Qui n'est pas de moi, mais de Nick Hornby. Mais qui aurait pu. Enfin, si j'avais été une version écrivain anglais de moi, c'est quelque chose que je me serais bien vu écrire. Bon, vous voyez ce que je veux dire, merde.
"I recently discovered that when my friend Mary has finished a book, she won't start another for a couple of days - she wants to give her most recent reading experience a little more time to breath, before it's suffocated by the next. This makes sense, and it's an entirely laudable policy, I think. Those of us who read neurotically, however - to ward off boredom, and the fear of our own ignorance, and our impeding deaths - can't afford the time."
Quand un mec est capable d'écrire ce genre de choses, comment voulez-vous que je ne lui pardonne pas d'avoir pondu quelques romans moyens après "High Fidelity", et que je ne lui reste pas fidèle, justement?
En tout cas, si vous pouvez vous procurer ses "critiques littéraires" mensuelles pour le magazine américain The Believer, disponibles en trois petits volumes: "The Polysyllabic Spree", "Housekeeping vs the Dirt" et "Shakespeare wrote for Money", foncez. Je ne crois pas qu'un éditeur français ait pris la peine de les traduire, mais ça se lit facilement ("The Polysyllabic Spree" est le premier bouquin que j'ai lu en V.O.) et vite, c'est drôle et ça donne des idées de lecture. Plus que des critiques détaillées avec analyses profondes, ça ressemble a un "Journal de lecteur", avec chaque mois, les livres achetés, les livres lus, et des réflexions sur la lecture ou l'écriture, le tout sur un mode léger et ironique. A la Hornby, quoi.