Après avoir soumis (enfin) mon premier article de post-doc vendredi soir dernier suite à un ultime rush, j'ai eu une grosse crise de flemmite aigüe et je n'ai à peu près rien branlé de la semaine.
De façon exhaustive, je me suis occupé de mes cellules, j'ai eu 15 minutes de discussion avec mon chef et 30 avec le post-doc avec qui je collabore sur un autre projet, j'ai préparé une dizaine de slides pour le group meeting de cet aprèm (presqu'uniquement du copié-collé), fait un demi-calcul, lu en diagonale une publi, et ai assisté à une soutenance de thèse. Bref, sans trop forcer, j'aurais pu faire tout ça en une journée, ça m'en a pris 4.
Pourtant, glander sur Internet finit par être lassant, surtout au mois d'août où on n'est pas assailli par la nouveauté que ce soit dans les blogs ou l'actualité. Aller au stand de café "prendre une pause" et feuilleter le journal, c'est difficilement extensible au-delà du raisonnable: bref, je me suis fait chier et le temps serait passé largement plus vite dans la salle de manipes, mais je ne sais pas pourquoi, la gravité était vraiment trop forte cette semaine pour décoller mon cul de la chaise.
Quand on est thésard ou post-doc, c'est le genre de choses qui arrive plus ou moins fréquemment, mais sur une durée d'une semaine complète c'est assez rare, en tout cas en ce qui me concerne.
Je ne me souviens pas que ce phènomène se soit produit pour mes autres publis: j'en ai écrit deux en parallèle avec mon manuscrit donc je ne pouvais pas vraiment me permettre.
Il y a peut-être eu quelque chose de ce genre après mon premier article, mais à l'époque c'était aussi parce que, en gros, la publi marquait la fin d'un projet et le commencement d'un autre, qui comme d'habitude a mis un peu de temps à décoller. Une semaine de glandouille quand rien ne marche, c'est humain et ça peut même être utile pour s'enlever un poil la tête du guidon.
Mais là, j'ai plusieurs choses sur le feu, notamment rédiger un deuxième papier et torcher les quelques manipes qui restent pour rendre les graphes jolis, pour ne parler que de ça. Et mon temps ici commence à être compté.
Mes cinq lecteurs scientifiques ont-ils éprouvé des situations de ce genre, que ce soit suite à une rédaction pénible ou autre chose, où le "putain j'ai vraiment pas envie" dépasse le pourtant très fort "mais qu'est-ce que je m'emmerde"?
J'espère quand même que la semaine prochaine, je vais réussir à faire repartir la machine.