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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 09:55

Deux chansons qui se ressemblent, en tout cas qui disent un peu la même chose. L'une est en colère, l'autre désabusée. Entre les deux, trente ans.

 

Dommage que le Ricard l'ait eu.

 

 

Chanson de Jerry Hannan, auteur-compositeur folk américano-irlandais, reprise ici en duo avec Eddie Vedder pour la très belle adaptation médidative par Sean Penn d'Into the Wild (histoire vraie d'"Alex Supertramp" racontée par Jon Krakauer).

 

 

Comme disait l'autre, quand on voit ce qu'on voit et qu'on entend ce qu'on entend à l'identique depuis 30 ans, on est content de penser ce qu'on pense...

 

Alors, certains écrivent des chansons qui de vindicatives deviennent blasées que d'autres écoutent le cul sur leur chaise en disant "ah c'est bien vrai". Certains partent vivre et mourir dans la forêt pendant qu'une grande majorité s'en bat le zgueg ou trouve ça parfaitement normal, et quelques uns finissent par se révolter. Ils n'ont probablement pas la radio.

 

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 13:18

Lorsque vous êtes brisés mentalement, le remède miracle: de la bonne musique, un clip original, frais, et bien réalisé.

A écouter et visionner avec modération, mais normalement très efficace.

 

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 09:26

Ca manquait, des allemands l'ont fait: le premier groupe de métal a cappella. On ne rit pas.

 

 

Bon, ok, on rit un peu quand même avec cette reprise des Kings of Metal.

 

Ils reprennent aussi du Nightwish:

 

 

Et puis du Maiden, du Metallica, etc. Je ne suis pas allé jusqu'à me faire leurs compos persos.

 

Ca s'appelle Van Canto, ils sont cinq chanteurs et un batteur, ils existent depuis 2006, et ils appellent ça du hero metal a cappella. http://www.vancanto.de/

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 10:01

Alors que je profitais de mes derniers moments de solitude pour regarder quelques clips de chanteuses à gros seins de talent, je finis par retomber sur Boys, boys, boys de la délicieuse Sabrina, l'un de mes premiers émois de préadolescent lubrique.

 

Admirez ce bon goût (ah, ce haut de maillot deux tailles trop petites qui ne cesse de tomber pour laisser entrevoir le téton, et qu'elle tente désespérément de remettre en place toutes les 10 secondes), ce gros budget (les filtres de couleur), qui servent exceptionnellement une grande chanson:

 

 

Subitement à nouveau plein d'intérêt pour la carrière de Sabrina, je me rends sur sa page wikipédia puis sur son site web et apprend qu'elle n'a jamais cessé de montrer ses nichons chanter.

Et notamment, elle vient de sortir son dernier tube, un duo avec Samantha Fox, autre chanteuse pleine de coffre des années 80 (vous n'avez probablement pas oublié Touch Me). Celui-ci est une reprise disco-dance du très bon Call Me de Blondie (encore un autre symbole, du début des 80's cette fois).

 

Je peux concevoir une réunion de managers et de producteurs se disant qu'associer deux ex-fantasmes des 80's bien conservés, pour secouer leurs boobs sur une chanson culte de la même époque remixée à la sauce soupe italienne est un super concept. Mais est-ce qu'ils pensent que ça va vraiment faire un tabac et relancer durablement les carrières des deux artistes, ou est-ce qu'ils espèrent juste qu'il y aura assez d'adulescents dans mon genre, fidèles à leurs premières émotions, et de nouveaux jeunots branchés MILF pour rentrer dans leurs frais?

 

Je penche hélas, déplorant ce cynisme bas de gamme, pour la deuxième solution: hormis le cachet des deux "stars" qui ne doit plus voler bien haut, les royalties sur  la chanson, le clip fait dans le sobre, et l'arrangement est directement issu du mode démo d'un logiciel bas de gamme.

Jugez par vous-même, elles méritent tellement mieux:

 

 

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 09:33

Après consultation de mon catalogue, voici quelques autres pépites:

 

- Fletwood Mac: Le groupe a commencé sa carrière à la fin des années 60 en Angleterre, et donnait plutôt dans le blues. Après beaucoup de changements de line-up et un départ vers les US, ils se sont orientés vers une pop relaxante, la plupart du temps avec une chanteuse au micro. Leur plus gros succès date de 1977, You can go your own way, mais je préfère le planant Dreams dans le même album (Rumours, vendu à plus de 40 millions d'exemplaires):

 

 

Ils ont ensuite enchaîné les tubes dans cette veine jusqu'au milieu des années 80.

 

- Lynyrd Skynyrd: groupe de rednecks, qui donne, comme on dit, dans le Southern Rock (quelque chose entre le hard rock, le blues, et la country). Ils sont connus surtout chez nous pour Sweet Home Alabama, apologie du sud et réponse à deux chansons de Neil Young (Southern Man et Alabama) qui étaient un peu l'équivalent poétique et US de la banderole des Ch'tis.  
Aux US, leur vraie chanson mythique serait plutôt Freebird, pour ses paroles bien dans l'esprit américain, et son méga solo de 6 minutes à la fin, tout en pentatonique:

 

 

Formé dans les années 60, et célèbre au début des seventies, le groupe a connu une histoire assez tragique puisque plusieurs membres (dont le chanteur et fondateur) ont disparu lors d'un crash d'avion en 1977. Ils se sont ensuite reformés avec des membres de la famille (dans le sud ricain comme dans le nord français, l'ambiance est un peu à la consanguinité), mais leurs grandes chansons datent toutes de la première période (Simple man, That smells, Gimme three steps etc).

 

- UFO: On repart en Angleterre avec ce groupe de hard-rock, qui a présenté la particularité de compter en son sein un guitariste allemand, Mickael Schenker, en provenance de Scorpions (son frère Rudolf en fait toujours partie). Le premier album date de 70, mais ce sont les 5 albums de 74 à 78 qui ont assis la réputation du groupe.

Musicalement, ils ont influencé la NWOBHM  et en particulier Iron Maiden.

Doctor Doctor est ainsi un exemple typique du genre de choses que Maiden a reproduit dans bon nombre de chansons. Ils en ont d'ailleurs fait une reprise, et, "respect", encore aujourd'hui lors de leurs concerts, le passage de cette chanson à la sono annonce l'arrivée du groupe sur scène.

 

 

Parmi leurs plus gros hits, on peut citer Rock Bottom, Out in the streets, Too hot to handle, Lights out etc.

Au niveau du jeu de guitare, des sonorités produites, des riffs composés, Schenker, comme Blackmore, était de toute évidence un précurseur.

 

Pour finir, "girls rock too":

 

- Heart: formé par les soeurs Wilson, ce groupe a cartonné de 75 à 82, avec des tubes comme Crazy on You, qui en remontrerait à pas mal de "brailleurs", ou Barracuda, dont le gros riff calmerait plus d'un testostéroné. Pas manchottes ni aphones, les soeurs.

 

 

Le virage des années 80 n'a pas été forcément négocié au mieux, mais bon, elles ne sont pas les seules dans le cas...

 

- Pat Benatar: La aussi une sacrée voix pour un paquet de bonnes chansons (avec son mari à la gratte), un peu plus tard (au début des années 80). Ca a commencé rock (Heartbreaker, Hell is for children, Hit me with your best shot) avant de prendre une tournure plus FM au milieu des 80's (caractérisé par le célèbre Love is a battlefield).

 

 

Bon, voila. Je pourrais vous parler du Greg Kihn Band, de Blue Oyster Cult ou de Bad Company, mais mes connaissances commencent à s'épuiser, et vous aussi.

 
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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 09:45

J'ai commencé à écouter de la musique rock -au sens le plus large, ce truc avec des guitares électriques qui fait du bruit- à peu près au moment où j'ai eu mes premières crises d'acné. Je n'ai jamais cessé depuis, même s'il m'arrive aussi d'écouter de la merde de m'intéresser à d'autres genres musicaux.

 

Le premier album que j'ai acheté et écouté en boucle était Smash, d'Offspring. Bon, certains extrêmistes me riraient au nez et j'ai moi aussi rejeté cette période de ma vie à un moment, mais avec le recul, je pense que j'aurais largement pu faire pire: ça reste un très bon album de punk, dans sa veine "commerciale", rempli de chansons solides, catchy, qui font encore pogoter pendant le quart d'heure rock dans les soirées de blaireaux, et de très loin ce que The Offspring a pondu de mieux. 

 

Et alors que j'avais 14 ans à la sortie de Smash, j'ai, bizarrement, au fur et à mesure que je devenais plus vieux, au lieu de suivre le courant grungeo-pop, écouté des trucs de plus en plus anciens, pendant longtemps à tendance saturée.

Je suis passé rapidement par les Guns (Use your Illusion, 1991, mais surtout Appetite for Destruction, 1987), avant d'avoir une très longue période Iron Maiden.

Si j'ai commencé par écouter les albums contemporains de Maiden, j'ai rapidement passé beaucoup de temps sur le Live After Death (1985), et les albums de 1980 à 1988 (Iron Maiden, Killers, Number of the Beast, Piece of Mind, Powerslave, Somewhere in Time et Seventh son of a seventh son).

Puis j'ai écumé le métal des 80's, de Helloween à Manowar, en passant par Metallica ou Y. Malmsteen.

 

Encore aujourd'hui, je reste persuadé qu'on n'a pas fait mieux que les eighties, la preuve:

 

Look, musique, tout est au top...

 

Cependant, aux US, le système radio est pas mal (si on oublie qu'il est comme la téloche gangréné par les coupures pubs): il y a beaucoup de radios thématiques avec une programmation musicale plutôt pointue. Alors certes ça favorise pas l'ouverture d'esprit, mais ça permet d'éviter les stations gloubiboulgas toutes pareilles qu'on a chez nous.

 

Parce que la station métal passait mal où j'étais, et que Seek and Destroy pour s'endormir, c'est pas terrible, je me suis branché sur la station Classic Rock et en particulier le show d'Alice Cooper.

Je ne suis pas un grand connaisseur d'Alice, même si j'aime bien certains de ses classiques, mais en tout cas, il s'y connaît pas mal en musique rock au sens le plus large (au moins autant que P. Manoeuvre). Et il est plutôt marrant et efficace en dj.

Bref, j'ai encore reculé dans le temps, car il m'a fait découvrir pas mal de trucs des 70's (et même des 60's).

Bon, je connaissais un peu mes classiques, Deep Purple, Black Sabbath, Led Zeppelin, The Who, Supertramp, Hendrix, Kiss et tutti quanti.

Mais au delà de ça, il y a en fait pas mal de groupes, anglais ou ricains, qui ont vendu plusieurs millions d'albums en leur temps et qui sont soit un peu tombés dans l'oubli depuis, soit sont restés mythiques aux US mais n'ont pas atteint le même statut en France.

 

Voici donc quelques unes de mes "découvertes" (entre guillemets, puisque, je le répète, la plupart de ces groupes ont été multi-disques de platine, et qu'on les connaît souvent un peu, soit de nom sans être incapable de citer une de leurs chansons, soit par le biais d'un single qu'on a entendu 20000 fois sur rtl2 mais qu'on retient jamais le nom du groupe). Parce que quand même, c'était du lourd, et à mon sens on touche la plus à l'essence de cette musique qu'avec Phoenix et MGMT.

 

- Bob Seger: peut-être l'incarnation parfaite de l'antistar. Dans les 60's et 70's, un chevelu comme il y en avait des milliers, aujourd'hui un barbu à cheveux blancs grassouillet, qu'on ne voit jamais à la télé et continue à sortir des albums même si plus personne ne parle de lui. Malgré tout, un bon paquet de ses chansons a été repris par tout le monde et font partie de la mémoire collective.

La plus célèbre (et pas forcément la meilleure) est assurément Old Time Rock'n'roll, reprise quasi mot pour mot par notre JoJo national. Je préfère des chansons plus "profondes" ou sombres, comme Against The Wind, qu'on entend dans Forrest Gump, et surtout Turn the page, chanson puissante qui donne sans cesse l'impression de décoller mais reste toujours "on the edge" (reprise par Metallica dans Garage Inc.):

 

 

- Neil Diamond: Un peu le même profil que Bob Seger, même si sa carrière a déraillé depuis plus longtemps (e.g. il fait vraiment de la merde depuis le milieu des années 70). Apparemment il a fini par se prendre par un grand compositeur et s'est mis à faire de la soupe, alors qu'avant il se contentait de pondre des bons tubes folk. Entre autres Red Red Wine, repris par UB40, I'm a believer (chanté par The Monkees et qu'on entend dans Shrek), ou encore Girl, you'll be a woman soon (Urge Overkill dans la B.O. de Pulp Fiction).

 

- Electric Light Orchestra (ELO): Mené par Jeff Lynne, ce groupe anglais a été l'un des plus gros vendeurs des 70's, proposant une musique assez proche de celle des Beatles période Sergent Pepper: une pop-rock expérimentale, utilisant sons futuristes et instruments classiques pour des compos un peu alambiquées et perchées mais diablement efficaces.

Eux aussi sont réentrés dans les oreilles françaises récemment grâce aux pubs SFR (on fait ce qu'on peut), avec l'énorme Mr Blue Sky (admirez les coupes de cheveux):

 

 

On peut aussi mentionner Sweet Talking Woman, ou Hold on Tight avec sa partie chantée en yaourt français.

 

- Bachman Turner Overdrive: un groupe de gros canadiens aux looks de bûcherons qui se définit assez justement comme faisant du "no nonsense blue collar rock'n'roll". Un peu l'antithèse d'ELO donc, mais bien aussi. Pas subtil pour deux sous, mais ça envoie. 6 albums entre 73 et 77, avant de disparaître, et quelques gros tubes.

 

 

You ain't seen nothing yet vaut qu'on y jette une oreille aussi. Le reste est à l'avenant.
 
Pour finir, quelques groupes d'"arena rock" (vous savez, ces groupes de 18 membres avec trois saxos, 2 claviers, 4 guitares qui font dans le FM à mort):
- Journey: de l'avis général -et du mien aussi, pour ce que ça compte-, l'un des meilleurs chanteurs rock (Steve Perry), même si pas très viril charismatique à mon goût, et des musiciens pas manchots non plus (quelques soli pas piqués des vers). Un groupe énorme de 77 à 83, et un bon paquet de méga-hits, un peu datés mais pas démodés.
Don't stop believing reste très utilisé aux US dans les films ou séries dans les situations typiques où le héros affronte un gros dur avant de s'en sortir. La aussi pas très subtil, mais efficace.

Personnellement, j'ai un petit faible pour Wheel in the sky avec son intro qui monte en puissance comme j'aime, et le bluesy Lovin', Touchin', Squeezin'. Sinon, Separate Ways vous montrera que Bon Jovi n'a rien inventé (le clip envoie du gros):

 

 

- Foreigner: La aussi, un grand groupe, avec un chanteur d'exception (bien que sortant de nulle part à l'époque), Lou Gramm, la voix éraillée juste ce qu'il faut et capable de tout chanter, et un guitariste soliste pas maladroit et très bon compositeur.

Chez nous, on entend souvent le slow mielleux I want to know what love is, bien dans le genre, mais qui marquait déjà un peu le début de la fin pour eux.

Ils sont quand même meilleurs quand ils donnent dans le big rock (gros riff, paroles misogynes, soli saignants, du classique), comme dans Urgent, Hot blooded, ou encore Jukebox hero:

 

 

 

Voila, bonne écoute.

A suivre (je dois consulter mes archives)...

 

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 14:26

Même les plus grands ont eu des (gros) coups de mou. Pas tous, certes: AC/DC n'a heureusement jamais sorti d'album pop ou néo-métal.

 

Voila néanmoins, pour rigoler, quelques ratés énormes de groupes ayant pourtant eu, au moins jusqu'à un certain point, une carrière très respectable.

 

- Kiss meets the Phantom of the Park: Alors qu'en 76-77 le groupe commençait à connaître un succès mondial grâce au live Alive!, à l'album Destroyer et aux deux qui suivirent très rapidement (Rock'n'roll over et Love gun, trois albums sortis en moins de 18 mois), ils décidèrent de capitaliser à mort.

Gene Simmons et Paul Stanley, qui n'ont jamais prétendu faire de l'art et encore moins être désintéressés, ont eu quelques excellentes idées: comics produits par Marvel, déguisements Halloween, poupées et jouets divers, etc. On peut même arguer qu'ils ont anticipé le nouveau modèle économique musical (vente de disques en chute libre, explosion du marché des concerts), puisque depuis leur reformation en 1996, le pognon qu'ils amassent vient essentiellement de leurs gigantesques tournées, les albums, souvent médiocres, n'étant guère plus qu'un moyen de promotion annonçant les concerts.

Mais ils ont aussi commis quelques boulettes.

Chaque membre du groupe a par exemple sorti un album solo, avec sorties synchronisées. Ventes: bof.

Mais le pire était à venir: un film ayant le groupe pour star.

Annoncé comme un équivalent de Star Wars, le film prit beaucoup de retard à l'écriture, le budget ne fut finalement pas au rendez-vous, et après moult délais, fut au bout du compte directement projeté à la télé pour Halloween 78.

Il semble que le groupe n'en soit pas extrêmement fier - vu leur swagger, ça veut dire beaucoup-, cependant il a été ajouté au 2ème DVD retraçant leur carrière.

Il faut dire que ça a atteint un petit statut culte chez ceux qui aiment à la fois Kiss et les nanards.

Un grand moment de cinéma, avec effets spéciaux en bois, histoire en carton (les membres de Kiss sont en fait vraiment doués de pouvoirs magiques, et ils doivent contrer un vilain savant fou dans un parc d'attraction), et acting toc.

Un extrait, âmes sensibles s'abstenir:

 

 

- Ed Hunter: Lors de sa plus mauvaise période, à la fin des années 90, Iron Maiden a dédié un album, moyen, au thème de la "réalité virtuelle". Steve Harris, le bassiste et âme pensante du groupe, annonce qu'un jeu autour de l'univers d'Iron Maiden et de sa mascotte Eddie est en préparation. Et qu'il va détrôner Duke Nukem et ses concurrents, haut la main.
Las, le développement du jeu prend la aussi beaucoup de retard, et la version finale sera loin, très loin du niveau annoncé. Et même largement en-dessous des standards de l'époque: très moche et injouable, il sera sorti sans beaucoup de publicité, en vente chez les disquaires et non dans les magasins de jeux, dans un pack 2 CDs comprenant une énième compile du groupe pour faire passer la pilule et au moins rallier les collectionneurs.
La plus grosse faute de goût dans la carrière presque sans tâche de la Vierge de Fer, à qui on ne peut reprocher autrement qu'un album vraiment faible (No Prayer for the Dying) et la manie assez récente de sortir un live par album studio.

 

 

Après les produits dérivés, revenons à du plus classique: les orientations musicales malheureuses.

 

- Metallica, St Anger: Depuis l'avènement du Black Album, Metallica fait à peu près n'importe quoi. Ou plutôt, semble prêt à tout pour se faire encore plus de pognon, alors qu'ils étaient devenus l'un des plus gros groupes du monde grâce à une évolution plutôt naturelle, du trash brut de décoffrage d'ados boutonneux à un heavy assez sophistiqué et mélodique.
Tout a commencé par Load, un album lorgnant du côté pop-grunge des premiers opus de Radiohead. Les fans en ont perdu la tête (sauf ceux qui pensait déjà que le Black était une merde commerciale).
Reload était encore pire, heureusement Garage Inc., un album de reprises potable, et le live S&M, sortis à la même époque, rachetaient un peu tout ça.
S'en est suivie une longue pause (plus de 5 ans), marquée par le départ du bassiste Jason Newsted et la cure de désintox de James Hetfield, entre autres.
En 2003 sort Saint Anger, avec Robert Trujillo (ex-Suicidal Tendancies, qui a aussi joué avec Ozzy).
Fini le pop-grunge, place au néo-métal et à tous les clichés qui l'accompagnent: cheveux courts et peroxydés, gros boucs, clip tourné dans une prison, son de batterie insoutenable, no soli, chant parfois limite rappé etc.
Une catastrophe entérinée par la sortie simultanée du pathétique documentaire "Some kind of monster" où l'on voit des musiciens millionaires de plus de 40 balais moins matures que la plupart de leurs fans prépubères s'engueulant devant un "coach-thérapeute" affligé. Ca ressemble à Anvil! mais sans le côté sympathique.

 

 

- Megadeth, Risk: A peu près à la période Load-Reload de Metallica (1999), Mustaine sort un nouvel album de Megadeth, censé être celui qui les amènera au panthéon musical. En tout cas, à passer sur les ondes radios US, grâce à un mélange d'électro-pop-rock un peu malsain, un mauvais mélange de Manson et de Nine Inch Nails.
Mustaine n'a jamais vraiment digéré son éviction de Metallica en 1983, et Megadeth a quasiment toujours suivi, en parallèle mais dans l'ombre, la même carrière. Normal qu'ils sortent des albums à chier au même moment, qui en plus de ne pas faire gagner de nouveaux fans, a fait fuir les anciens, qui se sont rendus compte qu'il fallait mieux aller voir ailleurs.
On peut voir une confession la aussi un poil pathétique du cher Dave dans le documentaire cité précédemment:

 

 

D'ailleurs, le parallèle est toujours d'actualité aujourd'hui, puisque les deux groupes ont sorti récemment des albums "retour aux sources", qui fleurent autant l'authenticité que l'album rock de Céline Dion.

 

- Manowar, Gods of War: Je conçois qu'on n'accroche pas à l'univers plus cliché que cliché de Manowar. Du cuir, des choppers, de la bière, des pouffiasses, de la testostérone sous diverses formes, des chansons qui traitent plus ou moins métaphoriquement de ces différents thèmes (parfois en faisant appel aux vikings ou autres barbares).
Cela dit, dans leur style musical, composé de trois types de chansons (la ballade épique, l'hymne fédérateur mid-tempo à base de whohoho et le morceau in your face de 3 minutes avec un gros riff à 200bpm et de la double pédale), ils étaient plutôt efficaces.
Depuis quelques années, Joey de Maio aime à dire que Wagner était le premier compositeur de heavy metal de l'histoire. A vrai dire, je crois que je peux comprendre, et là n'est pas le problème.
Le problème, c'est qu'il s'est mis dans l'idée de foutre de la musique classique au milieu de Manowar.
Alors, tant qu'il y avait une reprise de Nessun Dorma ou une intro "lyrique" par-ci par-là, ce n'était pas trop gênant.
Mais dans leur dernier album studio de 2007, il n'y a quasiment plus que ça. Des envolées au clavier bontempi, avec un accord de guitare plaqué de temps à autre, et des tempos d'arthritiques avec des lignes de violons programmées...
Une catastrophe, même si heureusement le chanteur est brillant.
Le pire étant qu'ils continuent dans cette voie avec un album concept sur la saga Asgard, en collaboration avec un écrivain allemand... Fini le bon vieux temps des Metal Warriors et autres Wheels of Fire.
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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 10:36

J'apprends aujourd'hui, via le Monde (qui l'eut cru), la mort de Ronnie James Dio, d'un fuckin' cancer, à 67 piges.

 

Ronnie James Dio est sans conteste l'un des plus grands chanteurs de heavy metal. Difficile d'imaginer qu'une voix si puissante pouvait sortir de ce corps de nabot. Du heavy 200 bpm au gros riff qui tâche de Iommi en passant par les ballades du sieur Blackmore, il pouvait tout chanter, excellemment.

 

Il a connu une grande carrière, dans Rainbow, dans Black Sabbath (remplaçant Ozzy Osbourne), et en solo avec Dio.

 

Il fut l'un des premiers à développer des thèmes "donjons et dragons" dans ses textes. Maintenant, un groupe métal qui fait des chansons parlant de sorciers, de nains, de dragons, et de guerriers avec leurs épées, c'est cliché. Dans les années 70, c'était nouveau.

 

Inconnu du grand public, de visage et de nom, sa voix ne sera pas totalement oubliée puisqu'il est celui qui chante le fameux "Love is All", prouvant qu'un chanteur de métal n'est pas forcément qu'un brailleur guttural. 

 

 

 

 

Il est aussi celui qui a popularisé dans l'imagerie métal le signe du diable. A la base signe superstitieux des mamas italiennes, il fut le premier à l'utiliser comme gimmick sur scène.
Cela s'est étendu ensuite à son public, puis de fil en aiguille dans tous les concerts métal, et maintenant dans tous les concerts tout court (de Sinsemilia à Pascal Obispo...).
Ciao l'artiste, je regrette de ne pas avoir été voir Heaven and Hell à Boston il y a six mois.

 

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 10:34

Hier soir, j'ai assisté à l'impressionnant concert d'Andy McKee, un guitariste acoustique américain.

 

J'avais découvert l'une de ses vidéos l'an dernier, postée par un commentateur, sur le très bon blog de Djac Baweur malheureusement en coma avancé.

Les vidéos Youtube du sieur McKee sont assez célèbres chez les amateurs de guitare, principalement pour sa technique ébouriffante et assez personnelle, mélange de tapping et de picking: les plus connues ont été vues plusieurs millions de fois depuis 2006, autant dire que je ne suis pas trop à la pointe de l'info.

 

Cela dit, c'était son premier concert à Paris, au New Morning, petite salle typée "club de jazz" pas loin de Gare de l'Est. Nous étions quelques centaines de pékins (400, à vue de blair, soit déjà trop pour en faire un concert estampillé in par Technikart): foule branchée guitare, pour sûr, avec quelques discussions un peu branlette, mais assez hétéroclite, du jeune cadre dynamique encostardé au vieux hardos, en passant par le fan de prog' ou encore le minet à polo et lunettes carrées.

 

Andy McKee est un petit gros qui commence à se dégarnir, 30 ans en paraissant plutôt 35, pas très charismatique, un peu voûté par timidité, mais visiblement sympa et assez rigolo dans l'annonce de ses chansons. L'accueil du public, aussi respectueux que chaleureux, a semblé contribuer à le décrisper au fur et à mesure du concert.

Mais de toute façon, le plus important, c'est guitare en main, et là il ne fait pas de complexes...

C'est à dégoûter l'amateur lambda d'être fier de savoir jouer Nirvana, Renaud et U2. Pour autant, ses morceaux sont rarement de la virtuosité pour le plaisir, ou pour une espéce de "c'est moi qu'a la plus grosse" adapté en "c'est moi que je joue le plus vite": il me semble que la recherche de la mélodie reste toujours très importante dans ses morceaux. Et chez les grands techniciens, ce n'est pas si fréquent (que celui qui a déjà écouté certains titres de Dream Theater sans bâiller m'excuse).

 

McKee est un ancien guitariste électrique, amateur de prog' et de metal, ce qui se sent dans certaines de ses compos, rapides et "agressives". D'autres sont plus planantes, certaines "groovy". Enfin, il est aussi très fort dans ses "arrangements" de classiques pop-rock des années 80.

Il compose également sur harp-guitar, instrument assez moche qui permet de jouer sur les basses de manière intéressante quand on n'a pas assez de six cordes. Pour ceux qui en ont déjà trop, il vous reste toujours la solution des Presidents of the USA ou de Max Cavalera

 

Bref, 1h45 d'instrumental pas chiant, bien au contraire, voila une denrée assez rare.

J'aurais bien acheté ses albums, en vente après le concert, malheureusement je n'avais ni cash ni chèque sur moi. J'aurais aussi pu rester pour me faire dédicacer mon string ou plus simplement mon ticket, mais il commençait à se faire tard.

Les albums sont de toute façon depuis peu distribués chez nous par Harmonia Mundi, ou sur son site. Il y vend aussi les tablatures de ses morceaux, pour ceux qui ont envie de pleurer. Quant à la signature, il y a peu de chance qu'il devienne le nouveau Michaël Jackson, je n'ai donc probablement pas raté l'occasion de devenir millionnaire grâce à Ebay.

 

Vous me direz que j'aurais pu faire la pub avant le concert, mais bon, pour les trois que j'aurais potentiellement pu convaincre, il reviendra sûrement, et il faut quand même cultiver un peu son côté élitiste.

 

Quelques vidéos:

- Sur le même mode que sa chanson la plus connue (Drifting), Hunter's Moon, du dernier album:

 

 

- Dans un registre plus classique, une chanson avec un groove assez "métal", The Art of Motion:

 

- Une ballade, Rylynn:
- Sa version de Africa, tube du groupe Toto:
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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 12:30

Récemment, ayant un avion à prendre, j'ai acheté un magazine que je n'avais jamais lu auparavant, Technikart. Principalement pour des interviews de deux écrivains anglais que j'aime bien, Martin Amis et Nick Hornby.

 

Je crois que cette lecture a bouleversé une bonne partie de mes schémas de pensée. En tout cas, elle m'a laissé un goût étrange, mélange d'irritation difficilement contenue et d'amusement un rien narquois, qu'il m'a bien fallu 3 semaines pour nanalyser sereinement.

 

Voici les conclusions, qui prouvent bien que j'ai des dimanches passionnants: 

 

Vis à vis de la culture, il y a ceux que ça intéresse et ceux qui s'en foutent.

Globalement, ceux qui s'en foutent ne sont pas totalement acculturés, ils consomment juste ce que les mass media leur débitent à la tonne: Camping 2 ou Die Hard 4, le 26ème roman de Marc Lévy ou le 33ème d'Ana Gavalda, le nouveau CD de Céline Dion, des Enfoirés ou de Johnny etc.

Et puis, les autres, qui se veulent un peu plus pointus, qui lisent Télérama (pour les bourgeois ou les plus âgés) ou les Inrocks (pour les djeun's à mèches). Ceux-là vont voir des films coréens en V.O. et connaissent par coeur l'oeuvre de Gondry, écoutent des groupes en The et lisent Paul Auster.

En somme, tout ce qui est un peu moins "mainstream", mais qui ne sort pas franchement des sentiers battus non plus: les films de Wong-Kar-Wai sont sélectionnés à Cannes et passent dans 100 cinés parisiens, The Killers n'a vendu que 10 millions d'albums, et si on ne trouve pas les derniers livres de Jonathan Coe sur les mêmes promontoires que ceux de Guillaume Musso, ils sont tout de même largement exposés.

 

Jusque-là les choses étaient assez claires pour moi.

Je savais par ouï-dire qu'il y avait une troisième catégorie, un cran au-dessus, ceux pour qui la culture Télérama-Inrocks est souvent beaucoup trop populaire.

Technikart me les a fait rencontrer, et tout s'est brouillé dans ma tête. Le trou noir, la descente aux enfers.

 

Ainsi, pour eux, le comble du mainstream, c'est Supertramp, groupe de pop-rock un peu prog' des années 70. Loin de moi l'idée que ce groupe est total underground: le groupe a été très populaire en son temps, surtout en France, a vendu dans les 100 millions d'albums, et les chansons Logical Song, Breakfast in America ou It's Raining Again etc, continuent d'être abondamment diffusées en radio. Mais bon, je ne suis pas sûr non plus que des millions de personnes écoutent volontairement et régulièrement Supertramp aujourd'hui. Et puis, hormis ces hymnes pop, le groupe a aussi sorti pléthore de chansons de 8 minutes ou plus, truffées d'intros piano-harmonica, d'harmonies vocales et de breaks piano-guitare aussi progs que mélodiques (voir par exemple le superbe School), bien éloignées des canons couplet-refrain-couplet. On est quand même assez loin de Britney Spears.

 

 

J'ai été également scié d'apprendre que Jack Johnson représentait le comble du populaire insupportable. Je connais peu, mais j'en étais resté à l'idée que c'était cool de l'écouter, comme une sorte de nouveau Ben Harper, bien dans l'optique Télérama-Inrocks exposée plus haut*. Un artiste qui ne passe pas sur NRJ mais sur RTL2, qui ne remplit pas le Stade de France mais des Zénith, qui fait des textes engagés comme quoi faut prendre soin de la Terre etc. Eh ben pour Technikart, ce genre d'artistes, ça passe vraiment pas. 

En couv' de ce numéro, il y avait Uffie, chanteuse électro que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam. Egérie du groupe versaillais Justice (que je connaissais, quand même), figure de la night parisienne, elle raconte sa vie difficile de gosse de riche, américaine partie seule étudier à Paris, à qui son père a semble-t-il un peu coupé les vivres quand il s'est rendu compte qu'elle passait son temps à clubber. Ne chialez pas, je sais, c'est dur**.

 

Puis je suis allé consulter les chroniques de disques. Non seulement je ne connaissais aucun des groupes cités, mais je ne connaissais même pas la catégorie musicale à laquelle ils appartenaient***. Encore pire, je ne comprenais pas la critique: incapable de dire si le mec aimait ou pas.

Vous pensez que j'en rajoute?

Un exemple:

" En 2010, le shoegaze (courant musical visiblement bien connu des initiés, NdMix) relève de l'héroique tout juste bon à satisfaire des roturiers audiophiles aux manches mitées. Coupable de dérogeance, une partie de sa noblesse a été ostracisée, condamnée a garnir les étagères comme des bibelots.

Les larsens se sont tus, perdus dans des salles trop grandes (200 personnes?, NdMix). Dans l'air septentrional des faubourgs d'Oslo, Serena maneesh troque vite le toc ikea des structures en balsa contre les métaux lourds et le bois de rose pourtant très noir. Comme un Black Sabbath (eh, ça je connais, NdMix) futuriste qui se serait pris les doigts dans les boucles de Neu, ils affolent l'altimètre sans jamais quitter le sol bétonné clinique glacé.

Dans cette faille spatiale, Amon duul deguste son dernier banquet et les Swans essaient de percer les nuages. Vous pouvez crier."

Si quelqu'un a une interprétation, je suis preneur.

 

Mais en fait, je crois que ça révèle bien le plus gros problème de cette revue et de ses lecteurs: trop d'intellectualisation tue selon moi un peu ce que l'art doit être avant tout, une transmission d'émotions.

 

Quand j'apprends qu'en 2005, un courant musical appelé Med-fi se définit comme "l’utilisation de technologies modernes d’enregistrement couplées à l’emploi d’instruments acoustiques et analogiques, un contact direct avec les fans et des chansons remaniées en concert", je me dis soit on se fout de notre gueule, soit ces mecs là gagneraient à se demander ce qu'est le rock'n'roll: vous savez, ce courant musical qui existe depuis une cinquantaine d'années, qui se caractérise notamment par l’utilisation de technologies modernes d’enregistrement couplées à l’emploi d’instruments acoustiques et analogiques, un contact direct avec les fans et des chansons remaniées en concert...

Je me suis aussi beaucoup interrogé sur la critique philosophico-hallucinante, bardée de références moisies****, que Technikart a fait du film Anvil!.

 

J'ai eu enfin un petit souci avec leur cohérence de pensée.

Lorsqu'un lecteur de Télérama va voir Spider-Man 3, il peut argumenter que c'est avec "second degré". Ou alors, quand il achète le dernier U2 chez Carrefour à l'instar de 3 millions de blaireaux, il peut se consoler en se disant que c'est un groupe de légende qui a su concilier succès populaire et exigence artistique. Bref, on peut toujours justifier quelques exceptions à un schéma à peu près cohérent.

Dans le cas du coeur de cible Technikart, c'est beaucoup plus complexe. D'une, eux aussi ne sont pas toujours à contre-courant de la critique "branchée mais pas trop": même s'ils n'aiment plus par exemple le Petit Journal devenu trop populaire et donc selon eux populiste, ils idolâtrent MGMT, groupe qui comme Jack Johnson fait l'apologie du surf mais vient de New-York et pas de Hawaï*****. Ce duo presque disque d'or est encensé aussi bien par Métro que les Inrocks, autant dire que ça devrait ratisser beaucoup trop large pour être à la pointe du in.

Et puis, ils font l'apologie du mainstream. Imaginez la prise de position ultra-engagée vis à vis de leur lectorat: il n'y a (presque) pas de mal à aimer un truc que d'autres gens connaissent, ou pire, aiment. Mais si selon eux, c'est écouter Supertramp ou Alizée depuis qu'elle fait de l'électro-pop que plus personne n'achète, avouez qu'on s'y perd...  

 

Bref, je vais aller prendre une aspirine. Et désormais, je me contenterai de Hard Rock Magazine, c'est moins difficile à comprendre: le métalleux peut avoir un côté élitiste, mais il se pose rarement trop de questions métaphysiques.

 

 

* Après vérification, en 2008 en tout cas pour la sortie de son dernier album, les Inrocks aimaient toujours JJ.

 

** Je crois que c'est un peu ça le coeur de cible de Technikart: des parisiens (qui d'autre?) plutôt jeunes, cultivés et friqués, mais qui le vivent plutôt mal et expriment donc leur côté rebelle en portant du cuir, en fréquentant les milieux électro-branchés, voire en s'acoquinant avec quelques "racailles". L'univers de Lolita Pille, quoi.  

 

*** bon, vous me direz, je connais des courants tels que le Viking metal et des groupes comme Borknagar, et peut-être qu'à Technikart ils n'ont jamais entendu parler de ces trucs la non plus. Mais quand même, je me croyais plutôt au fait de la scène musicale dans son sens le plus vaste, j'ai déchanté.  

 

**** faut dire qu'encore plus qu'ailleurs, les journaleux de ce canard aiment bien montrer qu'ils connaissent plein de choses, même et surtout si elles n'ont rien à voir avec le sujet qu'ils traitent. Surtout que dans le cas présent, le métal sorti de Metallica et Slash, visiblement, c'est pas trop leur domaine de compétence.

 

***** It makes sense: un savoyard qui fait l'apologie du ski de fond, c'est juste un plouc. Un parisien qui en fait 3 fois dans l'année, c'est un mec à contre-courant qui prone le retour à la nature.

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Published by mixlamalice - dans Musique
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