Avant, on parlait de cons. Certes, la connerie est subjective (même si certains cons sont, à part pour eux-mêmes, très objectifs de ce point de vue là), et on est tous le con de quelqu'un, mais tout le monde s'y retrouvait.
Maintenant, on parle de "bobos".
"Bobos", c'est la nouvelle insulte à la mode, qui désigne tout mais surtout son contraire (souvenez-vous de la chanson de Renaud), constamment péjorativement quoi qu'il en soit.
Le "bobo" (on est parfois loin du bourgeois bohème) peut-être:
-Parisien (donc arrogant, hautain, qui dit pas bonjour dans le métro parce que c'est bien connu dans toutes les autres grandes villes de France on se met des grandes claques dans le dos le sourire au lèvre dans les transports en commun lorsqu'on va au travail, convaincu de sa supériorité surtout vis à vis de la province) ou alors provincial mais qui imite les parisiens.
-Intellectuel (ça va avec Parisien, pour le côté méprisant envers la plèbe, le vulgum pecus), normalien, chercheur, artiste.
-Gauchiste, de gauche (souvent accolé à "intellectuels"). Ca va du fonctionnaire ou syndicaliste à la gauche caviar, ce qui commence à ratisser large.
-Mais aussi nouveau riche (du coup, on s'éloigne du gauchiste fonctionnaire) s'habillant ultra-mode, métrosexuel et fréquentant les endroits lounge.
Enfin soyons rassurés, un gros boeuf bouseux aculturé moustachu rougeaud de droite décomplexée, on peut continuer à appeler ça un beauf', merci Cabu.