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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 15:26
 
Troisième post d'une série qui je l'espère s'arrêtera très prochainement.
 
Je ne sais pas combien gagnent les agents immobiliers, mais leur morgue vis à vis d'un couple dont le revenu moyen brut annuel est actuellement de l'ordre de 60000 euros ( http://www.lafinancepourtous.com/Niveau-et-composition-des-revenus.html) cherchant à louer un fuckin' deux pièces dans le 12ème ou le 13ème est assez vite insupportable.
 
En ce moment rien ne m'irrite plus que de justifier à ces blaireaux à BTS (un peu d'élitisme intellectuel mal placé mais qui soulage), en m'excusant presque, ma vie, mon cursus, la vie de ma famille depuis 2 générations, pourquoi je suis allé vivre à l'étranger 2 ans (un gros point noir dans notre dossier, visiblement, puisque ça implique que nous n'avons pas d'avis d'imposition pendant cette période), et les voir jeter des coups d'oeil vaguement dégoûtés à nos fiches de paye, comme si nous étions des démunis présomptueux, avant de ne jamais nous rappeler.
 
Vivement que la situation se régularise, que je sois reclassé, que Priscilla ait bien toutes ses fiches de paye comme ils demandent, etc, etc. Peut-être qu'avec un beau dossier à 3 fiches de paye chacun, un revenu de 65000 euros, mon avis d'imposition sur l'année 2010, la caution solidaire de mes parents, et que sais-je encore, on arrivera enfin à décrocher un 50m2 à 1300 euros/mois.
Ou peut-être qu'on finira par trouver un agent ou proprio un peu moins blaireau que les autres (il paraît que ça arrive encore parfois, de tomber sur un proprio qui respecte autre chose que le pognon, et que le cursus, le métier et la stabilité de leurs futurs locataires intéressent un peu, une fois qu'ils se sont assurés qu'ils gagnaient bien 4 fois le montant du loyer).
Mais je crois qu'on va un peu freiner les visites jusqu'à début décembre, date à laquelle la situation se simplifiera peut-être suffisamment pour obtenir un minimum de courtoisie et de bienveillance.
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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 17:38

Je ne sais pas si mes souvenirs ont embelli une réalité déjà bien sombre, mais j'ai vraiment l'impression que la recherche d'apparts sur Paris, surtout dans le créneau "jeune couple cadres moyens" est devenu un calvaire qu'il n'était pas la dernière fois que ça m'est arrivé, en 2006.

Je mets à part la location de mon studio meublé début 2010 (moins d'annonces, mais aussi moins de concurrence).

 

A l'époque, la gageure était de trouver un appart' pas trop crade à un prix pas exubérant. Certains particuliers se lâchaient, proposant des loges de gardien en tant que "2 pièces lumineux vue sur cour", certaines agences osaient montrer des 8 pièces découpés en 2 pièces uniquement constitués de couloirs, etc.

Mais au moins, on avait des visites.

 

Maintenant, il y a toujours le même problème (avec 10-20%% de plus sur les prix), mais en plus obtenir une visite est devenu presqu'aussi difficile que d'obtenir un pass backstage pour un concert de Lady Gaga.

 

Les agents immobiliers ne répondent pas au téléphone, laissant leurs secrétaires prendre tes coordonnées tous les jours pour mieux ne pas te rappeler. "Je vous les ai déjà données, mes coordonnées. Il y a trois jours. Vous deviez me rappeler." "Ah mais monsieur, vous comprenez, nous sommes très occupés". "Oui, je vois bien. Mais vous vous foutez de ma gueule un peu aussi".

 

Les grosses agences, ou les bailleurs, engagent elles, par le biais d'un numéro surtaxé, à appeler directos le gardien de l'immeuble et faire la visite avec lui. Le dossier est téléchargeable en ligne. Ok, la on visite, mais bonjour le facteur humain (celui qui m'a permis d'avoir mon appart' actuel pour lequel je n'avais pas stricto sensu les ressources nécessaires). Pendant tout le processus, tu ne vois jamais personne, tout est traité par informatique, "I am not a number, I am a free man".

 

Les particuliers reçoivent 20 coups de fil 10 minutes après la publication de leur annonce, les seuls qui rappellent sont donc ceux qui proposent de telles merdes que personne dans la première fournée ne craque.

 

Car je crois que c'est ça le pire: tout part extrêmement vite. Vu la qualité moyenne des apparts, cela signifie que seuls ceux en état de décrépitude consommée sont encore disponibles 7 jours après la mise en ligne de l'annonce...

 

Et tout ça est valable même pour les appartements disponibles dans trois mois... Sauf bien sûr quand on te dit que l'appartement ne peut pas encore être visité et qu'il faut rappeler: "ah, oui, mais pourquoi vous mettez l'annonce alors?". Peut-être que les gens sont tellement déséspérés qu'ils prennent sans visiter?

 

Résultat, 3 visites en un mois, certes géré de façon un peu dilettante, mais nous avons bien du passer une vingtaine de coups de fil.

 

Disons qu'à un mois ou un mois et demi de loyer d'honoraires, je trouve cher l'absence de prestations constatée et le mépris affiché du "client" potentiel...

 

Oui, la demande est très supérieure à l'offre. Mais il y a aussi des professions qui font preuve d'un sens du commerce dans les bons moments comme dans les mauvais. Et d'autres qui ne l'ont jamais. Et je cède probablement au cliché, mais je pense que la corporation des agents immobiliers, tout au moins la frange parisienne (d'après mon frère, on peut généraliser: mais il fait lui aussi partie d'une profession pas franchement aimée du public), est très largement constituée de connards*.

 

 

 

* ceci n'inclue d'ailleurs pas l'agent du studio meublé, tout au moins pour la partie "location" proprement dite. En tant que bailleur, c'est moins ça.

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 18:49

Article en conclusion d'une journée à la con, presqu'apothéose d'une semaine de merde, prémices d'un mois à chier (ce n'est pas une prédiction, je viens de jeter un oeil à mon emploi du temps):

 

Aujourd'hui, je mettrais bien de grosses mandales:

- aux agents immobiliers qui ne se déplacent même plus pour les visites, qui au téléphone t'engagent à contacter le concierge ou gardien de l'immeuble et de visiter avec lui. Et qui ensuite te facturent entre un mois et un mois et demi d'honoraires.

- aux particuliers qui passent une annonce, puis ne répondent pas au téléphone, et ne rappellent pas non plus.

- au gros connard à l'haleine de chacal de la cantine ce midi, qui, alors que 40 personnes faisaient la queue pour se faire servir, a grillé tout le monde en loucedé, sans rien demander, pour finir par essayer de poser son plateau devant le mien. Alors que je lui demandais pour qui il se prenait, il a enfin daigné me remarquer pour vaguement m'expliquer qu'il ne prenait pas de hors d'oeuvre, et qu'il était en retard, son cours commençant bientôt.

Je lui ai répondu que: 1. je m'en battais le chibre avec allégresse - 2. parmi les 40 personnes qui faisaient la queue depuis une demi-heure, peu étaient là pour les hors d'oeuvre (il faut passer par la catégorie hors d'oeuvre pour arriver aux plats quoi qu'il arrive) - 3. je ne laisserai pas passer.

J'aurais pu rajouter que 4. s'il était à la bourre, il n'avait qu'à aller acheter un sandwich plutôt que de personnifier le sans-gêne à la française.

Ah, je rajouterais que finalement, il a bien passé ses 20 minutes à table, à éplucher ses mandarines et discuter peinard avec des collègues présents.

 

Bon, ça fait déjà pas mal de monde pour un jeudi soir, allons plutôt à un dîner blogueur, ça devrait faire retomber un peu la moutarde.

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 16:02

Des fois qu'il y ait parmi mes lecteurs des rentiers qui ne savent plus quoi faire de leurs biens immobiliers et préféreraient louer à des fonctionnaires ou assimilés plutôt qu'à des sans-papiers en voie d'expulsion, je passe une annonce. Sans trop d'espoir, mais sait-on jamais.

 

Priscilla et moi cherchons un appartement, 2 ou 3 pièces, dans les 50m2 ou plus, si possible avec une cave, pour moins de 1400 euros/mois charge comprise (et idéalement, autour de 1200).

A priori, nos arrondissements privilégiés seraient le 75013-75014-75012.

Bon, 75005 et 75006 peuvent aussi nous intéresser, ne chipotons pas.

 

Nous sommes propres sur nous, calmes et plutôt bien élevés.

 

Et s'il y a des fans qui sont prêts à nous filer l'appart' gratis, je suis prêt à payer les charges et à garder un chat.

 

Voila,

Contact dans un premier temps: mixlamalice@hotmail.com, ou en commentaires.

 

 

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 15:19

Traducteur assermenté: 50 euros la feuille.

3 feuilles.

Délai: 15 jours.

 

Sur la première, une attestation d'embauche: 100 mots, en tête compris, dont mon nom (2 fois), mon prénom (1 fois), des dates (3 fois 3 mots), le nom du département (3 fois, 4 mots chaque), le nom de la fac (3 mots, 4 fois chaque), 2 fois la même adresse, et deux fois les mots "postdoctoral research".

 

Sur la deuxième et la troisième, un peu plus complexe, l'équivalent américain d'un contrat de travail. Ou, en gros, sont répétées les mêmes choses.

 

Je me dis que c'est un boulot qui paye bien. Et que j'aurais surement trouvé façon plus enrichissante de dépenser ces 1000 balles.

 

Malheureusement, il est stipulé officiellement sur ma demande de reclassement que les contrats et attestations émanant d'un pays hors UE doivent être traduits par un traducteur assermenté. C'est comme ça, et il n'y a pas d'exception pour l'anglais.

Ou en tout cas, je n'ai pas envie de tenter le diable et de potentiellement me faire renvoyer mon dossier dans 6 mois le temps qu'un responsable se rende compte de ce non-respect flagrant des règles administratives, ou parce que le conseil scientifique de l'établissement ne comprendrait pas l'anglais (sait-on jamais). Ou de me rendre compte qu'on me propose un reclassement ne prenant pas en compte les deux années américaines parce que le contrat était illisible en VO.

 

Même si, en vrai, je suis à peu près sûr qu'un secrétaire quelconque fera semblant de lire mon dossier pour le transformer en croix dans des cases dans un formulaire, qu'il transmettra à la commission scientifique, dont le président signera sans regarder en bas de la page pour que la barême du ministère soit appliqué.

 

Mais bon, pour environ 500 euros de plus sur la fiche de paye, je suis prêt à faire des compromis. Même avec de la vaseline.

Parce que la bonne nouvelle là-dedans, c'est que j'ai déjà reçu mon dossier de reclassement à remplir, après moins de deux mois dans la maison. Et ça, c'est hachement plus efficace que ce que j'aurais parié.

 

 

Ou, dans un autre style:

 

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 08:39

Conf' la semaine prochaine.

First conference, first talk in almost two years.

L'an dernier, ce fut entièrement consacré au duo classique séminaires-auditions, un peu moins enrichissant.

 

Le timing n'est finalement pas génial, mais je m'étais inscrit avant de savoir que j'aurais un job et 100 heures d'enseignement à préparer au premier semestre. Cela dit, ça me semble important d'essayer de rester visisble et de présenter de "nouveaux" résultats (boulot fait il y a un an, publié il y a quelques mois).

Et puis faisons contre mauvaise fortune bon coeur, il y aura plein de gens que je connais et apprécie, notamment tous mes mentors.

Ca va être sympa de revoir tout le monde et de picoler d'avoir des discussions scientifiques à bâtons rompus (surtout que je parle le premier jour). 

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 09:34

Rien de bien neuf depuis mon retour de break.

 

Les bus et RER sont encore en mode été, bien qu'il y ait plus de monde.

 

Au labo, je crois que la semaine dernière, c'était le pire: ateliers et magasins fermés, une journée avec coupure de gaz et d'électricité, pas de cantoche, pas de loge, pas d'infirmerie, les poubelles pas vidées et le ménage pas fait, toutes portes fermées... Une ambiance à la 28 jours après.

Il y a un peu plus de monde depuis lundi, mais c'est pas encore la ruche: on traverse toujours de longs couloirs sombres pour aller d'une salle de manipe à l'autre, on peut passer pas mal de temps sans croiser quelqu'un.

 

Dans notre équipe en particulier, nous ne sommes toujours que les deux post-docs, l'autre part en vacances jeudi. Un permanent vient de revenir mais ne sera là que ponctuellement cette semaine. Les thésards et autres permanents rentrent la semaine prochaine voire même celle d'après.

 

En ce qui me concerne, c'est la quille dans une semaine, donc, comme depuis un petit bout de temps, les journées ne passent pas à la vitesse de l'éclair. 

Si j'étais sérieux, je préparerais mon oral pour un congrès qui arrive finalement assez vite, mais l'ambiance me rend léthargique.

Je finis doucettement quelques manipes et un petit rapport d'activités qui, pour six mois, ne devrait pas changer la face du monde.

De toute façon, pour mon futur job, je n'ai aucune idée des enseignements qui me seront attribués, puisque je ne récupérerai pas immédiatement ceux pour lesquels on pensait me recruter (le MdC censé partir à la retraite ne part plus): même pas de préparation ou remise à niveau possible pour s'occuper un peu. Quant à mon dernier article premier auteur de mon précédent post-doc, j'en suis aussi enfin débarrassé, puisqu'il vient d'être publié.

Alors, entre une manipe et dix lignes de rapport, je glandouille sur Internet, je fais quelques démarches administratives qui me les brisent mais qui m'éviteront peut-être d'avoir à les faire quand je serai plus occupé. Et pour une fois, je ne m'échappe jamais quand quelqu'un a envie de tailler le bout de gras, fut-ce pour me parler de la météo ou de ses gamins.

 

Je pense que c'est normal (ou humain), et pas propre à l'académique, de ne pas être au top de la motivation quand un CDD se termine, qu'un autre job vous attend derrière et que vous n'avez rien à foutre pas sur le grill un dernier projet avec une deadline serrée (je suppute, hein, ça ne m'était jamais arrivé). Mais je culpabilise un peu.

 

Et je me dis que, en y réfléchissant bien, entre les auditions, le retour au pays, l'absence de Priscilla, le sujet de post-doc (sans être inintéressant, ce n'était pas scientifiquement du "cutting edge") et de toute façon sa brièveté, ça fait presque un an que je n'ai pas vraiment "fait de science".

Du coup, ça me manque: soulever une problématique intéressante, faire des manipes chiadées, les piger, essayer de pondre une analyse qui va bien, discuter, éplucher la biblio, etc. Tous ces trucs, cette stimulation intellectuelle, qui pour moi, en tout cas plus que faire des slides et des manipes de routine, regarder sa montre ou facebook, et tenter de vendre sa bonne volonté au plus -ou seul- offrant, rendent ce boulot excitant.

Et j'ai un peu peur que, peut-être, ça soit pas si facile que ça de s'y remettre.

 

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 09:56

Encore un article dans le genre grand-mère à moustaches, ah ma bonne dame tout va à vélo.

 

Mais quand même. Parfois, la simplicité à la française, ça vaut son pesant de cahuètes.

 

Il se trouve que, depuis à peu près trente ans, j'ai les pieds plats. Comme beaucoup de gens, mais à un degré suffisant pour qu'on m'ait opéré il y a 20 ans, et que je sois amené à porter des semelles orthopédiques depuis.

 

Pratiquement, je peux m'en passer, mais il m'arrive alors d'avoir mal aux panards pendant quelques jours après de longues sessions de marche ou de sport, douleurs qui peuvent ensuite s'étendre au dos (je dois compenser en me tenant mal).

 

Bref, rien de grave, mais aussi et surtout rien de nouveau. Et il y a peu de chances que le Saint-Esprit me répare les petons du jour au lendemain. 

 

Aux US, j'ai largement flingué mes semelles (qui ont une durée de vie d'environ un an).

J'ai donc voulu profiter de ces quelques jours de congés pour m'en refaire de nouvelles.

 

Voici la procédure:

- Une consultation chez le généraliste (22 euros), qui m'informe que j'ai les pieds plats (ah bon?), et me donne une ordonnance pour aller chez le radiologue.

- Radios des pieds, attente de trois quart d'heure pour voir le radiologue qui regarde mes radios l'air pénétré et me déclare solennellement que j'ai les pieds plats (non?). J'obtiens un rendez-vous chez l'orthopédiste après avoir versé 60 euros.

- L'orthopédiste jette lui aussi un oeil aux radios, me palpe les pieds 20 secondes, me confirme lui aussi que j'ai les pieds plats (oh my god), me demande 60 euros et me fait une ordonnance pour le podologue.

- J'imagine que le podologue me dira encore que j'ai les pieds plats avant, lui, de me faire les semelles et de me demander 60 euros ou plus, mais je ne suis pas encore arrivé à ce stade là, 10 jours de vacances ne m'ont pas permis d'aller au-delà de la troisième étape.

Bref, en gros, il m'a fallu dix jours et 150 euros pour revenir enfin à ce que je croyais être mon point de départ: je voudrais bien me faire refaire des semelles orthopédiques.

Tout de suite, je comprends mieux le concept du trou de la sécu.

 

Alors, on peut squizzer le généraliste si on est prêt à payer plus cher le radiologue et l'orthopédiste (parce que court-circuiter la procédure, ça se paye).

Mais je pense que la prochaine fois, je sortirai mes vieilles radios, et me contenterai simplement d'expliquer ma condition au généraliste et de lui demander une ordonnance pour les semelles.

En effet, l'orthopédiste, s'il fait bien son boulot, est censé indiquer au podologue les mesures pour les semelles en terme de corrections du talon et de la voûte plantaire. Comme le jean-foutre que je suis allé voir s'est contenté, pour 60 euros, de faire écrire à sa secrétaire sur l'ordonnance "bon pour des semelles orthopédiques" sans autres commentaires, il me semble qu'un généraliste peut largement en faire autant. Après, je suis sans doute mal tombé: peut-être qu'aller voir des médecins qui ne prennent pas de vacances en été, c'est pas l'idée du siècle.

 

Je me suis aussi fait refaire des lunettes: là, le système a été un peu plus malin en se doutant qu'un myope avait de bonnes chances de le rester, et que chez les adultes, la vision évolue le plus souvent assez lentement. On peut donc économiser le généraliste, et les ordonnances de l'ophtalmo sont valables 3 ans.

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 09:27

Chaque fois que je reviens à Nice, je reconnais de moins en moins la ville, même si j'apprécie toujours d'y passer quelques jours ici ou la.

 

Le tramway, les voies de circulation qui changent sans cesse, des vieux magasins qui ferment ou qui s'exilent, etc.

Après tout, c'est normal, je suis parti en 2000, 10 ans déjà. Et ces trois dernières années, je n'y suis revenu que très épisodiquement, rarement pour y flâner.

 

Heureusement, parce que je suis un indécrottable passéiste, qu'il y a aussi des bastions indémodables qui me ramènent directement à mon adolescence.

 

- Le magasin Hit, rue Lepante. Hormis le fait qu'ils ont fait un site web (http://www.hitimport.com/conditions-generales-de-vente.asp), ce disquaire indépendant, pas mal orienté métal, est resté le même au-delà de toutes mes espérances. Même devanture pas refaite, mêmes bacs à disques, et même les vendeurs, deux gros chevelus dans le plus pur style public heavy metal, n'ont pas changé depuis 15 ans (au moins). Je crois que le dernier changement chez Hit, ce fut quand ils se mirent à vendre des DVDs et de l'électro, à la toute fin des années 90.

Je peux vous dire que j'y ai traîné mes boutons d'acné et ma coupe en bois un paquet de samedi de la seconde à la prépa.

Je pense que je vais profiter de la sortie du dernier Maiden, pour les remercier d'être toujours là.

 

- Quelques restaurants ou institutions niçoises, comme Lou Pilha Leva, Fenocchio ou le restaurant du Gesu, pour ne mentionner que quelques classiques de la Vieille Ville. Oui, ici ou la, les serveurs ont changé (heureusement), la peinture a été refaite, les prix ont augmenté etc, mais dans l'ensemble, ils sont restés fidèles à eux-mêmes et les clients aussi. Dans une ville touristique et peuplée d'une bonne dose de cakous amateurs de fusion food dans des salons lounge, ça fait plaisir.

 

- Mon père et son amour impossible pour la technique moderne: je crois que le dernier appareil qu'il a réussi à faire marcher correctement est notre magnétoscope de 1988. Mais ça ne l'empêche pas d'être toujours à la pointe de la technologie. A chaque fois que je reviens, il a soit changé d'ordinateur (parce qu'il faut quand même une bête récente qui crache et 500Ga de disque dur pour faire du Word et envoyer des mails), soit un GPS qui n'est jamais allé jusqu'à la voiture, ou encore un nouveau portable à écran tactile qui fait qu'il n'est plus joignable depuis une semaine. Je ne sais pas si c'est le côté show-off niçois ou les ravages de la société de consommation, mais c'est toujours rafraîchissant.

 

- Un peu plus plus récent, et aussi un peu plus démoralisant, l'incompréhension totale de mes parents vis à vis de mon cursus professionnel. Ayant travaillé à une époque où on pouvait réussir un beau parcours professionnel avec un bac pour deux, et pas forcément imperméables aux clichés sur la thèse et les thésards, l'enseignement supérieur et la recherche, et de façon générale la fonction publique, les discussions à ce sujet sont toujours un peu délicates. Je ne parle même pas de leur faire piger ma "spécialité scientifique", mais tout simplement ce en quoi consiste, en gros, mon travail.

Trois ans plus tard, je crois qu'ils viennent d'assimiler que je n'étais plus vraiment un étudiant. Que j'aie réussi un concours de la fonction publique extrêmement compétitif, ce n'est par contre pas pour tout de suite: il y a quelques jours encore, ma mère m'a demandé quand est-ce que je retentais le CNRS ou que je postulais dans le privé... J'ai osé le mot tabou "fonctionnaire", il me semble que ça a payé: comme a priori ça ne changera plus pendant quelques années, j'ai bon espoir que tout finisse par s'éclaircir.

Mais malgré leur fierté suite à l'obtention de mon doctorat, je crois que mes choix de carrière leur apparaissent toujours peu compréhensibles et discutables*. C'est très certainement un peu de ma faute, puisque lorsque je les avais au téléphone ces derniers temps, c'était plus pour leur faire part d'un certain ras-le-bol généralisé que d'un enthousiasme délirant.

 

 

* même s'ils connaissent suffisamment de "jeunes" pour se rendre compte que, question boulot, les choses sont moins faciles que dans les 70's, et que même un doctorat, un diplôme d'ingénieur ou de notaire ne garantissent pas forcément une activité stable, épanouissante et rémunératrice.
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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 10:50

A partir de ce soir, coupure d'une dizaine de jours pour aller voir la famille dans le Sud.

 

Vu l'activité au labo en ce moment (permanents tous en vacances, ainsi que tous les thésards et mes contacts industriels, couloirs pas allumés, poubelles pas vidées, portes fermées à clef...), je pense que ça ve me faire du bien. Depuis quelques jours, dire que ça passe lentement est un euphémisme.

 

Si je n'ai rien de mieux à faire sur la Côte et que l'"inspiration" est là, je posterai, mais en attendant et au cas où, je vous laisse avec un petit problème dans le genre de celui sur le prix du café aux US:

 

1.Sachant qu'en période de vacances, il n'y a, le matin, qu'un RER tous les quarts d'heure se dirigeant vers le plateau et sa grande fac dessus.

2. Sachant qu'en cette même période il y a, le matin également, une navette toutes les quinze minutes qui dessert la grande fac.

3. Sachant que l'arrêt de bus est situé à 100 mètres (en descente) de l'arrêt de RER avec une bonne visibilité (e.g. si le bus est déjà à l'arrêt et prêt à vous filer sous le nez, vous le voyez).

 

Sachant tout cela, comment donc expliquer que presque tous les matins, on attende plus de 900 secondes la correspondance?

 

Indices:

- Le panneau de l'arrêt de bus censé indiquer le nombre de minutes avant l'arrivée du RER n'a jamais fonctionné en six mois.

- Le coordinateur présent pendant l'année, qui ne sert pas à grand chose malgré son talkie-walkie de compétition ("oui le bus arrive", "non, prenez pas celui-là, l'autre va arriver", "bon finalement, il arrive pas, prenez celui-là", "ah non, redescendez, ça y est il arrive"), est lui aussi en vacances.

- Il n'y a pas sur les bus, comme aux US, de numéro de téléphone affiché en gros qui encouragent l'usager à dénoncer un chauffeur indélicat.

 

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