Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
"L'amour, ce n'est pas seulement un homme fuck une amie, ce n'est pas. L'amour, c'est quelque chose de plus en bas, dans le coeur, dans le corps, dans toute la forme". Bruce Dickinson.
Excusez-le, il est anglais.
Enfin, à peu près tout le monde (non?) aujourd'hui serait d'accord pour distinguer l'amour du sexe (l'un semble impliquer l'autre, l'autre pouvant être totalement décorrelé de l'un. Pardonnez au scientifique qui sommeille en moi, mais je me comprends).
Cette définition semble toutefois insuffisante. Et se pose la question: c'est quoi-t'est ce, l'amour? 2000 années de philosophie et de réflexions sur le sujet n'ayant pas résolu le problème, je ne viens pas tel Zorro tout régler pif paf, mais juste argumenter un peu pour le plaisir.
Quel est le plus facile : aimer quelqu’un qui ne vous aime pas ? Ou être aimé de quelqu’un que vous n’aimez pas ?
L’amour se construit-il ou est-il irraisonné et passionnel ?
Un amour passionnel est-il viable à long terme, ne cause-t-il pas nécessairement trop de souffrances à celui qui le vit comme à celui qui en est l’objet ?
Trop de questions sans réponses fermes, tranchées, définitives. Trop de questions sur lesquelles bute le cartésianisme le plus sûr de lui.
Qui viennent sans doute d'une question mère: qu’appelle-t-on aimer ?
Et c'est bien là le problème: chacun a une définition bien à lui de ce que signifie "aimer". Problème sémantique donc, rendu par l'Académie elle-même dans le dictionnaire, puisque sous "amour", on trouve des significations allant du panpankiki à la passion destructrice et suicidaire du jeune Werther.
Plus important encore, chacun a sa façon bien à lui de vivre son amour.
Je distinguerais toutefois très schématiquement trois types de couples (par couple, j'entends ici deux êtres qui vivent ensemble une histoire de longue durée. Je ne m'intéresserais pas ici aux couples type amitié longue mais juste pour une nuit).
Pour conclure par une citation bien choisie (pourquoi "bien choisie"?: simplement parce qu'elle est drôle et tient compte de ma problématique aussi bien sémantique que thématique. Et tac.) comme toute rédaction de lycée qui se respecte:
Le verbe aimer est un des plus difficile à conjuguer : son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif et son futur est toujours conditionnel.
Cocteau
Post-Scriptum: Je vous l'accorde, pour un sujet aussi noble et éthéré que l'amour, mon exposé peut sembler enfermé dans un cadre un peu trop rigide. Mais, une fois encore, c'est le scientifique en moi qui cartésianise un maximum.