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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 00:04
Des fois, je me dis que ca doit etre enorme d'etre Manowar pendant une journee. Peut etre un peu plus, mais pas trop longtemps quand meme. Apres, on doit se poser des questions (remarquez, si on est Manowar, j'imagine qu'on n'est plus trop habité par le doute existentialiste).
Quand je raconte ca a ma douce, ca la laisse dubitative. Mais franchement, quand vous regardez la  video ci- dessous, vous lecteurs males (je pense que c'est un truc de mecs), ca ne vous tente pas un poil ? La "born to rock drink and fuck" philosophie?





Bon, certains d'entre vous penseront que ces gars-la (les membres du groupe et certains fans) sont quand meme bas du front. C'est probablement vrai.

Mais on peut etre fan de Manowar et avoir de l'humour:


Les images sont tirées d'un vrai clip de Manowar, "Warriors of the World" de leur avant dernier album, donc datant d'il y a trois-quatre ans. Non, non, ils n'ont meme pas l'excuse d'avoir commis ca dans les annees 80. Quant a la musique, elle parodie - tres bien d'ailleurs- une autre vraie chanson de Manowar, qui s'appelle je crois (désolé de ne pas etre affirmatif mais avec King, Metal, Brother, Steel et Warrior, ils ont fait environ 38 titres de chansons differents, ce qui n'est pas un mince exploit) "Brothers of Metal" issu de l'album Louder than Hell.


Vous me direz que se foutre de la gueule de Manowar ne signifie pas nécessairement etre fan. Mais bon, autant on peut railler un truc mainstream qui vous sort par les oreilles (par exemple et au hasard, le dernier tube de Céline Fion), ou un truc bobobranchouille (par exemple et au hasard, le dernier Vincent Delermo), autant qui perdrait du temps a parodier un groupe aussi "confidentiel" s'il n'appréciait pas un minimum?

Donc voila, je fais l'apologie du fan de Manowar, qui sous ses cheveux longs, ses tatouages de barbares perforant de leur(s) épée(s) des méchants et des vierges a gros seins sur ses musculeux biceps, cache un penchant pour l'auto-dérision qu'on ne retrouve absolument pas chez le fan de M ou de Johnny.
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 16:59
Eh ben voila, je suis aux US depuis trois semaines,  je vis chez une  mamie et son fils ingenieur informaticien, je n'ai pas d'amis et je ne vois ma dulcinee que les week-ends. Du coup,  pour occuper mes soirees, je me lobotomise devant Fox TV  et l'un des programmes que je suis le plus assidument est  l'Idole Americaine (pour ceux qui l'ignorent, c'est comme la Nouvelle Star, enfin c'est plutot la Nouvelle Star qui est comme l'Idole Americaine, mais  bref, la n'est pas le propos).

Donc,  les jeunes selectionnes sont plutot pas mauvais et varies (du rocker aseptise a la diva en passant par la tarlouze et le clone de Bonnie Tyler), il y a de l'emotion mais pas trop (genre la nenette qui a perdu son pere 2 jours avant l'audition mais qui y est allee quand meme et qui a dechire sa race parce que c 'est ce que papa aurait voulu. D'un autre cote, le gamin qui est parti de chez lui a 16 ans et qui  dort dans sa bagnole en sillonnant les US s'est fait jeter comme une merde), le jury est plutot bien (une gentille, un mechant, et un juste, ca fonctionne pas mal), bref c'est bien foutu.

Mais il y a un truc qui m'exaspere, surtout chez les gonzesses je dois dire (et ce n'est pas que le mysogyne qui parle): cette propension a vouloir a tout prix montrer qu'on SAIT chanter, alors qu'on leur demande simplement de chanter. Et vas-y que je t'envoies du vibrato (vous savez, les ehehehheheheeeee a la fin des mots, un peu comme un belement), et vas-y que je remplace les silences par des yeah i yeah o yeah pour epater la galerie., vas-y que je braille meme sur les ballades pour que tout le monde puisse s'extasier devant mon coffre.

Resultat, zero emotion, et une exasperation qui me gagne au fur et a mesure de la soiree (surtout quand le jury s'extasie ensuite sur la "technique" de la (du) candidat(e)).

Bon, pour mon grand retour, je pense que vous allez etre un peu decus parce que niveau denonce, on a fait mieux que American Idol: contrairement a ce qui avait ete promis, ca a pas trop envoye... Mais soyez sympas, ca fait un mois que je n'ai pas ecrit, faut que je me chauffe un peu et que ca revienne...
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6 janvier 2006 5 06 /01 /janvier /2006 10:00

Non, le heavy-metal n'est pas réservé à une élite. C'est une musique populaire, simple, sans prétentions, une grande famille où les clans n'ont pas leur place, ainsi que le montre ce dialogue classique entre fans, dans le pit avant le début du gig.

"Eh, t'as écouté le side-project solo du bassiste de Viciousator?"

"Non, c'est quoi?"

"Ah c'est génial, rien à voir avec le grindcore-fusion habituel. Non, là c'est plutôt du dark-ambiant doom, un peu dans la veine de Rotting foetus, tu vois?"

"Attends, tu parles de Rotting foetus, le combo danois avec l'ancien chanteur de Chainsaw's murder?"

"Ouais"

"T'hallucines alors, ils ne font pas du dark ambiant, ils font du black folk medieval!"

"Non, ça c'était leur deuxième album, mais depuis ils ont radicalement changé de style, vu que le gratteux qui composait a splitté pour fonder Sexhumator".

"Ah ok, scuse vieux".

"Bon, bref, et en plus l'album de Rotting foetus a été enregistré aux Bleeding ears studios avec Francis "Almost sixty-six" Drizla, le producteur du septième album de Slaughtering kills. Ca envoie du très lourd, ils ont enregistré en prise direct, et ils ont embauché pour l'occasion l'orchestre symphonique de Cracovie. Ca donne à leurs arrangements une puissance de ouf".

"Gars ça doit être mortel".

"Trop sûr man. Pourtant, tu vois d'hab j'aime pas le dark doom c'est franchement trop commercial. Mais là il y a quasiment des relents de nuclear metal, ça déchire les tympans. Je te le filerai, j'ai réussi à choper le bootleg".

"YEAH. Au fait, c'est quoi le concert de ce soir?"

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24 décembre 2005 6 24 /12 /décembre /2005 18:03

A partir du milieu des années 90, écouter du rock ou du hard-rock était devenu le comble du has-been. Je situerais ça immédiatement après la mort de Kurt Cobain. Kurt Cobain et le grunge ayant déjà précipité la chute des énormes machines hard de la fin des années 80, les Gun's, Metallica et tutti quanti.

C'est donc sans doute en partie parce qu'écouter cette musique testostéronée faisait de vous un être "différent" à l'époque de mon adolescence boutonneuse que je m'y suis mis (j'ai toujours eu une propension non négligeable à me considérer comme différent, en mieux bien évidemment, du vulgum pecus). Ecouter du métal et m'habiller en noir (sans maquillage ni chaînes, je restais tout de même mesuré dans la rebéllion) me permettait de marquer mon originalité au sein de mes petits camarades. En effet, mes autres traits de caractère (mes parents sont des nazes, la vie c'est de la merde) et mes excès de sébum étaient plus classiques, digne de n'importe quel ado lambda.

Et puis, assez subitement, alors que les divas type Mariah Carey, la pop électroniquo-torturée à la Radiohead, et le hip-hop faisaient tranquillement la loi sur les ondes et dans les bacs, le rock a fait son retour, d'abord subrepticement, puis en force.

Je me suis rendu compte qu'il était bel et bien redevenu le courant dominant lorsque j'ai vu Pascal Obispo s'y mettre en se déguisant en Gene Simmons de Kiss dans l'un de ses clips (ce type est pathétique: si la mode devenait la musique tzigane, il serait le premier à s'y mettre en clamant son amour de toujours pour cette musique. Il n'y avait dès lors plus de doute possible).

Depuis, mes sentiments à l'égard de cet état de fait son ambivalents. Ma rebéllion d'ado s'est terminée, mais cette musique est toujours celle de mon coeur même si j'ai depuis élargi mes horizons.

Je suis donc heureux de pouvoir continuer à écouter mes amours de jeunesse qui, grâce à cette mode, en vivent une seconde (nous n'avons pas affaire ici à un zeugma. Si quelqu'un connaît le nom de cette figure de style, je suis preneur, merci d'avance), et de pouvoir aller les voir se produire dans des salles trois fois plus grandes qu'il y a cinq ans.

D'un autre côté, je trouve, en vieux con de base, que les concerts c'était mieux avant, quand il n'y avait que les "vrais fans" et pas ces groupes de petits merdeux caricaturaux qui ne savent pas pogoter, qui ne connaissent le rock que par les chansons de merde qu'on leur passe à la radio, et qui viennent avec papa pour surveiller dans les tribunes. Réaction bête, je vous l'accorde, puisque les "vrais fans" devaient penser la même chose que moi lorsque j'assistais à mes premiers concerts (encore que j'y allais tout seul et pas avec ma bande de puceaux sauvages).

Et puis, ma réaction hésite entre rires et larmes lorsque je vois les clips de Kyo, Emma Daumas ou Patricia Kaas vêtus de bracelets de force et de cuir, entourés de gratteux aux cheveux longs alignant les accords de puissance sur leur Gibson devant un mur de Marshall, singeant pitoyablement l'imagerie métal. Je m'esclaffe parfois devant tant de ridicule, entre les minets du 16ème déversant à des gamines enfiévrés des textes plus mielleux qu'un nougat de Montélimar sur une musique aussi couillue qu'un transsexuel (malgré l'utilisation éffrénée de pédales de distorsion) et les anciennes chanteuses à voix voulant se reconvertir dans le rock testostéroné pour ne pas pointer à l'ANPE (Céline Dion qui reprend du AC/DC, Patricia Kaas qui clame à qui veut l'entendre son amour de toujours pour le vrai rock'n'roll. Dieu sait que Lara Fabian fait de la merde, à mon humble avis, mais au moins elle a su rester digne).

Et parfois, les larmes l'emportent sur le rire quand je songe à ce détournement mercantilement honteux d'une imagerie certes un brin ridicule (jeans moule-burnes, chaînes et clous, perfectos, santiags, cuites à la Heineken, cheveux longs et moustaches, etc), mais qui avait au moins le mérite d'être authentique. Alors j'ai honte. Alors je songe à Manowar, "Just true metal people, that's Manowar's crowd: wimps and posers, leave the hall".

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14 décembre 2005 3 14 /12 /décembre /2005 18:18

Dans mon premier article, j'ai fait une référence underground à Manowar.
Comme j'aime bien étaler ma culture telle une confiture  visqueuse, je vais vous en dire plus sur Manowar.

Manowar est un groupe de musique américain, orienté, comme son nom peut le laisser supposer, vers le hard-rock, ou plutot le heavy metal. Ils ont conceptualisé le "true" heavy metal, par opposition au "false metal" représenté a l'époque, d'apres Manowar, par les glamouzes.
Formé à l'origine, au début des années 80, par Joey de Maio, bassiste, toujours aujourd'hui "âme" et "philosophe" (si j'ose dire) du groupe.
Pour la petite anecdote, Joey de Maio était à cette époque roadie du grand Black Sabbath (mais si, vous avez tous vu le décrépit lobotomisé Ozzy Osbourne sur MTV, exploité par sa femme comme un singe en cage dans un zoo).

Joey de Maio s'est adjoint les services de Ross The Boss à la guitare, et de Eric Adams au chant. Plus tard arriva Scott Colombus à la batterie (le monsieur était bûcheron avant, ce qui donne une idée de son jeu tout en subtilité).
Leur premier contrat fut signé avec leur sang, parce que la cause du métal méritait bien ça.

Quelques rimes cultes de chansons de Manowar donneront une meilleure idée de Manowar que  mes longs et oiseux discours. "The others bands play, Manowar kills", "Death to false metal", et "born to rock drink and fuck". La mascotte du groupe apparaissant sur la quasi-totalité des pochettes est un gros barbare bodybuildé tenant une énorme épée ou des crânes dans sa main, voire des nibards de plantureuses amazones.

A leurs débuts, ils se vêtaient de peaux de bêtes, car ils estimaient que les groupes en cuir étaient des fiottes. Depuis, ils en sont revenus (le slip en peau d'ours, ça n'en jette plus en 2005), mais reste que Manowar se revendique comme le seul groupe de "true metal" au monde.

Manowar premiere époque

Manowar maintenant, comme quoi 25 ans plus tard la sagesse se lit sur leurs fronts.

La légende veut qu'ils se déplacent en Harley (modele chopper) pendant leur tournée, et non dans un tour bus.
La réalité veut qu'ils soient dans le Guiness book en tant que "groupe le plus fort du monde": 135 dbs. Un temps détrônés par U2 (sauf qu'eux jouent dans des salles de 5000 personnes et pas de 50000 comme U2), ils ont dans la semaine qui suivit donné un concert pour reprendre leur trône.
(Petit ajout, depuis l'été 2008, ils sont également le groupe ayant fait le concert le plus long du monde, 5h30 en Bulgarie: 5h30 a 130 dbs, imaginez les saignements d'oreilles dans la salle)

Je n'ai jamais réussi à déterminer si Manowar était vraiment premier degré et donc totalement stupide, ou second degré. Leurs fans les plus extrêmes, les "brothers of metal" et les "sisters of steel",  eux, sont clairement à fond (tatouages du barbare, groupies qui montrent leurs nibards avant d'aller se faire tringler dans les loges...). Dans un de leurs DVDs, une scène ou le bassiste vient à la rescousse de ses potes avec leurs choppers enneigés, lui-meme en moule-bite sur un scooter des neiges aurait tendance à me faire pencher vers la seconde solution, mais rien n'est moins sûr. Manowar se proclame totalement dédié à ses fans "you're the blood in our veins". Ils sont en fait absolument inconnus aux Etats-Unis, mais ils connaissent un succès monstre en Allemagne (où ils remplissent des salles équivalentes à Bercy dans une quinzaine de ville à chaque tournée- sans doute est-ce la preuve du bon goût et de la finesse allemandes), dans les pays nordiques et au Brésil.

Quoiqu'on en dise, Manowar est un groupe génial sur scène, même si son succès est bâti en relevant les instincts primaires du mâle: on a des grosses couilles, ouais, on est pas des tapettes, ouais, on va toutes les niquer, ouais, on boit de la bière, ouais. C'est assez facile de se prendre au jeu, de bomber ses maigres pectoraux ou bander ses pseudo-biceps en hurlant telle une bete sauvage. Bref, de débrancher les neurones pendant deux heures et de réveiller le male dominant qui dort, frustré, en soi.

Je ne vous conseillerais pas d'albums en particulier, puisque leur style a assez peu évolué depuis 25 ans. Mais si vous êtes curieux et que vous aimez l'ironie, jetez-y une oreille.

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