Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
Petite annonce envers les réalisateurs français. Plus particulierement tous ceux, interchangeables, qui font le meme film, interchangeable, et chiant, sur des français moyens et leur vie moyenne (assez souvent, le français en question a la trentaine et a peur de s'engager, mais la crise de la cinquantaine ou la crise de l'adolescence ça marche aussi).
L'idée c'est que ça soit pas triste, juste bien morose, gris foncé, pas drole et fourré de réflexions philosophiques que ne renieraient pas Ana Gavalda.
Alors l'histoire est totalement originale: c'est un scientifique de 28 ans. Déja ça commence pas mal, un scientifique, c'est pas marrant et c'est vilain, pas de risques d'avoir un beau gosse plein de thunes qui s'éclate.
Il est expatrié dans la cambrousse ricaine, dans une ville de 20000 habitants, et vit dans une chambre chez une lesbienne de 78 ans et son fils informaticien puceau, la cinquantaine. Le fils travaille a 150 kms de son domicile, part de chez lui a 6 heures du matin et revient le soir a 20h passées. Il s'occupe aussi de sa soeur schizophrene et handicapée, qui vit a quelques kms de la.
Le scientifique est en CDD, et cherche a obtenir un CDI a 1800 euros par mois, CDI que 50 personnes largement aussi compétentes que lui, convoitent. La chambre dans laquelle il vit est meublée d'une mousse a meme le sol, d'un bureau années 1950, et d'une télé datant de 1972. La fac dans laquelle il bosse a un petit coté soviétique, architecturalement parlant (béton grisatre, briques bordeaux et tours). Son bureau est le seul de l'étage sans fenetre. Il ne connait personne a part ses collegues qu'il ne fréquente pas en dehors des horaires de boulot. Le soir, il joue sur son ordinateur, regarde la télé, et lit.
Voila, a part ça il ne se passe pas grand chose. Théoriquement, dans mon scénario, le scientifique retrouve sa partenaire le week-end dans la grande ville, mais si ça apporte un peu trop de joie au film, ça peut etre supprimé, je suis ouvert a la discussion.
Le film est censé durer un ou deux ans, mais on peut se concentrer sur les mois d'hiver, quand il fait -10 et qu'il tombe 20 cms de neige en deux heures. L'été, c'est un peu trop lumineux.
Je pense que ça peut rafler un paquet de Césars, a défaut d'avoir des spectateurs (qui auraient raison de préférer aller voir Hellboy 2).
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