Avant de partir (toudoudidoudoudidou), j'avais déposé une version en ligne de mon manuscrit de these sur PASTEL, un site appartenant a Paristech, le pole de grandes écoles parisiennes théoriquement censé etre l'égal du MIT (pratiquement, il y a un tournoi de foot organisé par les éleves en début d'année et un site internet, je crois que la collaboration s'arrete la).
Il y a quelques jours, en mode "bon ça fait deux heures que je glandouille sur Internet et je viens de visiter 12 fois chacun des 10 sites que je consulte régulierement, que vais-je bien pouvoir faire?", je me rappelle que je dois envoyer le lien vers mon manuscrit par mail a la Prof. d'Orsay que j'ai
rencontrée a Rhode Island.
Je me rends donc sur le site en question, et m'aperçois qu'on peut consulter, un peu comme pour un blog, les statistiques de "visionnage" des theses déposées. Et la, surprise, en cliquant sur mon nom, je constate que plus de 200 personnes ont téléchargé le manuscrit. Soit plus d'une par jour.
Vous me direz, dans l'absolu c'est pas lourd. Mais tout de meme, 200 personnes qui ont téléchargé 200 pages de physico-chimie des polymeres écrites par moi-meme, dont les deux tiers en anglais, je reste sans voix. Combien y a-t-il de personnes qui travaillent sur le sujet en France (j'ai du mal a imaginer que ma prose scientifique soit si bandante que des candides s'amusent a se la farcir: meme ma mere et son coté poule tres prononcé ne va pas jusque la)? Aucune idée, mais si on regroupe les labos parisiens touchant de pres ou de loin a cette thématique on doit atteindre a tout casser les 500 personnes, thésards compris. Donc dans le domaine de la recherche publique, probablement quelques milliers, dix mille a tout casser. Du coup, 200 est un chiffre loin d'etre négligeable.
Bref, je ne comprends pas. Et je ne m'en remets pas.