout ça et plus encore.

 

Au hasard et dans le désordre, on peut citer:

 

- les fatigués de la vie qui refusent de bouger le cul de leur strapontin pour désengorger un peu l'espace, même quand 124 personnes sont agglutinées dans le couloir.

- les mêmes fatigués de la vie qui préfèrent se jeter sur le fauteuil que tu viens de libérer quitte à te rentrer dedans (sans un mot d'excuse ni même un regard) et t'écraser en s'échinant à passer à deux dans un couloir de 30 cms de large plutôt que d'attendre 20 secondes que tu descendes.

- les toujours épuisés ou les bovins finis pour qui descendre du bus lorsque celui-ci est bondé et qu'ils bloquent la sortie, afin de faciliter la descente, semble au-dessus de leurs forces physiques et/ou mentales.

- les hommes pressés qui se ruent dans le premier bus bondé bien qu'il y en ait un vide de la même ligne 200m derrière (parce que quand un bus est bondé, il met 2 minutes à redémarrer après chaque arrêt, ce qui fait que celui derrière le rattrape rapidement).

- les mêmes qui se précipitent à l'intérieur par la porte de derrière avant que personne n'ait pu descendre (cf le métro).

- les petits vieux à qui ça arracherait la gueule de dire merci quand tu leur donnes ta place spontanément.

- ces mêmes petits vieux qui semblent prendre un malin plaisir à prendre le bus entre 17h30 et 19h tous les jours, quand ce n'est pas à 8h30. C'est encore mieux quand en plus ils en veulent à la terre entière parce qu'oh la la il y a du monde.

- les encore éreintés qui font semblant de ne pas voir les petits vieux ou les impotents pour ne pas avoir à bouger leur cul du siège prioritaire (je faisais ça quand j'étais un pisseux rebelle de 14 ans, à 30 ans ça me fait un peu honte).

- ceux qui préfèrent la promiscuité et les mauvaises odeurs corporelles, et donc s'entasser dans le couloir sans bouger même s'il y a 15 places libres au fond, donnant l'impression que le bus est bondé alors qu'il est à moitié plein.

- les mêmes amateurs de contact humain qui viennent s'asseoir à côté de toi même si le bus est vide (on les retrouve ensuite au cinéma).

- les blaireaux qui gueulent au téléphone pendant toute la durée du trajet, et exposent à tous leur médiocrité et leur mauvaise éducation avec fierté.

- ceux qui écoutent leur musique de merde à bloc, avec un body-language signifiant plus clairement qu'une affiche "je vous emmerde tous et vous n'avez pas de couilles" (à raison, d'ailleurs).

- ceux qui parlent au chauffeur comme s'il était une sous-espèce ne méritant même pas un bonjour ou un s'il vous plaît-merci, beuglant "LA PORTE" ou autre chose d'un ton exaspéré.

- les chauffeurs qui eux aussi en ont marre d'être simplement courtois, voire parfois de s'arrêter simplement aux arrêts prévus.

- ceux qui ne se bougeraient pas le cul d'un centimètre pour aider une mère et sa poussette ou à défaut simplement la laisser rentrer et caser sa poussette dans l'espace prévu à cet effet.

- les mères et leurs poussettes qui défoncent pieds et jambes quand le bus est blindé, qu'il y a déjà 3 poussettes entassées dans l'espace central prévu pour deux: je suis une mère, je suis unique, vous ne savez pas ce que c'est, je suis prioritaire.

 

Etc, etc.

 

On peut voir régulièrement tous ces comportements dans les autres transports en commun, mais j'ai l'impression qu'ils sont beaucoup plus exacerbés et réguliers dans le bus qu'ailleurs. Je n'ai pas vraiment d'explications, et ce n'est après tout qu'un ressenti. Je ne suis moi-même pas exempt d'être à l'occasion un gros con, décérébré ou mal élevé. Mais en général j'en prends conscience à un moment ou à un autre, même si c'est parfois trop tard, ce que je ne peux certifier chez les autres, tant leurs pupilles semblent souvent plus vides qu'un intestin après un traitement laxatif.

Je devrais me remettre au métro, finalement plus calme*, mais bizarrement l'aspect sombre et sale me rend plus dépressif. Mieux vaut entretenir la misanthropie.

 

 

* je dirais que le pékin moyen est plus philosophe dans un métro bondé que dans un bus bondé.

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 10:36

J'ai déjà dit ailleurs tout le bien que je pensais de l'esprit de corps typique des écoles d'ingénieurs.

 

Cela dit, quand un ancien condisciple a pris l'initiative, il y a quelques mois, d'organiser une soirée-repas-réunion de promo pour célébrer les 10 ans de notre entrée dans cette vénérable institution qui nous a formé, je me suis dit que c'était une bonne idée, ou au moins une initiative louable.

Et que tant que c'était pas tous les 6 mois mais une fois par décennie, on pouvait bien faire un petit effort et aller un peu contre ses principes, exposés dans l'article susmentionné.

Bref, je suis même allé jusqu'à, dans une faible mesure, proposer mon aide pour l'organisation de la partie repas: choix du resto (grâce aux recommandations d'amis blogueurs), pré-réservation, élaboration du menu, discussion sur les prix, etc... pas grand chose en vérité, mais une petite réflexion et quelques coups de fil qui je l'espère ont soulagé un peu le collègue en charge de l'évènement dans sa globalité. Parce qu'organiser un resto un samedi soir pour un chiffre aléatoire autour de 30-40 personnes, ce n'est pas aussi simple, comme certains semblent le penser, que de réserver une table pour 4 en appelant 2h avant.

 

Mais comme souvent, les fait sont têtus: entre les mauvais coucheurs pour qui tout est toujours trop cher, pas assez çi, trop ça, les inspecteurs des travaux finis - parfois les mêmes- qui n'ont malheureusement pas le temps de mettre la main à la pâte mais trouvent toujours celui nécessaire pour t'expliquer comment il aurait fallu faire pour que ce soit beaucoup mieux, et ceux qui annulent à la dernière minute parce qu'ils ont piscine ou que c'est 4 euros de plus que le budget initial*, le côté complexe et un peu stressant de la chose devient juste pénible, et on finit par se dire "à quoi bon**?".

Au bout du compte, ceux qu'on est simplement obligé de solliciter cinq ou dix fois par tous les moyens possibles, pour qu'ils daignent passer deux minutes à vous répondre sont presque les moins pénibles, surtout s'ils ne changent ensuite pas d'avis...

 

Bref, la, tout de suite, j'ai déjà vachement moins envie qu'il y a 1 mois d'y aller, envie qui n'avait jamais été non plus irrépressible. Et je compatis aux tourments du Grand Organisateur, à qui on les a nettement plus brisées qu'à moi.

Ca passera parce que je vais retrouver une majorité de gens que j'aime bien, les autres ayant malheureusement fait faux bond pour un tas de, je n'en doute pas, bonnes raisons.

 

Ah oui, parce qu'au bout du compte, on est 20.

Sur une promo de 70, dont 50 au moins vivent encore en France aujourd'hui, et avec une planification qui remonte à plus de 2 mois. J'ai l'impression que même en comptant ceux qui ont un réél empêchement, ceux qui n'ont pas les moyens, et ceux qui de toute façon ne seraient jamais venus, ça fait peu, et que 30-35 aurait été plus "dans la norme" (c'était d'ailleurs le chiffre en vigueur il y a encore quelques semaines)... mais on a toujours été une sacrée bande de potes.

 

 

 

* Ce sont ensuite tous ces gens là qu'on retrouve aux réunions anciens-nouveaux, qui vont voir les petits jeunes pour fraterniser et s'astiquer sur le côté "ah la vie à l'école c'est tellement chouette et vu qu'on a fait la même - à 20 ans d'écart- on est forcément supers proches".

 

** (se faire chier pour une bande de connards)

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Published by mixlamalice - dans La vie de Mix
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