Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
Everyone has seen these Woo Girls. They are all over bars, clubs, weddings, anywhere there is alcohol and music, there is some girl with her arms in the air yelling it. Some men like them, as they tend to get a little rowdy and the rest of us roll our eyes.
Lily didn't really fit in with the Woo girls and she felt that the others dispised her because she is married and in consequence not fun anymore. Robin explained to Lily that, in fact, she has everything the Woo Girls wanted. "Look at them and listen to what their 'woos' are really saying," Robin told her. They looked at the girls, with subtitles explaining their "woos."
One girl's woo said, "I cry in the shower." Another said, "I've never been on a second date." And one more said, "What if I never get to be a mom?!""
"
Bref, pour les non-bilingues, les "Woo Girls", ce sont des jeunes femmes, qui, grâce à 40 années de combat pour la libération de la femme, ont gagné le droit de devenir aussi cons que les mecs, le sont devenues et l'assument: le samedi soir, elles se retrouvent en bande, s'habillent en putes, se maquillent comme des voitures volées, vont dans les bars se beurrer, parler fort de bites et de chaussures, draguer les mecs et se faire tringler.
Il se trouve qu'hier soir, au concert d'Aerosmith (60 ans et la pêche, mais par contre la cocaïne a un effet qui s'estompe rapidement, donc c'est 1h30 chrono), j'étais placé à côté de deux "Woo Girls". Dans How I met your mother, au moins, elles sont bien gaulées, malheureusement la réalité est souvent plus cruelle, et j'avais donc près de moi deux semi-steacks, le pire étant que visiblement elles se prenaient pour Scarlett Johanson.
Ainsi au bout de cinq minutes, la plus proche de moi, sous prétexte d'interpeller un passant qui passait, se penche ostensiblement et place son fion, largement exposé grâce à la magie du jean taille basse, ainsi que le string remontant jusqu'au sous-tif qui va avec, à 10 cms de mon visage. Alors bon, je l'admets, un joli petit cul qui s'offre pourrait ne pas me laisser insensible. Mais un rôti de porc mal ficelé, désolé, ça me laisse froid.
Pendant presque tout le concert, elle s'est ensuite évertuée à faire tourner ses cheveux, shaker ses boobs tout en cambrant éhontément son boule, en beuglant des woos bien stridents (mais comment les américaines font-ellse pour avoir la voix si haut perchée?), en tentant d'alpaguer les mecs qui nous passaient devant pour aller acheter une bière ou pisser (nous étions proches de l'allée centrale).
Avec un succès nul. Ben oui, les cochonnes moches finissent toujours par lever un gus pas trop regardant sur la marchandise, qui a envie de tirer sa crampe sous l'effet de psychotropes divers quand la soirée s'éternise. Mais là, les mecs étaient trop sobres. Et puis, ils étaient surtout là pour le concert et donc pas trop en mode "ce soir je fourre", ce qu'elle n'avait pas du saisir.
Dépitée, elle a fini par se rasseoir et attendre calmement la fin du show.
Et j'ai pu enfin retrouver ma sérénité compacte et habituellement sans fissures, qui avait été pendant un temps un peu ébranlée.
Il n'y a bien qu'elle qui l'a été.