Apparemment, l'opinion serait majoritairement contre la grêve des cheminots. Pour avoir entendu quelques uns de leurs arguments, celui qui revient assez souvent ressemble à ça "pourquoi qu'ils auraient des privilèges que nous on n'en a même pas?", ces privilèges étant bien sûr la cause première du déclin de la France.
Et là, une réflexion me vient, sans connotation politique (me semble-t-il).
Tout n'irait-il pas mieux si chacun s'occupait un peu plus de ses fesses au lieu d'aller fourrer son nez dans celles des autres? Je veux dire, plutôt que de s'aggraver nos ulcères en allant vérifier chaque jour que l'herbe est plus verte chez le voisin, ne ferions-nous pas mieux d'essayer d'apprécier la nôtre (d'herbe), en l'acceptant telle qu'elle est? Voire même éventuellement, en essayant de faire en sorte qu'elle soit plus belle?
Bon, ça me vaudra peut-être le prix Ana Gavalda du meilleur bon sentiment. Encore que. Parce que, finalement, je ne l'ai pas rencontrée souvent cette interprétation des maux de notre société, qu'on pourrait résumer audacieusement par "l'Enfer, c'est se mêler de la Vie des Autres".
PS: Notez la double référence dans l'aphorisme ci-dessus.
PPS: attention, l'herbe est ici utilisée comme métaphore, ce n'est pas un article sur le jardinage.