Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
Vous avez sûrement remarqué dans les grandes villes un nombre certain de personnes aux neurones quelques peu fondus qui parlent toutes seules dans les transports en commun. Je pense que l'activité trépidante des mégapoles doit fatiguer les cerveaux fragiles... Bizarrement, ce phénomène semble plus répandu à Paris qu'ailleurs, et ça ne date pas d'hier (Günter Grass en parle déjà dans Le Tambour, qui date de 1961).
Bref, je n'en suis pas (encore) à ce stade-là, mais il m'arrive à l'occasion de me parler à voix haute, de chanter quand j'écoute mon walkman voire d'effectuer des pas de danse, ou du air guitar/drums. Parfois aussi, je rigole niaisement.
Ca m'est arrivé hier, dans le bus qui me ramenait chez moi.
En effet, la passagère à côté de moi arborait fièrement, en grosses lettres brodées sur son sac, le sigle de sa sororité (ces associations étudiantes dont le but est, hors quelques implications dans la vie de la communauté et du campus, principalement de se beurrer, de fourrer, et de se faire un réseau: en groupe, on est toujours plus con fort). Zeta Phi Beta.
Ce qui donne ceci: